
l’inflation mesurée par l’évolution de l’indice des prix
à la consommation harmonisé (IPCH) a augmenté au
cours de 2021 et surtout au premier semestre de 2022
(guerre en Ukraine) jusqu’à atteindre 9,9 % au 2
e
tri-
mestre de 2022. Toutes les composantes de l’IPCH sont
haussières mais c’est bien la composante énergétique
qui tire les prix vers le haut. Avec une inflation de 64,3 %
au 2
e
trimestre de 2022, la composante énergétique
explique plus de deux tiers de l’inflation totale. Les
dernières estimations tablent sur une inflation de 8,1 %
pour 2022.
En ce qui concerne les perspectives de croissance à
court terme de l'économie belge, le Bureau fédéral du
Plan indique que la reprise économique a déjà com-
mencé en 2021, avec une croissance du PIB s'élevant
à 6,2 %. La croissance belge devrait ensuite ralentir
pour atteindre 2,6 % en 2022.
Source : https://economie.fgov.be - Aperçu de l'éco-
nomie belge - Note de conjoncture du 22 août 2022
- Éditeur Séverine Waterbley - Auteur(s) :SPF Economie,
P.M.E., Classes moyennes et Energie.
Avec la fin des mesures de restrictions, les enseignes ont
relancé leur expansion et le take-up (prise en location) en
immobilier commercial a été très dynamique au dernier
trimestre 2021 avec 140.000 m², ce qui clôture l’année à
480.000m² environ au total (contre 415.000m² en 2020).
C’est la catégorie des commerces de périphérie qui s’est
montrée la plus dynamique avec 325.000 m² en 2021
(67 % de l’activité) avec des dossiers tels que Paren-
(Couvin) ou encore le développement soutenu d’en-
seignes de discount (Action, Kruidvat), d’alimentaires
(Jumbo, Albert Heijn, Carrefour) et d’aménagement de
Les autres catégories d’actifs, high-streets et Centres
Commerciaux (principalement Westland - dans le cadre
de son extension/rénovation- qui a attiré P&C et des en
-
seignes de loisirs), ont également tiré leur épingle du jeu
avec respectivement 105.000m² et 50.000m² de take-up.
Dans ces deux dernières classes d’actifs, c’est l’activité
“Food & Beverage” qui a été en général la plus dyna-
mique (Dunkin’Donuts, Hawaiien Poké Bowl, Pitaya,
O’Tacos, KFC, Burger King entre autres).
Cet impressionnant rebond d’activité est également
confirmé par le nombre de transactions (environ 1000),
supérieur de 25 % à l’année précédente, malgré la
concurrence croissante du commerce en ligne et le
changement de comportement dans les habitudes de
consommation.
Dans un contexte de demande grippée pour les mégas-
tores (surtout dans le secteur centre-ville) , la surface
moyenne par transaction est passée de 550m² en
2020 à 482m² en 2021. Cet effet s’explique aussi par
le format réduit des nombreuses enseignes en déve-
loppement dans le secteur horeca.
En 2022, le marché a continué sur sa lancée avec près
de 600 opérations comptabilisées à la fin du 3
e
tri-
mestre pour un volume global de 350.000m² environ
dont 80.000m² en centres-villes (+13 %) notamment
grâce au dynamisme des chaines de prêt-à-porter qui
semblent reprendre leur expansion (Zara, New Yorker,
JD Sport, Nike).
La périphérie maintient sa croissance également
(230.000m²) – malgré l’absence de nouveaux projets
– par la re-commercialisation de clusters existants et
une forte activité des secteurs de l’alimentation (Jum-
bo, Lidl, Intermarché), d’aménagement de la maison
(Hubo) et une reprise de la demande en prêt-à-porter
mais les délais relativement longs des procédures
décisionnelles propres aux enseignes (aux directions
très souvent internationales) et les difficultés d’ob-
tention des permis modèrent malgré tout la volonté
expansionniste des responsables de développement
immobilier des enseignes.
Les retailers les plus dynamiques en périphérie aux
3 premiers trimestres 2022 ont été Basic Fit, H&M,
Centrakor, ZEB, Action, Bristol, Lidl, TAO, Chaussea,
JYSK, Electro Dépôt, Kruidvat 4 Murs, Poltronesaofa
et Albert Heijn.
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