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COMPAGNIE DU
BOIS SAUVAGE
www.bois-sauvage.be
2024
RAPPORT
ANNUEL
Trusted partners
for true growth.
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
Rapport de Gestion du Conseil d’administration
de Compagnie du Bois Sauvage à l’Assemblée
Générale Ordinaire du 23 avril 2025
Exercice 2024
Sommaire
1
Sommaire
1.
Lettre aux actionnaires
4
2.
Chiffres-clés au 31 décembre
6
3.
Index du rapport de gestion combiné
8
4.
Histoire et origines du Groupe
9
5.
Déclaration de gouvernance d’entreprise
10
5.1.
Code de référence
10
5.2.
Dérogations au Code de référence
10
5.3.
Conflits d’intérêts
11
5.4.
Composition et mode de fonctionnement des organes d’administration
12
5.5.
Rapport de rémunération
16
5.6.
Système de contrôle interne et de gestion des risques
18
5.7.
Actionnariat
22
6.
Organigramme du Groupe et principales participations
24
7.
Activités de l’exercice
25
7.1.
Pôle chocolat
27
7.2.
Industrie et services
33
7.3.
Immobilier
40
7.4.
Trésorerie consolidée
43
8.
Déclaration des personnes responsables
44
9.
Politique d’affectation du résultat et répartition bénéficiaire
45
10.
Éléments susceptibles d’avoir une incidence en cas d’offre publique d’acquisition
46
11.
Méthode de valorisation pour le calcul de l’Actif Net Réévalué en date du 31 décembre 2024
47
12.
Indicateurs alternatifs de performance et lexique
49
13.
Perspectives 2025
50
14.
Calendrier financier
50
15.
Mécénat
50
16.
Informations non financières
51
17.
États financiers consolidés et statutaires
155
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
2
Comptes sociaux et comptes consolidés au 31 décembre 2024
présentés à l’Assemblée Générale Ordinaire du 23 avril 2025. Le
présent rapport a été traduit en néerlandais. En cas de divergence,
la version en français fera foi.
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
Société anonyme au capital d’EUR 84.410.825.
Siège social : rue du Bois Sauvage, 17 à B-1000 Bruxelles
TVA BE 0402.964.823 – RPM Bruxelles
Tél. : +32 (0)2.227 54 50
www.bois-sauvage.be
Les mots des Président et Directeur
3
Compagnie du Bois Sauvage est une société à caractère
patrimonial, cotée sur Euronext Brussels, dont l’actionnaire
principal stable est familial.
Au cœur de la Compagnie du Bois Sauvage réside une vision profonde, celle d’être bien plus qu’un
investisseur patrimonial. Nous sommes un
partenaire de confiance
, stable, à l’ancrage familial
solide et dont l’histoire est riche de succès entrepreneuriaux.
Nous sommes guidés par une fidélité à long terme envers les entrepreneurs et visionnaires que
nous accompagnons, dans une relation où la confiance est la clé.
Concentrés sur un nombre limité de participations, principalement industrielles, nous contribuons
activement au succès des entreprises en apportant notre expertise et notre soutien à chaque
étape de leur croissance. Nous fédérons autour de nous des investisseurs qui partagent notre
vision à long terme et notre approche prudente et responsable.
Notre mission est de construire une
croissance authentique
– c’est-à-dire une croissance
durable, tangible et menée par une gouvernance solide.
« Notre vision à long terme et notre approche
prudente et responsable du développement
de l’entreprise nous ont permis de faire croître
Compagnie du Bois Sauvage tout en affron-
tant les crises avec résilience. Cela nous met
aujourd’hui en position pour saisir les meilleures
opportunités internes et externes. »
Benoit Deckers, Directeur Général
« Le Conseil d’administration s’est fixé pour objec-
tif d’apporter plus de lisibilité à la stratégie d’in-
vestissement de l’entreprise et de communiquer
davantage sur sa croissance intrinsèque et celle
de ses participations. Cela va se traduire notam-
ment par une refonte de notre site internet, la
simplification de l’organigramme du Groupe en
regroupant les participations par pôles d’activité
(Chocolat, Industrie & service et immobilier), par
une communication proactive et une présenta-
tion plus pédagogique de nos résultats. »
Hubert Olivier, Président du Conseil d’administration
Benoit Deckers, Directeur Général et Hubert Olivier, Président du Conseil d’administration
sur le site de la Compagnie du Bois Sauvage, Bruxelles.
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
4
Construire une croissance durable.
2.
Immobilier : belles performances sur
le marché résidentiel, rebond à venir pour
les autres marchés
Notre Pôle immobilier bénéficie d’une bonne diversification
géographique et sectorielle entre les marchés résidentiel, com-
mercial et de bureaux.
Eaglestone a retrouvé en 2024 une rentabilité opération-
nelle positive de EUR 3,4 millions (part Groupe) alors que
s’amorcent les premiers signes d’une reprise pour le marché
immobilier. Les segments résidentiel et commercial affichent
de bonnes performances. Ceci n’a cependant pas suffit pour
éviter la prise en compte d’un ajustement de valeur. Nos autres
projets emblématiques comme Praça de Espanha à Lisbonne
et Chmielna à Varsovie, en partenariat avec des acteurs
majeurs, arrivent en voie d’achèvement. Les premiers chiffres
sont excellents et la finalisation de ces projets courant 2025
nous permettra de saisir ensuite les opportunités pour de
futures opérations.
3.
Industrie & services : rendement en croissance,
valorisation à la baisse
Nos participations dans des entreprises cotées ou non
ont connu des succès divers ces derniers mois : si Ageas et
Berenberg ont délivré de très bons résultats, avec pour cette
dernière un Résultat Net de EUR 81,6 millions soit une crois-
sance de +74 %, à l’inverse, nous restons extrêmement atten-
tifs aux perspectives qui seront prochainement présentées par
Umicore, dont la chute du cours a considérablement pesé sur
la valorisation de Compagnie du Bois Sauvage en 2024.
Pour Futerro, nous avons annoncé notre participation à un tour
de table aux côtés de Finasucre et de Cybelle, nouveau parte-
naire industriel, afin de franchir les prochaines étapes en vue de
la construction de leur projet de bioraffinerie en Normandie.
1.
Lettre aux actionnaires
Chère lectrice, Cher lecteur,
L’année 2024 a été marquée par des résultats
opérationnels encourageants dans nos trois pôles
de participations.
La très belle progression du Pôle chocolat tant en chiffre
d’affaires qu’en résultat opérationnel est le signe que notre
stratégie de filière et nos investissements de productivité por-
tent leurs fruits. Notre Pôle immobilier a commencé à bénéfi-
cier des premiers signes d’amélioration du marché et l’activité
bancaire de notre Pôle industrie & services a vu sa rentabilité
augmenter fortement.
En revanche, la valorisation de nos actifs a souffert en 2024.
Ceci résulte en grande partie de la chute du cours
d’Umicore,
ainsi que d’un certain nombre d’ajustements au sein des Pôles
industrie & services et Immobilier.
Nous marquons à nouveau notre confiance dans le futur avec
la proposition de versement d’un dividende de EUR 8,40 par
action pour l’exercice 2024.
1.
Chocolat : des résultats solides dans un
contexte de forte augmentation des prix des
matières premières
Le Pôle chocolat du Groupe, emmené par ses marques phares
Neuhaus et Jeff de Bruges, a bien performé en 2024. Le chiffre
d’affaires du pôle est en croissance de +6,8 % à EUR 283,6 mil-
lions, son EBITDA (hors IFRS 16) de +11,1 % à EUR 51,9 mil-
lions. Le résultat opérationnel à EUR 38,1 millions est aussi en
amélioration de 9,4 % par rapport à 2023. Ces résultats illus-
trent la pertinence de notre stratégie de filière. Notre partici-
pation dans Ecuadorcolat a contribué à protéger nos marques
des fluctuations des cours du cacao.
Nous poursuivons par ailleurs nos efforts pour continuer de
développer notre réseau de distribution et réduire nos coûts,
que ce soit par l’automatisation des lignes de production ou
la digitalisation. Nous travaillons aussi à mettre à profit notre
connaissance clients.
01. Lettre aux actionnaires
5
Détail des opérations menées en 2024
Durant l’année 2024, Compagnie du Bois Sauvage a :
■
procédé au rachat de 37.483 actions propres pour une
valeur totale
d’EUR 9,5 millions et annulé le 10 décembre
2024 un total de 39.516 actions propres dont une partie
acquise en 2023 (soit 2,3 % du capital),
■
encaissé un complément de prix
d’EUR 4 millions relatif
à la vente de sa participation dans Ogeda en 2017 à la
suite de la réalisation du dernier milestone,
■
reçu des distributions du fonds FRI 2 pour un total
brut
d’EUR 7,5 millions de capital et profits confirmant
la valorisation des actifs à fin décembre 2023,
■
libéré EUR 3 millions complémentaires dans
le fonds Merep 3 portant à 5 millions déjà versé sur
un engagement
d’EUR 20 millions,
■
souscrit à l’augmentation de capital de Futerro
pour un montant
d’EUR 2,5 millions qui ont été
entièrement libérés,
■
souscrit à l’augmentation de capital de Maash pour
un montant
d’EUR 2,5 millions dont est libéré
EUR 2,37 millions,
■
souscrit à l’augmentation de capital de Noosa pour un
montant
d’EUR 1 million et libéré EUR 0,324 million.
En 2025, Compagnie du Bois Sauvage va poursuivre ses
efforts et ses investissements dans son Pôle chocolat et dans
sa stratégie de filière. Concernant l’immobilier, nous estimons
qu’Eaglestone est bien placé pour bénéficier de la reprise du
marché dont les premiers effets sont en train de se faire sen-
tir. Pour ses autres actifs, Compagnie du Bois Sauvage pour-
suivra la revue régulière de ceux-ci, de leur performance et de
leur pertinence stratégique.
Fidèles aux valeurs de notre fondateur, nous privilégierons des
choix réfléchis, fondés sur la création de valeur durable et la
solidité de nos engagements.
La Compagnie du Bois Sauvage tient à remercier ses action-
naires pour leur confiance et leur fidélité, ainsi que l’ensemble
des collaborateurs et partenaires du Groupe pour leur engage-
ment tout au long de l’année 2024.
Le 5 mars 2025
Le Président
Le Directeur Général
Hubert Olivier
Benoit Deckers
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
6
■ Actifs non courants
■ Actifs courants
■ Capitaux propres
■ Dettes financières (hors IFRS 16)
■ Autres passifs
■
Actif Net Réévalué
■ Fonds propres consolidés
Évolution des Fonds propres et de l’Actif Net Réévalué
2.
Chiffres-clés au 31 décembre
Actif – évolution historique
Chiffres comptables consolidés (en EUR millions)
Passif – évolution historique
Chiffres comptables consolidés (en EUR millions)
0
100
200
300
400
500
600
700
800
900
1000
2015
2016
2017
2018
2019
2020
2021
2022
2023
2024
0
200
400
600
800
1000
2015
2014
2013
2012
2016
2017
2018
2019
2020
2021
2023
2022
2024
0
100
200
300
400
500
600
700
800
900
1000
2015
2016
2017
2018
2019
2020
2021
2023
2022
2024
02. Chiffres-clés au 31 décembre
7
(1)
La méthode de valorisation pour le calcul de l’Actif Net Réévalué est explicitée à la section 11.
(2)
Voir calcul et définitions dans la note 25.
(3)
Qui comprenait un dividende d’EUR 7,90 pour l’exercice 2021 et un dividende exceptionnel d’EUR 7,90 par action.
(4)
Dont 3.186 actions propres détenues par Compagnie du Bois Sauvage au 31 décembre 2024.
EUR 1.000
2024
2023
2022
2021
Capitaux propres du Groupe
505.529
597.070
642.555
562.096
Actif Net Réévalué
(1)(3)
807.686
898.861
926.766
899.445
Capitalisation boursière à la clôture de l’exercice
370.749
461.065
550.169
558.556
Résultat opérationnel avant cessions, variations de juste
valeur et dépréciations
50.112
32.909
41.032
64.457
Résultat net consolidé (part du Groupe)
-69.770
-27.842
108.077
71.263
Résultat net consolidé par action (part du Groupe) (EUR)
De base
(2)
-42,71
-16,77
64,73
42,49
Dilué
(2)
-42,71
-16,77
64,73
42,49
Nombre d’actions
En circulation
1.618.993
(4)
1.658.509
1.677.346
1.677.346
Fully diluted
1.618.993
1.659.509
1.677.346
1.677.346
Actif Net Réévalué par action à la clôture (EUR)
498,88
543,68
557,58
536,23
Dividende brut par action
8,40
8,20
8,00
15,80
(3)
Volume journalier moyen traité
702
332
369
459
Capitaux journaliers moyens (EUR)
179.700
100.942
122.200
162.061
Cours (EUR)
Clôture
229,00
278,00
328,00
333,00
Le plus haut
285,00
350,00
369,00
395,00
Le plus bas
213,00
258,00
300,00
315,00
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
8
CONTENU DU RAPPORT DE GESTION COMBINÉ
PAGE(S)
1.
Lettre aux actionnaires
4
2.
Chiffres clés au 31 décembre
6
3.
Index du rapport de gestion combiné
8
4.
Histoire et origine du Groupe
9
5.
Déclaration de Gouvernance d’entreprise
10
6.
Organigramme du Groupe et principales participations
24
7.
Activités de l’exercice
25
8.
Déclaration des personnes responsables
44
9.
Politique d’affectation du résultat et répartition bénéficiaire
45
10.
Éléments susceptibles d’avoir une incidence en cas d’offre publique d’acquisition
46
11.
Méthode de valorisation pour le calcul de l’Actif Net Réévalué en date du 31 décembre 2024
47
12.
Indicateurs alternatifs de performance et lexique
49
13. Perspectives 2025
50
14. Calendrier financier
50
15. Mécénat
50
16. Informations non financières
51
17.
États financiers consolidés et statutaires
155
3.
Index du rapport de
gestion combiné
04. Histoire et origines du groupe
9
4.
Histoire et origines
du Groupe
L’appellation « Bois Sauvage » vient du lieu où est installé, à Bruxelles, le siège social de la Société.
Le lieu-dit « Bois Sauvage », déformation du patronyme néerlandais « Wilde Wouter », se situait il
y a bien longtemps entre la Cathédrale des Saints Michel et Gudule et la première enceinte de la
Ville de Bruxelles.
De cette enceinte du 13
e
 siècle, il ne subsiste que quelques pans de murs et notamment les arcades
du Bois Sauvage, rénovées par les soins de la Société sous les conseils de la Commission Royale
des Monuments et Sites.
La réhabilitation du site du Bois Sauvage a valu à la Société en 1992 le Prix du Quartier des Arts.
Dix ans après, en 2002, ce prix prestigieux fut une nouvelle fois décerné à la Société à l’occasion
de la rénovation du site du Treurenberg.
Compagnie du Bois Sauvage, fondée par le Chevalier Paquot, est le résultat du regroupement de
dix-neuf sociétés aux origines et activités diverses tels les Fours Lecocq, la Compagnie Financière
Nagelmackers, les Charbonnages d’Hensies-Pommeroeul, Entrema ou Somikin (société minière de
Kindu) dont l’existence était parfois centenaire. Certaines étaient de taille trop petite pour jouer
un rôle économique déterminant, d’autres avaient pour objet une activité irrévocablement révolue,
d’autres enfin étaient en liquidation et vouées à disparaître.
Leur regroupement, qui n’a fait qu’entériner une situation de fait, est en parfaite conformité avec la
stratégie de stabilité et la vocation de dynamisation économique et financière du Groupe.
La fusion par absorption de la société mère Surongo en juillet 2002 a constitué une étape impor-
tante dans l’évolution du Groupe, en simplifiant celui-ci. Aujourd’hui, il se compose d’Entreprises
et Chemins de Fer en Chine, actionnaire principal, et de la société opérationnelle, Compagnie du
Bois Sauvage.
La famille Paquot contrôle la société Fingaren SRL. qui contrôle la société Entreprises et Chemins
de Fer en Chine SA (ECFC) ; ensemble, elles possèdent 51,94 % des droits de vote de Compagnie
du Bois Sauvage au 31 décembre 2024. Pour 48,06 % du capital, la Société n’a connaissance d’au-
cun pacte d’actionnaires (voir aussi la structure de l’actionnariat au point 5.7.2).
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
10
5.1.
Code de référence
La Charte de Corporate Governance de Compagnie du Bois
Sauvage, approuvée le 19 décembre 2005 par le Conseil
d’administration, a été modifiée pour la dernière fois le
4 décembre 2023. Elle est disponible sur le site internet :
https://www.bois-sauvage.be.
Cette Charte est conforme au Code belge de gouvernance
d’entreprise 2020 à l’exception des éléments explicités au
point 5.2 ci-dessous.
5.2. Dérogations au Code de référence
Les dérogations au Code belge de Gouvernance d’entreprise
2020 se résument comme suit :
■
Point 7.6 (Rémunération des administrateurs non
exécutifs) : Le Conseil d’administration a décidé de ne
pas rémunérer les administrateurs non exécutifs sous
forme d’actions de la Société. Celui-ci estime que les
actionnaires stables, détenant plus de 50 % des actions
de la Société, étant dûment représentés au Conseil
d’administration, cela garantit à suffisance la prise en
compte de l’intérêt des actionnaires, sans qu’il soit
nécessaire d’adopter une rémunération partielle des
cadres dirigeants et des administrateurs non exécutifs par
attribution d’actions avec une période de détention ;
■
Point 7.12 (Rémunération du CEO et des autres
managers exécutifs) : Conformément au Code belge
de Gouvernance, la rémunération du Directeur
Général est composée d’une partie fixe et d’une
partie variable liée à la performance individuelle et
à la performance globale de la Société. Considérant
la particularité de Compagnie du Bois Sauvage dont
l’objet est de détenir des participations dans d’autres
sociétés, les résultats de la Société résultent avant tout
des résultats des sociétés dans lesquelles elle détient
une participation. Les résultats de Compagnie du Bois
Sauvage reflètent à ce titre l’apport du management
exécutif à l’implémentation de la stratégie arrêtée
par les participations lors des exercices précédents.
Aussi, en dérogation au Code belge de Gouvernance,
le Conseil d’administration a décidé sur proposition du
Comité de nomination et de rémunération de considérer
la partie variable liée principalement à la croissance de
l’« Actif Net Réévalué » (NAV) et du rendement total
pour les actionnaires sur base annuelle.
5.
Déclaration de
gouvernance d’entreprise
05. Déclaration de gouvernance d’entreprise
11
5.3. Conflits d’intérêts
Trois décisions prises par le Conseil d’administration ont
requis l’application de l’article 7:96 §1 du Code des Sociétés et
Associations (CSA).
Le procès-verbal de la séance du 6 mars 2024 reprend en son
point 11 la décision relative au financement de Futerro, dont
l’extrait suit :
« La solution proposée par Futerro est de financer le développe-
ment futur de ses activités par : – une augmentation du capital par
apports en numéraire d’EUR 5 millions par les actionnaires existants
(CBS, Finasucre & Futerro Holding) (…).
Après cette présentation, Frédéric Van Gansberghe fait valoir en sa
qualité d’une part d’administrateur de Cie du Bois Sauvage et d’autre
part d’administrateur de Futerro et actionnaire via Serendip, qu’il est
en conflit d’intérêts pour toute décision à prendre dans ce dossier.
FVG quitte la salle du Conseil.
Le Conseil reprend la discussion (…).
Le Conseil s’accorde pour participer à l’augmentation de capital de
Futerro à hauteur d’EUR 513.000.
FVG revient en séance.
Le Conseil lui fait part de son accord sur l’augmentation de capital et
de sa participation à l’augmentation de capital à hauteur de sa par-
ticipation dans le capital de Futerro soit EUR 513.000.
FVG remercie le Conseil ».
Le procès-verbal de la séance du 24 avril 2024 reprend en son
point 3 les décisions relatives aux investissements en Futerro
et en Maash, dont l’extrait suit :
« Frédéric Van Gansberghe présente l’état du dossier.
Le cash-burn de Futerro se monte entre EUR 400.000 à 500.000/an.
Pour aller jusqu’à la pose de la 1
er
 pierre, il restera des dépenses
d’investissement à financer (…).
Après avoir exposé la situation, FVG fait valoir qu’il est à la fois
administrateur délégué de Futerro et administrateur de Cie du
Bois Sauvage, et donc dans ce cas, il se trouve en situation de
conflit d’intérêts.
FVG présente aussi un projet pour Maash pour lequel il souhaiterait
un soutien financier.
Il s’agit de la reprise d’une usine en Moselle (dans l’Est de la
France) d’une filiale du groupe Metex Noovista, spécialisée dans la
chimie verte (…).
La demande faite à CBS est la suivante : si Maash fait une proposi-
tion de rachat et la gagne, CBS est-elle prête à mettre EUR 5 millions
pour financer en partie le montant final nécessaire ?
Après avoir exposé ce dossier à la suite de celui de Futerro, FVG fait
savoir qu’il est à la fois administrateur délégué de Maash et adminis-
trateur de Cie du Bois Sauvage, et donc dans ce cas, il se trouve en
situation de conflit d’intérêts.
Après avoir exposé ces deux situations, F. Van Gansberghe quitte la
salle afin de laisser le Conseil délibérer sur l’opportunité de financer
plus avant Futerro et/ou Maash, ou pas (…).
Frédéric Van Gansberghe revient en séance.
Les décisions du Conseil lui sont présentées. Dans les 2 cas, le Conseil
demande un temps de réflexion et réserve sa décision ».
Lors des Conseils d’administration suivants, les décisions ont
été validées.
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
12
5.4. Composition et mode
de fonctionnement des organes
d’administration
5.4.1.
Organes de gestion et pouvoirs
La composition du Conseil d’administration et la date
d’échéance du mandat de ses membres ainsi que la fonction
principale exercée par les administrateurs non exécutifs sont
reprises à la section 5.4.3. du présent rapport.
Le Conseil est composé d’administrateurs représentant l’ac-
tionnaire principal (voir point 5.7.2) et d’administrateurs
indépendants. Le Conseil d’administration est actuellement
composé de 9 membres dont 6 sont indépendants et 3 repré-
sentent l’actionnaire principal. La mixité des genres préconisée
par le Code 2020 est respectée.
Le Conseil d’administration est responsable de la gestion de la
Société, du contrôle de la gestion journalière et de l’exécution
des décisions prises. Outre ses obligations au regard du Code
des Sociétés et des Associations (CSA), les tâches principales
du Conseil d’administration sont les suivantes :
■
définition des objectifs à long terme de la Société,
de sa stratégie, du niveau de risques qu’elle accepte
de prendre et des politiques clés qui en découlent
(gestion des risques, des ressources financières et des
ressources humaines),
■
nomination/révocation du Président du Conseil
d’administration et d’un Président suppléant pour les
réunions du Conseil d’administration en l’absence du
Président ou pour présider aux discussions et aux prises
de décision dans des domaines où le Président a un
conflit d’intérêts,
■
nomination/révocation du Directeur Général,
■
suivi et contrôle des actions du Directeur Général,
■
prise des mesures nécessaires pour assurer l’intégrité
et la publication en temps utile des états financiers et
des autres informations significatives,
■
suivi et approbation des principaux investissements
et désinvestissements,
■
mise en place des Comités spécialisés et définition de
leurs compositions et de leurs responsabilités,
■
suivi et contrôle de l’efficacité du travail des
Comités spécialisés,
■
suivi de l’existence et du bon fonctionnement du
contrôle interne aussi bien aux niveaux opérationnel et
financier que juridique,
■
suivi du travail du Commissaire,
■
nomination d’un secrétaire de la Société chargé de
le conseiller en matière de gouvernance.
Les principales règles régissant la nomination/réélection ainsi
que la limite d’âge au sein du Conseil sont les suivantes :
■
les administrateurs non exécutifs sont majoritaires au
sein du Conseil,
■
les administrateurs effectuent un mandat de 4 ans,
éventuellement renouvelable deux fois pour les
administrateurs indépendants,
■
les administrateurs exécutifs et les administrateurs
représentant l’actionnaire principal ne connaissent pas
de limite du nombre de réélections dans la durée de
leurs fonctions,
■
tout mandat se termine au plus tard à l’Assemblée
Générale Ordinaire qui suit l’anniversaire des 70 ans
de l’administrateur,
■
la composition du Conseil d’administration est basée sur
la mixité des genres, la diversité et la complémentarité
de compétences, des expériences et des connaissances.
Durant l’année 2024, le Conseil s’est réuni à 8 reprises. Il a
débattu notamment sur :
■
les comptes consolidés annuels et semestriels,
■
le suivi du budget 2024 et la préparation du budget 2025,
■
l’examen du rapport de rémunération et du rapport
de gestion,
■
le suivi du programme de rachat d’actions propres
et la décision d’annulation des actions propres
déjà rachetées,
■
le monitoring du contrôle interne et l’analyse des risques
y inclus des participations,
■
le suivi des participations,
■
le financement de certaines participations et l’état de
la trésorerie,
■
l’examen et la prise de décision à la suite de
la présentation de dossiers d’investissement,
■
le cheminement stratégique du Groupe,
■
le suivi des litiges,
■
l’évaluation du Conseil,
■
le renouvellement des comités du Conseil, les
délégations de pouvoirs,
■
l’avancement du projet de mise en conformité
avec la CSRD,
■
la communication envers les actionnaires et
les parties prenantes.
Les travaux du Conseil sont organisés et documentés pour lui
permettre de suivre et de contrôler les opérations accomplies
dans le cadre de la gestion journalière ainsi que les résultats, les
risques et la valeur de la Société.
05. Déclaration de gouvernance d’entreprise
13
Comités spécialisés
Deux Comités spécialisés sont en place :
Le Comité d’audit et de gestion des risques
Il s’est réuni à 4 reprises en 2024 et a notamment débattu sur :
■
les comptes sociaux et consolidés au 31 décembre 2023
et au 30 juin 2024,
■
le périmètre de consolidation et les modèles de
valorisation de certaines participations,
■
le suivi des normes IFRS et l’impact de nouvelles normes,
■
le suivi des informations non-financières (ESG, CSRD,
l’impact du dérèglement climatique et de la taxonomie),
■
les litiges et les actions juridiques en cours,
■
les risques et le contrôle interne,
■
les communiqués annuels et semestriels,
■
son évaluation et sa présidence.
La composition du Comité d’audit et de gestion des risques a
été modifiée pour la dernière fois lors du Conseil d’adminis-
tration du 2 juin 2023. Pierre-Alexis Hocke a été reconduit
comme membre du Comité d’audit et de gestion des risques à
la suite du renouvellement de son mandat d’administrateur par
l’AGO du 24 avril 2024.
Les membres du Comité d’audit et de gestion des risques dis-
posent, par leurs expériences professionnelles, des compé-
tences nécessaires, tant individuellement que collectivement,
pour garantir un fonctionnement efficace du Comité.
Le Comité de nomination et de rémunération
Il s’est réuni à 5 reprises en 2024. Le Comité s’est penché
notamment sur :
■
la rémunération des membres du
Conseil d’administration,
■
le processus d’évaluation à mi-mandat des
administrateurs concernés et le processus d’évaluation
du CA,
■
l’enveloppe des rémunérations et les critères pour les
bonus des membres du personnel y inclus la mise en
place de critères ESG,
■
l’analyse des pouvoirs du Directeur Général,
■
la revue de la politique de rémunération,
■
l’établissement du rapport de rémunération,
■
le Code belge de Gouvernance d’entreprise 2020.
Conformément aux principes repris dans le Code belge de
Gouvernance d’entreprise 2020, le Comité de nomination
et de rémunération (tout comme le Conseil d’administra-
tion et le comité d’audit) reste attentif à rassembler suffisam-
ment de compétences dans les différents domaines d’acti-
vité de la Société ainsi qu’une variété suffisante d’expériences,
d’âges et de genres. Une attention particulière a été portée à
ce point pour les nominations de nouveaux administrateurs.
Actuellement, le Conseil d’administration est constitué de
9 membres, 5 hommes et 4 femmes, en conformité avec l’ar-
ticle 7:86 du Code des Sociétés et des Associations, qui impose
dans les sociétés cotées au moins un tiers des membres de
sexe différent de celui des autres membres, le nombre mini-
mum exigé étant arrondi au nombre entier le plus proche.
La composition du Comité de nomination et de rémunéra-
tion a été modifiée pour la dernière fois lors du Conseil d’ad-
ministration du 2 juin 2023. En 2024, Valérie Paquot a été
reconduite comme membre du comité de nomination et de
rémunération à la suite du renouvellement de son mandat
d’administrateur lors de l’AGO du 24 avril 2024.
Les participations à ces deux Comités ont été rémunérées par
l’attribution d’un jeton de présence.
Le rôle et le fonctionnement du Comité d’audit et de ges-
tion des risques et du Comité de nomination et de rémuné-
ration sont décrits dans le point 5 de la Charte de Corporate
Governance de la Société. Celle-ci et le Règlement d’ordre
intérieur du Comité d’audit et de gestion des risques sont dis-
ponibles sur le site web de Compagnie du Bois Sauvage (www.
bois-sauvage.be).
5.4.2. Nomination(s) statutaire(s)
Aucun mandat d’administrateur ne vient à échéance en 2025.
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
14
5.4.3.
Composition du Conseil d’administration et des organes de gestion
Fin du mandat en cours
Hubert Olivier
repr. Tigrane, SAS
Président du Conseil d’Administration
Administrateur Indépendant
2027
Karen Dumery
repr. GoAct BV
Administrateur Indépendant
2027
Isabelle Hamburger
repr. HLW BVBA
Administrateur Indépendant
2026
Pierre-Alexis Hocke
Administrateur ayant un lien avec l’actionnaire principal
2028
Marie-Noël Paquot
repr. Blacercel, SA
Administrateur représentant l’actionnaire principal
2027
Valérie Paquot
Administrateur représentant l’actionnaire principal
2028
Thibault Van Craen
Administrateur Indépendant
2027
Nils van Dam
Administrateur Indépendant
2027
Christophe Mignot
Administrateur Indépendant
2028
Hubert Olivier
Président du Conseil
d’Administration
Administrateur Indépendant
Pierre-Alexis Hocke
Administrateur ayant un lien
avec l’actionnaire principal
Karen Dumery
Administrateur Indépendant
Isabelle Hamburger
Administrateur Indépendant
Valérie Paquot
Administrateur représentant
l’actionnaire principal
Nils van Dam
Administrateur Indépendant
Thibault Van Craen
Administrateur Indépendant
05. Déclaration de gouvernance d’entreprise
15
Marie-Noël Paquot
Administrateur représentant
l’actionnaire principal
Christophe Mignot
Administrateur Indépendant
Benoit Deckers
Directeur Général
Composition du
Comité d’audit et de gestion des risques
Karen Dumery
Pierre-Alexis Hocke
Thibault Van Craen
Composition du
Comité de nomination et de rémunération
Isabelle Hamburger
Valérie Paquot
Nils van Dam
Commissaire aux comptes
Deloitte Reviseurs d’Entreprises SRL
représentée par Madame Corine Magnin
Gateway Building, Luchthaven Nationaal 1J - 1930 Zaventem
Fin de mandat : 2026
Directeur Général
Benoit Deckers
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
16
5.5. Rapport de rémunération
5.5.1.
Procédure adoptée pour l’élaboration de
la politique de rémunération
La politique de rémunération des administrateurs est revue
chaque année au sein du Comité de nomination et de rémuné-
ration avant d’être discutée en Conseil d’administration. En cas
de révision, elle est soumise pour approbation à
l’Assemblée
générale qui suit. Elle a été modifiée pour la dernière fois lors
de l’Assemblée générale du 26 avril 2023.
5.5.2. Politique de rémunération
5.5.2.1. Administrateurs exécutifs et non exécutifs
La politique de rémunération se compose :
■
de jetons de présences pour les Conseils d’administration
fixés, par séance, à EUR 3.000 pour le président et
à EUR 1.500 pour les autres administrateurs,
■
d’un fixe annuel de : EUR 34.000 pour le président et
EUR 17.000 pour les autres administrateurs,
■
d’un fixe et de jetons de présence pour les Comités
(audit et de gestion des risques et CNR) arrêtés
comme suit :
EUR
Comité audit et de ges-
tion des risques
Comité
de nomination et
de rémunération
Président
Membres
Président
Membres
Un fixe annuel
par personne
3.000
2.000
1.500
1.000
Un jeton de
présence
par séance/
personne
1.500
1.000
1.125
750
Les administrateurs qui exercent un ou plusieurs mandats
(direct ou indirect) auprès des filiales du Pôle chocolat et/ou
des participations reçoivent 100 % des émoluments reçus par
Compagnie du Bois Sauvage dans ce cadre.
5.5.2.2. Directeur Général
La rémunération brute totale du Directeur Général se divise
en 4 parties :
1.
Une partie fixe annuelle
2.
Une partie variable
3.
Une partie en assurance pension selon le principe de
contribution annuelle définie
4.
D’autres revenus consistant en voiture de fonction,
frais de représentation, assurances.
Il n’est pas prévu contractuellement, au bénéfice de la Société,
la possibilité de recouvrement de la rémunération variable en
cas d’informations financières erronées. Il n’y a pas d’indemnité
de départ autre que légale prévue.
Concernant le Conseil d’administration et le Directeur Général,
il n’y a pas de modification de la politique de rémunération pré-
vue actuellement pour l’année à venir.
5.5.2.3. Plan de paiements fondés sur des actions
Il n’y a pas eu de plan de paiements fondés sur des actions
durant l’exercice 2024.
05. Déclaration de gouvernance d’entreprise
17
5.5.3.
Rémunération et émoluments
Pour l’exercice 2024, l’ensemble des rémunérations attribuées aux administrateurs est détaillé dans les tableaux ci-dessous. Les
montants qui y figurent correspondent au coût total pour l’entreprise, i.e. incluant les cotisations sociales, taxes et impôts, le cas
échéant applicables.
5.5.3.1. Rémunération brute payée en 2024 aux administrateurs sur base individuelle (coût total entreprise)
EUR
Conseil d’administration
Comité d’audit et
de gestion des risques
Comité de nomination
et de rémunération
Total
perçu
Administrateurs
Présence
sur 8
Jetons
de présence
Fixe
Présence
sur 4
Fixe
et jetons
Présence
sur 5
Fixe
et jetons
Isabelle Hamburger
(1)
8
12.000
17.000
5
4.750
33.750
Pierre-Alexis Hocke
8
12.000
17.000
4
6.000
35.000
Hubert Olivier
(2)
8
24.000
34.000
58.000
Valérie Paquot
8
12.000
17.000
5
4.750
33.750
Frédéric Van Gansberghe
(3)
3
4.500
5.310
9.810
Karen Dumery
(4)
8
12.000
17.000
4
9.000
38.000
Marie-Noël Paquot
(5)
8
12.000
17.000
29.000
Thibault Van Craen
8
12.000
17.000
4
6.000
35.000
Nils van Dam
8
12.000
17.000
5
7.125
36.125
Christophe Mignot
5
7.500
11.690
19.190
Total
120.000
170.000
21.000
16.625
327.625
(EUR)
Mandats exercés dans les filiales du Groupe en 2024
Administrateurs
Pierre-Alexis Hocke
20.000
Valérie Paquot
43.000
Total
63.000
5.5.3.2. Rémunérations brutes (coût total entreprise) allouées au sein du Groupe au Directeur Général en 2024
(EUR)
Rémunération
Total
Fixe
Variable
Pension
Autres
Benoit Deckers
416.593
116.280
9.759
6.443
549.076
Total
416.593
116.280
9.759
6.443
549.076
(1)
Représentante de HLW BV
(2)
Représentant de Tigrane SAS
(3)
Représentant d’European Company of Stake, SA
(4)
Représentante de GoAct BV
(5)
Représentante de Blacercel SA
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
18
5.5.3.3. Droits de souscription sur actions attribués au
Directeur Général en 2024
Il n’y a pas eu d’octroi de droits de souscription sur actions
au Directeur Général en 2024. Le Directeur Général n’a pas
exercé de droits de souscription sur actions en 2024.
5.5.4.
Évaluation du Conseil d’administration,
de ses Comités et de ses administrateurs
individuels
Sous la direction de son Président, le Conseil d’adminis-
tration évalue régulièrement sa taille, sa composition et
son fonctionnement.
Cette évaluation poursuit quatre objectifs :
■
Juger le fonctionnement du Conseil d’administration et
le suivi apporté à la gestion quotidienne de la Société,
■
Vérifier si les questions importantes sont préparées et
discutées de manière adéquate,
■
Apprécier la contribution effective de chaque
administrateur par sa présence aux réunions et son
engagement constructif dans les discussions et la prise
de décisions,
■
Vérifier si la composition actuelle du Conseil
d’administration correspond à celle qui est souhaitable
pour la Société.
Le Code belge de gouvernance d’entreprise 2020 préconise
(point 9.1) que la société dispose d’une procédure rigoureuse
et transparente pour évaluer, au moins une fois tous les 3 ans,
sa gouvernance. Afin de se conformer à ce principe, le Conseil
d’administration a évalué en mai 2022 son fonctionnement et
ses performances avec l’assistance d’un expert externe. Cette
évaluation a fait l’objet par cet expert d’un rapport au Conseil.
L’expert a présenté une synthèse anonymisée de ses échanges
avec les différents membres du Conseil ainsi que des recom-
mandations en vue de pistes d’améliorations. Le Conseil en a
pris bonne note en vue d’une mise en pratique.
Une évaluation individuelle de la contribution de chaque admi-
nistrateur à mi-mandat a été mise en place.
5.5.5. Autres rémunérations
Dans le cadre de sa mission de contrôle des comptes et des
informations non financières de Compagnie du Bois Sauvage
et de ses filiales, Deloitte Reviseurs d’Entreprises S.R.L et
son réseau ont perçu des émoluments pour un montant total
d’EUR 482.740. Les honoraires pour les missions légales ont
été de d’EUR 10.000.
5.6. Système de contrôle interne et
de gestion des risques
Le Conseil d’administration assure un suivi de l’existence et
du bon fonctionnement du contrôle interne aussi bien au
niveau opérationnel et financier que juridique et porte une
attention particulière à l’évaluation des risques liés à l’activité
de la Société et à l’efficacité du contrôle interne.
La structuration de l’évaluation des systèmes de gestion des
risques et du contrôle interne s’est faite à partir de 2010 sur
base du modèle COSO
1
.
5.6.1.
Environnement de contrôle
Vocation et stratégie
Au cœur de la Compagnie du Bois Sauvage réside une vision
profonde, celle d’être bien plus qu’un investisseur patri-
monial. Nous sommes un partenaire de confiance, stable, à
l’ancrage familial solide et dont l’histoire est riche de suc-
cès entrepreneuriaux.
Nous sommes guidés par une fidélité à long terme envers les
entrepreneurs et visionnaires que nous accompagnons, dans
une relation où la confiance est la clé.
Concentrés sur un nombre limité de participations, principa-
lement industrielles, nous contribuons activement au succès
des entreprises en apportant notre expertise et notre soutien
à chaque étape de leur croissance. Nous fédérons autour de
nous des investisseurs qui partagent notre vision à long terme
et notre approche prudente et responsable.
Notre mission est de construire une croissance authentique
c’est-à-dire une croissance durable, tangible et menée par une
gouvernance solide.
Définition des rôles et organes décisionnels de la
Société
Le Conseil d’administration a, dans sa compétence, tous les
actes qui ne sont pas expressément réservés par la loi ou les
statuts à l’Assemblée Générale. Il est responsable de la gestion
de la Société, du contrôle de la gestion journalière et de l’exé-
cution des décisions prises. Outre ses obligations au regard du
CSA, les tâches principales du Conseil d’administration sont
décrites au point 5.4.1.
Le Conseil d’administration a désigné le Directeur Général
pour assurer le management exécutif tant en interne qu’en
externe ainsi que la représentation de la Société auprès de la
presse et des analystes financiers.
1
COSO est un référentiel établi par le « Committee of Sponsoring
Organizations » (organisme international) de plus en plus utilisé par les
sociétés pour évaluer et améliorer la gestion de leurs risques.
05. Déclaration de gouvernance d’entreprise
19
Le Conseil d’administration a également chargé certains de ses
membres et certains mandataires ayant reçu des pouvoirs spé-
ciaux de la représentation des mandats exercés par la Société
dans les participations détenues par celle-ci. Ces mandats sont
parfois exercés au nom de la Société, parfois au nom de l’admi-
nistrateur ou du mandataire ayant reçu des pouvoirs spéciaux,
mais pour le compte de Compagnie du Bois Sauvage.
Le Conseil d’administration a mis en place deux Comités spé-
cialisés ayant pour mission de procéder à l’examen de ques-
tions spécifiques. La prise de décisions reste une compétence
collégiale du Conseil d’administration.
Le Conseil d’administration a mis en place dès 1999 un Comité
d’audit, rebaptisé Comité d’audit et de gestion des risques au
Conseil du 7/12/2020, ayant pour mission de procéder à l’exa-
men de questions spécifiques et de le conseiller à ce sujet. Le
Comité d’audit et de gestion des risques veille à l’intégrité de
l’information financière donnée par la Société, en particulier
en s’assurant de la pertinence et de la cohérence des normes
comptables appliquées par la Société et le Groupe, en ce
compris les critères de consolidation des comptes des socié-
tés du Groupe. Cet examen inclut l’évaluation de l’exactitude,
du caractère complet et de la cohérence de l’information finan-
cière. Au moins une fois par an, le Comité d’audit et de ges-
tion des risques examine les systèmes de contrôle interne et de
gestion des risques en place pour s’assurer que les principaux
risques (y compris les risques liés au respect de la législation et
des règles en vigueur), soient correctement identifiés, gérés et
portés à sa connaissance. Le comité d’audit et de gestion des
risques est en charge également de l’évaluation, de la gestion
et du suivi des risques ESG (Environnementaux, Sociaux et de
Gouvernance) ainsi que des risques associés à la cybersécurité.
Le Comité de rémunération est institué par le Conseil d’admi-
nistration conformément à l’article 7:87 §2 du CSA.
Le Conseil d’administration du 19 juin 2006 a décidé de fusion-
ner les Comités de rémunération et de nomination. Le Comité
de nomination et de rémunération est composé de trois admi-
nistrateurs non exécutifs. Le Comité de nomination et de
rémunération a un double rôle. Il formule des recommanda-
tions au Conseil d’administration concernant la nomination
des administrateurs. Il fait des propositions au Conseil d’ad-
ministration sur la politique de rémunération des administra-
teurs et les propositions subséquentes à soumettre aux action-
naires ainsi que sur la politique de rémunération du Directeur
Général et des autres membres du personnel.
Intégrité et Éthique
Du point de vue de la déontologie et de l’éthique, un code
de conduite interne en matière de transactions financières est
d’application dans le Groupe.
Depuis 2024, dans le cadre de la mise en conformité avec la
CSRD, ce code a été complété par un code de conduite
interne plus large y inclus la description du processus de lan-
ceur d’alerte mis en place.
Ces différents codes ont pour but d’assurer un comportement
intègre, éthique et respectueux des lois par les administrateurs
et le personnel du Groupe.
5.6.2.
Processus de gestion des risques
Une évaluation semestrielle des risques principaux est réali-
sée par le Conseil d’administration. Les risques font aussi l’ob-
jet d’un suivi ponctuel par le Conseil d’administration. Cette
analyse de risques donne lieu à des actions de correction
si nécessaire.
Certains membres du Conseil d’administration et le Directeur
Général siègent au Conseil d’administration et au Comité d’au-
dit et de gestion des risques « ou Advisory Board » de cer-
taines participations du Groupe, ce qui leur permet de suivre
les risques spécifiques à ces participations.
En 2024, l’analyse des risques liés aux activités de la Société a
permis de mettre en évidence les risques principaux suivants :
a. Taux d’intérêt
L’effet d’une variation des taux d’intérêt peut avoir une
influence sur les cash-flows du Groupe liés à l’endettement à
taux variable mais aussi sur le rendement de sa trésorerie. La
valorisation des dettes à taux fixe est faite selon le coût amorti
à l’aide de la méthode du taux d’intérêt effectif.
b. Liquidité
Le Groupe est vigilant à disposer des moyens financiers suffi-
sants pour faire face à ses remboursements de dettes ou ses
engagements financiers.
c.
Risque de participations
Compagnie du Bois Sauvage dispose d’un portefeuille de par-
ticipations comprenant majoritairement des actions belges
et européennes. Bien que diversifiées, ces participations l’ex-
posent aux variations des marchés boursiers et financiers.
Chacune de ces participations est aussi exposée à des risques
spécifiques. Le risque industriel lié à la participation à 100 %
dans le Pôle chocolat est principalement dû au caractère ali-
mentaire et donc lié au risque de contamination des produits.
L’autre risque industriel important est lié au fait que le Pôle
chocolat ne possède qu’une unité de production principale
et une autre de plus petite taille pour assurer l’entièreté de
sa production.
d. Immobilier
Les principaux risques liés aux investissements immobiliers
du Groupe sont relatifs à la valorisation de l’immobilier, à
la vacance locative, au niveau des loyers et au paiement de
ceux-ci. En outre, il existe un risque que les immeubles soient
détruits par le feu ou par une catastrophe naturelle.
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
20
e. Devises
Les investissements (directs) à long terme de Compagnie du
Bois Sauvage sont uniquement en euros, en dollars américains
et en zlotys. Les investissements en dollars américains repré-
sentent près de 4 % de la valeur des actifs.
f.
Contrepartie
Le risque de contrepartie est principalement lié aux opéra-
tions avec les banques et les intermédiaires financiers.
g.
Activités de marché
Le risque lié aux activités de marché est à la fois un risque lié
aux cours des actions sous-jacentes et à la volatilité de celles-ci.
h.
Risque lié à l’établissement des états financiers
Le traitement des données est assuré par un personnel réduit.
La fiabilité et le caractère complet de ces données sont des élé-
ments essentiels du travail de l’équipe en place.
i.
Risque de fraude et de délégation de pouvoir
Une fraude au niveau du personnel, un non-respect des pou-
voirs de signature ou une usurpation d’identité pourrait entraî-
ner une perte financière et nuire à l’image de la Société.
j.
Risque lié au non-respect de la règlementation et
de la législation
L’évolution de la législation et des règlementations (y inclus les
aspects fiscaux) ou le non-respect par la Société de celles-ci
pourraient avoir un impact sur la rentabilité du Groupe et
sur son image. Ce risque est accentué par la multiplication
des nouvelles législations européennes y inclus « la Corporate
Sustainability Reporting Directive » (CSRD), la réglementation
contre la déforestation (EUDR) et la nouvelle directive pour
adresser les risques associés à la cybersécurité (NIS2).
k.
Risque lié au système informatique
Le risque d’intrusion externe dans le système informatique du
Groupe pourrait engendrer le vol ou la destruction des don-
nées. Ainsi, les risques associés à la cybersécurité font l’objet
d’une évaluation et d’un suivi spécifique dans le cadre égale-
ment de la mise en conformité avec la NIS2.
l.
Risques Géopolitiques
Au vu des incertitudes associées au contexte géopolitique glo-
bal et encore renforcées par l’impact du résultat des élections
aux États-Unis, une attention particulière est apportée à l’éva-
luation, au suivi et à l’atténuation de ces risques au niveau de
Compagnie du Bois Sauvage et de ses participations. La situa-
tion politique en Équateur continue de faire l’objet d’une éva-
luation spécifique au vu du personnel et des approvisionne-
ments du Pôle chocolat qui y sont associés.
m. Risques associés au changement climatique
Au niveau de Compagnie du Bois Sauvage, le changement cli-
matique a un impact important principalement sur l’évo-
lution du cadre réglementaire à travers la mise en place de
la taxonomie au niveau européen et du plan d’implémenta-
tion de la « Corporate Sustainability Reporting Directive ». Au
niveau des opérations associées au Pôle chocolat principale-
ment, le changement climatique a un impact sur le rendement
des récoltes de cacao. Plus d’informations sont fournies sur les
détails de ces impacts dans le rapport de durabilité.
n. Risques systémiques
Dans le cadre de la mise en conformité avec la CSRD, les
risques systémiques ont été évalués. Ces risques englobent
certains risques spécifiques déjà identifiés dont les risques
associés au dérèglement climatique, à la cybersécurité et la
perturbation des chaines d’approvisionnement énergétique et
de matières premières en particulier.
5.6.3. Activités de contrôle
a. Taux d’intérêt
Compagnie du Bois Sauvage ayant remboursé en son temps
l’ensemble de son endettement propre à taux variables, n’a
plus aucun contrat de couvertures de taux d’intérêts du type
« Interest Rate Swap » (IRS) mais pourrait de nouveau en avoir
à l’avenir. Il est à noter qu’un emprunt et une couverture de
taux sont deux contrats sans lien juridique.
b. Liquidité
Compagnie du Bois Sauvage fait en sorte d’avoir une situation
de trésorerie positive. Elle dispose à cet effet d’un outil infor-
matique reprenant tous les éléments bilan et hors bilan affec-
tant la trésorerie.
c.
Risque de participations
Le portefeuille de participations du Groupe est un élément
essentiel pour son objectif de création de valeur à long terme
et la distribution d’un dividende en croissance régulière. La
diversification de ces participations est un des éléments visant
à réduire le risque inhérent à de tels investissements.
Les risques spécifiques des participations cotées sont traités
par elles-mêmes et disponibles dans leurs rapports annuels
respectifs. Le risque industriel lié à la participation à 100 %
dans le Groupe Neuhaus et 66 % dans Jeff de Bruges est ana-
lysé et revu régulièrement en Conseil d’administration. Le
Groupe s’efforce d’avoir un poste d’administrateur dans les
participations non cotées afin d’assurer un meilleur suivi. Le
portefeuille de participations fait l’objet de revues régulières
par le Conseil d’administration.
d. Immobilier
Le Groupe a veillé à diversifier ses investissements immobiliers.
Pour les bâtiments détenus en propre, une couverture d’assu-
rance incendie a été souscrite.
05. Déclaration de gouvernance d’entreprise
21
e. Devises
Le risque lié à l’évolution de l’US Dollar (USD) et du Zloty
(PLN) n’est pas couvert par le Groupe car il n’y a pas de flux
réguliers et prévisibles dans cette devise.
f.
Contrepartie
Les seules contreparties acceptées sont les banques avec les-
quelles Compagnie du Bois Sauvage a une relation directe : BNP
Paribas Fortis, Belfius, Banque Degroof Petercam, la société de
bourse Leleux ainsi que Berenberg Bank (DE), Truist (USA) et
BGL BNP Paribas pour ses filiales à l’étranger.
En cas de relation avec d’autres contreparties (hors prise de
participations), le Groupe veillera à se prémunir autant que
possible d’un risque de défaut de celles-ci.
g.
Activité de marché
Toutes les options d’achat/vente émises sont couvertes par des
titres détenus en portefeuille ou de la trésorerie disponible.
Compagnie du Bois Sauvage s’est fixée des limites en termes
de montant et de durée des options détenues et a adapté ses
systèmes de back-office et de contrôle de l’activité. Cette acti-
vité n’est exercée qu’occasionnellement.
h.
Risque lié à l’établissement des états financiers
Chaque personne dispose des qualités professionnelles essen-
tielles pour accomplir ses tâches. Un « back-up » pour les activi-
tés principales existe et un certain nombre de procédures ont
été rédigées afin d’assurer une reprise rapide en cas d’absence
d’une personne. Les états financiers consolidés font l’objet de
revues à différents niveaux avant leur publication.
Le Conseil d’administration approuve les modifications des
principes et méthodes comptables applicables dans le Groupe
et leur conformité avec les normes IFRS.
i.
Risque de fraude et de délégation de pouvoir
La séparation des tâches et la double signature constituent
les principes de base dans le Groupe. Une documentation
reprenant les pièces justificatives adéquates sert de sup-
port aux opérations. Le principe de double approbation et
de double contrôle est d’application.
j.
Risque lié au non-respect de la règlementation
Le Groupe est particulièrement attentif à respecter et à anti-
ciper l’évolution des règlementations et législations applicables.
Un suivi spécifique est réalisé avec les participations concer-
nées pour assurer la mise en conformité avec les nouvelles
législations y inclus en particulier la CSRD et l’EUDR. Le trai-
tement des opérations particulières non récurrentes fait l’ob-
jet d’une analyse spécifique avec notamment la consultation du
commissaire ou d’autres personnes spécialisées.
k.
Risque lié au système informatique
Le Groupe a mis en place de nouveaux outils informatiques
afin de contrer les intrusions externes au réseau. De plus, la
politique des mots de passe a été mise à jour. Le Groupe a
également dispensé de courtes formations sur les principaux
risques informatiques y inclus les risques associés à l’hameçon-
nage. Le plan de mise en conformité avec la législation NIS2
fait l’objet d’une évaluation régulière à travers, entre autres, le
comité d’audit et de gestion des risques.
l.
Risques Géopolitiques
L’impact du contexte géopolitique global fait l’objet d’une éva-
luation périodique à travers en particulier du suivi des pré-
visions de croissance, d’inflation et des coûts d’énergie. Au
niveau de la situation en Équateur, des actions ont été ini-
tiées en priorité pour garantir la sécurité du personnel. Quant
aux risques associés aux approvisionnements en fèves de
cacao, des stocks ont été constitués pour limiter ce risque et
des sources d’approvisionnement alternatives sont possibles.
Des actions complémentaires seront entreprises si l’évolution
de la situation l’exige.
m. Risques associés au changement climatique
Pour appréhender le risque réglementaire, un plan d’implé-
mentation de la CSRD a été mis en place par Compagnie du
Bois Sauvage pour les entités entrant dans le périmètre d’ap-
plication et un suivi est réalisé par le Comité d’audit et de ges-
tion des risques pour Compagnie du Bois Sauvage et les par-
ticipations entrant dans le champs d’application. Un système
de veille de la taxonomie et de l’évolution de la législation a
ainsi été mis en place pour mieux en anticiper ses effets pour
Compagnie du Bois Sauvage et ses participations.
Au-delà des aspects réglementaires, l’impact du changement
climatique fait l’objet d’un suivi régulier au niveau du Conseil
d’administration de Compagnie du Bois Sauvage et de ses par-
ticipations afin de pouvoir contribuer à son atténuation.
Au niveau opérationnel, afin de faire face aux risques clima-
tiques, un plan de transition a été établi par le Pôle chocolat.
Ce plan de transition est détaillé dans le rapport de durabilité.
n. Risques systémiques
Pour adresser les risques systémiques, des plans de résilience
ont été initiés. Ces plans intègrent en particulier la diversifi-
cation des sources d’approvisionnement et les plans de res-
tauration des systèmes informatiques. Plus d’informations
concernant ces plans sont également intégrées dans le rapport
de durabilité.
Tous ces risques sont examinés et mesurés semestriellement
par le Comité d’audit et de gestion des risques.
5.6.4.
Information et communication
La publication de l’information financière se fait selon le schéma
de publication légal suivi et établi par le Directeur Général et/ou
le Directeur Financier. Les informations périodiques publiées
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
22
sont revues préalablement par le Comité d’audit et de gestion
des risques, et approuvées par le Conseil d’administration.
Le maintien, la mise à jour et la protection de l’accès aux don-
nées et aux programmes informatiques font l’objet d’un contrat
avec des prestataires de service. La sauvegarde des données
informatiques se fait quotidiennement en externe.
5.6.5.
Pilotage et surveillance
La surveillance des différentes activités de gestion de
Compagnie du Bois Sauvage est renforcée par le travail du
Comité d’audit et de gestion des risques, notamment au tra-
vers des travaux spécifiques de supervision des systèmes
de gestion des risques et de contrôle interne. Le Directeur
Général, entre autres, dispose quotidiennement de différents
rapports sur l’état et l’évolution des avoirs, dettes et engage-
ments de la Société.
Lors de sa réunion du 29 novembre 2019, le Comité d’audit et
de gestion des risques a instauré la mise en place de la fonction
d’audit interne non-indépendante, afin de s’assurer de la bonne
exécution des activités de contrôle.
5.7. Actionnariat
5.7.1.
Information aux actionnaires
Le site internet de la Société (www.bois-sauvage.be) est régu-
lièrement mis à jour afin d’assurer une meilleure information
des actionnaires leur permettant d’exercer au mieux leurs
droits. Le site a fait l’objet d’une mise à jour complète en 2024.
L’Actif Net Réévalué de l’action y est rendu publique semes-
triellement à l’occasion des communiqués relatifs aux résultats
semestriels et annuels. Dans ce cadre, la Compagnie du Bois
Sauvage rappelle aux investisseurs que le calcul de l’Actif Net
Réévalué est sujet aux incertitudes et aux risques inhérents
à ce genre d’évaluation et ne constitue pas une mesure de la
valeur actuelle ou future des actions de la Société.
Poursuivant la politique de transparence de la Société, le pré-
sent rapport détaille à la section 7 la composition du porte-
feuille consolidé au 31 décembre 2024.
La Compagnie du Bois Sauvage est cotée sur Euronext Brussels.
La Société fait partie de l’indice BEL Mid, dont les valeurs sont
sélectionnées sur la base de critères de liquidité et de capitali-
sation boursière flottante.
Depuis 2004, la Société a mandaté la Banque Degroof Petercam
pour améliorer la liquidité du titre en Bourse. Cela permet à
l’action Compagnie du Bois Sauvage d’être cotée en continu
sur la plateforme Euronext Brussels, offrant la possibilité
aux investisseurs de traiter à tout moment de la journée sans
contrainte de liquidité.
Le nombre de titres émis est de 1.618.993 au 31 décembre
2024 (dont 3.186 détenus en propre). Le nombre d’actions
« fully diluted » est aussi de 1.618.993 au 31 décembre 2024.
Le volume annuel de titres traités en 2024 a été de 177.972.
Le volume moyen journalier a été de 702 en 2024 contre 332
en 2023.
Les banques Degroof Petercam et KBC Securities publient
régulièrement des analyses sur la Société ; celles-ci sont dispo-
nibles auprès de la Société.
05. Déclaration de gouvernance d’entreprise
23
5.7.2.
Structure de l’actionnariat
Les actionnaires principaux de Compagnie du Bois Sauvage SA,
lui ont adressé, le 3 septembre 2024, une mise à jour de la
notification reprenant les actions détenues à la date du 1
er
 sep-
tembre 2024. Au 31 décembre 2024, aucune autre notification
n’a été reçue. Tenant compte notamment de la notification
précitée, qui a également été adressée à l’Autorité des services
et marchés financiers (FSMA), et de l’opération d’annulation
de 39.516 actions propres acquises par Compagnie du Bois
Sauvage s.a. entre le 3 octobre 2023 et le 22 novembre 2024
(opération réalisée par acte notarié du 10 décembre 2024), la
structure de l’actionnariat est la suivante :
Les détenteurs des droits de vote ayant fait la notification
ci-dessus ont déclaré répondre aux critères de dispense pré-
vus à l’article 2:14 du CSA concernant l’obligation de lancer une
offre publique d’acquisition.
La famille Paquot contrôle la société Fingaren SRL qui contrôle
la société Entreprises et Chemins de Fer en Chine SA (ECFC).
Toutes les sociétés mentionnées ont leur siège à 1000 Bruxelles,
rue du Bois Sauvage 17.
La Société n’a pas connaissance de l’existence de pactes d’ac-
tionnaires ou d’administrateurs qui puissent entraîner des
restrictions au transfert de titres et/ou à l’exercice du droit
de vote.
5.7.3.
Relation avec l’actionnaire principal
Entreprises et Chemins de Fer en Chine est une société patri-
moniale inscrite au marché
expert market
et dont la mission
principale est d’assurer la stabilité de l’actionnariat du Groupe.
Fingaren, société patrimoniale privée, détient au 31 décembre
2024, 99,63 % d’Entreprises et Chemins de Fer en Chine.
Compagnie du Bois Sauvage et Entreprises et Chemins de Fer
en Chine ont trois administrateurs communs : Valérie Paquot,
Pierre-Alexis Hocke et Marie-Noël Paquot.
À l’exception de contrats de location de bureaux et de pres-
tation de services, il n’existe aucune convention entre ces
trois sociétés. Aucune rémunération, avantage, frais de ges-
tion ou autre n’est payé par Compagnie du Bois Sauvage ou
une de ses filiales à Entreprises et Chemins de Fer en Chine ou
Fingaren (voir aussi note 28 du présent Rapport annuel). Les
prestations de services faites par Compagnie du Bois Sauvage
ou une de ses filiales pour « Entreprises et Chemins de Fer en
Chine » et « Fingaren » leur sont refacturées.
Situation au 31 décembre 2024
Dénominateur pris en compte : 1.618.993, qui tient compte de l’annulation des actions propres réalisée par la Compagnie du Bois
Sauvage le 10 décembre 2024.
Détenteurs de droits de vote
Nombre de droits
de vote
% des droits de vote
Mme Guy Paquot (née Nicole Thys)
1.720
0,10 %
Fingaren SRL
91.987
5,682 %
Entreprises et Chemins de Fer en Chine SA
747.269
46,156 %
Total
840.976
51,94 %
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
24
6.
Organigramme du Groupe et
principales participations
PARFINA
100 %
BERENBERG
BANK
11,40 %
PRAÇA
DE ESPANHA I
50 %
PRAÇA
DE ESPANHA II
50 %
PLAINE 17
65 %
VALIANCE
3,73 %
INDUSTRIE & SERVICES
IMMOBILIER
UMICORE
1,60 %
GALACTIC
14,53 %
FUTERRO
21,73 %
ŸNSECT
3,78 %
SURONGO
DEUTSCHLAND
100 %
VINVENTIONS
15,75 %
NOËL
GROUP
28,66 %
SURONGO
AMERICA
99,99 %
EAGLESTONE
30 %
CHMIELNA
50 %
ESCH
404
15 %
IMOLINA
100 %
SERENDIP
32,29 %
MEREP 3
8,5 %
FIDENTIA
BELUX
OFFICES
34,14 %
FRI 2
5,68 %
NEUHAUS
100 %
CORNÉ
PORT-ROYAL
100 %
ECUADORCOLAT
24,8 %
ARTISTA
CHOCOLATES
75,81 %
JEFF DE
BRUGES
66 %
CHOCOLAT
07. Activités de l’exercice
25
7.
Activités de l’exercice
Composition du portefeuille consolidé de Compagnie du Bois Sauvage
Actif Net Réévalué au 31 décembre 2024
Trésorerie consolidée de Compagnie du Bois Sauvage
Au 31 décembre 2024
(en EUR 1.000)
2024
Trésorerie consolidée (hors actions de trésorerie et Pôle chocolat)
11.147
Trésorerie (Pôle chocolat)
30.212
Total hors actions de trésorerie
41.358
Participations (en EUR 1.000)
31/12/24
Participations cotées
72.040
Umicore
39.395
Ageas
22.971
Syensqo
3.175
Solvay
1.402
BNP
2.184
AB Inbev
483
Orange
594
Engie
1.837
Participations Private Equity
527.372
Groupe Chocolat
437.059
Berenberg
42.959
Noel Group - Vinventions
16.248
Galactic-Futerro
25.313
Other private
5.794
Participations (en EUR 1.000)
31/12/24
Immobilier
205.910
Eaglestone
76.112
Fidential Belux Office
40.832
FRI2
13.052
Merep 3
5.064
Praça de Espanha (Po)
22.246
Esch 404 (Lux)
12.645
Chmielna (Pl)
11.585
Site Bois Sauvage
11.095
Other Real Estate
3.895
US Real Estate
9.384
Portefeuille
805.322
Trésorerie et équivalent de trésorerie (*)
11.147
Endettement brut (*)
-21.341
Autres nets (*)
12.558
Actif Net Réévalué
807.686
Valeur nette par action (EUR)
498,88
Nombre d’actions (hors actions propres)
1.618.993
(*) hors Groupe Chocolat repris dans la juste valeur
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
26
Pôle chocolat
07. Activités de l’exercice
27
7.1.
Pôle chocolat
Acteur important de la chocolaterie belge haut de gamme
Les principales marques du Groupe sont
Neuhaus
(www.neuhaus.be) et
Jeff de Bruges
(www.
jeff-de-bruges.com) qui font plus de 95 % du chiffre d’affaires du Pôle chocolat.
Corné Port-Royal
(www.corneportroyal.com) et
Artista Chocolates
(www.artistachoc.be) se partagent le restant.
Consolidation audités (IFRS)
(en millions EUR)
31/12/2024
31/12/2023
31/12/2022
Chiffre d’affaires
283,6
265,8
249,51
EBITDA
68,2
61,1
60,1
EBITDA hors IFRS 16
51,9
46,7
45,6
Résultat net part du Groupe
20,5
18,7
19,2
Total bilan
306,7
279,09
265,62
Trésorerie
30,2
39,6
26,5
Dette
29,0
19,2
18,6
Dividende versé aux actionnaires (incl. Minoritaires)
24
16
14
% de participation
100%
100%
100%
Neuhaus
Neuhaus reste sans conteste une icône dans le monde du chocolat belge de qualité. L’origine de la
marque remonte à 1857, lorsque Jean Neuhaus a ouvert la première boutique dans la Galerie de
la Reine à Bruxelles. Aujourd’hui encore, cet emplacement reste le magasin phare de la marque.
La mission de Neuhaus est simple. Apporter le meilleur du chocolat belge non seulement en
Belgique, mais aussi dans le monde entier. Un esprit clair d’amélioration continue pour progresser
et ainsi grandir chaque jour. Pour réaliser cette mission, la stratégie repose sur quatre piliers.
Le premier pilier souligne un engagement inébranlable en faveur d’une qualité élevée des produits
et d’une innovation continue, suivi d’un deuxième pilier visant à accroître la notoriété de la marque,
tant en dehors qu’en ligne.
Le troisième pilier est ancré dans la promotion d’un état d’esprit centré sur le client. Le dernier
pilier s’articule autour de la mise en œuvre de processus simples et clairs.
Boîte Neuhaus en collaboration avec Dandoy
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
28
Ces piliers s’appuient sur notre atout le plus précieux : l’ac-
cent mis sur la qualité et l’énergie positive incarnée par chaque
employé de Neuhaus. Chaque année, ces piliers sont renfor-
cés et ancrés plus profondément dans la vision et la culture de
l’entreprise. En 2025, Neuhaus continuera à renforcer ces dif-
férents piliers.
Neuhaus s’engage à réaliser sa mission tout en stimulant la
croissance de son chiffre d’affaires et de son EBITDA. Pour
réaliser ces ambitions, l’entreprise se concentrera sur l’amélio-
ration significative de la productivité et l’optimisation de l’effi-
cacité de ses processus de production.
L’essence du portefeuille de produits Neuhaus comprend
trois aspects fondamentaux : l’innovation en tant qu’inven-
teur original de la praline, la Belgitude (soulignant que Neuhaus
est un produit fièrement fabriqué en Belgique), et l’atten-
tion méticuleuse portée au goût et à l’approvisionnement de
notre chocolat.
En 2024, Neuhaus a à nouveau lancé quelques collections
emblématiques. Le lancement de la collection Vegan en juin a
marqué une étape importante pour l’entreprise. En proposant
une alternative de qualité exceptionnelle, l’entreprise a réussi
à toucher un nouveau public de clients. En outre, plusieurs
des célèbres collections saisonnières de Neuhaus ont été lan-
cées, soulignant l’engagement de la marque à créer des expé-
riences chocolatées luxueuses et festives pour les occasions
spéciales. Neuhaus a également lancé des collaborations exclu-
sives, notamment un partenariat avec la Maison Dandoy, basée
à Bruxelles, pour Les Gourmands, la boîte Souvenirs en édition
limitée – en partenariat avec Make A Wish – avec des four-
rages Cuberdon et Babelutte pour les fêtes de fin d’année et
une collaboration avec le chef étoilé Yves Mattagne pour Noël.
Neuhaus a également réussi sa transition vers l’utilisation de
l’éthylène recyclé (rPET), en supprimant tous les plastiques
industriels et grand public de ses emballages. De même, la tota-
lité du papier d’emballage utilisé est désormais certifiée Forest
Stewardship Council (FSC). Pour la première fois, des inserts
en papier ont été utilisés dans les boîtes-cadeaux, à la place des
inserts en plastique. La suppression des matières plastiques et
la simplification des emballages des produits de consommation
sont restées une priorité importante pour 2024 et continue-
ront de l’être.
D’importants investissements ont été réalisés dans l’usine
afin de produire de manière plus durable et plus efficace.
Les économies vertes proviennent désormais des récents
Neuhaus Collection Vegan
investissements dans la modernisation du traitement des eaux
usées, des nouvelles lampes LED dans les ateliers, de l’isola-
tion supplémentaire du toit et de l’installation de panneaux
solaires dans l’atelier de Vlezenbeek. En production, le deu-
xième robot de fin de ligne a été utilisé pour évaluer méticu-
leusement la qualité des pralines et les placer ensuite dans un
emballage blister.
L’ambition d’accroître l’efficacité de la production se concréti-
sera à la mi-2025, avec la mise en service de la nouvelle ligne
de moulage. Outre une augmentation de 50 % de la capacité,
cet investissement se traduira également par une amélioration
considérable de la productivité et de la qualité. Enfin, il permet-
tra également de réduire considérablement les déchets, ce qui
constitue une étape importante en termes de durabilité.
L’augmentation de la capacité de production permet également
à Neuhaus d’explorer de nouveaux marchés de vente et donc
de maximiser la valorisation des nouveaux investissements.
2024 a été pour l’entreprise une année record en termes
de chiffre d’affaires et d’EBITDA, la marque Neuhaus ayant
été le principal moteur de la croissance. Le canal des bou-
tiques, le commerce électronique et les activités des compa-
gnies aériennes ont notamment affiché une croissance saine.
Neuhaus a terminé l’année en affichant une grande satisfaction
de sa clientèle. L’indice NPS, qui évalue la mesure dans laquelle
les consommateurs sont prêts à recommander les produits
d’une entreprise à d’autres personnes, était à nouveau lar-
gement supérieur à 87. La communauté Neuhaus Insider a
atteint plus de 700.000 membres en 2024, résultat direct de la
volonté d’interagir avec les clients.
Pour l’entreprise, les données qui en résultent constituent un
important vivier pour la poursuite de la mise en œuvre de la
stratégie de centrage sur le client.
En 2024, les prix des matières premières ont grimpé en flèche
notamment ceux du beurre et du cacao. Neuhaus a évidemment
été affectée par ces hausses de prix qu’elle a pu atténuer par une
politique de couverture d’achat, l’amélioration de sa productivité
et grâce aux investissements du Groupe dans ses propres planta-
tions. Heureusement, l’augmentation des prix de vente a été limitée
par l’efficacité et l’innovation accrues du processus de production.
Les stocks étaient bien couverts, au-delà des normes industrielles.
Boutique Neuhaus galerie de la Reine
07. Activités de l’exercice
29
Grâce à la diversification des plantations, Neuhaus est suffisamment
agile et solide pour faire face à ces conditions de marché plutôt
exceptionnelles. Neuhaus continuera d’innover et d’adapter son
offre de produits afin de rester accessible à tous les clients.
Neuhaus devra relever plusieurs défis dans les années à venir.
Elle devra continuer à accroître sa productivité pour faire face
à la hausse des prix des matières premières et à la réticence
éventuelle des consommateurs à payer des prix plus élevés. En
raison de la hausse des prix du cacao, des pénuries pourraient
également affecter l’industrie du chocolat et donc pousser les
prix encore plus haut. Pour améliorer l’activité de production,
plusieurs processus devront être renouvelés et automatisés, ce
qui nécessitera des investissements importants. Le lancement
de la nouvelle ligne de moulage en 2025 est une étape impor-
tante dans ce parcours. En outre, des efforts importants seront
déployés en matière de durabilité, qui feront l’objet du nouveau
rapport CSRD étendu que Neuhaus publiera en 2025.
Corné Port-Royal (CPR)
Continue de concentrer ses
efforts sur la Belgique et
à améliorer ses résultats. CPR
bénéficie de l’ensemble des
améliorations au niveau de la
production et du développe-
ment durable réalisé aussi au
niveau de Neuhaus.
Jeff de Bruges
Le Groupe Jeff de Bruges distribue ses chocolats et glaces via
ses magasins propres et son large réseau de franchisés. Ces
magasins sont distributeurs exclusifs. Le chiffre d’affaires de
l’enseigne est de EUR 185 millions en consolidé, ce qui le place
largement leader sur son segment en France par le nombre de
points de vente.
Jeff de Bruges a été élue marque préférée des Français dans le
commerce de détail alimentaire pour la 3
e
 année consécutive.
En 2024, les résultats de l’entreprise se situent à un très bon
niveau et sont à nouveau en progression : l’EBIT-D est de 19 %
du chiffre d’affaires.
Jeff de Bruges Diffusion, le franchiseur de l’enseigne approvi-
sionne les 530 magasins du réseau,
L’activité repose sur trois secteurs complémentaires : cadeaux
de chocolats, glaces et dragées.
En 2025 et à horizon 2030, la stratégie de Jeff de Bruges s’or-
ganise autour de 4 objectifs majeurs :
■
Le renforcement de sa position de leader sur le marché
du premium accessible malgré la situation du cours du
cacao. Le virage effectué ces dernières années en tant
que cacaoculteur, propriétaire de ses propres plantations
en Équateur, lui permet, au-delà de produire plus
Boutique Jeff de Bruges
À LA DÉCOUVERTE DU
CHOCOLAT DE NOTRE
PLANTATION
*
*FÈVES DE CACAO ISSUES DE NOS PLANTATIONS EN ÉQUATEUR
Illustration plantation
Boîtes Corné Port-Royal
Juliettes Jeff de Bruges
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
30
de 1.100 tonnes de fèves par an, d’assurer une disponibilité des stocks, une traçabilité et
une qualité du cacao et garantit une approche « Bean to Bar » aux prix les plus compétitifs
possibles tenant compte d’un niveau d’exigence sociétale et environnementale très élevée.
■
L’ambition de Jeff de Bruges est par ailleurs de poursuivre et d’accélérer son développement
de réseau avec un objectif de 75 nouveaux points de vente à horizon 2030 en France et
la volonté d’étendre sa représentation internationale sur différents territoires (Canada,
Europe continentale, Moyen-Orient et pays du Maghreb).
■
La volonté stratégique est soutenue par un virage numérique et logistique visant à atteindre
l’excellence opérationnelle. Pour assurer son avenir, Jeff de Bruges a entrepris un grand
plan « Cap 25 » visant à poursuivre la modernisation de son outil de gestion, à se renforcer
encore dans l’offre multicanale et à accroître sa communication et sa relation client. Il
dispose désormais d’une base de près de 3 millions de clients référencés.
■
Depuis 3 ans, Jeff de Bruges s’est lancé dans une démarche de responsabilité sociétale (RSE),
tant au plan social avec son programme « Jeff c’est nous ! » dont l’objectif est d’améliorer
le bien-être des collaborateurs, qu’environnemental, avec la réduction de son empreinte
carbone. D’ailleurs, l’enseigne a été élue meilleur employeur 2024 dans la catégorie
« Distribution alimentaire ». En cela, il participe au plan global du Groupe très impliqué sur
le sujet.
Artista Chocolates
Artista Chocolates, basée à l’est de Bruxelles, a continué en 2024 à développer sa stratégie d’ac-
teur innovant sur le marché du chocolat.
La société a poursuivi sa croissance avec des clients existants et de nouveaux clients sous marque
propre, malgré une situation difficile sur le marché des matières premières, en particulier du côté
du cacao.
Au cours de l’année 2024, Artista a ressenti une certaine retenue de la part de ses clients sous
marque propre à lancer de nouveaux produits chocolatés en raison de la tension sur le marché du
cacao. Les ventes pour 2024 par rapport à 2023 ont augmenté de 6,19 %.
Les coûts de production ont diminué de 3 % en raison de la baisse du coût de l’énergie due
aux prix plus bas qui ont été contractés et aux 752 panneaux solaires installés à la mi-2023, ce qui
a permis de réduire la consommation annuelle d’énergie de 30 %.
Pour 2024, Artista a enregistré une perte de EUR 0,1 million et a augmenté son EBITDA à
EUR 0,2 million.
Les efforts durables de 2024 se sont principalement concentrés sur la chaîne de valeur, en enta-
mant une coopération étroite avec son co-packer préféré, Ijsedal, situé à seulement 10 km de
l’usine d’Artista.
Société Artista
07. Activités de l’exercice
31
Outre la flexibilité, Artista peut bénéficier de coûts de transport moins élevés (et d’une empreinte
carbone plus faible) pour ses opérations de co-packing.
Artista a conscience que le capital humain est la clé de sa réussite future. C’est pourquoi elle a
introduit le rôle d’un
 conseiller en prévention interne afin de surveiller et de réduire les accidents
du travail.
En 2024, Bart Dero et son équipe de direction ont déjà commencé à se préparer pour le plus
grand défi de 2025 : avec des prix du cacao qui atteignent des sommets, Artista Chocolates veut
rester le partenaire privilégié des marques de distributeurs en mettant l’accent sur l’innovation et
la créativité, tout en augmentant le niveau de productivité de son usine de Wavre.
Ecuadorcolat
Le Groupe détient depuis plusieurs années une participation de 35 % (y inclus la part détenue par
Jeff de Bruges) dans la société équatorienne Ecuadorcolat. Cette société possède actuellement
plus de 1.300 ha de terres agricoles principalement plantées de cacaoyers dont la production de
fèves de cacao sert exclusivement à approvisionner ses actionnaires. Les objectifs principaux sont
d’assurer l’approvisionnement du Groupe mais également de répondre à une préoccupation forte
de maîtrise de la qualité et de respect autant environnemental que sociétal. Le Groupe reste per-
suadé que les investissements en cours en vue d’améliorer les conditions de travail, le respect envi-
ronnemental et la qualité des produits ainsi que la régénération des plantations apporteront des
résultats positifs dans le futur (il est fait référence aux détails communiqués dans le rapport CSRD).
Attentif à la satisfaction de ses clients, le Pôle chocolat, au travers de ses différentes marques, veille
à la constante amélioration de la qualité de ses produits.
L’amélioration de la productivité et la croissance des différents réseaux de distribution restent les
principaux défis de 2025 suite à l’augmentation des prix du cacao en particulier.
Chocolat Artista
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
32
Industrie et services
Ajustement blocs
07. Activités de l’exercice
33
7.2. Industrie et services
BERENBERG BANK
La Banque Berenberg est la plus ancienne banque privée
d’Allemagne (1590) et la seconde
plus ancienne banque du monde. En 2024, le nombre d’employés du Groupe Berenberg
est de 1.528 personnes, principalement en Allemagne.
www.berenberg.de
Malgré des conditions de marché difficiles, les profits annuels de Berenberg ont augmenté de
47,2 % à EUR 81,6 millions (par rapport à EUR 55,4 millions en 2023). Cette augmentation est
principalement conduite par la branche « banque d’investissement » qui s’est fortement renforcée
après deux années plus compliquées. Des parts de marché significatives ont été prises sur ce seg-
ment grâce à une augmentation des revenus de 43 % à EUR 262 millions. Le volume de fonds traité
a augmenté de 6,9 % en 2024 à EUR 140 milliards (par rapport à EUR 130 milliards en 2023) grâce
à une large équipe expérimentée de 90 analystes couvrant 772 actions (US et Européennes) et
une équipe de vente couvrant plus de 950 clients institutionnels.
La branche « banking corporate » a bénéficié de la croissance du volume de transactions, particu-
lièrement au niveau des infrastructures et de l’énergie. L’évolution de Berenberg dans ce secteur
d’activité a permis à la banque d’être nommée par Scope, une agence de notation, comme meilleur
asset manager de l’année dans la catégorie des infrastructures ESG en particulier.
Ceci a permis de compenser la baisse des taux d’intérêts des banques de dépôt.
Ces résultats très encourageants confirment la solidité du modèle d’affaires de la banque Berenberg
axé sur la diversité de ses activités de banque corporate, de banque d’investissement et gestion-
naire d’actifs.
La solidité de ses résultats devrait permettre à Berenberg de profiter de la consolidation à venir
en 2025 pour gagner encore davantage de parts de marché.
Comptes non-consolidés
(en millions EUR)
31/12/2024
31/12/2023
31/12/2022
Revenus commissions et intérêts nets
529
520
460
Actifs sous gestion (conso)
(1)
39.200
37.864
38.500
Cost / income ratio
76%
84,0%
79,0%
Résultat net
81,6
44,7
55
Total bilan
6.400
6.665
7.700
% de participation
11,40 %
11,40 %
11,40 %
(1) Total de Berenberg Group
Bureaux Berenberg
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
34
UMICORE
Umicore a pour stratégie d’être un leader incontesté en matériaux destinés à la mobi-
lité propre et en recyclage, grâce à son offre technologique de produits et de procédés,
associée à son approche en boucle fermée et à son approvisionnement durable.
(www.
umicore.be).
En 2024, plusieurs défis ont pesé sur les performances globales d’Umicore et l’exécution de sa stra-
tégie. En raison d’une croissance de la demande de véhicules électriques (VE) inférieure aux pré-
visions et d’une baisse des prix des métaux précieux, Umicore a pris des mesures pour réévaluer
ses projections de croissance et ajuster ses dépenses d’investissement ainsi que sa base de coûts
en fonction de la nouvelle réalité du marché. Ceci comprend la mise en œuvre d’une revue straté-
gique et un ajustement des effectifs dans le cadre de la stratégie générale d’économies de dépenses.
Toutefois, les activités de base d’Umicore sont restées robustes, avec des performances globales
conformes aux attentes. Les revenus du Groupe Umicore pour 2024 s’élèvent à EUR 3,5 mil-
liards, contre EUR 3,9 milliards en 2023. L’EBIT ajusté du Groupe a atteint EUR 478 millions (-29 %
par rapport à 2023) et
l’EBITDA ajusté EUR 763 millions (-22 % par rapport à 2023). La marge
d’EBITDA ajusté du Groupe en 2024 s’élevait à 22 %.
Perspectives 2025
Le paysage économique mondial continue d’être perturbé par des tensions géopolitiques persis-
tantes, ce qui limite la visibilité sur la demande du marché final. Umicore fait face à cet environ-
nement volatile en continuant à mettre l’accent sur la résilience, l’adaptabilité et l’efficacité dans
l’ensemble du Groupe. Dans ce contexte,
l’EBITDA ajusté du Groupe devrait se situer entre
EUR 720 millions et EUR 780 millions. Ces perspectives sont basées sur les conditions actuelles
du marché et le paysage géopolitique à la date de publication de ce communiqué de presse. Les
perspectives fournies pour 2025 n’incluent aucune hypothèse sur l’impact potentiel de l’introduc-
tion de droits de douane.
Dans l’esprit de minimiser les dépenses d’investissement au strict nécessaire dans l’activité Battery
Materials, les dépenses d’investissement du Groupe pour 2025 devraient être inférieures de 20 %
à celles de 2024. S’appuyant sur une gestion solide d’efficacité en 2024, les perspectives pour 2025
incluent un impact supplémentaire de EUR 100 millions d’EBITDA provenant des améliorations de
l’efficacité, en plus de l’objectif initial de plus de EUR 100 millions. Cela contribue de manière signi-
ficative à compenser l’impact des couvertures sur les métaux qui s’estompent progressivement.
Umicore - Comptes consolidés (IFRS)
(en millions EUR)
31/12/2024
31/12/2023
31/12/2022
Revenus (hors métaux)
3.461
3.876
4.155
EBIT récurrent
478
674
865
Résultat net Groupe
-1.480
385
570
% de participation économique
(1)
1,60 %
1,60 %
1,60 %
(1) Hors détention actions propres par l’entreprise
Umicore Recyclage
07. Activités de l’exercice
35
NOËL GROUP
Société holding américaine, spécialisée dans l’extrusion de matériaux synthétiques et
bio sourcés et dans la transformation de mousses techniques et structurelles, organisée
autour de trois principaux pôles d’activité :
La société Nomaco Inc (filiale à 100 %) (
www.nomaco.com
), incluant les joints d’expansion
en mousse basse densité, les profils en mousse extrudée pour les marchés de l’emballage,
de l’industrie du meuble, du sport et l’introduction de mousses spécialisées pour l’isola-
tion phonique et thermique.
La société Herc LLC (filiale à 100 %) qui propose des solutions innovantes à partir de
mousses structurelles comme alternatives avantageuses aux planches faites à base de
bois. Cette technologie avec ses produits entièrement recyclables, présente l’avantage
d’être beaucoup plus légère tout en offrant une résistance structurelle supérieure.
La société Vinventions S.A. (
www.vinventions.com
), producteur et fournisseur le plus com-
plet de solutions de fermeture de bouteilles et de services de conseil aux vignerons, pré-
sente sur cinq continents.
Nomaco a continué son évolution positive en 2024 aussi bien en chiffre d’affaires qu’en résultat
opérationnel. Les nouveaux produits et nouvelles applications trouvent un excellent répondant
dans leurs marchés et la société prévoit une croissance saine pour les années à venir.
Herc LLC a stabilisé son chiffre d’affaires et continue à se concentrer en priorité sur les essais
et tests avec les clients existants tout en prospectant de multiples nouveaux marchés et applica-
tions diverses. Les résultats sont en nette amélioration grâce aux progrès de la productivité et à
une simplification opérationnelle mais restent malgré tout négatifs. Le potentiel de la technologie
Herculean reste très prometteur et la société prévoit une augmentation progressive de la capacité
pour servir la croissance future.
Magritte Holding (Vinventions) a connu des défis sérieux en 2024 en raison de la poursuite d’un
changement considérable des habitudes de consommation d’alcool en général et de vin en parti-
culier. Le marché est en diminution forte. En sus, les intégrations des acquisitions Federfin et Bao
Metal ont présenté des difficultés opérationnelles et organisationnelles non prévues causant des
coûts supplémentaires. La situation dans les marchés a causé une sur-capacité de production chez
tous les producteurs, ce qui a occasionné une pression considérable sur les prix de vente.
L’activité aux USA a continué à être affectée, d’une part par la poursuite de la réduction de la
consommation de vin, et d’autre part par le succès croissant des capsules à vis. La nouvelle usine
de production au Mexique est opérationnelle et a commencé à livrer des fermetures au mar-
ché américain mais les menaces de taxes US à l’importation pourraient remettre en question
le modèle économique.
Des mesures énergiques afin d’améliorer les intégrations des acquisitions, Federfin et Bao Metal,
ont été prises.
En vue d’adapter la société aux nouveaux paramètres des marchés, le management développe une
stratégie à la fois de réduction de coûts à tous niveaux et un modèle d’approche des marchés revu
et amélioré.
Vu les développements négatifs du marché des vins et la forte pression sur les prix dûe à la sur-
capacité des producteurs de fermetures, les chiffres d’affaires et les résultats de 2024 ont fort
souffert et sont considérablement en recul par rapport à 2023. Toutefois le management est
confiant de pouvoir rétablir les résultats grâce à l’implémentation des programmes de réductions
des coûts et de nouvelles stratégies d’approche des marchés, malgré la confrontation à des mar-
chés en recul et au manque de visibilité quant aux volumes d’activité des clients.
Vinventions
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
36
GALACTIC
Société belge, historiquement productrice d’acide lactique et
de lactates utilisés dans la nourriture animale, l’industrie et
la cosmétique. Ses marchés sont principalement
l’Europe, la
Chine et les États-Unis. Grâce à son expertise en fermentation,
Galactic s’est diversifiée ces dernières années dans la produc-
tion de solutions antimicrobiennes naturelles de plus en plus
demandées par l’industrie alimentaire.
Le nouveau CEO de Galactic poursuivra les efforts pour amé-
liorer sa rentabilité avec la montée en puissance en particu-
lier des produits à marge plus élevée. La construction de nou-
veaux outils pour la fabrication de produits poudre à plus
haute valeur ajoutée en Chine et en Belgique est ainsi en cours
de finalisation.
La société continuera à investir dans les années à venir afin
d’augmenter ses capacités de production de produits de spé-
cialité. L’organisation de l’entreprise continue aussi à être opti-
misée pour assurer une meilleure coordination entre les dif-
férentes zones d’activité dans le monde. L’équipe de direction
s’est ainsi également vu renforcée en 2024.
FUTERRO
Futerro est une entreprise belge de chimie verte qui vise à
remplacer les plastiques traditionnels par des plastiques bio-
sourcés, faciles à recycler et n’émettant pas de micro- et
nano plastiques persistants dans l’environnement : le PLA
(acide polylactique)
Futerro maîtrise toute la chaîne de production et de recyclage
du PLA. Ce polymère est utilisable dans de nombreuses appli-
cations quotidiennes, de l’emballage alimentaire au textile, en
passant par le biomédical.
Après une première implantation en Chine, qui fut un succès,
Futerro souhaite s’implanter en Europe. La société développe
actuellement un ambitieux projet d’implantation en France
d’une bioraffinerie intégrée et circulaire, incluant la première et
unique unité de production et de recyclage de PLA en Europe.
Ce projet devant créer jusqu’à 250 emplois directs et 900 indi-
rects, est un modèle bioindustriel européen et devrait être
opérationnel d’ici 2028.
Après un démarrage lent en 2022, le projet a connu une accé-
lération au dernier trimestre 2024 avec l’entrée d’un action-
naire industriel et une augmentation de capital. Il est mainte-
nant entré dans une phase décisive avec l’introduction en 2025
des permis de construction et d’exploitation. Une concertation
continue informe le public de l’évolution du projet. Le projet
d’implantation de l’usine en France a été reconnu par la com-
mission européenne comme une initiative importante pour la
mise en œuvre de la transition écologique et numérique de
l’industrie chimique de
l’UE, sous la catégorie « développe-
ment de nouvelles unités de production durables ». Futerro a
également renforcé ses équipes techniques et lancé fin 2024
les études d’ingénierie nécessaires à la réalisation des cahiers
des charges et des remises de prix pour la construction des
usines d’acide lactique et de PLA du site français. Futerro est
aujourd’hui le second plus important producteur de PLA à
l’échelle mondiale grâce à ses unités en Asie, en partenariat
avec BBCA Biotechnologie.
Une récente méta-étude réalisée par le laboratoire indépen-
dant HYDRA Marine Sciences sur demande de l’association
Holland Bioplastics, révèle que l’acide polylactique (PLA), un
bioplastique dérivé de sucres végétaux fermentés, se décom-
pose complètement en présence d’eau ou d’humidité, ne lais-
sant aucun microplastique persistant dans l’environnement.
La matière se décompose par hydrolyse en molécules natu-
relles (acide lactique) solubles dans l’eau, qui sont ensuite bio-
dégradées par des micro-organismes en biomasse, eau et
dioxyde de carbone. Le PLA, ses oligomères et son mono-
mère, l’acide lactique, sont reconnus comme non-toxiques et
sûrs pour les contacts alimentaires et les applications médi-
cales. Contrairement aux polymères non biodégradables, le
PLA ne contribue donc pas à la pollution persistante par les
microplastiques, à condition qu’il soit exposé à l’humidité ou la
présence d’eau. Cette étude confirme que le PLA, en tant que
matériau biosourcé, recyclable, compostable et biodégradable,
ne présente pas les mêmes risques environnementaux que les
plastiques traditionnels.
Laboratoire
Perles de PLA
07. Activités de l’exercice
37
07. Activités de l’exercice
MAASH
Mi-2024, dans la continuité de son investissement initial, Compagnie du Bois Sauvage a renouvelé
son soutien à Maash en participant à une nouvelle augmentation de capital. Maash, entreprise de
biotechnologie belge fondée en 2021, est spécialisée dans la production de protéines alternatives
issues de champignons filamenteux, notamment la mycoprotéine LoCylia
®
. Son procédé repose
sur une fermentation avancée, utilisant des hydrates de carbone provenant de déchets de l’indus-
trie amidonnière.
LoCylia
®
se caractérise toujours par sa très faible empreinte environnementale : 90 % moins d’eau
consommée, 99 % de terres économisées et 95 % d’émissions de CO₂ en moins par rapport à la
protéine de bœuf. Grâce à un processus de production unique, la texture et la qualité de la pro-
téine permettent de remplacer la viande, complètement ou partiellement, en offrant des perfor-
mances sensorielles comparables.
En 2024, Maash a poursuivi ses travaux de recherche et d’optimisation au sein de son unité pilote
de Bruxelles, où la fermentation a pu être perfectionnée et la formulation de LoCylia
®
affinée pour
mieux répondre aux besoins de l’industrie agroalimentaire. Parallèlement, l’entreprise a franchi un
cap décisif dans son développement industriel en rachetant l’usine Metex NOOVISTA, construite
en 2020 et située à Saint-Avold, sur la plateforme Chemesis, dans la région Grand Est en France.
Cette acquisition constitue la pierre angulaire du projet industriel de grande envergure que Maash
entend déployer au cours des prochaines années.
Grâce à cette nouvelle infrastructure, Maash prévoit d’atteindre une capacité de produc-
tion annuelle de 1.500 tonnes dès 2026, puis d’assurer un ramp-up permettant de produire
10.000 tonnes de mycoprotéine LoCylia
®
dès 2029. Ces objectifs ambitieux traduisent la volonté
de Maash de satisfaire la demande croissante des industriels pour des protéines plus durables.
LoCylia
®
présente une adaptabilité remarquable pour diverses formulations alimentaires : des
coupes entières aux produits transformés (saucisses, burgers, nuggets), en passant par des recettes
plus élaborées telles que des alternatives fromagères ou des plats cuisinés. En tant que protéine
alternative, LoCylia
®
apporte un profil nutritionnel complet, riche en protéines et en fibres, per-
mettant ainsi de remplacer efficacement la viande selon les préférences des consommateurs (pour
des produits végan, végétariens, ou « hybrides », mélangeant la viande et LoCylia
®
).
Maash maintient par ailleurs son ambition d’atteindre une capacité de production annuelle de
100.000 tonnes d’ici 2035. Fort de l’appui de ses partenaires et de l’essor de son nouveau site
industriel, l’entreprise confirme sa position de pionnière dans la fermentation fongique et s’affirme
comme l’un des acteurs clés de la transition alimentaire en Europe.
Usine Maash
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
38
NOOSA
Fin 2023, Compagnie du Bois Sauvage a décidé de participer à l’augmentation de capital de la
start-up NOOSA pour un montant
d’EUR 1 million. NOOSA est une société belge fondée
en 2019, spécialisée dans la production et le recyclage de fibres textiles à partir de PLA, un bio-
plastique renouvelable produit à partir d’acide lactique. La fibre NOOSA™ est 100 % bio-sourcée
et 100 % recyclable, grâce à sa technologie brevetée NOOCYCLE™.
L’objectif de NOOSA™ est de proposer une fibre textile biosourcée et recyclable afin de réduire
l’impact environnemental de l’industrie textile et revaloriser ses déchets. Grâce à ses nombreuses
propriétés intrinsèques, cette nouvelle fibre assure confort et performance, ce qui lui permet
d’être utilisée dans une variété d’applications allant de l’habillement aux produits techniques.
En 2024, NOOSA a installé sa ligne d’extrusion pilote (sur son site à Anderlecht) pour une amé-
lioration continue des produits dans l’optique d’atteindre un jour son industrialisation européenne.
D’un point de vue commercial, les premières chaussettes « Made with NOOSA™ » ont été mises
en vente par la marque NOLT pour ensuite être récupérées et recyclées à 100 %. Cela démontre
la viabilité de ce modèle circulaire.
Il est à noter que Luna Aslan, CEO de Noosa, a été intégrée dans la liste Forbes des 30 entrepre-
neurs en dessous de 30 ans les plus prometteurs.
Laboratoire
07. Activités de l’exercice
39
Immobilier
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
40
7.3. Immobilier
En Europe
EAGLESTONE
L’exercice 2024 se clôture avec un bénéfice pour le Groupe Eaglestone. Ce retour au bénéfice suit
un seul exercice légèrement déficitaire qui était la conséquence d’un marché immobilier déstabilisé
par la forte augmentation des taux d’intérêts.
En effet, 2023 a connu une très forte montée des taux d’intérêts, notamment de l’Euribor 3 mois
qui s’était stabilisé juste en dessous des 4 %, alors qu’ils étaient négatifs les années précédentes.
Les taux ont finalement amorcé une diminution durable au second trimestre de 2024. C’est donc
dans un contexte de taux d’intérêts plus favorables que l’année s’est terminée, avec un Euribor
3 mois avoisinant les 2,7 %.
Malgré cette diminution et les mesures d’accompagnement du secteur immobilier mises en place
par les gouvernements européens afin de soutenir la capacité d’emprunt des ménages, la reprise
des ventes amorcée en 2024 est encore empreinte d’une grande inertie et n’a pas pu combler
l’écart avec les niveaux de transactions connus avant 2023.
Par ailleurs, les investisseurs institutionnels semblent encore très prudents et le nombre de tran-
sactions les concernant est également très limité. L’inversion de la courbe des taux (taux court
terme plus bas que les taux long terme) touchant à sa fin, il est raisonnable d’attendre un redémar-
rage plus marqué de l’activité des investisseurs institutionnels durant l’année 2025.
Compte tenu de ce contexte économique particulier, Eaglestone a pu maintenir un niveau d’ac-
tivité satisfaisant, ce qui a permis de réaliser un résultat opérationnel toujours positif, avec un
EBITDA qui dépasse les EUR 25 millions. Ce résultat qui surperforme bien d’autres acteurs du
secteur de la promotion immobilière a été rendu possible notamment par la bonne performance
des deux filiales françaises, Interconstruction et Cardinal.
Projet Core (BE)
07. Activités de l’exercice
41
Toujours dans ce contexte économique tendu, le Groupe a travaillé sur le maintien d’une tréso-
rerie disponible à court et à long terme lui permettant de faire face à ses engagements. Cela s’est
traduit entre autres par une austérité en termes de coûts, notamment en ressources humaines.
Par ailleurs, le Groupe a procédé à une rationalisation du nombre de projets en portefeuille afin de
se recentrer sur les projets à plus grande valeur ajoutée, passant ainsi de 120 projets à 75 projets.
Les opérations remarquables du Groupe en 2024 ont eu lieu principalement en France, notamment
avec des projets générant d’importantes marges à Courbevoie, Poissy, Clichy ou encore Pontoise.
L’année 2024 a également été marquée par une légère reprise de l’activité au Luxembourg, dont le
marché était totalement figé jusque-là. Le premier bloc résidentiel du projet Brooklyn, qui est en
cours de construction, a vu plusieurs ventes se réaliser au cours de l’année.
Le Groupe Cardinal a pu effectuer la livraison de deux projets de résidences étudiantes à Cergy
(projet Good Morning Cergy – vendu à Aberdeen) ainsi qu’à Créteil (projet Good Morning Créteil
– vendu en diffus) pour plus de 1.200 logements.
En Belgique, la commercialisation des projets résidentiels à Waterloo (WoW) et à Woluwe
(The W) a continué à un rythme satisfaisant.
Fort des succès de l’année écoulée, mais pleinement conscient des défis à relever dans l’année à
venir, le Groupe peut compter sur la résilience de ses filiales, une bonne diversification géogra-
phique et sectorielle ainsi que le savoir-faire de ses équipes pour naviguer durant l’année à venir
dans le marché immobilier européen.
FIDENTIA BELUX OFFICES
Fidentia BeLux Offices, société immobilière active dans le secteur des bureaux en Belgique et au
Luxembourg, avec pour objectifs, entre autres, d’améliorer l’efficience énergétique des bâtiments
acquis. Le fonds est maintenant totalement investi. Fin 2024, les évaluations immobilières établies
par un expert indépendant ont impacté à la baisse la valeur de la NAV de la société. Le gestion-
naire reste confiant dans la capacité de la société à retrouver les valeurs antérieures lorsque les
actifs seront totalement loués et que les marchés de l’investissement immobilier institutionnel
auront retrouvé une liquidité absente en 2024.
FIRST RETAIL INTERNATIONAL 2 NV (FRI²)
First Retail International 2 NV (FRI²) est actif dans le développement de parcs d’activités commer-
ciales en Europe. Le fonds est promu par Mitiska REIM (www.mitiska-reim.com). Le portefeuille
de FRI 2 comprend 62 propriétés (y compris les ventes déjà réalisées) représentant une GLA
totale de 701.320 m². Sur ce portefeuille, 37 propriétés, représentant une GLA de 324.203 m²
ou 46 % de la GLA totale, ont déjà été cédées avec succès à ce jour. Les actifs de FRI 2 restants,
représentent un portefeuille pan-européen solide et diversifié. Sur les 25 investissements restants,
8 projets consistent en des acquisitions value-add et 8 projets sont encore en phase de dévelop-
pement. Ces 8 développements et 8 projets value-add sont en bonne voie pour créer de la valeur
supplémentaire grâce à l’appréciation du capital. Les actifs continuent de créer de la valeur grâce à
l’activité de location et aux activités de gestion des actifs.
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
42
MITISKA EUROPEAN REAL ESTATE PARTNERS 3 NV (MEREP 3)
Ce fonds, dans lequel la Compagnie du Bois Sauvage s’est engagée en 2022 à hauteur de EUR 20 millions, est géré par Mitiska REIM.
Ce fonds continue à poursuivre les opportunités dans le « convenience real estate » à travers l’Europe, en ciblant les parcs d’activités
commerciales et la logistique urbaine. MEREP 3 est encore en collecte de fonds jusqu’à fin février 2025. Néanmoins, MEREP 3 s’est
déjà engagé dans 8 projets pour EUR 107 millions d’equity, avec encore plus de projets en pipeline.
PRAÇA DE ESPANHA
Praça de Espanha est un projet immobilier en deux phases de
construction pour un total de 280 appartements à Lisbonne
(Portugal) promu par Besix Real Estate Development
(Besix RED).
En 2024, la construction et la commercialisation de la première
phase, comprenant 140 logements, ont avancé conformément
au calendrier prévu. À ce jour, plus de 85 % des appartements
sont déjà vendus ou réservés, et les travaux de construction
sont achevés à plus de 70 %. Ainsi, la phase 1 est en bonne voie
pour être terminée dans les délais impartis.
CHMIELNA
ChmielnaDuo est un projet immobilier prestigieux, développé
en partenariat avec BPI Real Estate Poland (Groupe A&VH) et
acquis en 2023. Ce projet ambitieux prévoit la construction de
243 appartements modernes, idéalement situés en plein cœur
de Varsovie, en Pologne.
Actuellement, le second œuvre est en cours, avec 70 % des
appartements déjà vendus, témoignant de l’attractivité de
cette réalisation. Les travaux de finition sont prévus pour le
printemps, avec une livraison complète du projet attendue
pour juin 2025.
Ce programme offre une combinaison parfaite de design
contemporain, de confort et d’accessibilité, répondant
aux besoins des résidents les plus exigeants. De plus, sa loca-
lisation exceptionnelle garantit un accès facile aux infrastruc-
tures urbaines et aux commerces de proximité.
Projet Praça de Espanha
Projet Chmielna
07. Activités de l’exercice
43
Aux États-Unis d’Amérique
La filiale américaine du Groupe a souscrit au fonds
Gotham
City Residential Partner II, LP
en 2015. Celui-ci est consti-
tué d’immeubles à appartements dans
l’État de New York en
vue de leur rénovation. Un changement de législation et la
hausse des taux ont impacté négativement ce fonds qui est
aujourd’hui clôturé. Une distribution finale a eu lieu en 2024
avant la dissolution du fonds.
La filiale américaine du Groupe a souscrit au fonds
Sentinel
National Urban Residential Partner I, LP
avec un engage-
ment d’USD 10 millions. Ce fonds, qui est opéré par le même
« General Partner » que Gotham City Residential Partner
II, vise à racheter des immeubles à appartements dans des
grandes villes aux USA en vue de leur rénovation. En 2024, le
fonds a poursuivi sa stratégie en rénovant 4 nouvelles unités.
En octobre 2010, Surongo America, Inc. a souscrit à la créa-
tion du Partnership
Zeb Land, LLC
(voir note 7). Zeb Land,
LLC a acquis en novembre 2010 le bâtiment de production de
Nomaco (filiale de Noël Group) et le lui loue en vertu d’un bail
d’une durée de 10 ans renouvelable. En 2014, le Partnership
a acheté 50 ha de terrains proches de son implantation et y
développe des surfaces industrielles et commerciales.
Le Partnership
Corc, LLC
(voir note 7) a comme seul actif un
bâtiment de production loué à Nomacorc. Ce bâtiment ainsi
que certains terrains y afférents ont fait l’objet d’une vente en
décembre 2024 pour laquelle une plus value a été enregistrée.
Compagnie du Bois Sauvage
détient en propre plusieurs
biens immobiliers :
■
Les immeubles du site du siège et du Treurenberg
(3.000 m² de bureaux, 2.000 m² de logements et 70 m²
de commerces).
■
Diverses autres surfaces et terrains en provinces de
Liège et de Hainaut.
■
Un appartement au Luxembourg (100 m²).
7.4. Trésorerie consolidée
Au 31 décembre 2024, la trésorerie du Groupe est constituée
de cash et d’équivalent en trésorerie à hauteur d’EUR 41,4 mil-
lions. Les positions titres en portefeuille s’élèvent à EUR 9,7 mil-
lions. L’ensemble des positions est destiné à être réalisé au
mieux en fonction des besoins et se compose comme suit :
Actions - Valeur de marché
(en EUR 1.000)
31/12/2024
31/12/2023
Syensqo
3.175
4.242
Solvay
1.402
1.248
BNP Paribas-Fortis
2.184
2.931
Engie
1.837
1.910
Orange Belgium
594
540
AB Inbev
483
584
Total
9.675
11.455
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
44
8.
Déclaration
des personnes
responsables
À notre connaissance,
i)
les états financiers, établis conformément aux normes
IFRS, donnent une image fidèle du patrimoine, de la
situation financière et des résultats de Compagnie
du Bois Sauvage et des entreprises comprises dans
la consolidation,
ii)
le rapport de gestion contient un exposé fidèle
sur l’évolution des événements importants et
des transactions significatives intervenues avec les parties
liées au cours de l’exercice et de leur incidence sur les
états financiers, ainsi qu’une description des principaux
risques et incertitudes auxquels est confrontée
Compagnie du Bois Sauvage.
Le 5 mars 2025
Hubert Olivier
Benoit Deckers
Président
Directeur Général
09. Politique d’affectation du résultat et répartition bénficiaire
45
9.
Politique d’affectation
du résultat et répartition
bénéficiaire
Chaque année, le Conseil a proposé d’augmenter régulièrement la rémunération du capital.
L’objectif est, pour autant que les résultats le permettent, de majorer le dividende, année après
année. Il importe de concilier les deux points de vue :
■
le renforcement des moyens de la Société,
■
la rémunération du capital.
Le Conseil proposera à l’assemblée des actionnaires de distribuer un dividende brut d’EUR 8,40
pour l’exercice 2024.
Répartition bénéficiaire de Compagnie du Bois Sauvage
EUR
Le résultat de l’exercice reporté s’élève à
620.793.649,22
Auquel s’ajoute / se déduit
- le résultat de la période
-73.917.453,20
Pour constituer le bénéfice répartissable
546.875.196,02
Nous vous proposons d’affecter :
- à la réserve légale
- aux autres réserves
- aux réserves indisponibles pour actions propres
9.531.702,83
- à la distribution d’un dividende brut d’EUR 8,40
13.599.541,20
- à l’annulation du dividende brut sur actions propres de l’année
précédente
-124.279,20
- aux actions propres au 31/12/2024
-26.762,40
- à la prime bénéficiaire pour les membres du personnel
0,00
Report à nouveau
523.894.993,59
Si vous approuvez ces propositions, le dividende
d’EUR 8,40 brut sera payé le 6 mai 2025
aux actionnaires.
Le titre Compagnie du Bois Sauvage sera coté ex-dividende à dater du 2 mai 2025 pour un paie-
ment le 6 mai 2025.
Après répartition, les fonds propres comptables de la Société s’élèveront à EUR 690.771.179,02.
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
46
10.
Éléments susceptibles
d’avoir une incidence
en cas d’offre publique
d’acquisition
Au 31 décembre 2024, le capital social est fixé à EUR 84.410.825, représenté par 1.618.993 actions,
sans désignation de valeur nominale, entièrement libérées, représentant chacune 1/1.618.993
e
du
capital social (voir la note 15 pour plus de détails).
Chaque part sociale donne droit à une voix, sans préjudice aux dispositions du CSA.
Le capital pourra être augmenté ou réduit en une ou plusieurs fois par décision d’une assemblée
générale statuant dans les formes prévues pour les modifications aux statuts.
L’augmentation peut se faire par la création de nouvelles actions du même type que les actions
existantes ou d’actions jouissant d’autres droits ou représentant une quotité différente du capi-
tal social, ces actions pouvant être libérées, soit en numéraire, soit au moyen de réserves de la
Société, soit par des apports en nature.
Sauf décision contraire de l’assemblée générale prise dans les conditions prescrites pour les modi-
fications aux statuts, la souscription des actions émises contre espèces sera réservée à titre irré-
ductible aux actionnaires anciens, au prorata de leur part dans le capital social au moment de l’aug-
mentation de capital.
Lors de chaque augmentation de capital, le Conseil d’administration peut conclure, aux conditions
qu’il juge convenir, toutes conventions en vue de garantir la réalisation de l’augmentation, notam-
ment en faisant souscrire le capital nouveau, à des conditions à fixer par lui, par un ou plusieurs
garants, à charge pour ces derniers, si l’assemblée n’en décide autrement, d’offrir aux porteurs
d’actions anciennes de leur rétrocéder les parts nouvelles à titre irréductible.
L’assemblée générale extraordinaire du 28 avril 2021 a renouvelé pour une période de 5 ans
l’autorisation du 24 avril 2013 donnée au Conseil d’administration d’acquérir conformément
aux articles 7:215 et 7:221 du CSA, directement ou par l’intermédiaire de sociétés contrôlées agis-
sant pour le compte de Compagnie du Bois Sauvage, un nombre d’actions propres, entièrement
libérées, à concurrence de maximum dix pour cent des actions émises, à un prix unitaire qui ne
pourra être inférieur à un euro, ni supérieur de plus de vingt pour cent au cours de clôture le plus
élevé des vingt derniers jours de cotation précédant l’acquisition.
La Société n’a pas connaissance de l’existence de pactes d’actionnaires ou d’administrateurs qui
puissent entraîner des restrictions au transfert de titres et/ou à l’exercice du droit de vote.
La structure de l’actionnariat est détaillée à la section 5.7.2.
11. Méthode de valorisation pour le calcul de l’Actif Net Réévalué en date du 31 décembre 2024
47
11.
Méthode de valorisation pour le calcul
de l’Actif Net Réévalué en date du
31 décembre 2024
L’Actif Net Réévalué, avant répartition, de l’action Compagnie
du Bois Sauvage a été calculé à la date du 31 décembre 2024.
(voir aussi notes 5, 8 et 13 aux états financiers consolidés).
Les hypothèses retenues pour ce calcul sont les suivantes :
■
La juste valeur des immeubles de placement significatifs
(plus d’EUR 1 million) est évaluée périodiquement par un
expert indépendant alors que celle des autres immeubles
est estimée en interne par référence à l’actualisation des
loyers futurs. La valorisation par un expert indépendant
se base principalement sur la méthode par le rendement
(qui se calcule de manière globale sur base d’un taux
de capitalisation qui tient compte de la valeur locative
du marché) et/ou celle des prix unitaires (qui consiste
à déterminer la valeur vénale sur base de valeurs
(hors frais d’acquisition) par mètre carré pour les
superficies de terrains non-bâtis et/ou les superficies des
constructions éventuelles).
■
Il a été tenu compte du cours de bourse au 31 décembre
2024 pour la valorisation des sociétés cotées.
■
Les principales participations non cotées ont été
valorisées comme suit :
■
La banque Berenberg a fait l’objet d’une évaluation sur
base d’une moyenne entre (i) l’actif net majoré d’un
goodwill net du capital alloué au risque et (ii) l’actif net
réévalué via le « price-to-book ratio » moyen sur un
groupe de sociétés comparables. La première méthode
de valorisation utilise le « price/earnings ratio » moyen
de ce même groupe de sociétés comparables pour
évaluer le goodwill à partir des profits générés par la
banque. Une décote de 25 % est appliquée au résultat
final pour tenir compte de l’illiquidité de la participation.
À celle-ci s’ajoute une décote de 16 % pour tenir
compte de distributions statutaires en cas de vente de
cette participation. La valorisation ne se basant pas sur
des cash flows prévisionnels actualisés, la mention d’un
taux d’actualisation n’est pas relevante.
■
Le Groupe Chocolat a fait l’objet d’une évaluation
interne sur base d’une moyenne de 2 méthodes,
la méthode des multiples appliquée aux résultats de 2023
et 2024 et la méthode du « discounted cash flow » (basée
sur des chiffres hors IFRS 16) sur base du business plan
à trois ans. Une décote de 15 % est ensuite appliquée
au résultat obtenu pour tenir compte de l’illiquidité
des participations.
■
Les autres sociétés non cotées ont été valorisées, en
l’absence de méthode fiable, sur base de leur actif net
comptable social ou consolidé (IFRS si disponible) ou
maintenues au coût.
■
Il n’a pas été calculé d’impôt de liquidation.
■
Il n’a pas été tenu compte d’un passif social éventuel.
■
Il n’a pas été tenu compte d’autres risques ou passifs que
ceux dont les états financiers consolidés font état.
Mise en garde
Compagnie du Bois Sauvage rappelle aux investisseurs que
le calcul de l’Actif Net Réévalué est sujet aux incertitudes et
aux risques inhérents à ce genre d’évaluation et ne constitue
pas une mesure de la valeur actuelle ou future des actions ordi-
naires de la Société.
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
48
L’évolution de l’Actif Net Réévalué par action est la suivante
31/12/2024
31/12/2023
Actif Net Réévalué « in the money »
498,9
541,97
Actif Net Réévalué « fully diluted »
498,9
541,97
Évolution de l’Actif Net Réévalué « fully diluted »
■
Actif Net Réévalué
■ Cours le plus haut
■ Cours le plus bas
0
100
200
300
400
500
600
2015
2014
2013
2012
2011
2016
2017
2018
2019
2020
2021
2023
2022
2024
12. Indicateurs alternatifs de performance et lexique
49
12.
Indicateurs alternatifs de
performance et lexique
Actif Net Réévalué
L’Actif Net Réévalué correspond aux capitaux propres consolidés corrigés de la différence entre
la valeur de marché et la valeur comptable des participations consolidées globalement. Mise en
garde : Compagnie du Bois Sauvage rappelle aux investisseurs que le calcul de l’Actif Net Réévalué
est sujet aux incertitudes et aux risques inhérents à ce genre d’évaluation et ne constitue pas une
mesure de la valeur actuelle ou future des actions de la Société (voir aussi le point 11). L’Actif Net
Réévalué par action a été calculé hors actions propres.
EBITDA
L’Ebitda correspond à l’excédent brut d’exploitation et se calcule en ajoutant au « Résultat opéra-
tionnel » les « Amortissements, pertes de valeur et provisions ».
EBITDA hors IFRS 16
L’Ebitda hors IFRS 16 est l’Ebitda auquel on soustrait les amortissements liés à l’IFRS 16.
Trésorerie consolidée
La trésorerie consolidée est la somme des « Autres actifs courants et non-courants » de trésorerie
(voir note 9 aux états financiers consolidés), des « Actifs financiers à la juste valeur via résultat » et
de la « Trésorerie et équivalents de trésorerie ».
Endettement net consolidé hors IFRS 16 / Excédent net de trésorerie
consolidée hors IFRS 16
L’endettement net consolidé hors IFRS 16 (si négatif) / excédent net de trésorerie consolidée hors
IFRS 16 (si positif) est la trésorerie consolidée de laquelle on soustrait les « Emprunts » courants
et non-courants.
Résultat opérationnel avant cessions, variations de juste valeur et
dépréciations
Le résultat opérationnel avant cessions, variations de juste valeur et dépréciations est la différence
entre les « Produits opérationnels » (ventes, intérêts et dividendes, produits locatifs et autres pro-
duits) et les « Charges opérationnelles » (approvisionnements, frais de personnel, amortissements,
pertes de valeur, provisions, charges financières et autres charges) augmentée de la « Part dans le
résultat des participations mises en équivalence ».
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
50
13.
Perspectives 2025
Événements post clôture, projets et perspectives
Les événements postérieurs à la clôture sont repris en note 30 aux états financiers consolidés.
Il n’existe à ce jour pas de dossier d’investissement en voie de réalisation.
Compagnie du Bois Sauvage continue à être attentive à toute proposition qui pourrait renforcer
ses axes stratégiques.
14.
Calendrier financier
Date de détachement du dividende (ex-date)
2 mai 2025
Date d’enregistrement du dividende (record date)
5 mai 2025
Paiement du dividende
6 mai 2025
Résultats semestriels
4 septembre 2025
Résultats annuels
début mars 2026
Assemblée générale
quatrième mercredi du mois d’avril
15.
Mécénat
Poursuivant sa ligne de conduite en matière de mécénat cultu-
rel, Compagnie du Bois Sauvage est intervenue dans le spon-
soring de l’association sport2be et de labcap48 qui visent à
favoriser l’insertion socio-professionnelle des jeunes à travers
le sport. Compagnie du Bois Sauvage a également soutenu le
gala de l’IRSA.
NOTRE ENGAGEMENT POUR UN MONDE PLUS DURABLE ET PLUS RESPONSABLE
2024
RAPPORT CSRD
52
Table des matières
Lettre aux parties prenantes
55
Le chocolat au centre d’une chaîne de valeur durable
59
Notre feuille de route pour 2050
61
2.1.
Feuille de route ESG : une vision durable pour 2050
62
Contexte : Informations générales
65
3.1. Base de préparation
66
3.2. Responsabilités de gouvernance : Rôle des organes d’administration,
de surveillance et de direction
67
3.3. Informations fournies et questions de durabilité
68
Neuhaus : une attention encore accrue à la durabilité
69
3.4. Intégration des performances de durabilité dans le plan
d’intéressement
71
3.5. Déclaration de diligence raisonnable
71
Jeff de Bruges : une ambition claire et une culture fédératrice
72
3.6. Gestion des risques et contrôles internes en matière de durabilité
75
3.7. Stratégie ESG : Intégration du modèle économique et de la chaîne
de valeur
76
3.7.1. Pilier 1 : Gouvernance forte articulée autour de la transparence,
de l’éthique et de la gestion proactive des risques
76
3.7.2. Pilier 2 : Employés engagés et chaîne de valeur responsable
77
3.7.3. Pilier 3 : Respect des accords établis en vue de limiter le changement
climatique
77
3.8. Analyse de double matérialité : Interaction avec la stratégie et
le modèle d’affaires
77
3.8.1. Objectifs et contexte
77
Artista à la recherche de partenaires locaux
82
3.9. Processus de screening des investissements ESG
84
3.9.1. ESG illustrations participations
84
G, S et E, les piliers de la Compagnie du Bois Sauvage
88
1.
2.
3.
53
La Compagnie du Bois Sauvage
Informations environnementales
91
4.1. Le changement climatique
92
4.1.1. Priorité 1 : Garantir un réseau d’approvisionnement exempt de déforestation,
y compris la plantation en Équateur
94
4.1.2. Priorité 2 : Engagement de nos fournisseurs en vue d’atteindre les
objectifs de l’Accord de Paris
95
4.1.3. Priorité 3 : Énergie
95
4.1.4. Priorité 4 : Emballage
95
4.1.5. Priorité 5 : Écoconception des produits
95
4.1.6. Priorité 6 : Transport et logistique
96
4.1.7. Taxonomie
96
Les émissions de CO
2
du chocolat doivent être mises en perspective
99
4.2. Pollution
101
7
initiatives pour des sites de production plus verts
102
4.3. Biodiversité et écosystèmes
103
4.4. Utilisation des ressources et économie circulaire
105
La plantation en Équateur : pour une gestion durable et responsable
107
Papier et carton FSC : les incontournables de l’emballage durable
110
Les 5 «
R » d’une gestion des déchets responsable
112
Informations sociales
115
5.1. Les travailleurs et la culture d’entreprise
116
7 initiatives pour améliorer le bien-être des employés
120
5.2. Travailleurs de la chaîne de valeur
125
5.3. Consommateurs et utilisateurs finaux
127
Le chocolat, une chaîne de valeur qui mérite honnêteté et transparence
128
Annexes
135
La structure du rapport - Les points de données
136
Lexique ESG
139
EU Taxonomy
140
Rapport des auditeurs
150
Gouvernance
131
4.
5.
6.
54
55
La Compagnie du Bois Sauvage
Lettre aux
parties prenantes
1.
56
La Compagnie du Bois Sauvage
57
Chers actionnaires, collaborateurs et partenaires,
Nous sommes heureux de vous présenter le premier rapport de développement durable relatif aux
performances environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) de la Compagnie du Bois Sauvage.
Ce rapport s’inscrit dans le cadre de la transposition en droit belge de la directive européenne sur les
rapports de durabilité des entreprises (CSRD), qui impose aux sociétés de nouvelles obligations en
matière de publications sur leur impact environnemental, social et au niveau de la gouvernance, ainsi
que sur leur modèle économique.
La Compagnie du Bois Sauvage est soumise à la CSRD depuis le 1
er
janvier 2024, laquelle s’applique
ainsi pleinement au rapport annuel publié en 2025.
La Compagnie du Bois Sauvage souhaite saisir l’opportunité créée par la CSRD pour élaborer un rap-
port ESG couvrant l’ensemble du Groupe. Ce rapport, conçu comme une partie intégrante du rapport
de gestion, pourra également être consulté séparément.
La publication de ce rapport constitue une étape majeure de notre engagement en faveur d’une com-
munication plus transparente, tant au sens large qu’en ce qui concerne spécifiquement nos initiatives
ESG. Ce rapport met principalement en lumière les activités du Pôle chocolat, mais il est évident que
les principes qui y sont déclinés s’appliquent à l’ensemble des investissements de la société.
Nous avons tout mis en œuvre pour établir des objectifs clairs, mesurables et rigoureux pour l’en-
semble des sujets matériels identifiés en particulier au niveau de l’empreinte carbone, de l’impact sur
nos chaînes de valeur ainsi que pour les aspects de gouvernance.
La promotion du développement durable a toujours été au cœur de la stratégie de
la Compagnie du Bois Sauvage à travers tous ses investissements. Nous aspirons en
effet à une croissance authentique, respectueuse des limites planétaires, des critères
sociaux et des principes de gouvernance.
La mise en conformité avec la CSRD constitue une
opportunité unique de mettre en perspective les efforts déjà accomplis tout en donnant un aperçu
des actions futures figurant sur notre feuille de route ESG. Conformément aux lignes directrices de la
CSRD, ce rapport met en lumière l’ensemble des pratiques qui nous permettent de minimiser notre
impact environnemental et de renforcer notre responsabilité sociétale, tout en étant fondées sur des
principes de gouvernance solides.
Ce premier rapport nous offre l’occasion de souligner
les efforts que nous déployons pour créer de la
valeur à long terme, non seulement pour nos actionnaires, mais également pour l’ensemble des parties
prenantes impliquées. Ce qui inclut nos collaborateurs, nos partenaires ainsi que l’écosystème plus
large dans lequel nous opérons.
Nous sommes fiers du chemin déjà parcouru, enthousiastes à l’idée de mener les actions à venir et
résolument engagés dans une démarche d’amélioration continue.
Nous vous remercions pour votre coopération et sommes impatients de poursuivre ce dialogue
constructif afin de soutenir nos ambitions en matière de développement durable.
Benoit Deckers
,
Directeur Général
Hubert Olivier
,
Président du Conseil d’Administration
La Compagnie du Bois Sauvage
58
59
La Compagnie du Bois Sauvage
Le chocolat au centre d’une chaîne
de valeur durable
Au sein de la Compagnie du Bois Sauvage, le Pôle
chocolat est constitué par les entités de Neuhaus (y
inclus Corné Port-Royal), Jeff de Bruges et Artista
qui fabriquent ou distribuent des pralines pour un
large éventail de détaillants.
E
Ces trois entreprises se distinguent par leur engage-
ment à réduire significativement leur empreinte écolo-
gique année après année. Un impératif, car la culture
et le transport du cacao, ainsi que la fabrication, l’em-
ballage et la livraison des pralines génèrent des d’émis-
sions de gaz à effet de serre. La participation acquise
dans une plantation propre de cacao joue un rôle clé
dans le contrôle de l’ensemble de cette chaîne.
S
Ces entreprises et leurs fournisseurs emploient de
nombreux travailleurs. Ces hommes et femmes sont
des maillons essentiels de la chaîne de valeur et la
Compagnie du Bois Sauvage vise à garantir les meil-
leures conditions de travail possible ainsi que des sa-
laires décents et un traitement équitable.
G
Enfin, l’élément structurant de la gouvernance.
C’est grâce à la stratégie réfléchie, orchestrée par la
Compagnie du Bois Sauvage et ses différentes entités,
que des politiques pertinentes ont été élaborées et
que des actions adéquates sont menées.
60
Les SDG comme guide
De nombreuses entreprises fondent leurs efforts en matière de développement durable sur un cadre conçu
par les Nations Unies. Les 17 SDG ou Sustainable Development Goals (objectifs de développement durable)
sont des objectifs visant à garantir que notre monde devienne plus durable.
La Compagnie du Bois Sauvage souscrit également à ces SDG et se concentre sur certains objectifs spéci-
fiques, car c’est là qu’elle peut faire la plus grande différence. Vous verrez régulièrement les icônes sur les pages
suivantes.
61
La Compagnie du Bois Sauvage
Notre feuille de route
pour 2050
2.
62
2. NOTRE FEUILLE DE ROUTE POUR 2050
La Compagnie du Bois Sauvage
publie son premier rapport
non financier
Analyse de double matérialité
finalisée pour la Compagnie du
Bois Sauvage et le Pôle chocolat
Investissement
dans la plantation
en Équateur
■
Établissement des politiques ESG
■
Premier rapport CSRD pour la Compagnie
du Bois Sauvage
■
Établissement de l’empreinte carbone
■
Plan de mise en conformité vis-à-vis de la
réglementation anti-déforestation
■
Établissement d’un Code de conduite pour les
fournisseurs
■
Définition de critères de screening ESG pour
les futurs investissements
2.1.
Feuille de route ESG : une vision durable pour 2050
La Compagnie du Bois Sauvage a toujours placé le déve-
loppement durable et responsable au cœur de ses activi-
tés. Elle a ainsi publié dès 2017 son premier rapport non
financier, basé sur la Non-Financial Reporting Directive
(NFRD), abordant différents thèmes environnementaux,
sociaux et sociétaux. Ce document a posé les bases d’une
démarche transparente, essentielle pour établir un dia-
logue de confiance avec les parties prenantes. Par parties
prenantes, nous entendons les parties intéressées et les
utilisateurs des déclarations relatives à la durabilité.
En 2018, l’entreprise a franchi un cap avec un investisse-
ment stratégique dans plusieurs plantations en Équateur,
reflétant un engagement concret tant en matière de trans-
parence que de qualité des produits. Ensuite, la mise en
œuvre d’une analyse approfondie de double matérialité a
permis d’identifier les Impacts, Risques et Opportunités
matériels au niveau de la Compagnie du Bois Sauvage, ses
investissements et sa chaîne de valeur. Les priorités ESG
de la Compagnie du Bois Sauvage ont pu être établies sur
cette base en combinant impact sociétal et impact finan-
cier ainsi qu’en intégrant les différents acteurs des chaînes
d’approvisionnement.
L’année 2024 a marqué un tournant. L’ensemble des régle-
mentations mises en œuvre dans le cadre du Pacte vert
européen, comme la CSRD (communication non financière)
et l’EUDR (déforestation importée), ont servi de catalyseur
et ont permis de structurer l’approche, la communication
ainsi que la stratégie autour du développement durable.
2017
2018
2023
2024
63
La Compagnie du Bois Sauvage
■
Mise en conformité avec la réglementation
anti-déforestation (EUDR)
■
Établissement de la feuille de route pour
atteindre la neutralité carbone
■
Mise en conformité avec la réglementation
Cybersécurité NIS2
■
Certification ‘Beyond Chocolate’
■
Initiation d’un programme de
formation / sensibilisation ESG
■
Préparation de l’introduction du dossier SBTi
pour le Groupe
■
Mise en conformité avec la
Réglementation sur les emballages
■
Réduction de 23 % des émissions de
scope 1/2 vs 2024
■
Plus de 70 % des fournisseurs engagés
dans une trajectoire alignée avec
l’Accord de Paris
Mise en conformité
avec la Corporate
Sustainability Due Diligence
Directive
Atteinte de la neutralité carbone pour
l’ensemble des opérations
L’année 2025 s’annonce décisive. L’établissement d’une
feuille de route robuste axée sur la neutralité carbone,
l’entrée en vigueur de différentes réglementations, le lan-
cement d’un vaste programme de sensibilisation interne et
la certification ’Beyond Chocolate’ constituent des étapes
majeures.
Elles positionneront la Compagnie du Bois Sauvage en vue
de la réalisation de ses ambitieux objectifs 2030 : réduc-
tion de 23 % des émissions de gaz à effet de serre et
engagement de plus de 70 % des fournisseurs dans une
trajectoire alignée sur l’Accord de Paris.
2025
2029
2030
2050
64
65
La Compagnie du Bois Sauvage
Contexte :
Informations
Générales
3.
66
3. CONTEXTE : INFORMATIONS GÉNÉRALES
3.1. Base de préparation
Le présent rapport de durabilité est établi sur une base
consolidée au niveau de la Compagnie du Bois Sauvage, in-
cluant l’ensemble des entités qui entrent dans le périmètre
de la CSRD, c’est-à-dire principalement les entités incluses
dans le Pôle chocolat et les entités contrôlées, à savoir
Chmielna, Praça de Espanha I/II et Plaine 17. Ce rapport
est préparé selon les normes ESRS, aucun autre référentiel
n’ayant été utilisé.
Il convient de noter que, conformément à la CSRD,
Neuhaus et Jeff de Bruges ne sont pas tenus de publier un
rapport de durabilité distinct, cette obligation étant cou-
verte par la publication réalisée au niveau de la Compagnie
du Bois Sauvage.
L’analyse de double matérialité prend en compte les
entités de la chaîne de valeur, tant en amont et en aval
pour Neuhaus, Jeff de Bruges et Artista ainsi que pour la
Compagnie du Bois Sauvage. Les politiques, les actions, les
objectifs et les métriques intègrent également la chaîne de
valeur lorsque cela s’avère pertinent.
La Compagnie du Bois Sauvage a décidé de recourir à
l’option permettant de ne pas divulguer les informations
relatives à la propriété intellectuelle, au know-how et
aux résultats de l’innovation, ni aux développements en
cours. Ces informations sont en effet considérées comme
stratégiques.
Au niveau de l’horizon temporel, le court terme corres-
pond à la période utilisée pour le rapport financier, le moyen
terme à une période inférieure à 5 ans et le long terme à
une période supérieure à 5 ans sauf indication contraire.
Lorsque des estimations sont utilisées pour la chaîne de
valeur, incluant notamment des sources indirectes comme
des moyennes sectorielles, les métriques sont clairement
identifiées, accompagnées de leur base de préparation et
du niveau de précision associé. Les actions prévues pour
améliorer cette précision à l’avenir sont également expli-
citées. Concernant la chaîne de valeur, certaines données
quantitatives n’ont pu être rassemblées au niveau des
déchets et de la pollution en particulier. La Compagnie
du Bois Sauvage utilise ainsi la disposition provisoire per-
mettant de ne pas rapporter des données de la chaîne
de valeur sur les premières années. Ces données seront
rassemblées dès 2025.
En cas d’incertitude significative au niveau de l’estimation
ou du résultat, la Compagnie du Bois Sauvage identifie la
métrique concernée et mentionne la source et la nature de
l’incertitude ainsi que les facteurs qui l’influencent.
En cas de modifications dans la préparation ou la présenta-
tion des informations du rapport de durabilité par rapport
à la période antérieure, ces changements sont expliqués,
accompagnés de leurs justifications, et les chiffres sont
réajustés au besoin. En cas d’erreurs dans un précédent
rapport, celles-ci sont expliquées et, dans la mesure du
possible, corrigées pour les années antérieures. Ceci n’est
pas d’application pour l’année 2024, celle-ci étant la pre-
mière année de rapportage.
Au niveau de l’empreinte carbone, la méthodologie et
les règles utilisées sont conformes au GHG Protocol.
L’ensemble des scopes ont été couverts. Il convient de
préciser qu’aucune émission biogénique liée à la combus-
tion ou la dégradation de biomasse n’est incluse dans les
scopes 1, 2 et 3. Au niveau du scope 2, les émissions rap-
portées sont basées sur la localisation et sur le marché
(quand l’info est disponible). Au niveau des entités inté-
grées dans le périmètre, il s’agit de la Compagnie du Bois
Sauvage et du Pôle chocolat et de l’ensemble des autres
entités contrôlées c.-à-d. les projets immobiliers Chmielna,
Praça de Espanha I/II et Plaine 17.
Les facteurs d’émission utilisés pour les différente produits
de base sont issus de bases de données certifiées comme
Agribalyse pour le chocolat et l’Ademe pour les autres
produits de base.
Pour l’année 2024, les données d’activité du scope 3 pro-
viennent à 100 % de bases de données certifiées. À moyen
terme, l’objectif est d’utiliser les données des fournisseurs
pour au moins 70 % des émissions du scope 3.
Certaines catégories du scope 3 ont été exclues car elles
n’étaient pas matérielles. Cela concerne les émissions rela-
tives au leasing d’actif en amont et en aval et au traitement
des produits vendus.
Pour l’année 2024, les données réelles sont utilisées pour
les 9 premiers mois et des estimations pour le dernier
trimestre. Pour ces estimations des émissions sur le der-
nier trimestre 2024, nous avons utilisé les données les plus
adéquates en fonction de la disponibilité des données et
des tendances historiques. Pour les scopes 1 et 2, les don-
nées ont été extrapolées sur le dernier trimestre sur la
base des données actuelles disponibles à fin septembre
en incorporant les ajustements dus à la saisonnalité, les
cycles de consommation connus et les changements opé-
rationnels associés aux panneaux photovoltaïques et aux
véhicules électriques en particulier. Pour le scope 3, nous
67
La Compagnie du Bois Sauvage
avons adopté des approches spécifiques par catégorie en
utilisant des métriques basées sur les coûts, les poids, ou
les activités (exemples : poids pour le transport, estima-
tions pour le capex) et nous avons aligné les hypothèses
avec les tendances historiques et nous les avons mises à
jour avec les données actualisées de 2024.
Au niveau des participations immobilières, la Compagnie
du Bois Sauvage s’appuie sur les méthodologies de calcul
utilisées par les entités contrôlées. Les empreintes car-
bone sont rapportées sur la base de l’état d’avancement
des projets.
3.2. Responsabilités de
gouvernance : Rôle des
organes d’administration, de
surveillance et de direction
En ce qui concerne les questions environnementales, so-
ciales et de gouvernance (ESG), le rôle du Comité d’audit
et de gestion des risques consiste à faire des recomman-
dations au Conseil d’Administration.
Il agit comme catalyseur dans la définition de la straté-
gie ESG et assure le suivi des performances ESG de la
Compagnie du Bois Sauvage ainsi que de ses participations.
De manière plus spécifique, le Comité d’audit et de ges-
tion des risques est en charge des missions suivantes :
■
suivi de la stratégie ESG du Groupe ;
■
s’assurer que cette approche est bien intégrée confor-
mément à la stratégie globale du Groupe ;
■
établissement, validation et suivi de la feuille de route
ESG sur la base d’un calendrier bien établi ;
■
évaluation et gestion des risques ESG selon le cadre
COSO, y compris les risques réputationnels ;
■
rédaction et validation des polices ESG pour l’ensemble
du Groupe, y compris le Code de conduite des affaires ;
■
suivi des performances ESG suivant les KPI définis ;
■
suivi des incidents relatifs aux différentes polices mises
en place (Code de conduite, ABC, lanceurs d’alerte,
RGPD, cybersécurité, EUDR, discrimination…) ;
■
validation de l’approche et du contenu en matière de rap-
portage ESG, y compris la communication externe.
Tableau 3.1. : Composition des organes de gouvernance
2024
Pourcentage de femmes au sein du Conseil d’Administration
La Compagnie du Bois Sauvage
Neuhaus
Jeff de Bruges
Artista
44 %
20 %
50 %
20 %
Pourcentage d’administrateurs indépendants au sein du Conseil d’Administration
La Compagnie du Bois Sauvage
Neuhaus
Jeff de Bruges
Artista
67 %
60 %
0 %
0 %
Nombre d’administrateurs indépendants au sein du Comité d’audit et de gestion des risques
La Compagnie du Bois Sauvage
Neuhaus
2
1
Nombre de membres exécutifs au sein du Conseil d’Administration
La Compagnie du Bois Sauvage
Neuhaus
Jeff de Bruges
Artista
0
0
2
2
Nombre de membres non exécutifs au sein du Conseil d’Administration
La Compagnie du Bois Sauvage
Neuhaus
Jeff de Bruges
Artista
9
5
2
2
68
3. CONTEXTE : INFORMATIONS GÉNÉRALES
Dans le cadre de la mise en conformité avec la CSRD, le
Comité d’audit et de gestion des risques a revu et vali-
dé l’analyse de double matérialité ainsi que l’ensemble des
impacts, risques et opportunités associés aux sujets ma-
tériels. Une sensibilisation aux enjeux systémiques a égale-
ment été menée en parallèle.
La composition du Conseil d’Administration et des
comités consultatifs de la Compagnie du Bois Sauvage se
trouve au point 5.4. du rapport de gestion.
Le Comité veille à la formation continue et à l’accès à l’in-
formation en s’appuyant sur diverses ressources (Guberna,
Chapter Zero…). Cette formation couvre également les
différents aspects liés au Code de conduite. Un processus
de veille législative a également été instauré pour anticiper
les effets des nouvelles législations.
Les aspects ESG font partie intégrante des compétences
requises pour les membres du Conseil d’Administration et
du Comité de direction de la Compagnie du Bois Sauvage
et des entités du Pôle chocolat. Pour les nominations d’ad-
ministrateurs indépendants, le Conseil sélectionne des
candidats sur la base de critères rigoureux, visant à renfor-
cer les compétences existantes et à diversifier les profils,
en particulier ceux répondant aux enjeux environnemen-
taux, sociaux et de gouvernance.
Des collaborateurs disposant de compétences ESG ont
été recrutés et intégrés à l’équipe finance de chaque entité.
Un soutien externe est également sollicité, en particulier
pour l’établissement des empreintes carbone et la mise
en conformité avec la réglementation anti-déforestation
(EUDR). Parallèlement, un plan de formation a été mis en
place afin de développer ces compétences en interne à
moyen terme.
Pour les entités contrôlées ne disposant pas de comité
d’audit et de gestion des risques, cette responsabilité in-
combe au Conseil d’Administration. Il convient de sou-
ligner qu’aucun représentant direct des travailleurs n’est
présent au sein du Conseil d’Administration de ces entités
contrôlées ainsi que de la Compagnie du Bois Sauvage.
La répartition des représentants au sein de ces organes de
gestion est reprise dans le tableau 3.1.
3.3. Informations fournies et
questions de durabilité
Les analyses de double matérialité pour la Compagnie du
Bois Sauvage et les entités contrôlées ainsi que le plan
d’engagement des parties prenantes sont partagés au
moins une fois par an avec le Comité d’audit et de gestion
des risques et le Conseil d’Administration.
En outre, les analyses de risques (voir point 3.6.) et plans
d’action associés de la Compagnie du Bois Sauvage et des
entités contrôlées sont également partagés au moins une
fois par an avec le Comité d’audit et de gestion des risques
et le Conseil d’Administration.
69
La Compagnie du Bois Sauvage
INTERVIEW
Comment évaluez-vous l’année
2024 en matière de durabilité ?
Isabel Baert :
Chez Neuhaus, tout
s’articule autour du concept ‘The gift
of caring’. Lorsque nos clients offrent
une boîte de chocolats Neuhaus à
un être cher, ils lui témoignent leur
attention. ‘The gift of caring’ signi-
fie aussi que nous nous soucions de
notre client et que nous sommes
extrêmement attentifs à ses besoins.
Enfin, l’entreprise assume pleinement
sa responsabilité à chaque étape de la
chaîne d’approvisionnement.
La durabilité est donc inscrite dans
notre ADN, notamment grâce à un
approvisionnement responsable et
une attention constante au bien-
être de nos employés. En 2024, nous
avons ajouté une nouvelle dimension
à notre engagement avec l’élaboration
d’un rapport de développement du-
rable. Ce dernier nous encourage à
intégrer la durabilité dans tous les do-
maines : des ingrédients aux produits
finis, en passant par le transport, l’em-
ballage et une production durable.
Dans quels domaines Neuhaus
a-t-il réalisé le plus de progrès
jusqu’à présent ?
Isabel Baert :
Nous distinguons cinq
piliers essentiels : ingrédients, chocolat
équitable, emballage, chaîne d’appro-
visionnement et impact social. Nous
nous sommes d’abord concentrés sur
les deux premiers, notamment car ils
génèrent les émissions de CO
2
les plus
élevées. Ce qui nous a permis de maxi-
miser notre impact dans ce domaine.
Toutefois, la réduction des émissions
de CO
2
n’était pas notre seule motiva-
tion. Nous voulions également que nos
valeurs d’éthique et de transparence
soient respectées.
Viennent ensuite l’emballage, la chaîne
d’approvisionnement
et
l’impact
social pour lesquels nous avons lan-
cé de nombreuses initiatives. Par
exemple, 84 % de nos emballages
sont aujourd’hui constitués de papier
et nous nous efforçons d’augmenter
cette proportion. Bien entendu, nous
ne voulons pas transiger sur la qua-
lité, ce qui ne facilite pas nos efforts
Isabel Baert, CEO de Neuhaus
Neuhaus : une attention encore accrue à
la durabilité
Pour Neuhaus, ‘The gift of caring’ est bien plus qu’un simple slogan. Il incarne aussi un
levier interne essentiel afin de renforcer l’engagement de l’entreprise en faveur de la
durabilité.
3. CONTEXTE : INFORMATIONS GÉNÉRALES
70
d’amélioration continue. L’emballage
est en effet un élément essentiel pour
protéger les pralines et garantir que
le chocolat n’absorbe pas les éléments
environnants tels que les odeurs.
En outre, notre emballage est aussi
crucial car nos produits sont sou-
vent offerts en cadeau et le déballage
fait partie intégrante de l’expérience.
C’est pourquoi nous offrons à nos
clients le choix entre le ballotin clas-
sique et le ballotin durable. Ce der-
nier contient beaucoup moins de
matériaux d’emballage et contribue
à la plantation d’arbres. En outre,
nous allons encore plus loin dans
notre gamme de produits. Avec notre
« hosting box », nous proposons une
boîte de rangement en bois durable.
Elle permet de conserver nos cho-
colats dans les meilleures conditions
et offre une valeur ajoutée décora-
tive sur toute table d’hôtes lors d’un
café ou d’un dîner, mais aussi dans la
salle de réunion ou dans le coin café
des entreprises. Les clients peuvent
les remplir à l’infini (ou les faire rem-
plir dans une de nos boutiques). Un
concept d’avenir qui allie durabilité,
esthétique et qualité du produit de la
meilleure façon possible.
Quelles mesures ont été mises
en place pour ses employés ?
Isabel Baert :
Tout commence
par la garantie d’un environne-
ment de travail sûr, en particulier
dans nos installations de produc-
tion. Notre mantra est simple :
« Si ce n’est pas en toute sécurité,
nous ne le faisons pas ». Dans ce
cadre, il est non seulement essentiel
de mettre en place des mesures spé-
cifiques, mais aussi d’instaurer une vé-
ritable culture de la sécurité. Les au-
dits internes et externes ainsi que les
indicateurs clés de performance (KPI)
en matière de sécurité, jouent un rôle
clé dans le suivi.
Cependant, la protection ne se limite
pas à la sécurité, elle englobe égale-
ment le bien-être. Différentes mesures
ont été mises en place comme la no-
mination d’un conseiller confidentiel
interne ou la création d’un système
de lanceur d’alerte pour les rapports
anonymes.
D’autres initiatives et programmes
visent à maintenir et à renforcer les
liens entre nos employés. En outre, en
tant que CEO, j’organise huit fois par an
un petit-déjeuner. Ces moments convi-
viaux constituent un espace propice
aux échanges ouverts et honnêtes avec
nos collaborateurs. À cette occasion,
n’importe quel sujet peut être abordé,
aucun n’est tabou. En 2025, nous sou-
haitons aller encore plus loin dans cette
démarche en menant une enquête à
grande échelle sur le bien-être.
■
« Nous voulons réduire davantage nos emballages
et les rendre plus durables. Mais nous ne voulons,
bien entendu, pas transiger sur la qualité. »
71
La Compagnie du Bois Sauvage
3.4. Intégration des
performances de durabilité
dans le plan d’intéressement
La Compagnie du Bois Sauvage ambitionne une croissance
authentique dans le respect des limites planétaires, des cri-
tères sociaux et des principes de gouvernance.
Conformément à cette ambition, les indicateurs de perfor-
mance relatifs au développement durable seront intégrés
dès 2025 dans les plans d’intéressement du management,
tant pour la Compagnie du Bois Sauvage que pour le Pôle
chocolat.
Ces indicateurs sont directement liés aux objectifs définis
pour les sujets matériels identifiés dans le cadre de la mise
en œuvre de la CSRD. Ces indicateurs incluent en particu-
lier l’élaboration et le respect d’une feuille de route pour
l’empreinte carbone de la Compagnie du Bois Sauvage et
du Pôle chocolat en conformité avec l’Accord de Paris. Ces
objectifs liés aux enjeux climatiques représentent au moins
10 % de la rémunération variable du personnel de direc-
tion. Ils seront revus chaque année et approuvés par le
Conseil d’Administration de la Compagnie du Bois Sauvage
sur proposition du Comité de nomination et de rémuné-
ration. Ces objectifs seront également repris par le Conseil
d’Administration et les comités de direction des entités du
Pôle chocolat.
3.5. Déclaration de diligence
raisonnable
L’analyse de double matérialité constitue la base de la stra-
tégie ESG de la Compagnie du Bois Sauvage et des entre-
prises contrôlées.
Les impacts, risques et opportunités associés aux sujets
matériels font ainsi l’objet d’une réévaluation annuelle.
Au-delà des données collectées en interne, un processus
de diligence raisonnable a été mis en place et renforcé sui-
vant les exigences de la réglementation sur la déforestation
(EUDR) qui couvre l’ensemble des fournisseurs tout au
long de la chaîne de valeur du Pôle chocolat.
La Compagnie du Bois Sauvage est en effet décidée à en-
courager des pratiques durables sur l’ensemble de la chaîne
de valeur du Pôle chocolat. En tant que participant global
dans l’industrie du cacao, nous sommes engagés à créer de
la valeur de manière responsable en nous assurant que nos
investissements et opérations se tiennent aux plus hauts
standards d’intégrité et de développement durable. La po-
litique de diligence raisonnable vise à atteindre cet objectif.
Considérant en effet les défis uniques associés à la chaîne
de valeur du chocolat, la Compagnie du Bois Sauvage a
développé un cadre de diligence raisonnable spécifique afin
de guider les efforts de diligence sur la chaîne de valeur.
L’objectif de ce cadre est de s’assurer que l’ensemble des
acteurs sur la chaîne de valeur respectent les droits hu-
mains et ont des pratiques d’affaires responsables et du-
rables. De manière plus spécifique, la Compagnie du Bois
Sauvage étend l’utilisation du cadre de diligence raisonnable
établi pour la réglementation anti-déforestation de l’Union
européenne à l’ensemble des impacts et risques associés
à la biodiversité, la pollution, le changement climatique,
le Code de conduite des affaires et les travailleurs sur la
chaîne de valeur.
Pour supporter cet effort, la procédure de diligence rai-
sonnable déployée par la Compagnie du Bois Sauvage
est constituée des six piliers du cadre défini par
l’OCDE et par la norme ISO31000 afin de fournir l’ossa-
ture pour rencontrer les exigences de diligence raisonnable
locales et globales.
Vous pouvez trouver ci-dessous une représentation de ce
cadre.
communiquer
sur la manière dont les
impacts sont traités
identifier et évaluer les impacts
négatifs dans les opérations, les chaînes
d’approvisionnement et les relations d’affaires
mettre fin
aux impacts négatifs, les
prévenir
ou
les
atténuer
le cas échéant, prévoir des mesures
correctives ou coopérer
à leur mise en œuvre
suivre
la mise en œuvre et les résultats
Figure 3.2. : Le Cadre de diligence raisonnable de l’OCDE est mis à profit pour...
6
3
2
4
5
1
ancrer la conduite
responsable des
entreprises
dans
les politiques et les
systèmes de gestion
3. CONTEXTE : INFORMATIONS GÉNÉRALES
72
Jeff de Bruges : une ambition claire et une
culture fédératrice
En 2024, Jeff de Bruges a franchi plusieurs étapes importantes pour atteindre son ob-
jectif de devenir une entreprise à mission comme l’explique Dennys Larrieu, Directeur
Général.
INTERVIEW
Quel bilan tirez-vous de 2024
en termes de durabilité ?
Dennys Larrieu :
Nous avons
continué de progresser dans nos en-
gagements sociétaux et environne-
mentaux qui sont au cœur de notre
stratégie. Parmi nos réalisations ma-
jeures, nous avons conçu notre bilan
carbone en partenariat avec Sweep et
mis à jour notre feuille de route avec
des objectifs clairs pour 2025 et 2030.
Nous avons aussi préparé notre
conformité avec les normes CSRD et
instauré des indicateurs pour mesu-
rer nos avancées. En outre, l’installa-
tion de 1 000 panneaux solaires nous
permet de produire 30 % des besoins
en électricité de notre siège social, qui
héberge aussi nos activités logistiques.
Enfin, nous avons particulièrement
avancé en matière de communication
et de mobilisation interne.
Pouvez-vous nous en dire plus
sur cette mobilisation interne ?
Dennys Larrieu :
Que cela soit
lors de notre convention annuelle au
Palais des Congrès de Paris ou d’ate-
liers, nous avons expliqué notre dé-
marche Responsabilité Sociétale des
Entreprises (RSE) et sensibilisé nos
équipes à leurs responsabilités socié-
tales et environnementales.
Un autre jalon important est l’initia-
tion du recrutement d’un responsable
RSE. Ce rôle stratégique permettra
de structurer nos efforts et de por-
ter notre voix auprès de l’ensemble
des parties prenantes, y compris nos
clients. Par ailleurs, nous avons ren-
forcé l’identité culturelle de notre
entreprise, notamment au travers de
notre programme « Jeff, c’est nous »,
qui permet de créer un lien fort entre
nos collaborateurs, nos franchisés et
nos partenaires.
Toutes
ces
initiatives
s’inscrivent
dans le cadre de notre philosophie
« responsable et responsabilisé » afin
que chacun se sente impliqué dans
notre transition.
Le « S » d’ESG semble essentiel
pour Jeff de Bruges.
Dennys Larrieu :
Le social et le
sociétal sont des piliers de notre dé-
marche. Avec « Jeff, c’est nous », nous
avons consolidé une identité d’entre-
prise fédératrice, inclusive et tournée
Dennys Larrieu, Directeur Général de Jeff de Bruges
73
La Compagnie du Bois Sauvage
Une de 472 boutiques de Jeff de Bruges
vers le bien-être des collaborateurs.
Nous avons organisé de nombreux
ateliers
collaboratifs,
notamment
pour encourager la transversalité.
Une pratique concrète qui illustre cet
esprit est l’implication des équipes du
siège dans les magasins durant les pé-
riodes comme Noël et Pâques, pour
être au contact des clients et renfor-
cer la convivialité.
Nous avons également renforcé notre
vision RH pour mieux accompagner
notre stratégie, avec des programmes
axés sur l’égalité des genres, l’inclu-
sion des personnes en situation de
handicap ou l’alternance pour offrir
des opportunités aux jeunes. Enfin,
nous veillons à valoriser les talents à
tous les niveaux via des formations et
des opportunités de promotion. Dans
cette perspective, nous développons
aussi une formule de location-gérance
afin de permettre à nos responsables
de magasin d’exprimer pleinement
leur talent entrepreneurial.
Par ailleurs, fidèles à nos valeurs et à
notre credo « histoire commune et
vision partagée », nous accordons une
place centrale à nos franchisés. Plus
de 400 d’entre eux contribuent ainsi à
faire rayonner Jeff de Bruges, tant en
France qu’à l’international, en s’inté-
grant pleinement dans les territoires.
Comment vous assurez-vous de
la qualité sociétale de vos pro-
duits ?
Dennys Larrieu :
Même si nous
sommes des chocolatiers avant tout,
nous sommes aussi des cacaoculteurs
grâce à notre plantation en Équateur,
d’où provient
notre chocolat de cou-
verture. Cela garantit une qualité et
une traçabilité irréprochables. Par ail-
leurs, nous avons considérablement
réduit la teneur en sucre de nos re-
cettes et privilégions des ingrédients
nobles et responsables.
Sur le plan environnemental, nous
sommes engagés dans la lutte contre
la déforestation via des initiatives ali-
gnées sur le règlement EUDR. Enfin,
98 % de nos emballages sont recy-
clables, et nous innovons sans cesse,
par exemple avec des rubans fabri-
qués à partir de bouteilles plastiques
recyclées.
■
74
Une des 472 boutiques de Jeff de Bruges
« L’initiative
Jeff, c’est nous
incarne parfaitement les va-
leurs de l’entreprise, que je vis pleinement dans mon
quotidien en boutique. Par exemple, nous menons des
promotions ‘antigaspi’ pour limiter les déchets et faisons
des dons d’invendus à des associations, offrant ainsi nos
chocolats à ceux qui n’en auraient pas les moyens. Ce qui
me marque aussi, c’est l’équilibre entre la bienveillance
d’un employeur attentif au bien-être de ses collaborateurs
et l’exigence d’une entreprise alimentaire qui maintient
des standards irréprochables en matière de qualité et de
sécurité des produits. »
Chloé Mercier, Assistante du responsable du magasin Jeff de Bruges Paris 9
e
75
La Compagnie du Bois Sauvage
3.6. Gestion des risques et
contrôles internes en matière
de durabilité
Le référentiel COSO est utilisé pour identifier les risques
et les contrôles internes associés en matière de durabilité.
Ces risques font l’objet d’une actualisation tous les six mois
sur la base d’une matrice de risques incluant la probabilité,
l’impact et le suivi des actions de mitigation. Le système
de contrôle interne et de gestion des risques est décrit
de manière détaillée au point 5.6. du rapport de gestion.
COSO est utilisé en complément de l’analyse de double
matérialité (voir point 3.8.), qui fait l’objet d’une actualisa-
tion annuelle.
Les risques ESG sont ainsi identifiés en fonction de l’ana-
lyse de double matérialité et de l’analyse des risques éta-
blie suivant le référentiel COSO.
Les risques identifiés, ainsi que les actions de mitigation
entreprises, sont communiqués au Comité d’audit et au
Conseil d’Administration au moins une fois par an ainsi
qu’au Comité de direction des entités concernées. La ges-
tion de ces risques fait ainsi partie intégrante de la stra-
tégie ESG de la Compagnie du Bois Sauvage et du Pôle
chocolat. Dans le cadre de la préparation aux nouvelles
réglementations européennes (CSRD, EUDR, CSDDD…),
cette analyse des risques a été étendue à la chaîne de va-
leur et un processus de diligence raisonnable (voir point
3.5.) a été mis en place pour garantir la résilience des
chaînes d’approvisionnement.
Tableau 3.3. : Pilier 1 : Gouvernance forte articulée autour de la transparence, de l’éthique et de la
gestion proactive des risques - Dashboard ESG
KPI
Objectifs 2025
vs
2024
Objectifs
moyen
terme
(2030)
Objectifs
long terme
(2050)
Ambitions
Environnement
Climat/Énergie
Scope 1/2 Émissions (kT)
-4,2 %
-23 %
Neutralité
carbone
Atteindre la neutralité
carbone pour les
opérations en 2050 et
promouvoir la neutralité
carbone pour les
participations.
Scope 3 Émissions (kT)
na
Plus de 70 % des
fournisseurs
engagés
dans une trajec-
toire de
décarbonation (*)
Neutralité
carbone
Biodiversité
Produits 100 % exempts
de déforestation
Conformité
EUDR
0 déforestation
0 déforestation
Social
Travailleurs
Écart salarial entre
hommes et femmes
Parité des genres
Parité des genres
Promouvoir une chaîne
d’approvisionnement
exempte de déforestation,
de travail des enfants
et de comportement
non-éthique.
Travailleurs
sur chaîne de
valeur
Pas de travail des
enfants sur la chaîne
d’approvisionnement
0
0
0
# Incidents rapportés
(sans actions atténuantes)
0
0
0
Gouvernance
Code de
conduite
% Travailleurs couverts
par le Code de conduite
100 %
100 %
100 %
Être un employeur
de choix qui promeut
l’égalité, la diversité et
l’égalité des opportunités.
# Incidents rapportés
(sans actions atténuantes)
0
0
0
% Fonctions exposées
couvertes par une
formation
100 %
100 %
100 %
(*) Sur la base du volume de coût.
76
3. CONTEXTE : INFORMATIONS GÉNÉRALES
3.7. Stratégie ESG : Intégration
du modèle économique et de
la chaîne de valeur
La Compagnie du Bois Sauvage ambitionne une croissance
authentique dans le respect des limites planétaires, des cri-
tères sociaux et des principes de gouvernance. La mission de
la Compagnie du Bois Sauvage, en tant que holding à contrôle
familial, est ainsi de générer une croissance authentique et
responsable à long terme pour l’ensemble de ses actionnaires
tout en générant un impact positif pour l’ensemble des par-
ties prenantes. La Compagnie du Bois Sauvage s’engage ainsi à
intégrer les pratiques environnementales, sociales et de gou-
vernance dans toutes ses activités et à promouvoir la transpa-
rence, l’intégrité et l’innovation dans sa gestion. L’objectif est
ainsi de créer de la valeur à long terme tout en gérant proac-
tivement les risques ESG, en favorisant la diversité et l’inclu-
sion et en investissant dans des initiatives qui soutiennent un
avenir durable pour les générations futures. Les valeurs de la
Compagnie du Bois Sauvage, déclinées ci-dessous, portent
cette ambition.
■
Intégrité :
Nous menons nos activités avec honnête-
té, transparence et responsabilité.
■
Respect :
Nous traitons tous les individus avec dignité
et respect, en valorisant la diversité et l’inclusion.
■
Amélioration continue :
Nous stimulons la créativi-
té et l’innovation pour favoriser l’amélioration continue
et relever les défis de la transition.
■
Excellence :
Nous recherchons l’excellence dans tous
les aspects de nos activités, en fixant des normes élevées
que nous nous efforçons de dépasser constamment.
■
Transmission :
La transmission de l’ensemble de ces
valeurs, ainsi que des principes, normes et comporte-
ments qui y sont associés, fait partie intégrante de la
culture de la société.
■
Esprit d’équipe :
Nous favorisons un environnement
de collaboration afin d’atteindre nos objectifs communs.
Le Pôle chocolat regroupe les entités Neuhaus, Jeff de
Bruges et Artista, spécialisées dans la production et la
vente de pralines de qualité, avec une diversification vers
les glaces et les dragées pour Jeff de Bruges. Nos princi-
paux marchés se situent en Europe, tout particulièrement
en Belgique et en France, ainsi qu’aux États-Unis et au
Canada. Commercialement, notre ambition est de rendre
nos produits de haute qualité accessibles au plus grand
nombre.
Le Pôle chocolat a généré un chiffre d’affaires de
286 840 kEuro pour l’année 2024.
La stratégie ESG de la Compagnie du Bois Sauvage repose
sur trois piliers principaux, identifiés sur la base de l’analyse
de double matérialité réalisée pour l’ensemble des activités
et de la chaîne de valeur.
3.7.1. Pilier 1 : Gouvernance forte articulée
autour de la transparence, de l’éthique et
de la gestion proactive des risques
La Compagnie du Bois Sauvage attend de ses collabo-
rateurs le respect des normes éthiques les plus strictes.
L’ensemble du personnel a ainsi adhéré à un Code de
conduite reprenant l’ensemble des principes de gouver-
nance. Un processus de suivi régulier et de gestion des
risques a également été mis en place. Ce dernier inclut les
risques ESG identifiés sur la base de l’analyse de double
matérialité réalisée.
En tant qu’investisseur, la Compagnie du Bois Sauvage se
focalise également sur les investissements avec des pers-
pectives de croissance authentique dans le respect des li-
mites planétaires, des critères sociaux et des principes de
gouvernance.
Source interne
Figure 3.4. : Chaîne de valeur Pôle chocolat
Travailleur dans
la cacaoyère
Masse, beurre et
poudre de cacao
Consommateurs
Producteur de
pralines
Fabricant de
chocolat
77
La Compagnie du Bois Sauvage
3.7.2. Pilier 2 : Employés engagés et chaîne
de valeur responsable
Le Pôle chocolat fait partie d’une longue chaîne de va-
leur intégrée. L’analyse de double matérialité a ainsi cou-
vert l’ensemble de cette chaîne de valeur (voir point 3.8.),
en prenant également en compte la nouvelle législation
contre la déforestation (EUDR) qui entrera en vigueur fin
décembre 2025.
Ces nouvelles législations offrent au Pôle chocolat l’oppor-
tunité de renforcer la résilience de ses chaînes d’approvision-
nement, notamment grâce à la mise en place d’un Code de
conduite pour la majorité de ses fournisseurs. Cette charte
favorise la collaboration en vue de l’amélioration de l’em-
preinte carbone, vise à garantir l’absence de déforestation
et assure le respect des normes ESG les plus exigeantes, y
compris le respect des législations sur le travail des enfants.
Afin de sécuriser les sources d’approvisionnement et de
tendre vers une chaîne de valeur intégrée, la Compagnie
du Bois Sauvage a investi en partenariat dans une planta-
tion propre, exempte de déforestation et régie par une
charte de gouvernance des plus strictes.
3.7.3. Pilier 3 : Respect des accords établis
en vue de limiter le changement climatique
La Compagnie du Bois Sauvage évalue son empreinte car-
bone pour l’ensemble de ses activités depuis 2023. Une
feuille de route est en cours d’élaboration dont l’objectif
est d’atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050 pour
la Compagnie du Bois Sauvage.
Au niveau des participations de la Compagnie du Bois
Sauvage, l’alignement des activités avec l’Accord de Paris
fait partie intégrante des processus de sélection et de suivi
des performances.
3.8. Analyse de double
matérialité : Interaction
avec la stratégie et le modèle
d’affaires
3.8.1. Objectifs et contexte
L’analyse de double matérialité constitue la base de la
stratégie ESG de la Compagnie du Bois Sauvage. Cette
analyse de double matérialité a été établie fin 2023 sur la
base des normes de rapportage European Sustainability
Reporting Standard (ESRS) édictées par l’European
Financial Reporting Advisory Group (EFRAG), le groupe
consultatif européen sur l’information financière. La figure
3.5. synthétise les différents critères utilisés.
L’entité abordée est la Compagnie du Bois Sauvage en tant
que société de portefeuille, à savoir la société Compagnie
du Bois Sauvage et les entreprises contrôlées, comprenant
principalement le Pôle chocolat.
La matérialité des sujets a été évaluée sur la base des lignes
directrices établies par la directive européenne CSRD fixant
des normes de rapportage extrafinancier et les meilleures
Figure 3.5. : Processus d’évaluation
Matérialité d’impact
Actuel ou potentiel
Un sujet de développement durable
est matériel quand :
■
Il concerne l’impact actuel ou po-
tentiel de l’entité, positif ou négatif
sur les aspects de gouvernance,
sociaux ou environnementaux.
■
L’impact considéré est à court,
moyen ou long terme.
Ceci inclut l’impact directement lié à
l’entité à travers ses opérations, ses
services ou ses produits à travers les
relations d’affaires y afférentes.
Exemple : émissions de gaz à effet de
serre.
Matérialité financière
Un sujet de développement durable est
matériel quand il peut déclencher ou dé-
clenche des impacts financiers sur l’entité.
■
Cela génère ou peut générer des
risques et des opportunités qui ont
une influence matérielle (ou susceptible
d’avoir une influence matérielle) sur
les cash flows de l’entité, les perfor-
mances, le coût du capital ou l’accès au
financement.
■
Ceci concerne le court, moyen ou long
terme.
Exemple : l’évaluation de l’influence des
gaz à effet de serre sur les cash flows
futurs de l’entité à travers les effets du
prix du carbone en particulier.
Perspectives de matérialité
Un sujet de développement durable est
matériel quand il rencontre les critères
définis pour la matérialité d’impact, la
matérialité financière ou les deux.
Considération de l’impact sur toutes les parties prenantes concernées
Matérialité
d’impact
« Intérieur
vers
extérieur »
Matérialité
financière
« Extérieur
vers
intérieur »
78
3. CONTEXTE : INFORMATIONS GÉNÉRALES
Figure 3.6. : Parties prenantes identifiées pour la Compagnie du Bois Sauvage
Figure 3.7. : Les parties prenantes identifiées pour le Pôle chocolat
Parties
prenantes
affectées
Parties
prenantes
affectées
Experts
internes
Experts
internes
Experts
externes
Experts
externes
Lecteurs
du Rapport
annuel
Utilisateurs
d’apports de
développement
durable
Auditeurs / Consultants
FSMA
Auditeurs / Consultants
ONG
Fédérations
Autorités
Syndicats
Institutions financières (Banques)
Actionnaires / Investisseurs
Institutions financières (Banques)
Actionnaires / Investisseurs
Clients
Concurrents
Parties prenantes
Équipe Finance
Équipe juridique et Compliance
Équipe RH
Directeur commercial
Opérations, Achats et
Équipe chaîne d’approvisionnement
Responsable Reporting et Communication
Conseil d’entreprise
Employés
Clients
Actionnaires / Investisseurs
Détaillants / Grossistes / Propriétaires
Transporteurs
Fournisseurs / Co-emballeurs
Fermiers cacaoyères
Communautés locales
pratiques de l’industrie. L’analyse de double matérialité a ain-
si permis d’identifier les impacts, risques et opportunités
qui sont matériels pour la Compagnie du Bois Sauvage pour
pouvoir en déduire les sujets ESG correspondants.
L’identification des différentes parties prenantes externes
a été réalisée sur la base des informations disponibles et
des nombreuses interactions avec ces parties prenantes.
La figure 3.6. résume les parties prenantes qui ont été
identifiées pour la Compagnie du Bois Sauvage.
Ces parties prenantes ont été impliquées au travers de
revues de partage de l’analyse de double matérialité.
La figure 3.7. synthétise les différentes parties prenantes
identifiées pour le Pôle chocolat.
L’implication des parties prenantes du Pôle chocolat a été
assurée via des consultations internes et externes.
Au niveau interne, des communications régulières ainsi
que des tours de table sont organisés avec l’ensemble du
personnel afin de partager cette analyse de double maté-
rialité. Les représentants des travailleurs, le management,
le Conseil d’Administration ainsi que des actionnaires ont
également été associés à la démarche.
Au niveau externe, cette analyse de double matérialité a
été partagée avec la majorité des fournisseurs du Pôle cho-
colat qui ont ainsi pu marquer leur adhésion. La démarche
de développement durable est aussi communiquée dans les
boutiques. À cette fin, des formations spécifiques ont été
prévues pour les équipes de vente.
Parties prenantes
Employés
Actionnaires / Investisseurs
Participations
Équipe Finance /
Compliance et Legal / RH
CFO
Directeur Général
Conseil d’Administration
Comité d’audit et de gestion des risques
79
La Compagnie du Bois Sauvage
Nous avons également réalisé une analyse de la chaîne de
valeur, tant en amont qu’en aval, afin de nous assurer que
tous les sujets matériels ont bien été couverts.
Au niveau du Pôle chocolat, l’ensemble de la chaîne de va-
leur a été incluse, de la plantation au consommateur final.
En amont, cette chaîne de valeur se compose de nom-
breux acteurs, de la plantation des fèves de cacao à la
confection des pralines en passant par la production de
la poudre de cacao et du chocolat. Le transport entre ces
différentes étapes a été pris en compte.
Afin de sécuriser ses approvisionnements, le Pôle choco-
lat est propriétaire de sa propre plantation en Équateur.
Par souci de diversification et de sécurité d’approvisionne-
ment, d’autres sources
sont également sollicitées.
En aval, la chaîne de valeur est constituée des boutiques et
des magasins franchisés, ainsi que des consommateurs finaux.
La matérialité d’impact des différents sujets a été déter-
minée pour l’ensemble des entités selon l’échelle détaillée
(figure 3.8.), basée sur la probabilité de l’événement et la
magnitude ou la sévérité de l’impact.
La matérialité financière a aussi été déterminée sur la
base de la probabilité du risque et de la magnitude de
l’impact suivant l’échelle détaillée (figure 3.9.). Tous les
sujets au-dessus du seuil de deux ont été sélectionnés
aussi bien pour la matérialité d’impact que pour la maté-
rialité financière.
Les parties prenantes externes et internes ont été impli-
quées dans l’établissement et la validation de ces évalua-
tions. Cette analyse de double matérialité a notamment
été partagée avec les principaux fournisseurs.
Les sujets analysés au niveau de la Compagnie du Bois
Sauvage incluent ceux identifiés pour le Pôle chocolat ain-
si que des sujets spécifiques relatifs à la gouvernance. La
résilience financière et la création de valeur à long terme
ont été également identifiées comme des sujets matériels.
L’impact ainsi que les risques et les opportunités ont été
identifiés pour l’ensemble de ces sujets matériels. Les res-
ponsables fonctionnels concernés, que cela soit au niveau
des opérations, de la chaîne logistique, des ressources
humaines ou des finances, ainsi que les équipes de déve-
loppement durable ont contribué au processus au travers
de sessions de travail avec le soutien d’experts externes
spécialisés. Cette analyse a aussi fait l’objet d’une revue par
le Comité de direction des différentes entités du Pôle cho-
colat. Les impacts, risques et opportunités identifiés n’ont
pas d’influence sur les actifs et les dettes de la Compagnie
du Bois Sauvage et des entités du Pôle chocolat et aucun
ajustement sur les comptes 2024 n’a ainsi été enregistré.
Cette évaluation a fait l’objet d’une revue par le Comité
d’audit et de gestion des risques et d’une validation par le
Conseil d’Administration en décembre 2023. Une revue a
également eu lieu avec le Conseil d’Administration en mai
2024 qui a confirmé cette validation.
Figure 3.8. : La probabilité de l’événement et la magnitude ou la sévérité de l’impact
Figure 3.9. : La probabilité du risque et la magnitude de l’impact
Sévérité
Échelle
Très
faible
Moyenne
Très
élevée
Portée
Très
faible
Moyenne
Très
élevée
Caractère
irrémédiable
Très
faible
Moyenne
Très
élevée
Probabilité
d’occurrence
Hautement
improbable
Improbable
Possible
Probable
Très
probable
1
2
3
4
5
Magnitude
Faible
Modérée
Élevée
Signifi-
cative
Catastro-
phique
1
2
3
4
5
Probabilité
d’occurrence
Hautement
improbable
Improbable
Possible
Probable
Très
probable
1
2
3
4
5
Score de
matérialité d’impact
Faible
impact
Moyen
impact
Fort
impact
<2
[2:3,5]
>=3,5
Score de
matérialité d’impact
Low
R/O
Medium
R/O
High R/O
<2
[2:3,5]
>=3,5
80
3. CONTEXTE : INFORMATIONS GÉNÉRALES
Figure 3.10. : Les résultats de l’analyse de double matérialité
Élevé
Bas
Bas
Élevé
Environnement
Social
Gouvernance
CBS : double matérialité
Matérialité financière
Matérialité d'impact
Climat et Énergie
Pollution
Biodiversité
et Écosystèmes
Traçabilité
des produits
Gestion des déchets
et Circularité
Corruption
Culture d'entreprise
Travailleurs 'propres'
Protection
des lanceurs d'alerte
Santé et Sécurité
des Consommateurs
Respect de la Vie privée
Travailleurs sur la
chaîne de valeur
La figure 3.10. illustre le résultat de cette analyse de double
matérialité.
Cette analyse a été partagée avec les parties pre-
nantes concernées, y inclus l’équipe opérationnelle de la
Compagnie du Bois Sauvage, le Comité d’audit et de ges-
tion des risques, le Conseil d’Administration et les action-
naires lors de l’Assemblée générale annuelle de 2024.
En ce qui concerne les investissements de la Compagnie
du Bois Sauvage, l’empreinte carbone et les éléments de
gouvernance sont considérés comme des sujets matériels,
tout comme les aspects liés aux travailleurs et la résilience
financière.
Cette analyse de double matérialité a été réalisée pour la
première fois en 2023. Elle fait l’objet d’une actualisation
régulière sur la base de l’implication des parties prenantes.
Les analyses des impacts, risques et opportunités pour l’en-
semble de la chaîne de valeur feront l’objet d’une analyse
plus détaillée au cours des trois prochaines années dans
le cadre de la mise en œuvre de la directive européenne
sur le devoir de vigilance des entreprises en matière de
durabilité. À ce stade, aucune évolution significative n’est
anticipée pour les prochaines années, la quasi-totalité des
sujets ayant été considérés comme matériels.
81
La Compagnie du Bois Sauvage
Dimension
Thèmes de développement
durable
Description - Contenu
Environnement
Climat/Énergie
Le changement climatique, les émissions de gaz à effet de serre et les consommations
d’énergie.
Traçabilité des produits
La capacité à tracer l’origine, les mouvements et les manipulations des matières premières,
de l’emballage et des produits finis.
Pollution
La pollution de l’eau, de l’air et des sols associée à la production et sur la chaîne de valeur
du chocolat.
Biodiversité et
Écosystèmes
L’exploitation et l’usage des sols, le respect de la biodiversité, la reforestation et
l’agroforesterie.
Gestion des déchets et
Circularité
L’utilisation des matières premières et de l’emballage requis pour la production du chocolat
y inclus leur recyclabilité.
Consommation et Usage
d’Eau
Les consommmations et l’utilisation d’eau pour la production de chocolat et de ses
matières premières.
Social
Force de travail
La sécurité et le bien-être des travailleurs ainsi que la diversité, l’inclusion, la formation et le
développement des travailleurs.
Travailleurs sur chaîne de
valeur
Un revenu et niveau de vie décent pour les travailleurs sur la chaîne de valeur, le respect
des droits de l’Homme (y inclus le travail des enfants).
Gouvernance
Corruption
La corruption de fonctionnaires publics ou d’entreprises privées dans l’exécution de leur
mission.
Protection des lanceurs
d’alerte
L’établissement de pratiques et de procédures de lanceurs d’alerte.
Protection de la vie privée
Le respect des règles associées au respect de la vie privée y inclus principalement le RGPD
(Réglement Général sur la Protection des Données).
Culture d’entreprise
L’ensemble des éléments de gouvernance qui permettent de structurer la culture
d’entreprise.
Figure 3.11. : Sujets matériels pour la Compagnie du Bois Sauvage
Environnement
Social
Gouvernance
Climat et Énergie
Travailleurs (y inclus sur la chaîne de valeur)
■ Code de conduite
■ Respect de la Vie privée et Cybersécurité
■ Protection des lanceurs d’alerte
■ Corruption
Autres sujets sur la base de revue annuelle sous forme de Due Diligence
(questionnaire ESG)
Résilience financière création de valeur à long terme
82
Artista à la recherche de partenaires
locaux
Artista poursuit un triple objectif : rendre sa production plus durable, veiller au bien-
être des salariés et garantir un approvisionnement durable de ses ingrédients.
INTERVIEW
Comment évaluez-vous l’année
2024 en matière de durabilité ?
Bart Dero :
Pour Artista, l’année
2023 a été particulièrement im-
portante. Nous avons installé pas
moins de 752 panneaux solaires sur
notre usine, remplacé l’ancien éclai-
rage par des LED permettant ainsi
une économie de 30 % en dépenses
énergétiques.
En 2024, nous avons mis l’accent sur
la chaîne de valeur en nous efforçant
de la garder à un niveau aussi local
que possible. Nous avons choisi un
partenaire local pour le co-pack :
Ijsedal Maatwerkbedrijf à Overijse.
Par sa proximité, un acteur local nous
offre davantage de flexibilité. Ce qui
est extrêmement important pour
Artista, car nous voulons également
être un acteur flexible.
Nous avons également accordé une
attention particulière au transport.
Notre partenaire logistique Kris De
Leeneer ne conduit jamais de camions
vides et nous essayons de planifier de
la manière la plus optimale possible.
De manière générale, je constate que,
même si nous travaillons activement à
rendre nos activités plus durables de-
puis un certain temps, les réglemen-
tations jouent un rôle structurant.
Elles servent de fondement solide sur
lequel nous pouvons ancrer nos ini-
tiatives et nous aident à nous assurer
que nous n’oublions rien.
Vous
collaborez
également
avec le secteur du retail. Quelle
est l’importance de la durabili-
té pour ce type de clients ?
Bart Dero :
En tant que produit ali-
mentaire, le chocolat est déjà soumis
à des réglementations strictes. Il suf-
fit de penser aux règles de l’Agence
fédérale pour la sécurité de la chaîne
alimentaire (AFSCA) ou aux normes
de qualité telles que les British Retail
Consortium Standards (BRC) ou les
International Food Standards (IFS).
Pour garantir la sécurité alimentaire,
il est indispensable de maîtriser par-
faitement la traçabilité des produits.
C’est un premier pas vers la durabi-
lité, mais nous ne nous arrêtons pas
là. Nous optons consciemment pour
Bart Dero, Directeur Général d’Artista
83
La Compagnie du Bois Sauvage
du chocolat certifié via Fairtrade ou
Rainforest Alliance.
Bien évidemment, les détaillants nous
ont posé davantage de questions et
ont formulé davantage de demandes
à ce sujet. Ils ont pris conscience que
leur mission ne se limite pas à la vente
de produits. Ils doivent aussi prendre
leurs responsabilités.
Artista emploie une quaran-
taine de personnes, dont la
plupart
sont
des
ouvriers.
Comment veillez-vous à leur
bien-être ?
Bart Dero :
Il est indéniable que
nos collaborateurs constituent notre
atout le plus précieux. Sans eux, il
nous serait impossible de proposer
les produits chocolatés créatifs qui
font notre renommée.
Concrètement, nous sommes forte-
ment engagés dans la prévention et,
dans ce cadre, nous disposons depuis
2024 d’un conseiller interne en préven-
tion. À cette fin, nous disposons d’un
agent de prévention dédié à mi-temps
dans la perspective de réduire à zéro
le nombre d’accidents du travail, déjà
peu élevé. Nous nous concentrons
aussi sur la prévention des dommages
à long terme. Par exemple, nous en-
courageons nos collaborateurs à uti-
liser des protections auditives quand
ils travaillent et nous les mettons à
disposition. Naturellement, nous res-
pectons toutes les précautions obliga-
toires, comme le port de vêtements
et de chaussures de sécurité.
Enfin, une personne de confiance
est disponible en cas de comporte-
ment inacceptable. Bien que son rôle
soit indispensable, je trouve égale-
ment primordial d’être moi-même à
l’écoute. Je veux que nos collabora-
teurs sachent que ma porte est tou-
jours ouverte et qu’ensemble, nous
veillerons à trouver une solution le
plus rapidement possible.
Il en va de même pour la représenta-
tion des travailleurs. Nous privilégions
en effet un fonctionnement basé sur
la consultation. Nous les informons à
temps des nouveautés, sollicitons leur
avis et en tenons compte. Par ailleurs,
nous prévoyons de mesurer le bien-
être général des collaborateurs via
une enquête.
■
« En 2024, nous avons mis l’accent sur la chaîne de
valeur en nous efforçant de la garder à un niveau
aussi local que possible. »
3. CONTEXTE : INFORMATIONS GÉNÉRALES
84
La production de plastiques biosourcés chez Futerro
3.9. Processus de screening des
investissements ESG
Le processus d’investissement de la Compagnie du Bois
Sauvage est caractérisé par une analyse approfondie des
dossiers d’investissement. Une nouvelle participation doit
pouvoir contribuer à une création de croissance authen-
tique et durable à long terme. Afin d’atténuer les risques
ESG, la Compagnie du Bois Sauvage applique une poli-
tique d’exclusion de certains types d’activités présentant
un risque important en matière de durabilité.
Les entreprises actives dans les secteurs suivants ne sont
ainsi pas considérées lors de potentielles prises de partici-
pation en direct par la Compagnie du Bois Sauvage.
■
Armement :
les entreprises actives dans la pro-
duction d’armements controversés listées par l’ONG
Internal Campaign to Ban Landmines - Cluster Munition
Coalition
■
Charbon :
les entreprises figurant sur la Global Coal
Exit List
■
Entreprises
dont l’activité est controversée (tabac...)
■
L’industrie
des jeux de hasard
■
Énergies
fossiles
En complément de l’analyse financière, une évaluation ESG
des entreprises investies est également réalisée sur la base
d’une grille d’analyse alignée sur les principes de double
matérialité.
3.9.1. ESG illustrations participations
Le processus de screening ESG mis en place s’étend éga-
lement aux participations historiques, garantissant une
cohérence avec ces valeurs et objectifs de la Compagnie
du Bois Sauvage. Les quelques exemples de participations
clés détaillés ci-après illustrent cette démarche. Il est à no-
ter que ces participations n’entrent pas dans le périmètre
du rapportage de la CSRD pour la Compagnie du Bois
Sauvage.
85
La Compagnie du Bois Sauvage
3.9.1.1. Industrie et services
3.9.1.1.1. Galactic
La mission de Galactic est d’offrir des produits sains, sûrs,
durables et de haute qualité. S’appuyant sur le processus
de fermentation, elle a développé une palette de solutions
naturelles innovantes, dont une grande diversité d’antimi-
crobiens naturels, d’acide lactique et de lactates et d’autres
dérivés pour l’industrie alimentaire mondiale. Le dévelop-
pement durable est au cœur des valeurs de Galactic. Cet
engagement se traduit par la recherche constante des res-
sources naturelles les plus appropriées, transformées via
un processus de fermentation à faible impact environne-
mental, afin d’obtenir des produits à haute valeur ajoutée.
En 2024, des actions importantes ont été entreprises
dont l’élaboration d’une feuille de route ESG en vue no-
tamment de la mise en conformité avec la réglementation
CSRD pour 2026. En outre, les empreintes carbone de
l’ensemble des entités en Belgique, aux États-Unis et en
Chine ont été finalisées, tout comme les analyses du cycle
de vie des produits phares du portefeuille.
3.9.1.1.2. Futerro
Pionnière dans le développement de molécules plateformes
et de plastiques biosourcés, Futerro se donne pour mission de
remplacer les plastiques pétrosourcés par des bioplastiques
durables et respectueux de l’environnement, offrant ainsi des
solutions adaptées aux défis d’aujourd’hui et de demain.
Futerro est aujourd’hui la seule entreprise à maîtriser
l’ensemble de la chaîne de production jusqu’au recyclage
du PLA (acide polylactique), une alternative durable aux
plastiques conventionnels. Biosourcé, circulaire, à faible
empreinte carbone et ne générant pas de microplastiques
persistants dans l’environnement, ce bioplastique peut
être utilisé dans un large éventail d’applications de la vie
quotidienne, allant de l’emballage alimentaire au textile en
passant par des applications dans le secteur biomédical.
Renforçant son engagement dans le développement et la
commercialisation de solutions durables, Futerro étend
ses capacités industrielles. Outre ses sites en Asie, l’entre-
prise porte ainsi un ambitieux projet d’investissement en
France, prévoyant la construction d’une bioraffinerie inté-
grée, circulaire et multiproduit incluant la première unité
de production de PLA en Europe. Véritable modèle bioin-
dustriel, ce projet permettra de créer jusqu’à 250 emplois
directs à temps plein et 900 emplois indirects.
3.9.1.1.3. NOOSA et MAASH
NOOSA™ est une entreprise belge innovante, fondée
en 2019 à Bruxelles, qui vise à transformer l’industrie
textile avec ses fibres entièrement biosourcées, circulaires
et recyclables à l’infini grâce à sa technologie brevetée
NOOCYCLE™. Produite à partir de cultures sans OGM,
la fibre NOOSA™ permet de réduire de 30 % les émissions
de CO
2
et de 50 % la consommation d’eau par rapport au
coton conventionnel. En 2024, après avoir obtenu la cer-
tification BCorp, NOOSA™ a renforcé son engagement
durable en poursuivant le développement de son produit
à grande échelle, en collaborant avec des partenaires pour
accélérer la transition vers une économie circulaire et en
offrant une solution innovante pour revaloriser les déchets
textiles à chaque étape de leur cycle de vie.
MAASH
®
est une entreprise alimentaire belge, fondée
en 2021 à Bruxelles, qui révolutionne l’industrie des
protéines avec sa protéine de mycélium, ou mycopro-
téine, Locylia
®
, une alternative durable aux protéines
animales. Issue d’un procédé de fermentation optimisé,
MAASH
®
transforme des sucres à faible valeur ajoutée
en protéines de haute qualité, neutres en goût et en
couleur, avec une texture proche de la viande.
Conçue pour le marché B2B, Locylia® est utilisée par
les industriels alimentaires pour développer des produits
plus durables et performants, répondant aux besoins des
transformateurs de viande et des fabricants de produits
végétariens.
Locylia
®
permet de réduire de 90 % la consommation
d’eau, de 99 % les besoins en surface agricole et de 95
 %
les émissions de gaz à effet de serre par rapport à la pro-
duction de protéines de bœuf. S’appuyant sur trois dé-
cennies de savoir-faire industriel et sur un site dans la ré-
gion Grand Est en France, MAASH
®
prévoit de lancer une
Un laboratoire de Futerro
86
production industrielle en 2026 avec une capacité initiale
de 1,5 kilotonne.
3.9.1.1.4. Vinventions
La durabilité constitue une valeur fondamentale pour
Vinventions, qui s’engage résolument à minimiser son
impact environnemental et à promouvoir des pratiques
durables pour l’ensemble de ses activités. Vinventions
crée des solutions de bouchage respectueuses de l’envi-
ronnement intégrant la gestion des déchets en fin de vie
du produit. Les produits de Vinventions sont fabriqués à
partir de matières premières renouvelables, circulaires ou
biodégradables et conçus pour être recyclés. En donnant
la priorité à la durabilité, Vinventions contribue activement
à un avenir plus durable pour l’industrie.
Différentes initiatives en faveur du développement durable
peuvent être épinglées en 2024 :
■
réalisation d’une matrice de double matérialité
■
collecte privée de 100 tonnes de bouchons
■
certification Net Zero Plastic to Nature pour Nomacorc
Blue Line
■
partenariat avec Second Life pour la collecte de 50
tonnes de déchets plastiques
■
lancement de Nomacorc POPS, premier bouchon pour
vins effervescents affichant une empreinte carbone
nette neutre
■
lancement de Vintop Infinite, première capsule à vis uti-
lisant l’impression numérique et non l’impression offset
■
électricité 100 % verte sur les sites de Thimister et
Rivesaltes
■
vaste programme de formation au leadership par la so-
ciété Unicorn
■
programme de formation des nouveaux arrivants ren-
forcé sur le site de Thimister
Le site de production de Futerro
Le site de production de Vinventions
3. CONTEXTE : INFORMATIONS GÉNÉRALES
87
La Compagnie du Bois Sauvage
Les produits de Vinventions sont fabriqués à partir de matières premières renouvelables, circulaires ou biodégradables et conçus pour être recyclés.
3.9.1.2. Immobilier
La Compagnie du Bois Sauvage s’est associée à Besix Red
pour un projet immobilier d’envergure, Praça de Espanha,
prévoyant la construction de 280 appartements.
Besix Red a toujours placé la durabilité au cœur de ses acti-
vités. Un engagement qui s’est matérialisé par la publication
d’un premier rapport ESG en 2024. Ce dernier a permis
de mettre en lumière des avancées majeures comme la
finalisation de l’analyse de double matérialité ainsi que l’éla-
boration d’une feuille de route de décarbonation pour ses
activités. L’entreprise a également procédé à une analyse
de l’empreinte carbone du projet Praça de Espanha.
88
89
La Compagnie du Bois Sauvage
G, S et E, les piliers de la
Compagnie du Bois Sauvage
Un rapport de développement durable CSRD s’articule classiquement
suivant les trois dimensions fondamentales E, S et G. La Compagnie du
Bois Sauvage ne déroge pas à la règle, même si un ordre alternatif G, S
et E aurait également été tout à fait approprié.
G
En tant que société holding, la Compagnie du Bois Sauvage accorde naturellement une
attention particulière à la gouvernance. Elle vise une durabilité à long terme grâce à
une gestion rigoureuse, des investissements responsables et des initiatives stratégiques
axées sur le développement durable pour les entreprises dans lesquelles elle investit.
Elle se positionne ainsi comme un acteur solide et éthique, conscient de l’impact de ses
décisions sur la société et l’environnement.
S
Une société holding porte également une responsabilité envers les personnes qu’elle
emploie directement et indirectement, y compris via tous ses fournisseurs. À travers ses
initiatives sociales, la Compagnie du Bois Sauvage démontre qu’elle n’a pas pour seule
ambition de réaliser des bénéfices, mais aspire également à générer un impact social
positif. L’inclusion, la diversité et la responsabilité sociale figurent parmi ses priorités
essentielles, aussi bien en interne qu’au sein de la société au sens large.
E
Naturellement, la Compagnie du Bois Sauvage s’engage aussi activement dans la tran-
sition vers une économie bas carbone et la lutte contre le changement climatique. Elle
contribue ainsi à l’action climatique mondiale et s’engage pleinement dans la réduction
de ses émissions de CO
2
avec comme objectif d’atteindre la neutralité carbone à l’ho-
rizon 2050.
90
91
La Compagnie du Bois Sauvage
Informations
Environnementales
4.
92
4. INFORMATIONS ENVIRONNEMENTALES
4.1. Le changement climatique
Sur la base de l’analyse de double matérialité, le chan-
gement climatique a été identifié comme le sujet le plus
important au niveau environnemental pour les activités
de la Compagnie du Bois Sauvage et du Pôle chocolat.
Des politiques ont ainsi été mises en place afin de définir
des méthodes de calcul et de suivi de l’empreinte car-
bone de la Compagnie du Bois Sauvage et du Pôle cho-
colat. Cette démarche s’inscrit pleinement dans l’objectif
de respecter l’Accord de Paris sur le climat.
Ces politiques précisent également la manière dont les
risques liés au changement climatique sont évalués suivant
les différents scénarios établis par le Groupe d’experts in-
tergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Les
fournisseurs concernés ont été impliqués dans cette analyse
des risques, notamment à travers leur engagement dans l’ana-
lyse de double matérialité. Les principaux risques identifiés
concernent les risques de transition et les risques de marché.
Concernant les risques de transition, la Commission eu-
ropéenne a instauré une nouvelle réglementation contre
la déforestation (EUDR) afin de répondre aux impacts
du changement climatique. Elle concerne directement
la chaîne d’approvisionnement du Pôle chocolat et tout
particulièrement les producteurs de cacao et d’emballages
produits à partir de bois. L’impact de cette nouvelle régle-
mentation est détaillé au point 4.3.
En ce qui concerne les risques de marché, le changement
climatique influence le rendement des plantations et les
cours du cacao qui y sont liés.
Cette analyse des risques a servi de base pour le test de
résilience mené en 2024 sur la chaîne de valeur en tenant
compte des différentes sources d’approvisionnement, y
compris la plantation en Équateur et les sources privilé-
giées de nos fournisseurs au Ghana et en Côte d’Ivoire.
Ce test de résilience couvre les différents horizons tem-
porels : court, moyen et long terme, soit de 2030 à 2085.
Il a été réalisé avec un support externe, permettant d’ac-
céder aux bases de données les plus fiables, notamment
de la Food and Agriculture Organisation (FAO). Un mo-
dèle sophistiqué a été utilisé pour évaluer l’impact du
changement climatique sur le rendement de différentes
cultures agricoles, dont le cacao.
L’ensemble des scénarios prévus par le GIEC ont été pris
en compte, parmi lesquels 3 scénarios ont été particuliè-
rement étudiés.
■
Scénario 1 (< 2 °C) :
une hausse des températures
inférieure à 2 °C d’ici 2030. Ce scénario est compatible
avec l’Accord de Paris visant à limiter le réchauffement
climatique à 1,5 °C.
■
Scénario 2 (2,4 °C) :
un scénario modéré basé
sur une augmentation des températures de 2,4 °C à
l’horizon 2050.
■
Scénario 3 (> 4 °C) :
un scénario à fortes émissions
où le réchauffement climatique excède 4 °C d’ici 2085.
Les conclusions de cette analyse indiquent que les zones
de plantation en Équateur deviennent progressivement plus
adaptées à la culture du cacao tout au long de la période,
tandis que le Ghana et la Côte d’Ivoire conservent un niveau
de convenance stable pour cette culture.
Afin de garantir la résilience de son modèle d’affaires, le
Pôle chocolat vise à finaliser en 2025 un plan de transition,
en collaboration avec les parties prenantes concernées. Ce
plan s’articule autour de trois axes principaux.
Premièrement, le Pôle chocolat maintient et développe
des sources d’approvisionnement diversifiées entre les dif-
férentes régions de production afin de limiter sa vulnérabi-
lité aux impacts du changement climatique.
Deuxièmement, ce plan de transition vise un objectif
de réduction des émissions des scopes 1 et 2 de 4,2 %
par an. Pour le scope 3, la Compagnie du Bois Sauvage
et le Pôle chocolat ciblent l’engagement de plus de
70 % des fournisseurs (en termes de volume de coût) dans
un plan de réduction aligné avec l’Accord de Paris.
Pour pouvoir définir ces objectifs, la Compagnie du Bois
Sauvage et le Pôle chocolat ont entrepris un projet d’en-
vergure afin de pouvoir établir les empreintes carbone des
différentes entités pour les années 2023 et 2024.
Le tableau 4.1. détaille l’empreinte carbone de la
Compagnie du Bois Sauvage et du Pôle chocolat. Les
projets immobiliers contrôlés par la Compagnie du Bois
Sauvage sont également intégrés, c.-à-d. Chmielna, Praça
de Espanha I/II et Plaine 17.
Tout comme pour l’ensemble du secteur du chocolat, la
majorité des gaz à effet de serre est constituée par les
émissions indirectes intégrées dans le scope 3 associées
aux achats de matières premières.
Sur la base de cet inventaire, les objectifs de réduction ont
été établis en collaboration avec les équipes multidiscipli-
naires concernées et validés par le Comité d’audit et de
gestion des risques ainsi que le Conseil d’Administration
93
La Compagnie du Bois Sauvage
Tableau 4.1. : Émissions de GES
Empreinte carbone 2024 - Objectifs et jalons clés
Émissions de GES (tCO
2
eq)
Pourcentage
(%)
TOTAL Émissions
financées et propres
à CBS 2024 (*)
2025
2030
2050
Scope 1
1,0 %
1 738
-4,2 %
-23,6 %
Neutralité
carbone
Émissions directes de GES de combustion stationnaire
692
Émissions directes de GES de combustion mobile
318
Fuites et émissions fugitives
728
Scope 2
0,9 %
1 505
-4,2 %
-23,6 %
Neutralité
carbone
Émissions directes de GES basées sur la localisation
1 505
Émissions directes de GES basées sur le marché
Scope 3
98 %
169 260
na
> 70 %
Fournisseurs
(*) engagés
dans une
trajectoire
alignée avec
l’Accord de
Paris
Neutralité
carbone
1. Achats de biens et services
59,6 %
100 822
2. Investissements
9,8 %
16 616
3. Activités liées au fuel et à l’énergie
727
4. Transport et distribution en amont
2,9 %
4 847
5. Déchets générés dans les opérations
556
6. Voyages d’affaires
514
7. Déplacements des travailleurs
1 913
8. Actifs leasés en amont
0
9. Transport en aval
2,1 %
3 634
10. Traitement des produits vendus
0
11. Utilisation des produits vendus
2
171
12. Traitement de fin de vie des produits vendus
2 906
13. Actifs leasés en aval
0
14. Franchises
4,0 %
6 803
15. Investissements
16,4 %
27 751
TOTAL Émissions de GES 2024
172 503
TOTAL Émissions de GES 2023
161 986
(*) Incluant les éliminations inter-sociétés et le % de participation
(**) Mesuré en terme de volume de coût
Tableau 4.2. :
Répartition des émissions de GES 2024
Tableau 4.3. :
Principaux points sensibles de la Compagnie du
Bois Sauvage
■ scope 1
■
scope 2
■
scope 3
■
transport et distribution en aval
■
achats de biens et services
■
biens d’équipement
■
transport et distribution en amont
■ Investissements
98 %
172 K
60 %
10 %
2 %
3 %
172 K
16 %
94
des entités respectives. L’année 2024 sert d’année de ré-
férence, étant considérée comme représentative. Le péri-
mètre de consolidation pris en compte pour fixer les ob-
jectifs est
constant pendant toute la période envisagée. Il
est à noter qu’aucune émission ne provient de mécanismes
d’échanges régulés.
Ces équipes multidisciplinaires, comprenant le développe-
ment durable, la chaîne logistique, l’innovation, les opé-
rations et les finances, ont identifié des actions réparties
autour de 6 priorités.
4.1.1. Priorité 1 : Garantir un réseau
d’approvisionnement exempt de
déforestation, y compris la plantation en
Équateur
Dans le cadre de la mise en conformité avec la réglemen-
tation EUDR, l’ensemble des fournisseurs du Pôle cho-
colat ont été sensibilisés afin de garantir leur conformité
pour le 1
er
janvier 2026 au plus tard.
Un travail de dili-
gence a également été mené au niveau de la plantation en
Équateur afin de démontrer qu’elle n’a pas été responsable
de déforestation.
Le Pôle chocolat s’engage ainsi à fournir des produits
n’ayant pas contribué à la déforestation. Ce qui nécessite
la mise en place d’un système de traçabilité et d’évaluation
des risques tout au long de la chaîne de valeur. Un plan
d’engagement a ainsi été initié auprès de l’ensemble des
fournisseurs afin de sécuriser la mise en conformité avec
la réglementation EUDR pour l’ensemble de la chaîne de
valeur.
Dans les années à venir, l’absence de déforestation au sein
des chaînes d’approvisionnement se reflétera également
sur l’empreinte carbone.
4.1.2. Priorité 2 : Engagement de nos
fournisseurs en vue d’atteindre les objectifs
de l’Accord de Paris
Le scope 3 représentant plus de 95 % de nos émissions,
notre approche de décarbonation commence par nos
Le site de production de Neuhaus
4. INFORMATIONS ENVIRONNEMENTALES
95
La Compagnie du Bois Sauvage
fournisseurs. Nous attendons ainsi d’eux qu’ils réduisent
leur empreinte carbone afin de contribuer à notre objec-
tif de neutralité à l’horizon 2050. Cette démarche inclut
des initiatives à l’impact tangible et mesurable, telles que
Science Based Target Initiative (SBTi), visant à ce que des
fournisseurs représentant plus de 70 % de notre base de
coûts s’engagent sur une trajectoire de décarbonation
conforme à l’Accord de Paris.
4.1.3. Priorité 3 : Énergie
Réduire notre consommation énergétique est un élément
clé de la stratégie de décarbonation. Des actions impor-
tantes ont été entreprises pour améliorer l’efficacité éner-
gétique, notamment grâce à l’isolation des bâtiments et au
passage à l’éclairage LED. Des panneaux solaires ont aussi
été installés sur l’ensemble des entités du Pôle chocolat.
Afin de décarboner davantage nos sources d’approvision-
nement, le passage à des contrats de fourniture d’énergie
verte est notamment envisagé.
Le tableau 4.4. résume l’inventaire de la consommation
énergétique des différentes entités. Au niveau de l’inten-
sité du carbone, le chiffre d’affaires utilisé correspond aux
données reprises dans la note 3 des états financiers pour
le Pôle chocolat.
4.1.4. Priorité 4 : Emballage
Outre le cacao, la réglementation EUDR concerne aus-
si le bois utilisé pour l’emballage. La mise en conformité
nécessite ainsi une plus grande traçabilité et des investis-
sements dans des solutions alternatives certifiées Forest
Stewardship Council (FSC) ou biodégradables. Notre ap-
proche en matière d’emballage inclut aussi une réduction
drastique des plastiques à usage unique afin de tendre vers
100 % d’emballages recyclables.
4.1.5. Priorité 5 : Écoconception des
produits
Le recours à des produits naturels contribue aussi à réduire
notre empreinte carbone dès la conception du produit. Le
développement de pralines avec La Maison Dandoy en est
une bonne illustration. La volonté de réduire l’empreinte
carbone est ainsi prise en considération dès la conception
du produit.
4.1.6. Priorité 6 : Transport et logistique
Des actions ont été initiées afin d’optimiser et de réduire
les flux de transport sur l’ensemble de la chaîne de valeur
pour les différentes entités et promouvoir des modes de
transport plus verts. Ces dernières années, la relocalisation
des activités de co-packing en Belgique a permis de réduire
significativement les flux logistiques.
Tableau 4.4. : Consommations énergétiques consolidées 2024
Total
Consommation énergétique et mix
(1) Consommation de combustibles issus du charbon et des produits du charbon (MWh)
0
(2) Consommation de carburant provenant du pétrole brut et des produits pétroliers (MWh)
0
(3) Consommation de combustibles provenant du gaz naturel (MWh)
864
(4) Consommation de combustibles d’autres sources fossiles (MWh)
1 708
(5) Consommation d’électricité, de chaleur, de vapeur et de refroidissement achetés ou acquis à partir de sources fossiles (MWh)
0
(6) Consommation totale d’énergie fossile (MWh) (calculé sur la base de la somme des lignes 1 à 5)
2 571
Part des sources fossiles dans la consommation totale d’énergie (%)
21 %
(7) Consommation d’énergie nucléaire (MWh)
7 064
Part de la consommation d’origine nucléaire dans la consommation totale d’énergie (%)
59 %
(8) Consommation provenant de carburant pour les sources renouvelables y compris la biomasse (MWh)
223
(9) Consommation d’électricité, de chaleur, de vapeur et de refroidissement achetés ou acquis à partir de sources renouvelables (MWh)
565
(10) Consommation d’énergie renouvelable autoproduite sans carburant (MWh)
1 550
(11) Consommation totale d’énergies renouvelables (MWh) (calculé comme la somme des lignes 8 à 10)
2 338
Part des sources renouvelables dans la consommation totale d’énergie (%)
20 %
Consommation énergétique totale (6/7/11) (Mwh)
11 973
Production d’énergie non renouvelable (Mwh)
0
Production d’énergie renouvelable (Mwh)
2 083
Intensité énergétique par revenu net (MWh/euro)
0,043
96
4. INFORMATIONS ENVIRONNEMENTALES
La « Hosting box » de Neuhaus : rechargeable et durable
En parallèle, des actions continues sont menées afin
d’améliorer la qualité des données et de limiter le nombre
d’estimations et d’extrapolations.
Au cours de l’année 2024, des ressources importantes ont
été dédiées pour réaliser ces empreintes carbone et per-
mettre ainsi de pouvoir établir une feuille de route de dé-
carbonation
dès 2025 sur la base d’un inventaire de GES
robuste.
Cela représente au total un budget de dépenses opéra-
tionnelles de plus de 250 000 euros, comprenant notam-
ment le projet de mise en conformité avec la CSRD et
l’élaboration des empreintes carbone des entités.
Les dépenses en capital pour supporter de manière di-
recte ou indirecte les différentes initiatives de décarbo-
nation (panneaux solaires...) ont représenté des budgets
significatifs lors des deux dernières années.
Notre plan de transition inclut l’engagement de nos four-
nisseurs dans des pratiques agricoles durables, telles que
l’agroforesterie, la réduction des engrais et l’utilisation de
techniques d’économie d’eau. Des pratiques agricoles du-
rables sont également mises en œuvre au sein de la planta-
tion en Équateur comme indiqué au point 4.3.
Ce plan fait partie intégrante de la stratégie ESG de la
Compagnie du Bois Sauvage et du Pôle chocolat (voir
point 3.7.).
Ces initiatives ont été approuvées par le Comité d’audit
et de gestion des risques et le Conseil d’Administration
de la Compagnie du Bois Sauvage et des entités du Pôle
chocolat.
4.1.7. Taxonomie
L’Union européenne (UE) s’est dotée d’un plan de réduc-
tion de ses émissions de gaz à effet de serre qui devrait
la conduire à la « neutralité carbone » à l’horizon 2050,
avec un jalon intermédiaire à -55 % en 2030 par rapport
aux niveaux de 1990. Pour y parvenir, l’UE a mis en place
une initiative réglementaire ambitieuse (EU Taxonomy
Regulation 2020/852) pour aider les sociétés à se tourner
vers des projets et activités durables. Pour définir ce qui
est durable, la Commission européenne a élaboré un cata-
logue – taxonomie européenne – d’activités économiques,
chacune assortie de critères permettant de déterminer
si une activité contribue de manière substantielle à une
économie durable.
Les 6 objectifs environnementaux de la taxonomie euro-
péenne sont les suivants :
■
Atténuation du changement climatique
■
Adaptation au changement climatique
■
Utilisation durable et protection des ressources aqua-
tiques et marines
■
Transition vers une économie circulaire
■
Prévention et contrôle de la pollution
■
Protection et restauration de la biodiversité et des
écosystèmes
En juin 2021, la Commission a adopté le ‘Climate
Delegated Act’ établissant les critères d’examen tech-
nique pour les activités qui contribuent substantiellement
aux objectifs d’atténuation du changement climatique et
d’adaptation au changement climatique. Conformément
à l’Environmental Delegated Act, la Compagnie du
Bois Sauvage a aussi considéré l’ensemble des objectifs
de la taxonomie européenne comme indiqué dans le
tabeau 4.5.
La Compagnie du Bois Sauvage a donc évalué quelles acti-
vités sont répertoriées dans la taxonomie et peuvent être
classées comme « éligibles à la taxonomie » et « alignées
sur la taxonomie ».
Le Règlement « Taxonomie 2020/852 » est, à cet égard,
complété par un acte délégué du 6 juillet 2021 (Règlement
2021/2178) qui précise le contenu et la présentation des
informations à publier à ce sujet.
La Compagnie du Bois Sauvage a donc déterminé le chiffre
d’affaires, les dépenses d’exploitation (OpEx) et les dé-
penses d’investissement (CapEx) associés à ces activités.
Sous réserve de remplir certains critères à savoir la contri-
bution substantielle à au moins un objectif environnemen-
tal en ne causant pas de dommages significatifs aux autres
objectifs environnementaux, et le respect de garanties
97
La Compagnie du Bois Sauvage
Figure 4.5. : Les objectifs de la taxonomie européenne
Adaptation
au changement climatique
Transition
vers une économie circulaire
Protection et restauration
de la biodiversité et des écosystèmes
Atténuation
du changement climatique
Utilisation durable et protection
des ressources aquatiques et marines
Prévention et contrôle
de la pollution
2
4
6
1
3
5
sociales minimales, les activités seront classées comme ali-
gnées sur la taxonomie.
La Compagnie du Bois Sauvage a analysé la taxonomie eu-
ropéenne. Sur la base des informations existantes, elle a
constaté que sa principale activité, à savoir la fabrication et
la vente du chocolat, ne figure pas dans la liste des secteurs
d’activité actuellement couverts par la taxonomie comme
jouant un rôle clé dans la réalisation des objectifs liés au
climat et à l’environnement. Dès lors, le pourcentage des
trois indices (revenus, OpEx et CapEx) des activités étant
éligibles et alignés sur la taxonomie est de 0 %. Au niveau
des OpEx, la Compagnie du Bois Sauvage a utilisé la ca-
tégorie des OpEx comme définie par la taxonomie euro-
péenne. Ceci inclut les dépenses associées à la recherche
et au développement ainsi que les dépenses de mainte-
nance et réparation et les dépenses de leasing à court
terme. Au niveau des CapEx, une évaluation a également
été faite des CaPex éligibles à la catégorie C au niveau de
la Compagnie du Bois Sauvage. Sur cette base, aucun mon-
tant significatif n’est à mentionner. Une description plus
détaillée sera fournie lorsque la taxonomie sera plus com-
plète et inclura l’activité principale du Groupe Compagnie
du Bois Sauvage.
Enfin, l’annexe I, section 1.2 du Règlement délégué
2021/2178, définit diverses informations qui doivent ac-
compagner les indices de performance. Étant donné que
les activités de la Compagnie du Bois Sauvage sont consi-
dérées comme non éligibles à la taxonomie et que les trois
indices mentionnés ci-dessus sont éligibles à la taxonomie
à 0 % (et alignés sur la taxonomie à 0 %), la plupart de ces
informations sont considérées comme non pertinentes et,
par conséquent, aucun détail supplémentaire n’est fourni
au-delà des tableaux obligatoires intégrés dans les annexes.
98
C’est le nombre de mégawatts-heure produits par les panneaux solaires déployés
sur les bâtiments de Neuhaus, Jeff de Bruges et Artista à la fin de 2024. Au total,
2 610 panneaux solaires ont été installés. L’énergie verte ainsi produite a permis de
réduire significativement les émissions de CO
2
.
2 083
Le site de production de Neuhaus, recouvert de panneaux solaires
99
La Compagnie du Bois Sauvage
Les émissions de CO
2
du chocolat doivent
être mises en perspective
À première vue, les émissions de CO
2
du chocolat peuvent surprendre. Il est toutefois
indispensable de s’attarder sur la méthode de calcul pour mieux en appréhender les
résultats.
FOCUS
Le calcul des émissions de CO
2
d’un
produit est un processus en constante
évolution, y compris pour le choco-
lat. L’un des rares modèles actuelle-
ment utilisables à cette fin est la base
de données Agribalyse, développée
par l’institut de recherche français
ADEME, en collaboration avec le gou-
vernement et l’industrie alimentaire
hexagonaux notamment.
Cette base de données fournit des
informations sur les émissions de
CO
2
des produits agricoles, en tenant
compte des étapes de production, de
transformation et de transport.
En soi, l’existence d’une telle source est
une bonne nouvelle. Mais il est regret-
table qu’il n’y ait qu’une seule base de
données disponible. En effet, ce mo-
dèle se concentre fortement sur cer-
tains éléments liés à la chaîne de valeur
du chocolat. En particulier, le calcul
d’Agribalyse accorde une part excep-
tionnellement importante (environ
90 %) à l’impact de la déforestation.
Il ne fait aucun doute que la défores-
tation a une influence significative.
Cependant, une part de plus en plus
importante de la production de cacao
n’est pas issue de la déforestation.
Par exemple, la plantation soutenue
par la Compagnie du Bois Sauvage
en Équateur n’a fait l’objet d’aucune
déforestation comme le montrent les
éléments rassemblés pour se prépa-
rer à la mise en conformité avec la
réglementation EUDR. De plus, les
différentes entités de la Compagnie
du Bois Sauvage recherchent des
producteurs adoptant des pratiques
similaires.
En conséquence, le calcul des émis-
sions de CO
2
ne reflète pas juste-
ment la réalité pour les producteurs
qui utilisent du cacao ne provoquant
pas de déforestation. C’est pour-
quoi la Compagnie du Bois Sauvage
met tout en œuvre pour disposer le
plus rapidement possible de facteurs
d’émission provenant directement des
fournisseurs ainsi que de sa propre
plantation.
■
100
« Vouloir s’efforcer d’avoir un impact social positif
sur la consommation d’énergie, la déforestation ou la
consommation de matériaux d’emballages est essentiel
pour réduire les émissions de CO
2
. Mais ce qui nous
a permis de véritablement progresser en matière de
rapportage entre 2023 et 2024, c’est l’amélioration
des données disponibles. Avec davantage de sources et
des données plus fiables, la transparence s’en trouve
considérablement renforcée. »
Nele De Ras, Business et Sustainability Controller, Neuhaus
La plantation de cacao en Équateur
101
La Compagnie du Bois Sauvage
4.2. Pollution
L’impact des activités du Pôle chocolat et de ses chaînes
d’approvisionnement en termes de pollution de l’air, de
l’eau et des sols a été identifié comme un sujet matériel.
Cet impact a été évalué sur la base de consultations in-
ternes avec les responsables fonctionnels concernés et
externes avec les fournisseurs impliqués dans la chaîne de
valeur. La Compagnie du Bois Sauvage et le Pôle choco-
lat sont résolus à garantir le respect des normes les plus
strictes en matière de pollution de l’air, de l’eau et des sols.
Les politiques établies par la Compagnie du Bois Sauvage
et toutes les entités du Pôle chocolat couvrent l’ensemble
des impacts, risques et opportunités identifiés. La pol-
lution générée à différentes étapes de la production du
chocolat ainsi que tout au long de la chaîne de valeur, en
amont comme en aval, est intégralement prise en compte
par ces politiques.
L’objectif est ainsi de diriger les efforts du Pôle chocolat
vers une meilleure durabilité sur le plan environnemental,
une conformité réglementaire exemplaire et une respon-
sabilité sociétale renforcée, tout en contribuant à l’objectif
de développement durable (ODD) 12 sur la consomma-
tion et la production responsables.
Au niveau de la chaîne de valeur, les principaux impacts
négatifs en termes de pollution de l’air sont associés au
transport tant en amont qu’en aval. Ces impacts sont éva-
lués dans le cadre du processus de diligence mis en place
et décrit au point 3.5. Ce processus a été mis en place
récemment et n’a pas révélé de changements matériels à
ce jour. La pollution des sols concerne principalement des
activités en amont de la chaîne de valeur et l’impact po-
tentiel sur les plantations. Le sujet de la pollution de l’eau
implique aussi essentiellement les activités en amont. À
noter qu’aucune substance préoccupante ou à très haut
niveau de préoccupation n’a été identifiée tout au long de
la chaîne de valeur qui serait susceptible d’être domma-
geable pour le consommateur. Les risques associés à la
pollution sont ainsi principalement d’ordre légal et liés à
l’évolution de la législation européenne visant à atteindre
l’objectif de « zéro pollution » de l’air, de l’eau et des sols.
Afin de limiter ces risques, le respect des normes de pol-
lution fait partie intégrante des exigences imposées aux
fournisseurs du Pôle chocolat dans le cadre du Code de
conduite. Au niveau de la plantation, des mesures sont
mises en place pour améliorer la qualité des sols et éviter
la pollution de l’eau. L’objectif est de garantir la conformité
avec les normes de pollution de l’air, de l’eau et des sols en
vigueur pour le Pôle chocolat et sa chaîne de valeur. À ce
jour, aucun objectif quantitatif spécifique n’a été défini en
termes de seuil à atteindre pour les différentes formes de
pollution en dehors du respect des exigences légales. Les
seuils écologiques à respecter sont conformes aux diffé-
rentes normes en vigueur dans les pays concernés.
Les incidents environnementaux sont aussi couverts par
le rapportage des incidents mis en place pour la chaîne de
valeur. Au niveau opérationnel, les responsables veillent au
respect de ces politiques et le suivi des actions est régu-
lièrement partagé avec le Comité d’audit et de gestion des
risques et le Conseil d’Administration des entités concer-
nées de la Compagnie du Bois Sauvage. Il n’y a pas eu
de dépenses opérationnelles ou en capital associées à des
incidents liés à la pollution en 2024.
Cette approche fait l’objet d’une amélioration continue
grâce notamment à l’engagement des fournisseurs impli-
qués tout au long des chaînes d’approvisionnement.
4. INFORMATIONS ENVIRONNEMENTALES
102
7
initiatives pour des sites de production
plus verts
La production de chocolat et de pralines nécessite beaucoup d’énergie et d’eau. Pour
Neuhaus, Jeff de Bruges et Artista, la réduction de ces besoins est une priorité afin de
limiter leur empreinte environnementale.
1.
Mesurer, c’est savoir
Pour savoir où agir, il est indispensable
d’identifier les principales sources
d’émissions. C’est pourquoi Neuhaus
et Jeff de Bruges ont procédé à un au-
dit énergétique complet. Ces analyses
leur ont permis de sélectionner les
actions les plus efficaces pour réduire
leur consommation d’énergie.
2.
Panneaux solaires
La production de chocolat et de pra-
lines nécessite beaucoup d’énergie.
Plus cette énergie est renouvelable,
mieux c’est pour l’environnement.
Neuhaus et Artista ont ainsi procédé
à l’installation des panneaux solaires
sur le toit de leur site de production.
De son côté, Jeff de Bruges, qui ne
dispose pas de site de production
propre, a fait le choix d’installer des
panneaux solaires sur le toit de son
siège social dans le but d’améliorer
son indépendance énergétique.
Ces panneaux fourniront entre 25 %
et 30 % des besoins en électricité des
sites en 2025.
3.
Isolation et chauffage
Réduire l’empreinte de la consom-
mation énergétique passe aussi par
une diminution des besoins. À cette
fin, Neuhaus a investi massivement
dans l’isolation du toit de son site de
production.
De son côté, Artista a installé un
nouveau système de chauffage plus
économique pour ses bureaux, une
chaudière plus écologique et des es-
paces sociaux.
Jeff de Bruges, dans le cadre du
réaménagement de ses espaces de
bureaux, a également amélioré son
isolation dans le double objectif de ré-
duire sa consommation et d’optimiser
le confort de travail.
4.
Réduction des besoins et
réutilisation de l’eau
L’eau est un élément clé dans la fabri-
cation de pralines et de chocolat, no-
tamment pour le nettoyage des lignes
de production. Ce processus génère
des résidus sous forme de boue, qui
est de plus en plus séparée en matière
solide et en eau. La partie solide reste
un déchet, mais l’eau peut être puri-
fiée et réutilisée.
5.
Éclairage LED
En 2023, l’ensemble des systèmes
d’éclairage des sites a été rempla-
cé par des LED. Cette technolo-
gie est à la fois plus économe en
énergie et plus durable. Et en ce
qui concerne les magasins, Jeff de
Bruges est passé en LED pour
ses succursales et ses locataires-
gérants et a incité les magasins fran-
chisés à le faire également ; désormais
le réseau est à plus de 80 % en LED.
6.
Réduction des déchets
Bien que cela n’influence pas directe-
ment la consommation d’énergie, limi-
ter les déchets permet de réduire les
besoins énergétiques liés à leur trans-
port et leur traitement.
7.
Nouvelles lignes de
production
Enfin, le renouvellement des lignes de
production permet aussi de réduire
efficacement l’empreinte environne-
mentale de l’activité. Les nouvelles ma-
chines sont généralement plus perfor-
mantes sur le plan énergétique et plus
efficientes au niveau de l’utilisation des
matières premières, ce qui permet de
générer moins de déchets.
■
LISTICLE
Le site de production de Neuhaus, recouvert
de panneaux solaires
103
La Compagnie du Bois Sauvage
4.3. Biodiversité et
écosystèmes
Les politiques établies par la Compagnie du Bois Sauvage
et l’ensemble des entités du Pôle chocolat couvrent l’en-
semble des impacts, risques et opportunités associés à la
biodiversité et l’utilisation des sols, y compris les risques
systémiques. Ces politiques incluent les actions mises en
œuvre pour honorer notre engagement « zéro déforesta-
tion » et promouvoir des pratiques durables en matière
d’utilisation des sols. Elles s’appliquent tant à nos fournis-
seurs tout au long de la chaîne de valeur qu’à la plantation
en Équateur et visent également à garantir une traçabilité
de l’ensemble de nos fèves.
À noter que la Compagnie du Bois Sauvage n’opère pas
dans des zones sensibles pour la biodiversité et n’a pas
d’impact sur des espèces menacées. Un inventaire de ces
sites a été réalisé pour chaque entité.
Sur la base de l’analyse de double matérialité, le principal
impact en matière d’utilisation des sols au sein des chaînes
d’approvisionnement concerne le risque de déforestation.
Ce dernier résulte de la culture de fèves de cacao et de
l’utilisation de papier ou carton pour les emballages. Par
ailleurs, l’utilisation d’aluminium pour les boîtes d’embal-
lage représente également un impact négatif significatif qui
est abordé à travers les différentes actions prises pour li-
miter l’impact environnemental de nos emballages.
L’entrée en vigueur de la nouvelle législation européenne
contre la déforestation (EUDR) a été reportée de dé-
cembre 2024 à janvier 2026. Suivant cette réglementation,
les entreprises doivent s’assurer que les produits mis sur le
marché ne contribuent pas à la déforestation tout au long
de la chaîne de valeur et que leur production respecte les
législations locales.
Dans le cadre de la mise en conformité avec cette nou-
velle législation, une analyse d’évaluation des risques pour
l’ensemble des fournisseurs de la chaîne de valeur du Pôle
chocolat a été réalisée.
Cette analyse des risques, ainsi que les actions anticipées
pour répondre aux exigences de la législation, vont per-
mettre d’accélérer la certification que l’ensemble de nos
chaînes d’approvisionnement ne contribuent pas à la dé-
forestation. La réglementation EUDR impose aux entre-
prises de fournir des documents de diligence raisonnable
pour chaque livraison, attestant ainsi de leur conformité.
104
4. INFORMATIONS ENVIRONNEMENTALES
Afin d’impliquer l’ensemble des fournisseurs, le Code de
conduite qui leur est soumis inclut également le respect
de la législation contre la déforestation.
Des moyens importants ont été mobilisés pour assurer
cette mise en conformité, avec un budget de dépenses
opérationnelles de 250 000 euros alloué à cette initiative
en 2024/2025. Au vu de l’avancement du projet, aucun
montant significatif n’est prévu pour les années posté-
rieures à 2025.
L’objectif de la Compagnie du Bois Sauvage et du Pôle cho-
colat est de garantir que leurs chaînes de valeur et leurs
chaînes d’approvisionnement ne causent pas de défores-
tation. Un système de signalement des incidents a été mis
en place avec les fournisseurs concernés afin de suivre les
non-conformités et de les résoudre. Ces incidents sont
rapportés par l’équipe de la chaîne logistique au Comité
de direction, au Comité d’audit et de gestion des risques
et au Conseil d’Administration des entités concernées et
de la Compagnie du Bois Sauvage.
Pour la plantation en Équateur, des pratiques agricoles du-
rables, comme l’agroforesterie et l’enrichissement des sols,
sont activement promues.
Les analyses des risques menées dans le cadre de la mise
en conformité avec l’EUDR ont permis de tester la ré-
silience des chaînes d’approvisionnement, la majorité des
fournisseurs concernés ayant été évalués.
Le modèle d’affaires du Pôle chocolat repose en grande
partie sur l’approvisionnement en fèves de cacao, noi-
settes et autres ingrédients naturels provenant de régions
riches en biodiversité. Le test de résilience au niveau de
la biodiversité couvre l’ensemble de la chaîne de valeur,
des plantations de fèves jusqu’aux clients finaux en passant
par les activités opérationnelles. Les hypothèses prises en
compte intègrent une dégradation potentielle des écosys-
tèmes liée à la déforestation et au changement climatique
ainsi que le recours à des pratiques agricoles non durables.
Elles incluent également les attentes des clients concer-
nant la limitation des impacts sur la biodiversité. Les hori-
zons temporels considérés sont le court (2025), le moyen
(2030) et le long terme (2050). Ce test de résilience est
basé sur différents scénarios, identiques à ceux identifiés
pour le changement climatique (voir point 4.1.). À l’avenir,
des scénarios distincts pourraient être envisagés. Il prend
aussi en compte les seuils écologiques dans la mesure où
ils sont intégrés dans les législations pertinentes. Ce test
de résilience a permis de mettre en évidence les risques
physiques liés au rendement des récoltes, notamment une
réduction potentielle de l’ordre de 15 % à 20 % d’ici 2050
des rendements des plantations en Afrique de l’Ouest. Les
risques de transition associés à la mise en conformité avec
la réglementation anti-déforestation nous offrent l’op-
portunité d’engager l’ensemble des fournisseurs vers des
pratiques agricoles durables, notamment au travers de la
promotion de l’agroforesterie.
L’objectif est également d’assurer une traçabilité complète
de l’ensemble de nos fèves de cacao. Pour y parvenir, une
plateforme commune pour l’ensemble des entités et de
nos fournisseurs a été sélectionnée. Cette plateforme sera
utilisée par l’ensemble des fournisseurs du Pôle chocolat
dès 2025.
Cette approche fait l’objet d’une amélioration continue
grâce à l’engagement des fournisseurs impliqués tout au
long des chaînes d’approvisionnement.
Obligations EUDR
Avant de mettre des produits
pertinents sur le marché ou de les
exporter, les entreprises dans le
périmètre doivent confirmer que les
produits sont :
1. exempts de déforestation ;
2. fabriqués conformément aux
réglementations locales ;
3. couverts par une déclaration de
diligence raisonnable.
Le fruit du cacao
105
La Compagnie du Bois Sauvage
4.4. Utilisation des ressources
et économie circulaire
La Compagnie du Bois Sauvage vise une croissance au-
thentique dans le respect des limites planétaires, des cri-
tères sociaux et des principes de gouvernance.
L’impact des activités et de la chaîne de valeur du Pôle cho-
colat sur l’utilisation des ressources a été identifié comme
un sujet matériel à la suite de consultations menées avec
des parties prenantes identifiées, incluant principalement
des experts internes et des fournisseurs.
La Compagnie du Bois Sauvage et le Pôle chocolat en
particulier visent à promouvoir une économie circu-
laire, visant à minimiser les déchets tout au long de la
chaîne de valeur. Les principaux impacts identifiés sont
liés aux emballages utilisés pour protéger les produits
et offrir aux clients les produits de la plus haute qualité.
Un autre impact important concerne les déchets sur
les lignes de production. Pour limiter ces impacts, la
Compagnie du Bois Sauvage et le Pôle chocolat ont mis
en place des politiques comme l’élaboration d’un Code
de conduite pour les fournisseurs. Ces politiques enca-
drent les actions qui doivent nous permettre de tendre
vers l’objectif « zéro déchet » sur l’ensemble des chaînes
d’approvisionnement.
La Compagnie du Bois Sauvage et le Pôle chocolat privilé-
gient l’utilisation de ressources durables afin de minimiser
leur empreinte environnementale.
Afin de limiter son impact environnemental, le Pôle cho-
colat s’efforce tout d’abord de
réduire
le volume de dé-
chets. Ce qui commence par la confection de produits de
la plus haute qualité, garantissant ainsi la limitation des dé-
chets tout au long de la chaîne de valeur. Le Pôle chocolat
La cueillette du fruit du cacao
106
4. INFORMATIONS ENVIRONNEMENTALES
« Il est essentiel de garantir un revenu décent à tous les
acteurs de notre chaîne de valeur. Mais chez Neuhaus,
nous estimons qu’il est important de dépasser les simples
considérations financières. Il ne s’agit pas simplement de
payer un prix supérieur pour le cacao afin de nous donner
bonne conscience. Notre objectif est de créer un impact
concret, par exemple en soutenant des projets concrets.
Et nous voulons y parvenir avant 2030, l’échéance fixée par
Beyond Chocolate. »
Benoit Cahn, Responsable Achats, Neuhaus
s’appuie ainsi sur des chaînes d’approvisionnement respon-
sables, utilisant seulement des ingrédients naturels certifiés
par un label reconnu. Aucun produit ne contient d’huile
de palme ni d’organismes génétiquement modifiés. Par ail-
leurs, les investissements dans les lignes de production et
des équipements de pointe permettent aussi de prévenir
et réduire les pertes. Un système de monitoring est éga-
lement en cours de déploiement afin de suivre l’évolution
des déchets en temps réel.
Le deuxième axe consiste à recycler les déchets. Les
pertes exploitables sur les lignes de production sont ainsi
recyclées
au maximum afin de réduire notre empreinte
matières.
Enfin, le dernier axe est de
réutiliser
. Des programmes
de redistribution ont ainsi été mis en place à l’adresse des
banques alimentaires, des organismes de charité ou pour
la nourriture animale.
En termes de méthodologie, l’ensemble des produits sont
fabriqués selon des recettes standards, définissant préci-
sément les quantités de matières premières nécessaires.
Tout écart par rapport à ces recettes est évalué à travers
les ajustements d’inventaires, permettant de mesurer le
niveau de déchets par composant.
Différentes initiatives ont été mises en place en 2024 afin
d’améliorer la précision des mesures des quantités de
déchets et d’élaborer un plan d’action à court et moyen
terme pour les réduire.
Pour parvenir à une chaîne de valeur durable et éthique,
Neuhaus a également rejoint l’initiative ‘Beyond Chocolate’
qui vise à atteindre une traçabilité à 100 % depuis le
cacaoculteur.
Ces politiques visent aussi à encadrer les actions prises
pour éliminer les emballages non nécessaires, réduire
l’utilisation de plastique en visant une élimination totale
et promouvoir l’usage de papier certifié par le Forest
Stewardship Council (FSC). Pour atteindre ces objectifs,
Neuhaus a continué d’innover et a lancé en 2023 le bal-
lotin ‘planet friendly’. D’autres actions ont suivi en 2024,
notamment afin d’atteindre 95 % d’emballages certifiés
FSC et 100 % de polyéthylène téréphtalate (PET) pour le
plastique.
Au niveau de Jeff de Bruges, 100 % des sacs sont certi-
fiés FSC depuis 2023. En ce qui concerne le plastique, des
emballages rPET (polyéthylène téréphtalate recyclé) et des
sachets transparents en monomatériau (polypropylène)
ont été introduits.
Ces projets sont menés par des équipes multidisciplinaires,
dont le marketing, le développement durable, les opéra-
tions et l’innovation.
Cette approche et l’ensemble de ces initiatives font l’ob-
jet d’une amélioration continue grâce à l’engagement
des fournisseurs impliqués tout au long des chaînes
d’approvisionnement.
107
La Compagnie du Bois Sauvage
La plantation en Équateur : pour une
gestion durable et responsable
La décision d’investir dans une plantation revêt une importance stratégique majeure.
Elle garantit un certain niveau d’approvisionnement tout en offrant une meilleure traça-
bilité de l’ensemble de la chaîne de valeur. La certification Rainforest Alliance est essen-
tielle à cet égard.
Depuis 2018, la Compagnie du Bois
Sauvage détient, conjointement avec
Jeff de Bruges et d’autres entités, une
participation dans la plantation de ca-
cao équatorienne Ecuadorcolat, créée
dans les années 1980 et couvrant plus
de 1 300 hectares. Cet investissement
stratégique permet d’assurer l’appro-
visionnement des chocolatiers et d’at-
ténuer l’impact de la hausse des prix
du cacao. Il est à noter que la planta-
tion en Équateur n’est ni consolidée,
ni contrôlée. Elle fait partie intégrante
de la chaîne de valeur du Pôle chocolat
mais ne nécessite pas de divulgations
spécifiques.
Assurer
le
bien-être
des
employés
Nous veillons à la mise en place d’une
gestion durable et responsable, tant
FOCUS
108
sur le plan climatique que des poli-
tiques menées envers les commu-
nautés locales et des conditions so-
ciales offertes au personnel. « Nous
essayons de prendre soin de notre
personnel et d’aller au-delà de ce qui
est exigé par le législateur, qui est
presque aussi strict que dans l’Union
européenne », affirme Neil Chiquet,
Directeur Général d’Ecuadorcolat.
« Par exemple, nous avons une in-
firmière qui est présente en perma-
nence pour effectuer des examens
médicaux et s’occuper du personnel
en cas d’accident. Un médecin ex-
terne se rend régulièrement sur place
pour les personnes qui en ont besoin.
Enfin, nous organisons des campagnes
de vaccination et de prévention ».
Mais la situation médicale de ses collè-
gues n’est pas sa seule préoccupation.
Depuis le covid, il prévoit également
un accès à Internet et des repas gra-
tuits. « Pour nous, c’est naturel, beau-
coup de nos collaborateurs habitent
loin de la plantation. Il ne leur est
ainsi pas facile de retourner manger
chez eux. Nous sommes donc ravis
de pouvoir leur offrir des repas dans
notre cantine. »
La santé des membres du personnel
est d’autant mieux protégée que le
travail des enfants est strictement in-
terdit et que des drones sont utilisés
quand des produits doivent être mani-
pulés. Ces drones permettent d’assu-
rer un meilleur dosage et limiter ainsi
les ajouts d’intrants. Les membres du
personel peuvent ainsi rester éloignés
des zones concernées.
Enfin, dans un pays comme l’Équateur,
il est essentiel de protéger à la fois les
collaborateurs et les cultures. À cette
fin, des entreprises spécialisées sont
sollicitées pour fournir un soutien
adapté.
« Je travaille dans les plantations de la ferme Las Cañas depuis plus de sept
ans. J’ai beaucoup de chance d’être chez Ecuadorcolat car cela m’a permis
de progresser et de répondre aux besoins de base de ma famille et de mes
enfants.
Dans la plantation d’Ecuadorcolat, il y a une grande production de cacao, ce
qui nous permet d’accomplir notre travail quotidien avec la bénédiction de
Dieu. En matière de sécurité, nous sommes exposés à certains dangers avec
les insectes qui trouvent leur habitat ici. Mais ce n’est qu’un petit risque... »
Liliana Cobeña, collaboratrice plantation
109
La Compagnie du Bois Sauvage
110
Rainforest Alliance
Des efforts importants ont été
entrepris
lors
des
dernières
années afin d’obtenir la certification
Rainforest Alliance pour la plantation.
Cette certification couvre l’ensemble
de la gestion de notre plantation y
compris les aspects environnemen-
taux, sociaux et de gouvernance.
Au niveau social, elle garantit le res-
pect du non-travail des enfants, la li-
berté d’association, l’octroi de salaires
décents ainsi que des conditions de
travail qui respectent les normes de
santé et de sécurité les plus strictes.
Cette certification témoigne que
l’attention portée au bien-être du
personnel est sincère. « Cette certi-
fication est très rigoureuse », précise
Neil Chiquet. « Il faut respecter de
nombreuses règles, comme une école
pour les enfants des travailleurs ou la
participation à une commission pa-
ritaire. La certification intègre aussi
beaucoup d’éléments autour de la
biodiversité, comme l’utilisation limi-
tée de substances nocives. »
Au niveau environnemental, cette
certification atteste de la préservation
et de l’amélioration des écosystèmes
naturels associés aux plantations, du
respect de la vie sauvage et de la bio-
diversité, de la gestion parcimonieuse
de l’eau ainsi que de l’efficacité éner-
gétique et de l’optimisation de l’em-
preinte carbone.
Elle garantit aussi l’absence de dé-
forestation sur la plantation, ce qui
permettra une mise en œuvre souple
de la nouvelle réglementation EUDR,
comme en témoigne le gérant de la
plantation.
Neil Chiquet : «
Il n’y a pas eu de dé-
forestation associée à la plantation, la
nouvelle réglementation ne changera
ainsi pas grand-chose. Ecuadorcolat
veille à diversifier les plantations dans
certaines zones afin de préserver la
biodiversité. »
Enfin, au niveau de la gouvernance,
la certification garantit le respect
des règles de gouvernance les plus
strictes. Une charte de gouvernance
interne a également été mise en place
qui complète les normes imposées
par Rainforest Alliance.
■
111
La Compagnie du Bois Sauvage
Papier et carton FSC : les incontournables
de l’emballage durable
Pourquoi des chocolats sont-ils un cadeau irrésistible ? Leur goût et leur texture, bien
sûr, mais aussi l’emballage élégant qui les enveloppe. C’est pourquoi Neuhaus a naturelle-
ment fait de la durabilité des emballages une priorité. Benoit Cahn, Responsable Achats
pour le groupe, lève le voile sur la stratégie mise en œuvre.
FOCUS
Chez un fabricant de chocolats, l’em-
ballage se décline en trois dimensions.
D’abord, l’emballage des matières pre-
mières, nécessaire à leur transport et
leur conservation. Ensuite, il y a ce-
lui qui protège les produits jusqu’aux
points de vente. Et enfin, l’écrin dans
lequel les clients reçoivent leurs
chocolats.
« Nous sommes particulièrement
attentifs aux emballages consomma-
teurs mais aussi industriels, c’est-à-
dire ceux que nous utilisons pour
transporter nos produits de nos
usines vers nos centres d’emballages
ou chez nos clients, depuis de lon-
gues années », explique Benoit Cahn.
« Nous nous efforçons constamment
de réduire l’utilisation de plastique au
profit du papier, tout en privilégiant
autant que possible le papier certifié
FSC. Il s’agit de papier provenant de
forêts gérées durablement, où chaque
arbre abattu est remplacé par de
nouvelles plantations. Une démarche
concrète qui nous permet de lutter
contre la déforestation. »
Lutter contre la déforestation
Ce n’est donc pas un hasard si le pa-
pier est au centre des préoccupations
dans le cadre de l’entrée en vigueur de
la réglementation sur la déforestation
(EUDR) prévue pour janvier 2026.
« En ce qui concerne l’EUDR, le pa-
pier revêt une importance presque
équivalente au cacao pour un fabri-
cant de chocolat et de pralines »,
souligne Benoit Cahn. « Nous devons
démontrer que la production de nos
produits et de nos emballages est
exempte de déforestation. »
Concrètement, Neuhaus agit en dé-
veloppant des boîtes en carton plus
légères qui permettent de réduire le
poids ou la consommation de maté-
riaux et les émissions de CO
2
liées au
transport. Et pour les emballages né-
cessitant encore un film plastique, ce-
lui-ci est considérablement allégé par
rapport à quelques années auparavant.
Benoit Cahn, Responsable Achats, Neuhaus
112
Coffret de présentation en bois
L’emballage le plus iconique est bien
sûr le ballotin. « Pour nos produits,
nous utilisons exclusivement du papier
certifié FSC », explique Benoit Cahn.
« Nous étudions systématiquement la
possibilité de supprimer le plastique là
où il n’est pas nécessaire.
Par exemple,
l’insert en rPET recyclé qui compose la
couche qui sépare et protège les pra-
lines à l’intérieur de nos boîtes préem-
ballées est remplacé par un insert en
carton souple quand le design des pra-
lines le permet. En outre, lorsque nous
utilisons du plastique, il s’agit toujours
de rPET, un plastique recyclé et recy-
clable. Concrètement, 84 % des embal-
lages de Neuhaus sont d’ores et déjà
en papier. »
Mais Neuhaus va plus loin encore
dans son engagement durable. En
2024, la société
a ainsi lancé un cof-
fret réutilisable en bois. Un client
peut l’utiliser pendant des années et
la remplir de chocolats à l’infini. Cela
peut se faire directement en magasin,
sans emballage, ou via un ballotin du-
rable.
La conception du ballotin du-
rable a été épurée afin de limiter au
maximum l’emballage à usage unique.
De plus, un arbre est planté pour
chaque produit vendu.
« Je ne peux être qu’optimiste et
suis convaincu que nos embal-
lages seront encore plus durables
à l’avenir », conclut Benoît Cahn.
« Clairement, les évolutions sont
rapides. Un insert en carton souple
qui répond à nos exigences quali-
té et nos contraintes de transport,
qui n’existait pas il y a un an, est au-
jourd’hui une réalité. Nous continue-
rons d’encourager nos fournisseurs à
adopter des pratiques toujours plus
durables que ce soit sur l’écodesign,
le transport et/ou une production
optimisée ou le sourcing. »
■
La « Hosting box » de Neuhaus
113
La Compagnie du Bois Sauvage
Les 5 «
R » d’une gestion des déchets
responsable
Refuser, réduire, recycler, réutiliser et réaffecter. Avec ces 5 approches, Neuhaus, Jeff de
Bruges et Artista s’engagent vers une gestion responsable des déchets.
1.
Refuser
La meilleure façon de limiter les
déchets est de ne pas en produire.
Neuhaus, Jeff de Bruges et Artista
appliquent ce principe en limitant
l’utilisation de certains matériaux,
tout particulièrement pour leurs
emballages. Ils privilégient ainsi au
maximum les alternatives au plas-
tique comme le papier et le car-
ton. Cette démarche s’applique
non seulement aux emballages des
produits dans les magasins (comme
les inserts en papier utilisés par
Neuhaus en 2024 pour la première
fois), mais aussi aux emballages in-
dustriels et destinés au transport
des ingrédients. À noter que la loi
Anti-Gaspillage Économie Circulaire
(AGEC) interdira l’utilisation de
plastique pour les emballages indi-
viduels à partir de 2040, comme les
alvéoles des chocolats.
2.
Réduire
Quel que soit le type d’emballage, en
réduire la quantité au strict minimum
est essentiel pour limiter les déchets.
C’est pourquoi Neuhaus, Jeff de
Bruges et Artista s’efforcent de limiter
au maximum leur utilisation, notam-
ment en regroupant les conditionne-
ments lors du transport des ballotins
vers les magasins.
La production de pralines et de cho-
colat génère aussi des déchets qui
peuvent également être réduits. À
cette fin, Neuhaus installera en 2025
une nouvelle ligne de production per-
mettant de réduire les pertes de 40 %
à 50 % grâce à des procédés de haute
précision.
Enfin, Neuhaus lutte contre le gaspil-
lage et les déchets alimentaires avec
son concept « Composez votre boîte »,
qui permet aux clients de soumettre
également en ligne leur choix exact de
pralines, ce qui leur permet de sélec-
tionner seulement leurs préferées.
3.
Recycler
Même si le recours au plastique a for-
tement diminué en tant que matériau
d’emballage, il demeure inévitable dans
certaines circonstances, par exemple
pour les emballages spéciaux qui
doivent être transparents. Dans ces
cas, Neuhaus, Jeff de Bruges et Artista
privilégient le plastique recyclé (rPET)
en veillant à ce qu’il puisse être recyclé
à nouveau.
4.
Réutiliser
Neuhaus a développé des ballotins
réutilisables en bois que les clients
peuvent rapporter en magasin pour
les remplir à nouveau.
Bien entendu, la responsabilité n’in-
combe pas uniquement au consom-
mateur. Durant le processus de pro-
duction, les palettes et certains types
d’emballages sont également réutilisés.
5.
Réaffecter
Que faire de ces produits parfaite-
ment consommables, mais visuelle-
ment imparfaits ? Pour les écouler,
Neuhaus dispose d’un magasin d’usine
à proximité de son site de produc-
tion et Jeff de Bruges s’appuie sur un
réseau de pas moins de 7 magasins
d’usine répartis dans toute la France.
Les produits invendus sont ensuite
donnés en majorité à l’association Les
Restos du Cœur ou à d’autres asso-
ciations plus locales.
Enfin, certains déchets impropres à la
consommation humaine peuvent être
valorisés pour l’alimentation animale.
Neuhaus et Artista les redirigent vers
des producteurs de nourriture pour
animaux.
■
LISTICLE
114
115
La Compagnie du Bois Sauvage
Informations
Sociales
5.
116
5.
INFORMATIONS SOCIALES
5.1.
Les travailleurs et la
culture d’entreprise
La Compagnie du Bois Sauvage et le Pôle chocolat placent
leurs travailleurs au cœur de leurs activités et de leur stra-
tégie d’entreprise.
Les politiques établies par la Compagnie du Bois Sauvage
et les entités du Pôle chocolat couvrent l’ensemble des
impacts, risques et opportunités sociaux identifiés pour
les travailleurs, dont :
■
la promotion d’une culture du respect, de diversité et
d’inclusion ;
■
la garantie du bien-être des travailleurs à travers la mise
en place d’importants programmes de santé et de sé-
curité ;
■
la promotion de la formation continue.
Ces politiques sont mises en œuvre par les responsables
des ressources humaines et opérationnels de chaque en-
tité. Le suivi est assuré par le Conseil d’Administration et
le Comité d’audit et de gestion des risques des entités
concernées.
L’ensemble des travailleurs actifs dans les différentes zones
géographiques sont couverts par ces politiques et par
l’analyse des impacts, risques et opportunités, y compris
les travailleurs temporaires. Les sujets matériels identifiés
affectent en effet l’ensemble des collaborateurs, à des de-
grés divers.
Le tableau 5.1. récapitule la répartition du nombre de
travailleurs par genre et zone géographique pour la
Compagnie du Bois Sauvage et le Pôle chocolat.
Ces données sont en adéquation avec les bilans sociaux de
chaque entité. Un lien peut aussi être établi avec les états
financiers et la note 22 du compte de résultat en particulier.
Pour leurs propres activités, la Compagnie du Bois Sauvage
et les entités du Pôle chocolat n’ont pas identifié de risques
associés au travail forcé ou au travail des enfants dans les
différents pays où elles opèrent. Ces éléments sont néan-
moins intégrés dans le Code de conduite de chaque entité.
Aucun risque particulier n’a été identifié en lien avec des
catégories spécifiques de travailleurs.
Le tableau 5.2. présente une répartition du nombre de
travailleurs par type de contrat et région.
Les impacts négatifs potentiels résident principalement
dans le non-respect des horaires de travail, des normes
de santé et de sécurité ainsi que dans l’octroi de salaires
inadéquats. L’inégalité des genres et les disparités salariales
pour un travail équivalent peuvent également constituer
des impacts négatifs à prendre en compte. Les impacts
positifs englobent la formation et le renforcement des
compétences qui favorisent le développement personnel
continu des travailleurs.
Les risques liés au non-respect des horaires de travail se
traduisent principalement par un impact sur le niveau
Une équipe de production de Neuhaus
117
La Compagnie du Bois Sauvage
Tableau 5.1. : Répartition Employés par genre et zone géographique
Genre
Nombre
total
d’employés
Pays
Nombre
total
d’employés
TOTAL la Compagnie du Bois Sauvage
Homme
401
Belgique
557
Femme
941
France
590
Autre
na
US
80
Non rapporté
na
UK
37
TOTAL
1 342
Autre
78
Tableau 5.2. : Répartition Employés par type de contrat et région
Belgique
France
US
Autre
Total
Groupe Compagnie du Bois Sauvage
TOTAL Employés par région
557
590
80
115
1 342
Nombre d’employés permanents
503
234
79
114
930
Nombre d’employés temporaires
54
356
1
1
412
# Heures non garanties pour les employés
0
0
0
0
0
Tableau 5.3. : Répartition Employés par type de contrat et genre
Homme
Femme
Autre
Non rapporté
Total
Groupe Compagnie du Bois Sauvage
Nombre TOTAL d’employés
401
941
0
0
1 342
Nombre d’employés permanents
324
606
0
0
930
Nombre d’employés temporaires
77
335
0
0
412
# Heures non garanties pour les employés
0
0
0
0
0
d’engagement et de performance des travailleurs ainsi que
sur le taux de rétention. Les risques liés à la santé et la
sécurité peuvent entraîner des ‘burn-out’ et des jours de
travail perdus, ce qui affecte la réputation de l’entreprise.
Quant aux risques liés à l’octroi de salaires inadéquats, ils
peuvent engendrer une baisse du niveau d’engagement et
un taux de rotation plus élevé. Enfin, les impacts et les
risques pour les travailleurs associés à l’implémentation
des plans de transition pour réduire l’impact environne-
mental et atteindre la neutralité carbone pour les opéra-
tions ont été identifiés.
Pour contrer ces risques, la Compagnie du Bois Sauvage et
le Pôle chocolat ont mis en place une culture d’entreprise
marquée par un fort engagement du personnel.
En tant qu’employeur, le Groupe Compagnie du Bois
Sauvage s’efforce ainsi de créer un environnement pro-
pice à l’épanouissement de tous ses collaborateurs en
mettant en œuvre une politique de diversité et de pari-
té ambitieuse ainsi qu’en leur assurant une certaine sé-
curité pour l’avenir. Ce qui passe par une généralisation
des contrats à durée indéterminée, des plans de pensions
complémentaires et une couverture santé étendue. Par
ailleurs, l’ensemble des travailleurs sera impliqué dans les
actions inscrites dans la feuille de route visant à optimiser
l’empreinte carbone, en particulier celles ciblant l’efficacité
énergétique. Ceci peut entraîner la nécessité de réformer
ou développer la formation du personnel pour se prépa-
rer à de nouveaux rôles. Des formations spécifiques sont
ainsi prévues au niveau de l’utilisation de techniques de
production efficientes au niveau énergétique et circularité
ou de l’utilisation d’emballages plus durables en particulier.
Le Groupe Compagnie du Bois Sauvage encourage la di-
versité, notamment des genres comme l’illustre la réparti-
tion (tableau 5.3.).
Aucun objectif de parité hommes/femmes n’a été défini,
car le Groupe Compagnie du Bois Sauvage s’efforce de
répondre au mieux aux besoins de ses collaborateurs en
terme de temps de travail et veille à ce qu’aucune res-
triction ne biaise les processus de recrutement. Notre
objectif est d’offrir des chances égales à l’ensemble des
118
5.
INFORMATIONS SOCIALES
Tableau 5.6. : Écart salarial global
2024
Ratio d’écart
de salaires
min/max
TOTAL
9,5
candidats. Toutes les décisions en matière d’emploi, y com-
pris le recrutement, la promotion, la résiliation de contrat
et la rémunération, sont basées sur le mérite, les quali-
fications et les compétences. Nous ne tolérons aucune
forme de discrimination fondée sur la race, la couleur, la
religion, le sexe, l’âge, la nationalité, les origines, le handicap
ou tout autre statut protégé. Nous veillons à un traite-
ment équitable avec des opportunités égales pour tous
les travailleurs, tout en maintenant une tolérance zéro
pour les comportements inacceptables au travail, tels que
le harcèlement sous toutes ses formes (physique, sexuel,
psychologique ou verbal) et l’intimidation. De plus, nous
nous engageons à respecter les grilles salariales fixées dans
chaque pays où nous opérons, en nous appuyant sur une
validation interne d’analyse de fonctions, afin de garantir
un salaire juste et équitable à tous. L’ensemble du per-
sonnel bénéficie également du système de couverture de
santé.
La répartition des travailleurs par genre a été établie à partir
du bilan social des différentes entités. Vous pouvez trouver
dans le tableau 5.4. la répartition par genre et par âge.
Afin de promouvoir et garantir l’égalité des salaires, un
suivi des écarts salariaux entre hommes et femmes est
réalisé pour l’ensemble du Groupe. L’objectif est ain-
si d’éviter tout écart salarial pour des fonctions équi-
valentes. Vous pouvez trouver cette répartition dans
le tableau 5.5.
Cet écart salarial est calculé pour l’ensemble des fonctions,
ce qui explique largement la différence observée. En ce qui
concerne l’écart salarial global (tableau 5.6.), l’objectif est
de réduire année après année l’écart pour la Compagnie
du Bois Sauvage et le Pôle chocolat.
Il est à noter que le ratio d’écart et de parité salariale n’in-
clut pas certains éléments de la rémunération pour Jeff de
Bruges. Les travailleurs n’étant pas actifs dans la société
depuis plus de 6 mois sont également exclus. Il est aus-
si à noter que ce ratio n’inclut que les employés belges
pour Neuhaus (et exclut les rémunérations des travailleurs
étrangers). Pour Neuhaus, les indépendants n’étant pas in-
clus dans le calcul, un ratio de conversion a été utilisé pour
traduire les rémunérations des indépendants en rémuné-
ration brute.
Pour 2025, la Compagnie du Bois Sauvage publiera l’écart
ajusté de rémunération entre les femmes et les hommes,
en incorporant des critères tels que l’âge, les responsabi-
lités et niveaux de fonction afin de mieux adapter la com-
paraison au contexte.
Par rapport aux risques liés à la santé et la sécurité des
travailleurs, la Compagnie du Bois Sauvage et le Pôle cho-
colat ont mis en place une politique de santé et de sécu-
rité forte reposant sur le principe que tout accident est
évitable. L’ensemble des travailleurs du Groupe bénéficie
ainsi de la protection du système légal en vigueur, assurant
Tableau 5.4. : Répartition diversité Genre
2024
Répartition
hommes/
femmes au
niveau top
management
(#)
Répartition
hommes/
femmes au
niveau top
management
(%)
Répartition
hommes/
femmes en
dessous de
30 ans
Répartition
hommes/
femmes
entre 30 et
50 ans
Répartition
hommes/
femmes au
dessus de 50
ans
TOTAL Groupe Compagnie du Bois Sauvage
19 / 24
46 % / 54 %
101 / 222
178 / 377
111 / 219
Tableau 5.5. : Parité salaire Homme/Femme
2024
Ratio d’écart
de salaires
H/F
TOTAL Groupe Compagnie du Bois Sauvage
14,12
119
La Compagnie du Bois Sauvage
Tableau 5.7. : Sécurité des travailleurs
2024
# Mortalité
travailleurs
propres
# Mortalité
travailleurs
sur le site
# Accidents
enregistrés
# Accidents
enregistrés
(par milion
d’heures
prestées)
# Cas de
maladie
enregistrés
liés au travail
# Jours
perdus pour
Accidents/
Blessures/
Mortalité
TOTAL Groupe Compagnie
du Bois Sauvage
0
0
62
31,14
0
1 823
Tableau 5.8. : Roulement du personnel
2024
TOTAL Groupe Compagnie du Bois Sauvage
Roulement du personnel
18 %
Nombre d’employés ayant quitté la société
235
la prise en charge des soins liés à la santé et la sécurité.
Le tableau 5.7. reprend différents indicateurs relatifs à la
sécurité des travailleurs.
La Compagnie du Bois Sauvage et les entités du Pôle cho-
colat attachent une grande importance au bien-être de
l’ensemble des travailleurs. Une approche structurée a
ainsi été mise en place afin d’évaluer leur niveau de sa-
tisfaction, en combinant des canaux formels et informels.
Ce qui inclut un processus de feed-back régulier permet-
tant de maintenir un contact étroit avec l’ensemble des
équipes, de réagir promptement aux besoins et attentes
identifiés, et de faire le suivi des différents projets.
L’ensemble de ces actions vise également à minimiser la
rotation du personnel. Vous pouvez trouver dans le ta-
bleau 5.8. de synthèse la rotation enregistrée en 2024.
Ces taux restent très inférieurs aux taux enregistrés dans
le secteur du commerce de détail qui se situent entre
30 et 40 %.
Cette culture d’entreprise s’appuie également sur un Code
de conduite intégrant les valeurs spécifiques de chaque en-
tité. Chaque membre du personnel de la Compagnie du
Bois Sauvage et du Pôle chocolat doit y adhérer.
Nous attendons de l’ensemble des travailleurs qu’ils res-
pectent les principes énoncés dans ce Code de conduite
ainsi que les politiques associées. Des procédures de ré-
clamation ont été mises en place afin de résoudre équita-
blement et efficacement les conflits, tels que les problèmes
et les risques associés à un traitement injuste, arbitraire
ou inhumain. Ces procédures offrent à tous nos colla-
borateurs la possibilité d’exprimer leurs préoccupations,
problèmes ou plaintes avec le soutien du département des
ressources humaines.
Une politique dédiée aux lanceurs d’alerte a également été
mise en place et expliquée à l’ensemble des travailleurs de
toutes les entités. Cette politique inclut un mécanisme de
protection des lanceurs d’alerte.
Nos procédures disciplinaires garantissent que les normes
de conduite au travail et de performance sont respectées
et définissent une méthode équitable et humaine pour
traiter les problèmes à cet égard. Personne ne peut se
livrer à des abus verbaux, physiques et/ou à d’autres pra-
tiques disciplinaires inhumaines.
Nous nous engageons à tenir nos collaborateurs informés
des décisions qui les affectent et communiquons réguliè-
rement sur la performance de l’entreprise, les objectifs et
les changements.
La Compagnie du Bois Sauvage et le Pôle chocolat effec-
tuent des audits et contrôles réguliers pour garantir le res-
pect de nos pratiques sociales. Ces audits aident à identifier
les domaines où des améliorations peuvent être apportées
et assurent la conformité avec les normes internes ain-
si que les exigences légales externes. En cas de violation
des politiques, les mesures correctives appropriées sont
prises. Ces dernières peuvent inclure des sanctions dis-
ciplinaires, une nouvelle formation ou une résiliation de
contrat, en fonction de la gravité de la violation.
Une série d’initiatives est prise pour favoriser l’engagement
du personnel comme indiqué dans la liste suivante.
120
7 initiatives pour améliorer le bien-être
des employés
Que ce soit chez Neuhaus, Jeff de Bruges ou Artista, le bien-être des travailleurs consti-
tue une priorité comme en témoignent ces différentes initiatives.
LISTICLE
La production de pralines chez Neuhaus
1. Prévention et sécurité
La sécurité revêt une importance ca-
pitale, tout particulièrement dans un
environnement de production. Tant
Neuhaus qu’Artista et Jeff de Bruges
y consacrent une attention particu-
lière, en veillant tout d’abord au strict
respect de l’ensemble des règles et
normes en vigueur, telles que l’utili-
sation de chaussures et de vêtements
de sécurité.
Au-delà de ces mesures fondamen-
tales, les trois entreprises inves-
tissent également dans des tech-
nologies modernes et plus sûres
chaque fois que cela est possible,
témoignant ainsi de la priorité ac-
cordée à la sécurité. Il est en effet
essentiel qu’un processus artisanal
ne devienne jamais une justification
pour tolérer des conditions de tra-
vail risquées.
Parmi les autres mesures notables,
citons la formation aux premiers se-
cours pour les collaborateurs volon-
taires, ainsi que la réorganisation des
entrepôts, pensée pour optimiser les
flux logistiques tout en réduisant le
risque d’accidents, comme cela est
mis en œuvre chez Jeff de Bruges.
En outre, la création d’une véritable
culture de la sécurité constitue un
121
La Compagnie du Bois Sauvage
atout supplémentaire. Cette dé-
marche repose avant tout sur le
conseiller en prévention qui solli-
cite activement l’avis et les sugges-
tions des collaborateurs du service
de production. Ils sont en effet les
mieux placés pour identifier les as-
pects qui peuvent encore être amé-
liorés. La sécurité devient ainsi une
mission quotidienne en constante
évolution et amélioration.
2. Système de rémunération
flexible
À partir de 2025, Neuhaus ajoute-
ra un élément supplémentaire à sa
politique salariale : un plan de ré-
munération flexible. Cela permettra
aux employés de personnaliser une
partie de leur salaire en fonction de
leurs besoins individuels. L’un privilé-
giera les déplacements domicile-tra-
vail avec un vélo en leasing, un autre
préférera avoir des jours de congé
supplémentaires. Et certains souhai-
teront peut-être mettre un peu plus
de côté pour l’avenir en augmentant
leur épargne-pension. Une politique
salariale sur mesure.
3. Formation
La formation continue est essentielle
pour permettre aux collaborateurs
d’évoluer et de s’adapter tout au long
de leur vie professionnelle. Elle joue
également un rôle clé dans la fami-
liarisation des collaborateurs avec de
nouveaux produits, technologies et
processus. Conscients de cette né-
cessité, Neuhaus, Jeff de Bruges et
Artista investissent activement dans
le développement des compétences
de leurs équipes. Leurs programmes
de formation, variés et adaptés,
couvrent un large éventail de besoins :
des sessions sur l’orientation client
pour le personnel en boutique aux
formations techniques pour les cho-
colatiers en passant par des initiations
aux possibilités offertes par l’intelli-
gence artificielle pour les équipes de
bureau.
« Le bien-être est pris au sérieux ici. Tout commence par l’écoute.
Que ce soit la direction ou les ressources humaines, ils sont
toujours disponibles pour discuter et trouver des solutions.
Par exemple, si un problème familial ou une urgence survient,
comme un enfant malade, on trouve des solutions pour adapter le
planning. Et de façon plus générale, les horaires sont par exemple
structurés de façon à éviter les embouteillages, un point essentiel
pour ceux qui habitent un peu plus loin. »
Asnia Zarioh, ouvrier de production, Artista
La production des chocolats chez Artista
122
Chez Neuhaus, cette volonté d’ac-
compagner les collaborateurs dans
la durée s’incarne dans un pro-
gramme ambitieux baptisé ‘The Road
to Perpetuity’. De son côté, Jeff de
Bruges a créé sa propre école sous
forme d’association sans but lucratif,
avec pour mission de dispenser des
formations initiales et continues à ses
franchisés et responsables de magasin,
renforçant ainsi l’excellence de son
réseau.
À noter que l’apprentissage en ligne
occupe une place centrale dans ces
initiatives, offrant une flexibilité opti-
male et rendant les formations acces-
sibles à tous, quel que soit leur emploi
du temps.
4. Engagement des
collaborateurs
Tant Neuhaus que Jeff de Bruges s’ef-
forcent de renforcer l’engagement
de leurs collaborateurs. Chez Jeff de
Bruges, cet engagement fait partie in-
tégrante de l’initiative ESG « Jeff, c’est
nous ». Dans ce cadre, des réunions
transversales sont régulièrement or-
ganisées pour recueillir les avis de l’en-
semble des personnes concernées et
prendre des décisions collectives. Les
travailleurs ont également l’occasion
de remplacer un collègue pendant une
journée afin de mieux comprendre le
rôle de chacun.
Chez
Neuhaus,
le
programme
‘Energy@Neuhaus’ a été lancé après
la crise du coronavirus afin d’aider les
employés à renouer avec leurs collè-
gues. Reposant initialement sur des
défis sportifs et des moments convi-
viaux après le travail, ce programme
est devenu une véritable pierre an-
gulaire de la culture d’entreprise. De
nombreuses nouvelles initiatives s’y
sont ainsi ajoutées, telles que des
activités d’équipe, des tournois de
padel, des événements pour la Saint-
Nicolas et des séances en profon-
deur. En 2025, Neuhaus organisera
une journée de la famille, au cours de
laquelle chaque employé pourra faire
visiter la production à sa famille et
déguster des collations et des bois-
sons, avec des animations pour petits
et grands.
5. Travail à domicile
Le bien-être des collaborateurs est
une question profondément per-
sonnelle, car chacun a des besoins
différents, tout particulièrement en
matière de télétravail. Ce dernier est
évidemment plus complexe à organi-
ser dans un environnement de pro-
duction ou de vente. Néanmoins, le
travail à domicile est autorisé lorsque
les tâches s’y prêtent tant chez
Neuhaus que chez Jeff de Bruges.
Bien qu’aucun changement majeur
ne soit à signaler dans ce domaine en
2024, Neuhaus a renforcé certaines
règles fondamentales pour répondre
au besoin de cohésion exprimé par de
nombreux collaborateurs.
6. Système de signalement
Neuhaus et Jeff de Bruges ont mis en
place une procédure de signalement
indépendante du conseiller confiden-
tiel interne. Concrètement, ce sys-
tème permet aux collaborateurs de
signaler un problème de manière ano-
nyme en cas de plainte concernant
des domaines spécifiques comme la
santé publique ou la protection des
consommateurs. Le dispositif leur
assure une réponse rapide et claire
ainsi qu’un anonymat complet et
permanent.
7. Qualité de vie au travail
Chez Neuhaus, Jeff de Bruges et
Artista, la qualité de vie au travail est
bien plus qu’une simple intention :
c’est un engagement concret qui
se traduit par des initiatives visibles
et tangibles dans le quotidien des
collaborateurs. Jeff de Bruges, par
exemple, a récemment inauguré le Jeff
Café, un lieu convivial où les collabo-
rateurs peuvent déjeuner, se réunir
ou simplement faire une pause. Des
travaux ont également été entrepris
pour améliorer l’isolation des bureaux,
contribuant à un meilleur confort
thermique et acoustique. À l’exté-
rieur, un abri a été installé dans le pa-
tio pour permettre aux employés de
prendre une pause à l’air libre, quelles
que soient les conditions météo. Des
espaces verts équipés invitent égale-
ment à se détendre au soleil lorsqu’il
est au rendez-vous.
En outre, dans une démarche à la fois
pratique et écologique, des bornes de
recharge électrique gratuites ont été
mises à disposition des salariés dispo-
sant d’un véhicule électrique, un geste
concret pour favoriser des solutions
de mobilité plus respectueuses de
l’environnement.
■
123
La Compagnie du Bois Sauvage
5.2.
Travailleurs de la chaîne
de valeur
La Compagnie du Bois Sauvage et le Pôle chocolat s’en-
gagent fermement à respecter les mêmes standards
éthiques et légaux pour l’ensemble des travailleurs de la
chaîne de valeur que ceux appliqués pour leurs propres
travailleurs.
La mise en place d’une chaîne de valeur éthique et respon-
sable est un des piliers de la stratégie ESG du Groupe.
Les politiques établies par la Compagnie du Bois Sauvage
et les entités du Pôle chocolat couvrent l’ensemble des
impacts, risques et opportunités sociaux identifiés pour
les travailleurs tout au long de la chaîne de valeur. Cette
dernière va de la plantation jusqu’au consommateur final
et concerne l’ensemble des travailleurs, y compris ceux
actifs dans les plantations.
Par rapport aux travailleurs de la chaîne de valeur, les
principaux impacts négatifs concernent les risques de
non-respect des horaires de travail et des normes de santé
et de sécurité, ainsi que l’octroi de salaires inadéquats, tout
particulièrement dans les plantations et pour les activités
de transport.
Le travail des enfants et le travail forcé sont aussi des su-
jets à l’impact négatif potentiel important et ont ainsi fait
l’objet d’une attention spécifique.
Tout au long de la chaîne de valeur, les principaux facteurs
de risques sociaux sont associés à des perturbations po-
tentielles sur les chaînes d’approvisionnement à la suite de
grèves ou de conflits sociaux. Le non-respect des droits
humains par des partenaires engendre aussi des risques
réputationnels.
Le Pôle chocolat utilise deux sources d’approvisionnement
pour les fèves de cacao, la plantation équatorienne déte-
nue à 24,8 % par la Compagnie du Bois Sauvage et des
fournisseurs du Ghana et de Côte d’Ivoire.
L’objectif de la Compagnie du Bois Sauvage est de garan-
tir des chaînes de valeur et d’approvisionnement respon-
sables, n’impliquant aucun recours au travail des enfants
Des travailleurs à la plantation en Équateur
5.
INFORMATIONS SOCIALES
124
Des travailleurs à la plantation en Équateur
« Ce que j’apprécie particulièrement dans le guide du
magasin responsable, c’est sa structure claire, avec des
conseils pratiques et adaptés à chaque niveau : débutant,
intermédiaire et expert. Cette approche permet à chacun
de s’engager concrètement pour contribuer à une entreprise
plus durable. »
Yann Nolland, Assistant du responsable du magasin Jeff de Bruges de Labège
125
La Compagnie du Bois Sauvage
et respectant les normes sociales les plus strictes confor-
mément aux principes des Nations Unies sur les droits
humains. Ces engagements ont été clairement communi-
qués à l’ensemble des fournisseurs concernés et un suivi
rigoureux est réalisé lors des évaluations régulières.
Pour gérer les risques associés aux plantations non dé-
tenues par la Compagnie du Bois Sauvage, un Code de
conduite a été établi pour l’ensemble des fournisseurs des
entités du Pôle chocolat. Ce Code de conduite intègre
les principes directeurs des Nations unies sur les droits
humains ainsi que ceux de l’Organisation internationale du
travail. Le Groupe Compagnie du Bois Sauvage implique
ses fournisseurs dans le respect de ces principes, notam-
ment via des échanges dans le cadre de l’analyse de double
matérialité, et procède à des évaluations régulières. Ce
processus d’engagement de l’ensemble des fournisseurs
tout au long de la chaîne de valeur fait l’objet d’une amé-
lioration continue.
Un processus de signalement d’incidents liés au non-res-
pect du Code de conduite a été mis en place, similaire
à celui qui a été implémenté pour les activités propres,
dont la mise en œuvre d’actions de remédiation adaptées.
Aucun incident significatif concernant le non-respect des
droits humains n’a été signalé en 2024.
Ce mécanisme de grief pour la chaîne de valeur sera plei-
nement intégré en 2025 grâce au lancement d’une plate-
forme dédiée pour les fournisseurs.
Par ailleurs, le Groupe vise à obtenir une adhésion for-
melle à l’ensemble des politiques mises en œuvre pour
tous les fournisseurs à risques identifiés.
En ce qui concerne la plantation de cacaoyers en Équateur
(partiellement) détenue par la Compagnie du Bois Sauvage,
une charte de gouvernance a été établie. Cette dernière
permet de garantir le respect des horaires de travail et des
normes de sécurité les plus strictes ainsi que l’octroi de
salaires supérieurs aux normes légales exigées et l’absence
de recours au travail des enfants ou au travail forcé.
Dans le cadre de la mise en conformité avec la réglemen-
tation anti-déforestation (EUDR), une analyse des risques
a également été initiée sur l’ensemble de la chaîne de va-
leur. Cette analyse porte sur le travail des enfants et vise à
pouvoir confirmer qu’il n’y a pas de main-d’œuvre juvénile.
Le respect de l’application de ces politiques est supervisé
par le Comité de direction et le responsable de la chaîne
logistique de chaque entité du Pôle chocolat. Un rapport
annuel est transmis au Conseil d’Administration et au
Comité d’audit et de gestion des risques de la Compagnie
du Bois Sauvage et des entités concernées.
Cette approche fait l’objet d’une amélioration continue
grâce notamment à l’engagement des fournisseurs impli-
qués tout au long des chaînes d’approvisionnement.
Des travailleurs à la plantation en Équateur
126
2 153
Le nombre de collaborateurs (employés permanents et actifs dans des
points de vente indépendants) de Neuhaus et de Jeff de Bruges qui ont
suivi au moins une formation en ligne en 2024. Ces modules numériques
permettent de présenter de nouveaux produits, de partager de nouveaux
processus ou d’expliquer de nouvelles règles. L’apprentissage en ligne est
souvent le meilleur moyen de transmettre ces informations, car chacun
peut visionner la session à sa meilleure convenance (pendant les heures de
travail).
127
La Compagnie du Bois Sauvage
5.3. Consommateurs et
utilisateurs finaux
L’impact sur la santé et le bien-être des consommateurs fi-
naux a été identifié comme un sujet matériel, tout comme
l’accessibilité de nos produits et la sécurité des données par-
tagées par nos clients. La Compagnie du Bois Sauvage et le
Pôle chocolat sont déterminés à fournir des produits de qua-
lité, dépassant les attentes des consommateurs. Notre enga-
gement est de ne jamais faire de compromis concernant la
sécurité de nos produits.
Les politiques établies par la Compagnie du Bois Sauvage et
les entités du Pôle chocolat couvrent l’ensemble des impacts,
risques et opportunités identifiés pour les consommateurs
finaux.
Ces politiques intègrent l’ensemble des aspects relatifs à la
qualité au sens large et reposent sur 4 piliers principaux. Le
premier est la qualité des produits, axée sur le goût et le res-
pect de la tradition, même si nous restons ouverts à l’innova-
tion. Le deuxième est la qualité des services dont la finalité est
d’offrir aux clients une expérience d’achat unique et person-
nalisée, que ce soit en boutique ou en ligne. Ce qui inclut un
système de suivi des réclamations et l’implémentation d’ac-
tions correctives pour permettre une amélioration continue.
Le troisième, la qualité du personnel, consiste à s’assurer que
chaque personne est à la bonne place et bénéficie d’une for-
mation continue pour soutenir et promouvoir cette culture
de la qualité. Enfin, le quatrième englobe la communication
interne et externe de ces politiques, objectifs et actions afin
de diffuser cette culture de la qualité et renforcer la satisfac-
tion des clients. Toute plainte client est considérée comme
évitable, l’objectif étant ainsi de tendre vers zéro.
Des politiques ont également été mises en place pour garan-
tir la traçabilité des produits, tant en interne que tout au long
de la chaîne de valeur. En interne, elles couvrent la traçabilité
de la production depuis la réception des matières premières
jusqu’à la vente des produits finis et en externe, de la planta-
tion de cacao jusqu’à la réception du chocolat dans les ateliers
pour la fabrication. L’objectif est de pouvoir garantir une tra-
çabilité complète depuis la production de fèves.
Enfin, des politiques ont été établies pour la gestion des crises
liées à la qualité des produits et à la sécurité alimentaire, y
compris les problèmes potentiels liés à la contamination des
matières premières. Ces politiques intègrent les différentes
étapes associées à la gestion de la crise, dont la composition
du comité de crise et le plan de communication interne et ex-
terne ainsi que la procédure de rappel des produits. L’objectif
est d’éviter toute contamination sur les chaînes d’approvision-
nement et de pouvoir réagir promptement en cas d’incident.
En ce qui concerne la sécurité des données des consomma-
teurs, la politique mise en place dans le cadre de la réglemen-
tation sur la protection des données (RGPD) vise à garantir
la sécurité des données fournies par les consommateurs et
clients (voir point ‘6. Gouvernance’). L’objectif est ainsi de pré-
venir toute fuite de données.
En matière d’impact négatif, les principaux risques identifiés au
niveau de la production, du transport, de l’entreposage ou de
la distribution concernent une potentielle contamination sur
la chaîne de valeur. Tout problème de contamination est sus-
ceptible d’affecter l’ensemble des consommateurs. Ces évé-
nements sont extrêmement rares, un seul incident ayant été
enregistré depuis la création de la société. Afin de limiter les
risques au maximum, nous appliquons les normes de sécurité
les plus strictes dans le cadre de la mise en conformité avec
les réglementations en vigueur. Des certifications ont égale-
ment été obtenues auprès de différents organismes agréés
les plus reconnus dont le Consortium des Distributeurs
Britanniques (BRC). Les installations des différentes entités
font l’objet d’audits réguliers et les produits sont aussi régu-
lièrement testés.
Le client est au cœur du modèle d’affaires du Pôle chocolat.
Un canal de communication dédié, à la fois en ligne et dans les
boutiques, a ainsi été mis en œuvre pour acter toute réclama-
tion éventuelle relative à la qualité des produits. Ces plaintes
sont prises en charge par les responsables de boutiques et le
service clients, qui collaborent avec le service qualité si une ac-
tion est nécessaire. La qualité est une priorité pour l’ensemble
du personnel et un service qualité dédié veille à l’amélioration
continue des pratiques en effectuant les contrôles requis. Toute
plainte est ainsi considérée comme évitable. Le service client
et les responsables de boutique sont chargés de l’amélioration
continue de la qualité et du suivi des plaintes éventuelles.
De nombreuses actions ont été entreprises pour améliorer
la qualité des produits. Nous avons ainsi supprimé l’huile de
palme de toutes nos recettes depuis de très nombreuses an-
nées et n’utilisons aucun ingrédient contenant des organismes
génétiquement modifiés. De nouveaux produits avec moins
de sucre sont également développés et les premières pralines
véganes ont été lancées en 2023.
La politique de prix est conçue de façon à ce que nos pro-
duits demeurent accessibles au plus grand nombre tout en
valorisant leur qualité.
Cette approche fait l’objet d’une amélioration continue grâce
à l’implication des consommateurs dans les boutiques.
128
Le chocolat, une chaîne de valeur qui
mérite honnêteté et transparence
La chaîne de valeur du chocolat et des pralines comporte de nombreuses étapes. À
chaque maillon de ce long processus, il est essentiel que chacun bénéficie de conditions
de travail correctes. Des initiatives telles que ‘Beyond Chocolate’ permettent d’évoluer
rapidement vers cet objectif.
Une praline doit parcourir un long
chemin avant d’arriver entre les mains
d’un consommateur. Un trajet qui
commence près de l’équateur, là où
poussent les cacaoyers. Cela peut
donc être aussi bien en Afrique de
l’Ouest qu’en Amérique latine.
Après la récolte des différentes va-
riétés de cacao, les fèves doivent être
retirées du fruit avec leur pulpe. Elles
subissent ensuite un processus de fer-
mentation pendant plusieurs jours.
Ce processus permet aux arômes de
se développer et réduit l’amertume
du cacao. Après la fermentation, les
fèves sont séchées au soleil pendant
plusieurs jours.
Le transport
Ce n’est qu’après ces étapes que
la récolte est transportée vers les
FOCUS
129
La Compagnie du Bois Sauvage
producteurs de chocolat du monde entier, qui la transfor-
ment en masse, en beurre ou en poudre de cacao pour la
fabrication du chocolat.
Ce chocolat, ainsi que les autres ingrédients, sont en-
suite transformés par les producteurs de pralines, qui les
emballent soigneusement avant d’assurer la distribution
jusqu’aux consommateurs, que ce soit via leurs propres
points de vente, leur site de vente en ligne ou via des
détaillants.
Au-delà du chocolat
Il est évident qu’il est indispensable d’accorder une atten-
tion particulière aux conditions de travail, surtout au dé-
but de la chaîne de valeur. Depuis des années, l’ensemble
du secteur du chocolat s’efforce d’améliorer rapidement
les conditions de travail des agriculteurs en veillant à ce
qu’ils disposent d’un équipement adéquat, travaillent un
nombre limité d’heures et reçoivent un salaire correct.
Pour ce faire, de nombreux producteurs ont lancé leur
propre initiative, comme Cocoa Horizons (soutenue par
Barry Callebaut) ou Cargill Cocoa Promise.
Il convient également de mentionner ‘Beyond Chocolate’.
Cette initiative a été lancée en 2018 par le gouvernement
fédéral belge de l’époque afin de rassembler le secteur
belge du chocolat autour d’un projet durable et pérenne.
D’ici 2030, tous les producteurs de cacao impliqués de-
vront gagner au minimum un revenu vital, garantissant ainsi
des conditions de vie décentes. En parallèle, la déforesta-
tion liée au cacao devra être totalement arrêtée.
D’ici 2025, tout le cacao utilisé dans les produits des si-
gnataires de ‘Beyond Chocolate’ devra être 100 % du-
rable, certifié par des labels reconnus ou acheté selon des
normes équivalentes. Ces engagements visent à rendre
la filière du chocolat plus équitable et respectueuse de
l’environnement.
Depuis, des producteurs des Pays-Bas, de France,
d’Allemagne et de Suisse ont également rejoint ‘Beyond
Chocolate’, rendant ainsi la perspective d’une chaîne de va-
leur équitable et transparente de plus en plus concrète.
■
Des fèves de cacao
130
131
La Compagnie du Bois Sauvage
Gouvernance
6.
132
6.
GOUVERNANCE
Une gouvernance forte, fondée sur la transparence,
l’éthique et une gestion proactive des risques, constitue
l’un des piliers de la stratégie ESG de la Compagnie du
Bois Sauvage.
Cette stratégie repose avant tout sur l’application rigou-
reuse d’un Code de conduite exhaustif, intégrant le res-
pect des principes des droits de l’Homme selon le Pacte
mondial des Nations Unies, l’application des principes de
lutte contre la corruption et les pots-de-vin, la mise en
œuvre de la politique des lanceurs d’alerte et la confor-
mité à la réglementation générale sur la protection des
données (RGPD).
Ce Code de conduite fait l’objet d’un engagement formel
par l’ensemble des employés de la Compagnie du Bois
Sauvage et du Pôle chocolat.
Une attention particulière est portée à la lutte contre la
corruption et les pots-de-vin. À cet effet, une politique
spécifique couvrant l’ensemble des aspects liés à cette
problématique a été élaborée pour la Compagnie du Bois
Sauvage et le Pôle chocolat, et communiquée à l’ensemble
du personnel. Cette politique est alignée sur les principes
de la Convention des Nations Unies contre la corrup-
tion. Les personnes exposées au risque de corruption
dans le cadre de leurs fonctions, dont essentiellement les
membres du Conseil d’Administration et du Comité de
direction d’une entité ainsi que le personnel en relation
avec des parties tierces (clients, fournisseurs, prestataires
externes), ont été identifiées. Des sessions de formation
spécifiques, intégrant les principes des politiques de lutte
contre la corruption et les pots-de-vin ainsi que le sys-
tème de rapportage mis en place, ont été organisées à
destination de ces personnes. Ces formations spécifiques
font l’objet d’une révision annuelle et couvrent principale-
ment les risques de corruption et les différentes politiques
associées. Par ailleurs, la politique relative à la prévention
de la corruption et des pots-de-vin fait également l’objet
d’une communication régulière à l’ensemble des personnes
exposées.
Le tableau 6.2 présente un récapitulatif du taux de couver-
ture de ces formations. Ainsi que la répartition par caté-
gorie de fonctions (tableau 6.3.).
Le double objectif de la Compagnie du Bois Sauvage est
que 100 % des personnes exposées soient dûment for-
mées et qu’aucune violation de la loi ne soit constatée.
Un processus de rapportage des incidents a été mis en
place. Ce dernier couvre les incidents associés à la poli-
tique de lutte contre la corruption et les pots-de-vin, à
la politique des lanceurs d’alerte, au respect de la régle-
mentation sur la protection des données (RGPD), à la cy-
bersécurité et au Code de conduite. Tout incident signalé
fait l’objet d’un rapport de suivi au Comité d’audit et de
gestion des risques ainsi qu’au Conseil d’Administration de
l’entité concernée. Ce rapport inclut les actions de remé-
diation mises en œuvre et le suivi de leur progression.
Pour l’année 2024, aucun incident ni aucune violation de la
loi en lien avec ces différentes politiques n’ont été signalés,
tant au sein de la Compagnie du Bois Sauvage que des
entités contrôlées.
Toutes ces politiques ont été mises à jour en 2024. De
plus, la politique des lanceurs d’alerte a fait l’objet d’une
communication spécifique, incluant le processus de dési-
gnation et de formation du personnel chargé de recevoir
les signalements.
Le tableau 6.4 présente un récapitulatif du nombre d’inci-
dents signalés en lien avec ces différentes politiques.
En ce qui concerne la politique de paiement des fournis-
seurs, la Compagnie du Bois Sauvage vise un respect strict
des termes de paiement légaux en application dans chaque
pays où elle opère.
Les autres points d’attention de la Compagnie du Bois
Sauvage concernent principalement les aspects suivants :
■
la Charte de gouvernance d’entreprise, détaillant les
obligations des administrateurs, est publiée sur le site
internet de la Compagnie du Bois Sauvage et régulière-
ment mise à jour ;
■
un Code de conduite interne en matière de transac-
tions (intégré au Code de conduite de la Compagnie
du Bois Sauvage) s’appliquant tant au personnel qu’aux
administrateurs est remis lors de la signature de chaque
nouveau contrat de travail et envoyé à tous les collabo-
rateurs lors de chaque mise à jour ;
■
des périodes dites « fermées » (période d’un mois pré-
cédent la publication des résultats annuels ou semes-
triels) et/ou « interdites » (période déterminée sensible
par le Conseil d’Administration) dûment annoncées
tant aux administrateurs qu’au personnel ; et
■
la présence d’un auditeur interne non indépendant au
sein de la Compagnie du Bois Sauvage.
133
La Compagnie du Bois Sauvage
Tableau 6.2. : Couverture de risques, de violations et d’incidents
2024
% Fonctions à
risque
couvertes
par une
formation
Nombre de
convictions
de violation
de la loi anti-
corruption
et
pots-de-vin
Montant des
amendes
pour viola-
tion de la loi
anti-cor-
ruption et
pots-de-
vin
Nombre
total
d’incidents
confirmé de
corrup-
tion ou
pots-de-vin
Nombre
d’incidents
confirmés où
les
travailleurs
ont été
licenciés
Nombre
total
d’incidents
relatifs à des
contrats avec
des
partenaires
d’affaires
TOTAL Groupe La Compagnie
du Bois Sauvage
100 %
0
0
0
0
0
Tableau 6.3. : Répartition par fonction
2024
Fonctions à
Risque
Managers
Administratifs
Autres
TOTAL Groupe La Compagnie du Bois Sauvage
Couverture de la formation
100 %
100 %
100 %
100 %
Total employés (#)
82
59
4
20
Formation en ligne (Nb d’heures)
187
129
10
50
Fréquence
1X an
1X an
1X an
1X an
Tableau 6.4. : Répartition des incidents
2024
# Incidents
Anti-
Corruption/
Pots-de-vin
# Incidents
lanceurs
d’alerte
# Incidents
Cyber
# Incidents
RGPD
# Violations
des droits
de
l’Homme
# Incidents
Discrimination
Amendes
Discrimination
Non-
conformité
avec
permis
d’exploita-
tion
/environne-
mental
# Incidents
EUDR
# Incidents
Code de
conduite
TOTAL Groupe
La Compagnie du
Bois Sauvage
0
7
2
0
0
0
0
0
0
0
Tableau 6.1. : Couverture Code de conduite
2024
% Employés et membres du Conseil d’Administration ayant accès au Code
de conduite et à la charte de gouvernance (y inclus en matière de transac-
tions privées)
Compagnie du Bois Sauvage
100 %
Neuhaus
100 %
Jeff de Bruges
100 %
Artista
100 %
TOTAL
100 %
134
135
La Compagnie du Bois Sauvage
Annexes
136
ANNEXES
Structure du Rapport ESG
1. Lettre aux parties prenantes
Le chocolat au centre d’une chaîne de valeur durable
Les SDG comme guide
2. Notre feuille de route pour 2050
2.1.
Feuille de route ESG : une vision durable pour 2050
3. Contexte : Informations générales
3.1.
Base de préparation
BP-1
BP-2
3.2.
Responsabilités de gouvernance : Rôle des organes d’administration, de surveillance et de direction
GOV-1
3.3. Informations fournies et questions de durabilité
GOV-1
Neuhaus : une attention encore accrue à la durabilité
3.4. Intégration des performances de durabilité dans le plan d’intéressement
GOV-3
GOV-3
E.1.GOV-3
3.5. Déclaration de diligence raisonnable
GOV-4
Jeff de Bruges : une ambition claire et une culture fédératrice
3.6. Gestion des risques et contrôles internes en matière de durabilité
GOV-5
3.7. Stratégie ESG : Intégration du modèle économique et de la chaîne de valeur
SBM1
SBM2
SBM3
3.7.1. Pilier 1 : Gouvernance forte articulée autour de la transparence, de l’éthique et de la gestion proactive
des risques
3.7.2. Pilier 2 : Employés engagés et chaîne de valeur responsable
3.7.3. Pilier 3 : Respect des accords établis en vue de limiter le changement climatique
3.8. Analyse de double matérialité : Interaction avec la stratégie et le modèle d’affaires
SBM2
IRO-1
3.8.1. Objectifs et contexte
Artista à la recherche de partenaires locaux
3.9. Processus de screening des investissements ESG
3.9.1. ESG illustrations participations
G, S et E, les piliers de la Compagnie du Bois Sauvage
4. Informations environnementales
4.1.
Le changement climatique
E1-1
E1.SBM-3
E1.IRO-1
E1-2
E1-3
137
La Compagnie du Bois Sauvage
E1-4
E1-5
E1-6
E1-1_07 - Il n’y a pas d’émissions de gaz à effet de serre relatives au passé emmagasinées dans des actifs ou des
produits clés.
E1-1_08 - La Compagnie du Bois Sauvage et le Pôle chocolat en particulier ne sont pas couverts par la
taxonomie.
E1-1_09 - Il n’y a pas de Capex associé pour les activités relatives au charbon.
E1-1_10 - Il n’y a pas de Capex associé pour les activités relatives au pétrole.
E1-1_11 - Il n’y a pas de Capex associé pour les activités relatives au gaz.
E1-1_12 - La Compagnie du Bois Sauvage et le Pôle chocolat ne sont pas exclus des benchmarks associés à
l’Accord de Paris.
E1-5_18/23 - La Compagnie du Bois Sauvage et le Pôle chocolat n’opèrent pas dans des secteurs considérés
comme à haut risque climatique.
E1-7_1/25 - La Compagnie du Bois Sauvage et le Pôle chocolat ne font pas d’opérations de retrait et de
stockage de carbone.
E1-8_1/9 - Il n’y a pas de mécanismes de prix de carbone qui ont été mis en place par la Compagnie du Bois
Sauvage et le Pôle chocolat.
4.1.1.
Priorité 1 : Garantir un réseau d’approvisionnement exempt de déforestation, y compris la plantation en
Équateur
4.1.2.
Priorité 2 : Engagement de nos fournisseurs en vue d’atteindre les objectifs de l’Accord de Paris
4.1.3. Priorité 3 : Énergie
4.1.4. Priorité 4 : Emballage
4.1.5.
Priorité 5 : Écoconception des produits
4.1.6.
Priorité 6 : Transport et logistique
Les émissions de CO
2
du chocolat doivent être mises en perspective
4.1.7. Taxonomie
4.2. Pollution
E2.IRO-1
E2-1
E2-2
E2-3
E2-4
E2-1_02 - Le niveau de substance à haut niveau de préoccupation n’est pas considéré comme matériel et n’est
dès lors pas rapporté.
E2-4_01/10 - La procédure de diligence est mise en place pour pouvoir mesurer la pollution sur la chaîne de
valeur. Ces indicateurs seront rapportés de manière ultérieure dès qu‘ils seront disponibles.
7
initiatives pour des sites de production plus verts
4.3.
Biodiversité et écosystèmes
E4.SBM-3
E4.IRO-1
E4-1
E4-2
E4-3
E4-1_14 - Les actions de compensation pour la biodiversité ne sont pas applicables.
E4-2_19 - Les politiques pour la protection des mers et des océans ne sont pas applicables.
E4-3_1/16 - Les actions de compensation pour la biodiversité ne sont pas applicables.
E4-4_08 - Les actions de compensation pour la biodiversité ne sont pas applicables.
E4-4_10 - Les actions de compensation pour la biodiversité ne sont pas applicables.
La plantation en Équateur : pour une gestion durable et responsable
4.4.
Utilisation des ressources et économie circulaire
E5.IRO1
E5-1
138
ANNEXES
E5-2
E5-3
E5-4
E5-5
E5-4_01/08 - Les données quantitatives sur les différents types de déchets et la circularité sont rassemblées.
Elles seront communiquées ultérieurement.
E5-5_01/18 - Les données quantitatives sur les différents types de déchets et la circularité sont rassemblées.
Elles seront communiquées ultérieurement.
Papier et carton FSC : les incontournables de l’emballage durable
Les 5 « R » d’une gestion des déchets responsable
5. Informations sociales
5.1.
Les travailleurs et la culture d’entreprise
S1.SBM-3
S1-1
S1-2
S1-3
S1-4
S1-5
S1-6
S1-9
S1-10
S1-14
7 initiatives pour améliorer le bien-être des employés
5.2.
Travailleurs de la chaîne de valeur
S2-1
S2-2
S2-3
S2-4
5.3.
Consommateurs et utilisateurs finaux
S4.SBM-3
S4-1
S4-3
S4-4
Le chocolat, une chaîne de valeur qui mérite honnêteté et transparence
6. Gouvernance
G1.GOV-1
G1-1
G1-4
G1-1_09 - Il n’y a pas d’impacts ou risques spécifiques identifiés relatifs au respect du bien-être animal. Aucune
divulgation n’a ainsi été intégrée au rapport.
G1-5 - La Compagnie du Bois Sauvage n’exerce pas d’activités de lobbying, il n’y a ainsi pas de dépenses de
lobbying enregistrées et la Compagnie du Bois Sauvage n’est membre d’aucune association de lobbying. Il n’y a
ainsi pas de responsabilités assignées pour gérer ces activités. Il n’y a pas non plus de contribution financière ou
en nature à des partis politiques.
139
La Compagnie du Bois Sauvage
Lexique ESG
CSRD
La CSRD est une directive européenne adoptée en 2021 qui impose aux
grandes entreprises de publier des informations détaillées sur leurs impacts
environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Elle remplace et élargit
les exigences de la directive Non-Financial Reporting Directive (NFRD) pour
renforcer la transparence et la comparabilité des données de durabilité.
Dioxyde de carbone (CO
2
)
Gaz à effet de serre qui est contributeur du réchauffement global et du
dérèglement climatique exprimé en équivalent CO
2
. Les gaz à effet de serre
incluent principalement le dioxyde de carbone, le méthane, le protoxyde
d’azote, les gaz fluorés et la vapeur d’eau.
Due Diligence System (DDS)
Cadre auquel les sociétés se réfèrent pour évaluer et aborder les risques liés à
la mise en conformité, au développement durable, aux droits humains et aux
législations environnementales.
EU Regulation on
Deforestation-free Products
(EUDR)
La ‘Regulation on Deforestation-free products’ est une loi européenne visant
à lutter contre le changement climatique causé par la déforestation et la
dégradation des forêts. Les entreprises qui produisent, importent ou exportent
des produits ou des matières premières couverts par le règlement EUDR
doivent se conformer à la directive à partir du 30 décembre 2025.
Forest Stewardship Council
(FSC)
Système de certification qui assure que les produits de la forêt sont sourcés de
manière éthique et durable.
Greenhouse Gas Protocol
(GHG)
C’est un ensemble de normes internationales qui sert de cadre pour mesurer,
gérer et communiquer les émissions de gaz à effet de serre. Il est largement
utilisé par les entreprises, les gouvernements et les organisations à but non
lucratif et il sert de base à d’autres cadres de durabilité comme le Carbon
Disclosure Project.
Objectifs de développement
durable (ODD)
Ce sont 17 objectifs universels adoptés par les Nations Unies en 2015 dans le
cadre de l’Agenda 2030 pour le développement durable. Ils visent à éradiquer la
pauvreté, protéger la planète et garantir la prospérité pour tous.
Rainforest Alliance (RFA)
Programme de certification qui promeut une agriculture durable,
l’agroforesterie et des pratiques d’affaires responsables.
Scope 1
Ce sont les émissions directement produites par l’organisation par exemple,
la combustion de carburants dans des chaudières, véhicules ou équipements
appartenant à l’organisation. Ces émissions sont sous le contrôle direct de
l’entreprise.
Scope 2
Ce sont les émissions indirectes liées à l’énergie. Ces émissions proviennent de
la production de l’énergie que l’organisation consomme comme l’électricité ou
la chaleur ou vapeur achetée. Bien qu’indirectes, elles sont étroitement liées à la
consommation d’énergie de l’entreprise.
Scope 3
Autres émissions indirectes. Ces émissions proviennent de la chaîne de valeur
de l’organisation et sont souvent les plus difficiles à quantifier. Elles incluent la
production des biens et services achetés, le transport des matières premières,
mais aussi l’utilisation des produits vendus et le traitement des déchets. Le
scope 3 est généralement la source d’une grande partie des émissions totales,
car il englobe l’ensemble du cycle de vie des produits et services.
SDG
Un cadre conçu par les Nations Unies. Les 17 Sustainable Development Goals
(objectifs de développement durable) sont des objectifs visant à garantir que
notre monde devienne plus durable.
140
ANNEXES
EU Taxonomy
Modèle : Part du chiffre d’affaires issue de produits ou de services associés à des activités
économiques alignées sur la taxonomie — Informations pour l’année N
Exercice
N
Année
Critères de contribution substantielle
Critères d’absence de préjudice important (“critères
DNSH”)(h)
Activités économiques (1)
Code (a) (2)
Chiffre d’affaires (3)
Part du chiffre d’affaires, année N (4)
Atténuation du changement climatique (5)
Adaptation au changement climatique (6)
Eau (7)
Pollution (8)
Économie circulaire (9)
Biodiversité (10)
Atténuation du changement climatique (11)
Adaptation au changement climatique (12)
Eau (13)
Pollution (14)
Économie circulaire (15)
Biodiversité (16)
Garanties minimales (17)
Part duchiffre d’affaires alignée sur la
taxonomie (A.1.) ou éligible à la taxonomie
(A.2.), année N-1 (18)
Catégorie activité habilitante (19)
Catégorie activité transitoire (20)
Texte
k€
%
OUI;
NON;
N/EL
(b) (c)
OUI;
NON;
N/EL
(b) (c)
OUI;
NON;
N/EL
(b) (c)
OUI;
NON;
N/EL
(b) (c)
OUI;
NON;
N/EL
(b) (c)
OUI;
NON;
N/EL
(b) (c)
OUI/
NON
OUI/
NON
OUI/
NON
OUI/
NON
OUI/
NON
OUI/
NON
OUI/
NON
%
H
T
A. ACTIVITÉS ÉLIGIBLES À LA TAXONOMIE
A.1 Activités durables sur le plan environnemental (alignées sur la taxonomie)
Chiffre d’affaires
des activités
durables sur le
plan environne-
mental (alignées
sur la taxonomie)
(A.1)
0
0%
0%
0%
0%
0%
0%
0%
NON
NON
NON
NON
NON
NON
NON
0%
Dont habilitantes
0%
0%
0%
0%
0%
0%
0%
NON
NON
NON
NON
NON
NON
NON
0%
H
Dont transitoires
0%
NON
NON
NON
NON
NON
NON
NON
0%
T
A.2 Activités éligibles à la taxonomie mais non durables sur le plan environnemental (non alignées sur la taxonomie) (g)
EL;
N/EL
(f)
EL;
N/EL
(f)
EL;
N/EL
(f)
EL;
N/EL
(f)
EL;
N/EL
(f)
EL;
N/EL
(f)
Activité
1 (e)
%
EL
EL
EL
%
Chiffre d’affaires
des activités
éligibles à la
taxonomie mais
non durables
sur le plan
environnemental
(non alignées sur
la taxonomie)
(A.2)
0
0%
0%
0%
0%
0%
0%
0%
%
A. Chiffre
d’affaires des
activités éligibles
à la taxonomie
(A.1 + A.2)
0
0%
0%
0%
0%
0%
0%
0%
B. ACTIVITÉS NON ÉLIGIBLES À LA TAXONOMIE
Chiffre d’affaires
des activités
non éligibles à la
taxonomie
100
%
Total (A + B)
278 387
100%
141
La Compagnie du Bois Sauvage
(a)
Le code est composé de l’abréviation correspondant à l’objectif auquel l’activité peut contribuer de manière substantielle, ainsi que du numéro de
section attribué à l’activité dans l’annexe relative à cet objectif, à savoir :
— CCM pour Atténuation du changement climatique
— CCA pour Adaptation au changement climatique
— WTR pour Ressources aquatiques et marines
— CE pour Économie circulaire
— PPC pour Prévention et réduction de la pollution
— BIO pour Biodiversité et écosystèmes. Par exemple, le code correspondant à l’activité “Boisement” sera le suivant : CCM 1.1.
Lorsque les activités peuvent contribuer de manière substantielle à plusieurs objectifs, il convient d’indiquer les codes correspondant à tous les objec-
tifs.
Par exemple, si l’exploitant indique que l’activité “Construction de bâtiments neufs” contribue de manière substantielle à l’atténuation du change-
ment climatique et à l’économie circulaire, il conviendra d’indiquer les codes suivants :
CCM 7.1./CE 3.1.
Les mêmes codes doivent être utilisés dans les sections A.1 et A.2 du présent modèle
(b) OUI — Activité éligible à la taxonomie et alignée sur la taxonomie en ce qui concerne l’objectif environnemental visé
NON — Activité éligible à la taxonomie mais non alignée sur la taxonomie en ce qui concerne l’objectif environnemental visé
N/EL — Non éligible : activité non éligible à la taxonomie en ce qui concerne l’objectif environnemental visé
(c) Lorsqu’une activité économique contribue de manière substantielle à plusieurs objectifs environnementaux, les entreprises non financières in-
diquent, en caractères gras, l’objectif environnemental le plus pertinent aux fins du calcul des ICP des entreprises financières, en évitant le double
comptage. Dans le calcul de leurs ICP respectifs, lorsque l’utilisation du financement n’est pas connue, les entreprises financières calculent le
financement des activités économiques contribuant à plusieurs objectifs environnementaux au titre de l’objectif environnemental le plus pertinent
déclaré en caractères gras dans le présent modèle par les entreprises non financières. Un objectif environnemental ne peut être déclaré qu’une
fois en gras sur une ligne afin d’éviter le double comptage des activités économiques dans les ICP des entreprises financières. Cette disposition ne
s’applique pas au calcul de l’alignement des activités économiques sur la taxonomie pour les produits financiers définis à l’article 2, point 12, du
règlement (UE) 2019/2088. Les entreprises non financières déclarent également le degré d’éligibilité et d’alignement par objectif environnemental,
y compris l’alignement sur chacun des objectifs environnementaux pour les activités contribuant de manière substantielle à plusieurs objectifs, en
utilisant le modèle ci-dessous:
Part du chiffre d’affaires/chiffre d’affaires total
Alignée sur la taxonomie par objectif
Éligible à la taxonomie par objectif
CCM
0 %
0 %
CCA
0 %
0 %
WTR
0 %
0 %
CE
0 %
0 %
PPC
0 %
0 %
BIO
0 %
0 %
(d) Une même activité peut être conforme à un ou plusieurs objectifs environnementaux pour lequel/lesquels elle est éligible.
(e) Une même activité peut être éligible à la taxonomie mais non conforme aux objectifs environnementaux visés.
(f) EL — Activité éligible à la taxonomie pour l’objectif visé
N/EL — Activité non éligible à la taxonomie pour l’objectif visé
(g)
Les activités ne doivent être déclarées dans la section A.2 du présent modèle que si elles ne sont conformes à aucun des objectifs environne-
mentaux pour lesquels elles sont éligibles. Les activités qui sont conformes à au moins un objectif environnemental doivent être déclarées dans la
section A.1 du présent modèle.
(h) Pour une activité à déclarer dans la section A.1, tous les critères d’absence de préjudice important et toutes les garanties minimales doivent être
respectés. Pour les activités reprises dans la section A.2, les entreprises non financières peuvent choisir de remplir ou non les colonnes 5 à 17. Les
entreprises non financières peuvent indiquer, dans la section A.2, la contribution substantielle et les critères DNSH qu’elles remplissent ou ne rem-
plissent pas en utilisant : a) pour la contribution substantielle — les codes OUI/NON et N/EL au lieu de EL et N/EL et b) pour les critères DNSH
— OUI/NON.
142
ANNEXES
Modèle : Part des dépenses CapEx issue des produits ou services associés à des activités
économiques alignées sur la taxonomie — Informations pour l’année N
Exercice
N
Année
Critères de contribution substantielle
Critères d’absence de préjudice important (“critères
DNSH”)(h)
Activités économiques (1)
Code (a) (2)
CapEx (3)
Part des CapEx, année N (4)
Atténuation du changement climatique (5)
Adaptation au changement climatique (6)
Eau (7)
Pollution (8)
Économie circulaire (9)
Biodiversité (10)
Atténuation du changement climatique (11)
Adaptation au changement climatique (12)
Eau (13)
Pollution (14)
Économie circulaire (15)
Biodiversité (16)
Garanties minimales (17)
Part des CapEx alignées sur la taxonomie
(A.1.) ou éligibles (A.2.) à la taxonomie,
année N-1 (18)
Catégorie activité habilitante (19)
Catégorie activité transitoire (20)
Texte
k€
%
OUI;
NON;
N/EL
(b) (c)
OUI;
NON;
N/EL
(b) (c)
OUI;
NON;
N/EL
(b) (c)
OUI;
NON;
N/EL
(b) (c)
OUI;
NON;
N/EL
(b) (c)
OUI;
NON;
N/EL
(b) (c)
OUI/
NON
OUI/
NON
OUI/
NON
OUI/
NON
OUI/
NON
OUI/
NON
OUI/
NON
%
H
T
A. ACTIVITÉS ÉLIGIBLES À LA TAXONOMIE
A.1 Activités durables sur le plan environnemental (alignées sur la taxonomie)
CapEx des
activités durables
sur le plan
environnemental
(alignées sur
la taxonomie)
(A.1)
0
0%
0%
0%
0%
0%
0%
0%
NON
NON
NON
NON
NON
NON
NON
0%
Dont habilitantes
0%
0%
0%
0%
0%
0%
0%
NON
NON
NON
NON
NON
NON
NON
0%
E
Dont transitoires
0%
NON
NON
NON
NON
NON
NON
NON
0%
T
A.2 Activités éligibles à la taxonomie mais non durables sur le plan environnemental (non alignées sur la taxonomie) (g)
EL;
N/EL
(f)
EL;
N/EL
(f)
EL;
N/EL
(f)
EL;
N/EL
(f)
EL;
N/EL
(f)
EL;
N/EL
(f)
Activité
1 (e)
%
EL
EL
EL
%
CapEx des
activités éligibles
à la taxonomie
mais non du-
rables sur le plan
environnemental
(non alignées sur
la taxonomie)
(A.2)
0
0%
0%
0%
0%
0%
0%
0%
%
A. CapEx des
activités éligibles
à la taxonomie
(A.1 + A.2)
0
0%
0%
0%
0%
0%
0%
0%
B. ACTIVITÉS NON ÉLIGIBLES À LA TAXONOMIE
CapEx des
activités non
éligibles à la
taxonomie
100
%
Total (A + B)
23 095
100%
143
La Compagnie du Bois Sauvage
(a)
Le code est composé de l’abréviation correspondant à l’objectif auquel l’activité peut contribuer de manière substantielle, ainsi que du numéro de
section attribué à l’activité dans l’annexe relative à cet objectif, à savoir :
— CCM pour Atténuation du changement climatique
— CCA pour Adaptation au changement climatique
— WTR pour Ressources aquatiques et marines
— CE pour Économie circulaire
— PPC pour Prévention et réduction de la pollution
— BIO pour Biodiversité et écosystèmes. Par exemple, le code correspondant à l’activité “Boisement” sera le suivant : CCM 1.1.
Lorsque les activités peuvent contribuer de manière substantielle à plusieurs objectifs, il convient d’indiquer les codes correspondant à tous les
objectifs.
Par exemple, si l’exploitant indique que l’activité “Construction de bâtiments neufs” contribue de manière substantielle à l’atténuation du
changement climatique et à l’économie circulaire, il conviendra d’indiquer les codes suivants :
CCM 7.1./CE 3.1.
Les mêmes codes doivent être utilisés dans les sections A.1 et A.2 du présent modèle
(b) OUI — Activité éligible à la taxonomie et alignée sur la taxonomie en ce qui concerne l’objectif environnemental visé
NON — Activité éligible à la taxonomie mais non alignée sur la taxonomie en ce qui concerne l’objectif environnemental visé
N/EL — Non éligible : activité non éligible à la taxonomie en ce qui concerne l’objectif environnemental visé
(c) Lorsqu’une activité économique contribue de manière substantielle à plusieurs objectifs environnementaux, les entreprises non financières
indiquent, en caractères gras, l’objectif environnemental le plus pertinent aux fins du calcul des ICP des entreprises financières, en évitant le double
comptage. Dans le calcul de leurs ICP respectifs, lorsque l’utilisation du financement n’est pas connue, les entreprises financières calculent le
financement des activités économiques contribuant à plusieurs objectifs environnementaux au titre de l’objectif environnemental le plus pertinent
déclaré en caractères gras dans le présent modèle par les entreprises non financières. Un objectif environnemental ne peut être déclaré qu’une
fois en gras sur une ligne afin d’éviter le double comptage des activités économiques dans les ICP des entreprises financières. Cette disposition ne
s’applique pas au calcul de l’alignement des activités économiques sur la taxonomie pour les produits financiers définis à l’article 2, point 12, du
règlement (UE) 2019/2088. Les entreprises non financières déclarent également le degré d’éligibilité et d’alignement par objectif environnemental,
y compris l’alignement sur chacun des objectifs environnementaux pour les activités contribuant de manière substantielle à plusieurs objectifs, en
utilisant le modèle ci-dessous :
Part des CapEx/Total des CapEx
Alignée sur la taxonomie par objectif
Éligible à la taxonomie par objectif
CCM
0 %
0 %
CCA
0 %
0 %
WTR
0 %
0 %
CE
0 %
0 %
PPC
0 %
0 %
BIO
0 %
0 %
(d) Une même activité peut être conforme à un ou plusieurs objectifs environnementaux pour lequel/lesquels elle est éligible.
(e) Une même activité peut être éligible à la taxonomie mais non conforme aux objectifs environnementaux visés.
(f) EL — Activité éligible à la taxonomie pour l’objectif visé
N/EL — Activité non éligible à la taxonomie pour l’objectif visé
(g)
Les activités ne doivent être déclarées dans la section A.2 du présent modèle que si elles ne sont conformes à aucun des objectifs
environnementaux pour lesquels elles sont éligibles. Les activités qui sont conformes à au moins un objectif environnemental doivent être déclarées
dans la section A.1 du présent modèle.
(h) Pour une activité à déclarer dans la section A.1, tous les critères d’absence de préjudice important et toutes les garanties minimales doivent être
respectés. Pour les activités reprises dans la section A.2, les entreprises non financières peuvent choisir de remplir ou non les colonnes 5 à 17.
Les entreprises non financières peuvent indiquer, dans la section A.2, la contribution substantielle et les critères DNSH qu’elles remplissent ou ne
remplissent pas en utilisant : a) pour la contribution substantielle — les codes OUI/NON et N/EL au lieu de EL et N/EL et b) pour les critères
DNSH — OUI/NON.
144
ANNEXES
Modèle : Part des OpEx concernant des produits ou services associés à des activités
économiques alignées sur la taxonomie — Informations pour l’année N
Exercice
N
Année
Critères de contribution substantielle
Critères d’absence de préjudice important (“critères
DNSH”)(h)
Activités économiques (1)
Code (a) (2)
OpEx (3)
Part des OpEx, année N (4)
Atténuation du changement climatique (5)
Adaptation au changement climatique (6)
Eau (7)
Pollution (8)
Économie circulaire (9)
Biodiversité (10)
Atténuation du changement climatique (11)
Adaptation au changement climatique (12)
Eau (13)
Pollution (14)
Économie circulaire (15)
Biodiversité (16)
Garanties minimales (17)
Part des OpEx alignées sur la taxonomie
(A.1.) ou éligibles (A.2.) à la taxonomie,
année N-1 (18)
Catégorie activité habilitante (19)
Catégorie activité transitoire (20)
Texte
k€
%
OUI;
NON;
N/EL
(b) (c)
OUI;
NON;
N/EL
(b) (c)
OUI;
NON;
N/EL
(b) (c)
OUI;
NON;
N/EL
(b) (c)
OUI;
NON;
N/EL
(b) (c)
OUI;
NON;
N/EL
(b) (c)
OUI/
NON
OUI/
NON
OUI/
NON
OUI/
NON
OUI/
NON
OUI/
NON
OUI/
NON
%
H
T
A. ACTIVITÉS ÉLIGIBLES À LA TAXONOMIE
A.1 Activités durables sur le plan environnemental (alignées sur la taxonomie)
OpEx des
activités durables
sur le plan
environnemental
(alignées sur
la taxonomie)
(A.1)
0
0%
0%
0%
0%
0%
0%
0%
NON
NON
NON
NON
NON
NON
NON
0
Dont habilitantes
0%
0%
0%
0%
0%
0%
0%
NON
NON
NON
NON
NON
NON
NON
0%
E
Dont transitoires
0%
NON
NON
NON
NON
NON
NON
NON
0%
T
A.2 Activités éligibles à la taxonomie mais non durables sur le plan environnemental (non alignées sur la taxonomie) (g)
EL;
N/EL
(f)
EL;
N/EL
(f)
EL;
N/EL
(f)
EL;
N/EL
(f)
EL;
N/EL
(f)
EL;
N/EL
(f)
CapEx des
activités éligibles
à la taxonomie
mais non du-
rables sur le plan
environnemental
(non alignées sur
la taxonomie)
(A.2)
0
0%
0%
0%
0%
0%
0%
0%
%
A. CapEx des
activités éligibles
à la taxonomie
(A.1 + A.2)
0
0%
0%
0%
0%
0%
0%
0%
B. ACTIVITÉS NON ÉLIGIBLES À LA TAXIONOMIE
OpEx des activi-
tés non éligibles à
la taxinomie
100
%
Total (A + B)
6 290,69
100%
145
La Compagnie du Bois Sauvage
(a)
Le code est composé de l’abréviation correspondant à l’objectif auquel l’activité peut contribuer de manière substantielle, ainsi que du numéro de
section attribué à l’activité dans l’annexe relative à cet objectif, à savoir :
— CCM pour Atténuation du changement climatique
— CCA pour Adaptation au changement climatique
— WTR pour Ressources aquatiques et marines
— CE pour Économie circulaire
— PPC pour Prévention et réduction de la pollution
— BIO pour Biodiversité et écosystèmes. Par exemple, le code correspondant à l’activité “Boisement” sera le suivant : CCM 1.1.
Lorsque les activités peuvent contribuer de manière substantielle à plusieurs objectifs, il convient d’indiquer les codes correspondant à tous les objectifs.
Par exemple, si l’exploitant indique que l’activité “Construction de bâtiments neufs” contribue de manière substantielle à l’atténuation du change-
ment climatique et à l’économie circulaire, il conviendra d’indiquer les codes suivants :
CCM 7.1./CE 3.1.
Les mêmes codes doivent être utilisés dans les sections A.1 et A.2 du présent modèle
(b) OUI — Activité éligible à la taxonomie et alignée sur la taxonomie en ce qui concerne l’objectif environnemental visé
NON — Activité éligible à la taxonomie mais non alignée sur la taxonomie en ce qui concerne l’objectif environnemental visé
N/EL — Non éligible : activité non éligible à la taxonomie en ce qui concerne l’objectif environnemental visé
(c) Lorsqu’une activité économique contribue de manière substantielle à plusieurs objectifs environnementaux, les entreprises non financières in-
diquent, en caractères gras, l’objectif environnemental le plus pertinent aux fins du calcul des ICP des entreprises financières, en évitant le double
comptage. Dans le calcul de leurs ICP respectifs, lorsque l’utilisation du financement n’est pas connue, les entreprises financières calculent le
financement des activités économiques contribuant à plusieurs objectifs environnementaux au titre de l’objectif environnemental le plus pertinent
déclaré en caractères gras dans le présent modèle par les entreprises non financières. Un objectif environnemental ne peut être déclaré qu’une
fois en gras sur une ligne afin d’éviter le double comptage des activités économiques dans les ICP des entreprises financières. Cette disposition ne
s’applique pas au calcul de l’alignement des activités économiques sur la taxonomie pour les produits financiers définis à l’article 2, point 12, du
règlement (UE) 2019/2088. Les entreprises non financières déclarent également le degré d’éligibilité et d’alignement par objectif environnemental,
y compris l’alignement sur chacun des objectifs environnementaux pour les activités contribuant de manière substantielle à plusieurs objectifs, en
utilisant le modèle ci-dessous :
Part des OpEx/Total des OpEx
Alignée sur la taxonomie par objectif
Éligible à la taxonomie par objectif
CCM
0 %
0 %
CCA
0 %
0 %
WTR
0 %
0 %
CE
0 %
0 %
PPC
0 %
0 %
BIO
0 %
0 %
(d) Une même activité peut être conforme à un ou plusieurs objectifs environnementaux pour lequel/lesquels elle est éligible.
(e) Une même activité peut être éligible à la taxonomie mais non conforme aux objectifs environnementaux visés.
(f) EL — Activité éligible à la taxonomie pour l’objectif visé
N/EL — Activité non éligible à la taxonomie pour l’objectif visé
(g)
Les activités ne doivent être déclarées dans la section A.2 du présent modèle que si elles ne sont conformes à aucun des objectifs environne-
mentaux pour lesquels elles sont éligibles. Les activités qui sont conformes à au moins un objectif environnemental doivent être déclarées dans la
section A.1 du présent modèle.
(h) Pour une activité à déclarer dans la section A.1, tous les critères d’absence de préjudice important et toutes les garanties minimales doivent être
respectés. Pour les activités reprises dans la section A.2, les entreprises non financières peuvent choisir de remplir ou non les colonnes 5 à 17.
Les entreprises non financières peuvent indiquer, dans la section A.2, la contribution substantielle et les critères DNSH qu’elles remplissent ou ne
remplissent pas en utilisant : a) pour la contribution substantielle — les codes OUI/NON et N/EL au lieu de EL et N/EL et b) pour les critères
DNSH — OUI/NON.
146
ANNEXES
1. Activités liées à l’énergie nucléaire et au gaz fossile
Ligne
Activités liées à l’énergie nucléaire
1
L’entreprise exerce, finance ou est exposée à des activités de recherche, de développement, de démonstration et de
déploiement d’installations innovantes de production d’électricité à partir de processus nucléaires avec un minimum de
déchets issus du cycle du combustible.
NON
2
L’entreprise exerce, finance ou est exposée à des activités de construction et d’exploitation sûre de nouvelles installations
nucléaires de production d’électricité ou de chaleur industrielle, notamment à des fins de chauffage urbain ou aux fins de
procédés industriels tels que la production d’hydrogène, y compris leurs mises à niveau de sûreté, utilisant
les meilleures technologies disponibles.
NON
3
L’entreprise exerce, finance ou est exposée à des activités d’exploitation sûre d’installations nucléaires existantes de produc-
tion d’électricité ou de chaleur industrielle, notamment à des fins de chauffage urbain ou aux fins de procédés industriels tels
que la production d’hydrogène, à partir d’énergie nucléaire, y compris leurs mises à niveau de sûreté.
NON
Activités liées au gaz fossile
4
L’entreprise exerce, finance ou est exposée à des activités de construction ou d’exploitation d’installations de production
d’électricité à partir de combustibles fossiles gazeux.
NON
5
L’entreprise exerce, finance ou est exposée à des activités de construction, de remise en état et d’exploitation d’installations
de production combinée de chaleur/froid et d’électricité à partir de combustibles fossiles gazeux.
NON
6
L’entreprise exerce, finance ou est exposée à des activités de construction, de remise en état ou d’exploitation d’installations
de production de chaleur qui produisent de la chaleur/du froid à partir de combustibles fossiles gazeux.
NON
2. Activités économiques alignées sur la taxonomie (dénominateur)
Ligne
Activités économiques
Montant et proportion (les informations doivent être
présentées en montant monétaire et en pourcentage)
CCM + CCA
Atténuation du
changement
climatique
(CCM)
Adaption au
changement
climatique
(CCA)
Montant
% Montant
% Montant
%
1
Montant et proportion de l’activité économique alignée sur la taxono-
mie visée à la section 4.26 des annexes I et II du règlement délégué (UE)
2021/2139 au dénominateur de l’ICP applicable
0
0 %
0
0 %
0
0 %
2
Montant et proportion de l’activité économique alignée sur la taxono-
mie visée à la section 4.27 des annexes I et II du règlement délégué (UE)
2021/2139 au dénominateur de l’ICP applicable
0
0 %
0
0 %
0
0 %
3
Montant et proportion de l’activité économique alignée sur la taxono-
mie visée à la section 4.28 des annexes I et II du règlement délégué (UE)
2021/2139 au dénominateur de l’ICP applicable
0
0 %
0
0 %
0
0 %
4
Montant et proportion de l’activité économique alignée sur la taxono-
mie visée à la section 4.29 des annexes I et II du règlement délégué (UE)
2021/2139 au dénominateur de l’ICP applicable
0
0 %
0
0 %
0
0 %
5
Montant et proportion de l’activité économique alignée sur la taxono-
mie visée à la section 4.30 des annexes I et II du règlement délégué (UE)
2021/2139 au dénominateur de l’ICP applicable
0
0 %
0
0 %
0
0 %
6
Montant et proportion de l’activité économique alignée sur la taxono-
mie visée à la section 4.31 des annexes I et II du règlement délégué (UE)
2021/2139 au dénominateur de l’ICP applicable
0
0 %
0
0 %
0
0 %
7
Montant et proportion des autres activités économiques
alignées sur la taxonomie non visées aux lignes 1 à 6 ci- des-
sus au dénominateur de l’ICP applicable
0
0 %
0
0 %
0
0 %
8
Total ICP applicable
0
100 %
0
0 %
0
0 %
147
La Compagnie du Bois Sauvage
3. Activités économiques alignées sur la taxonomie (numérateur)
Ligne
Activités économiques
Montant et proportion (les informations doivent être
présentées en montant monétaire et en pourcentage)
CCM + CCA
Atténuation du
changement
climatique
(CCM)
Adaption au
changement
climatique
(CCA)
Montant
% Montant
% Montant
%
1
Montant et proportion de l’activité économique alignée sur la taxono-
mie visée à la section 4.26 des annexes I et II du règlement délégué (UE)
2021/2139 au numérateur de l’ICP applicable
0
0 %
0
0 %
0
0 %
2
Montant et proportion de l’activité économique alignée sur la taxono-
mie visée à la section 4.27 des annexes I et II du règlement délégué (UE)
2021/2139 au numérateur de l’ICP applicable
0
0 %
0
0 %
0
0 %
3
Montant et proportion de l’activité économique alignée sur la taxono-
mie visée à la section 4.28 des annexes I et II du règlement délégué (UE)
2021/2139 au numérateur de l’ICP applicable
0
0 %
0
0 %
0
0 %
4
Montant et proportion de l’activité économique alignée sur la taxono-
mie visée à la section 4.29 des annexes I et II du règlement délégué (UE)
2021/2139 au dénominateur de l’ICP applicable
0
0 %
0
0 %
0
0 %
5
Montant et proportion de l’activité économique alignée sur la taxono-
mie visée à la section 4.30 des annexes I et II du règlement délégué (UE)
2021/2139 au numérateur de l’ICP applicable
0
0 %
0
0 %
0
0 %
6
Montant et proportion de l’activité économique alignée sur la taxono-
mie visée à la section 4.31 des annexes I et II du règlement délégué (UE)
2021/2139 au numérateur de l’ICP applicable
0
0 %
0
0 %
0
0 %
7
Montant et proportion des autres activités économiques
alignées sur la taxonomie non visées aux lignes 1 à 6 ci- des-
sus au numérateur de l’ICP applicable
0
0 %
0
0 %
0
0 %
8
Montant total et proportion totale des activités écono-
miques alignées sur la taxonomie au numérateur de l’ICP
applicable
0
100 %
0
0 %
0
0 %
148
ANNEXES
4. Activités économiques éligibles à la taxonomie mais non alignées sur celle-ci
Ligne
Activités économiques
Montant et proportion (les informations doivent être
présentées en montant monétaire et en pourcentage)
CCM + CCA
Atténuation du
changement
climatique
(CCM)
Adaption au
changement
climatique
(CCA)
Montant
% Montant
% Montant
%
1
Montant et proportion de l’activité économique éligible à la taxono-
mie, mais non alignée sur celle-ci, visée à la section 4.26 des annexes I
et II du règlement délégué (UE) 2021/2139 au dénominateur de l’ICP
applicable
0
0 %
0
0 %
0
0 %
2
Montant et proportion de l’activité économique éligible à la taxono-
mie, mais non alignée sur celle-ci, visée à la section 4.27 des annexes I
et II du règlement délégué (UE) 2021/2139 au dénominateur de l’ICP
applicable
0
0 %
0
0 %
0
0 %
3
Montant et proportion de l’activité économique éligible à la taxono-
mie, mais non alignée sur celle-ci, visée à la section 4.28 des annexes I
et II du règlement délégué (UE) 2021/2139 au dénominateur de l’ICP
applicable
0
0 %
0
0 %
0
0 %
4
Montant et proportion de l’activité économique éligible à la taxono-
mie, mais non alignée sur celle-ci, visée à la section 4.29 des annexes I
et II du règlement délégué (UE) 2021/2139 au dénominateur de l’ICP
applicable
0
0 %
0
0 %
0
0 %
5
Montant et proportion de l’activité économique éligible à la taxono-
mie, mais non alignée sur celle-ci, visée à la section 4.30 des annexes I
et II du règlement délégué (UE) 2021/2139 au dénominateur de l’ICP
applicable
0
0 %
0
0 %
0
0 %
6
Montant et proportion de l’activité économique éligible à la taxono-
mie, mais non alignée sur celle-ci, visée à la section 4.31 des annexes
I et II du règlement d
0
0 %
0
0 %
0
0 %
7
Montant et proportion des autres activités économiques
éligibles à la taxonomie, mais non alignées sur celle-ci, non
visées aux lignes 1 à 6 ci-dessus au dénominateur de l’ICP
applicable
0
0 %
0
0 %
0
0 %
8
Montant total et proportion totale des activités écono-
miques éligibles à la taxonomie, mais non alignées sur
celle-ci, au dénominateur de l’ICP applicable
0
100 %
0
0 %
0
0 %
149
La Compagnie du Bois Sauvage
5. Activités économiques non éligibles à la taxonomie
Ligne
Activités économiques
Montant
Pourcentage
1
Montant et proportion de l’activité économique visée à la ligne 1 du modèle 1 qui n’est pas éligible à la
taxonomie, conformément à la section 4.26 des annexes I et II du règlement délégué (UE) 2021/2139,
au dénominateur de l’ICP applicable
0
0 %
2
Montant et proportion de l’activité économique visée à la ligne 2 du modèle 1 qui n’est pas éligible à la
taxonomie, conformément à la section 4.27 des annexes I et II du règlement délégué (UE) 2021/2139,
au dénominateur de l’ICP applicable
0
0 %
3
Montant et proportion de l’activité économique visée à la ligne 1 du modèle 1 qui n’est pas éligible à la
taxonomie, conformément à la section 4.28 des annexes I et II du règlement délégué (UE) 2021/2139,
au dénominateur de l’ICP applicable
0
0 %
4
Montant et proportion de l’activité économique visée à la ligne 1 du modèle 1 qui n’est pas éligible à la
taxonomie, conformément à la section 4.29 des annexes I et II du règlement délégué (UE) 2021/2139,
au dénominateur de l’ICP applicable
0
0 %
5
Montant et proportion de l’activité économique visée à la ligne 1 du modèle 1 qui n’est pas éligible à la
taxonomie, conformément à la section 4.30 des annexes I et II du règlement délégué (UE) 2021/2139,
au dénominateur de l’ICP applicable
0
0 %
6
Montant et proportion de l’activité économique visée à la ligne 1 du modèle 1 qui n’est pas éligible à la
taxonomie, conformément à la section 4.31 des annexes I et II du règlement délégué (UE) 2021/2139,
au dénominateur de l’ICP applicable
0
0 %
7
Montant et proportion des autres activités économiques non éligibles à la taxonomie
et non visées aux lignes 1 à 6 ci-dessus au dénominateur de l’ICP applicable
0
0 %
8
Montant total et proportion totale des activités économiques non éligibles à la taxo-
nomie au dénominateur de l’ICP applicable
0
0 %
150
ANNEXES
Rapport du commissaire relatif à l’assurance limitée de
l’information consolidée en matière de durabilité de la
Compagnie du Bois Sauvage SA
A l’assemblée générale des actionnaires
Dans le cadre de notre mission légale d’assurance limitée de l’information consolidée en matière de durabilité de la
Compagnie du Bois Sauvage SA (la « société ») et de ses filiales (conjointement « le groupe »), nous vous présentons notre
rapport sur cette mission.
Nous avons été nommés par l’organe d’administration de la société, conformément à la lettre de mission du 17 février
2025, pour réaliser une mission d’assurance limitée de l’information en matière de durabilité du groupe, incluse dans la sec-
tion rapport CSRD 2024 du rapport de gestion au 31 décembre 2024 et pour l’exercice clos à cette date ( l’« information
en matière de durabilité »).
Nous avons realisé notre mission légale d’assurance limitée de l’information en matière de durabilité du groupe pour la
première fois pendant la période du rapport actuelle.
Conclusion d’assurance limitée
Nous avons réalisé une mission d’assurance limitée de l’information en matière de durabilité du groupe.
Sur la base des procédures que nous avons mises en œuvre et des éléments probants que nous avons obtenus, nous n’avons
rien relevé qui nous porte à croire que l’information en matière de durabilité du groupe, dans tous ses aspects significatifs :
■
n’a pas été établie conformément aux exigences visées à l’article 3:32/2 du Code des sociétés et des associations, y
compris la conformité avec les normes européennes applicables pour l’information en matière de durabilité (European
Sustainability Reporting Standards (ESRS)) ;
■
n’a pas été établie conformément au processus mis en œuvre par le groupe (« le processus ») pour déterminer l’infor-
mation consolidée en matière de durabilité publiée conformément aux normes européennes comme indiqué dans la
section 3.8. « Analyse de double matérialité : Interaction avec la stratégie et le modèle d’affaires » ;
■
ne respecte pas les obligations de l’article 8 du règlement (UE) 2020/852 (le « Règlement taxonomie »), relatives à la pu-
blication des informations reprises dans la note Taxonomie sous-section 4.1.7 de la partie en matière d’environnement
du rapport de gestion.
Fondement de la conclusion
Nous avons réalisé notre mission d’assurance limitée conformément à la norme ISAE 3000 (Révisée), Missions d’assurance
autres que les audits et examens limités de l’information financière historique (« ISAE 3000 (Révisée) »), telle qu’applicable
en Belgique.
Les responsabilités qui nous incombent en vertu de cette norme sont décrites plus en détail dans la section de notre rap-
port «
Responsabilités du commissaire relatives à la mission d’assurance limitée de l’information en matière de durabilité.
Nous nous sommes conformés à toutes les exigences déontologiques qui s’appliquent à la mission d’assurance de l’infor-
mation consolidée en matière de durabilité en Belgique, en ce compris celles concernant l’indépendance.
Nous appliquons la norme internationale de gestion de la qualité 1 (ISQM 1), qui exige que nous concevions, mettions
en œuvre et assurions le fonctionnement d’un système de gestion de la qualité comprenant des politiques ou des procé-
dures relatives au respect des exigences éthiques, des normes professionnelles et des exigences légales et réglementaires
applicables.
Nous avons obtenu de l’organe d’administration et des préposés du groupe, les explications et informations requises pour
notre mission d’assurance limitée.
151
La Compagnie du Bois Sauvage
Nous estimons que les éléments probants que nous avons recueillis sont suffisants et appropriés pour fonder notre
conclusion.
Autres points
L’étendue de nos travaux se limite à l’assurance concernant les informations consolidées en matière de durabilité du groupe
au 31 décembre 2024 et ne s’étend pas aux informations relatives aux chiffres comparatifs inclus dans les informations
consolidées en matière de durabilité.
Responsabilités de l’organe d’administration relatives à l’établissement de l’information consolidée en
matière de durabilité
L’organe d’administration de la société est responsable de l’élaboration et de la mise en œuvre d’un processus et de la
publication de ce processus dans la note 3.8. « Analyse de double matérialité : Interaction avec la stratégie et le modèle
d’affaires » de l’information consolidée en matière de durabilité. Cette responsabilité inclut :
■
la compréhension du contexte dans lequel s’inscrivent les activités et les relations d’affaires du groupe et le développe-
ment d’une compréhension des parties prenantes concernées ;
■
l’identification des impacts réels et potentiels (négatifs et positifs) liés aux questions de durabilité, ainsi que des risques
et des opportunités qui affectent, ou dont on peut raisonnablement penser qu’ils affecteront, la situation financière du
groupe, ses performances financières, ses flux de trésorerie, son accès au financement ou le coût de son capital à court,
moyen ou long terme ;
■
l’évaluation du caractère significatif des impacts, des risques et des opportunités identifiés en matière de durabilité, en
sélectionnant et en appliquant des seuils appropriés ; et
■
la formulation d’hypothèses et des estimations raisonnables au vu des circonstances.
L’organe d’administration de la société est également responsable de l’établissement de l’information consolidée en matière
de durabilité, qui comprend l’information identifiée par le processus,
■
conformément aux exigences visées à l’article 3:32/2 du Code des sociétés et des associations, y compris aux normes eu-
ropéennes applicables pour l’information en matière de durabilité (European Sustainability Reporting Standards (ESRS) ;
■
en respectant les obligations de l’article 8 du Règlement taxonomie relatives à la publication des informations reprises
dans la note Taxonomie sous-section 4.1.7 de la partie en matière d’environnement du rapport de gestion.
Cette responsabilité comprend :
■
la conception, la mise en œuvre et le maintien des contrôles internes que l’organe d’administration juge nécessaires pour
permettre l’établissement de l’information en matière de durabilité exempte d’anomalies significatives, qu’elles soient
dues à une fraude ou à une erreur ; et
■
la sélection et l’application de méthodes appropriées de publication de l’information en matière de durabilité et la for-
mulation d’hypothèses et d’estimations raisonnables au vu des circonstances.
Le comité d’audit est responsable de la supervision du processus de publication de l’information en matière de durabilité
de la société.
Limites inhérentes à la l’établissement de l’information en matière de durabilité
En publiant des informations prospectives conformément aux ESRS, l’organe d’administration de la société est tenu de
préparer les informations prospectives sur la base d’hypothèses divulguées concernant des événements susceptibles de se
produire à l’avenir et des actions futures possible du groupe. Le résultat réel est susceptible d’être différent car les événe-
ments anticipés ne se produisent souvent pas comme prévu. Les résultats réels différeront probablement des hypothèses,
car les événements supposés ne se produiront généralement pas comme prévus et ces écarts pourraient être significatifs.
In determining the disclosures in the Sustainability Statement, management of the Company interprets undefined legal and
other terms. Undefined legal and other terms may be interpreted differently, including the legal conformity of their inter-
pretation and, accordingly, are subject to uncertainties.
152
ANNEXES
Responsabilités du commissaire relatives à la mission d’assurance de l’information consolidée en ma-
tière de durabilité
Notre responsabilité est de planifier et de réaliser la mission d’assurance afin d’obtenir une assurance limitée que l’infor-
mation consolidée en matière de durabilité ne comporte pas d’anomalies significatives, que celles-ci résultent de fraudes
ou d’erreurs, et d’émettre un rapport d’assurance limitée comprenant notre conclusion. Les anomalies peuvent provenir
de fraudes ou résulter d’erreurs et sont considérées comme significatives lorsqu’il est raisonnable de s’attendre à ce que,
prises individuellement ou en cumulé, elles puissent influencer les décisions que les utilisateurs de l’information consolidée
en matière de durabilité prennent en se fondant sur celle-ci.
Dans le cadre d’une mission d’assurance limitée conforme à la norme ISAE 3000 (révisée), telle qu’applicable en Belgique,
et tout au long de celle-ci, nous exerçons notre jugement professionnel et faisons preuve d’esprit critique. Ces procédures,
auxquelles nous renvoyons à la section « Résumé des travaux effectués » sont moins approfondies que les procédures
d’une mission d’assurance raisonnable. Nous n’exprimons donc pas une opinion d’assurance raisonnable dans le cadre de
cette mission.
Étant donné que les informations prospectives incluses dans les informations consolidées de durabilité, ainsi que les hypo-
thèses sur lesquelles elles reposent, concernent l’avenir, elles peuvent être influencées par des événements qui pourraient
se produire et/ou par d’éventuelles actions du groupe. Les résultats réels différeront probablement des hypothèses, car
les événements supposés ne se produiront généralement pas comme prévu, et ces écarts pourraient être significatifs. Par
conséquent, notre conclusion ne garantit pas que les résultats réels rapportés correspondront à ceux figurant dans les
informations prospectives de l’informations consolidée en matière de durabilité.
Nos responsabilités à l’égard de l’information consolidée en matière de durabilité, en ce qui concerne le processus, sont
les suivantes :
■
L’acquisition d’une compréhension du processus, mais pas dans le but de fournir une conclusion sur l’efficacité du pro-
cessus, y compris sur le résultat du processus ; and
■
Concevoir et mettre en œuvre des procédures pour évaluer si le processus est cohérent avec la description de ce pro-
cessus par le groupe comme indiqué dans la note « Contexte : Informations générales”.
Nos autres responsabilités à l’égard de l’information consolidée en matière de durabilité sont les suivantes :
■
Prendre connaissance de l’environnement de contrôle du groupe, des processus et systèmes d’information pertinents
pour l’établissement de l’information consolidée en matière de durabilité, mais sans évaluer la conception d’activités de
contrôle spécifiques, acquérir des éléments probants sur leur mise en oeuvre ou tester l’efficacité du fonctionnement
des contrôles mis en place ;
■
Identifier les domaines où des anomalies significatives sont susceptibles de se produire dans l’information consolidée en
matière de durabilité, que celles-ci résultent de fraudes ou d’erreurs ; et
■
Concevoir et mettre en œuvre des procédures adaptées aux domaines où des anomalies significatives sont susceptibles
de se produire dans l’information consolidée en matière de durabilité. Le risque de non-détection d’une anomalie signi-
ficative provenant d’une fraude est plus élevé que celui d’une anomalie significative résultant d’une erreur, car la fraude
peut impliquer la collusion, la falsification, les omissions volontaires, les fausses déclarations ou le contournement du
contrôle interne.
Résumé des travaux effectués
Une mission d’assurance limitée implique la mise en œuvre de procédures visant à obtenir des éléments probants sur
l’information consolidée en matière de durabilité. La nature et la forme des procédures effectuées dans une mission d’assu-
rance limitée varient, et leur étendue est moindre que dans une mission d’assurance raisonnable. Par conséquent, le niveau
d’assurance obtenu dans une mission d’assurance limitée est nettement plus faible que celui qui aurait été obtenu dans une
mission d’assurance raisonnable.
La nature, le calendrier et l’étendue des procédures sélectionnées dépendent du jugement professionnel, y compris l’iden-
tification des domaines où des anomalies significatives sont susceptibles de se produire dans l’information consolidée en
matière de durabilité, que ce soit en raison d’une fraude ou d’une erreur.
153
La Compagnie du Bois Sauvage
Dans le cadre de notre mission d’assurance limitée, en ce qui concerne le processus, nous avons :
■
acquis une compréhension du processus en :
■
effectuant des demandes de renseignement pour comprendre les sources d’information utilisées par la direction (par
exemple, l’engagement des parties prenantes, les plans d’affaires et les documents de stratégie) ; et en
■
examinant la documentation interne de la société / le groupe relative à son processus ; et
■
Évalué si les preuves obtenues à partir de nos procédures concernant le processus mis en œuvre par le groupe étaient
cohérentes avec la description du processus présentée dans la note “ Contexte : Informations générales ”.
Dans le cadre de notre mission d’assurance limitée, en ce qui concerne les informations consolidées en matière de dura-
bilité, nous avons :
■
acquis une compréhension des processus de reporting du groupe concernant l’établissement de son information conso-
lidée en matière de durabilité mais pas dans le but de fournir une conclusion sur l efficacité du contrôle interne du
groupe ;
■
évalué si les informations identifiées par le processus sont incluses dans l’information consolidée en matière de durabilité ;
■
évalué si la structure et l’établissement de l’information consolidée en matière de durabilité ont été établies conformes
aux ESRS ;
■
effectué des demandes de renseignement auprès du personnel concerné et des procédures analytiques sur une sélection
d’informations contenues dans l’information consolidée en matière de durabilité ;
■
effectué des procédures d’assurance substantives sur la base d’un échantillon d’informations sélectionnées dans l’infor-
mation consolidée en matière de durabilité ;
■
rapproché des informations sélectionnées dans l’information consolidée en matière de durabilité avec les informations
correspondantes dans les états financiers ;
■
Obtenus des éléments probants sur les méthodes d’élaboration des estimations et des informations prospectives telles
que décrites dans la section relative aux responsabilités du commissaire relatives à la mission d’assurance de l’information
consolidée de durabilité ;
■
Compris le processus d’identification des activités économiques éligibles à la taxonomie et des activités économiques
alignées sur la taxonomie, ainsi que les informations correspondantes dans l’information consolidée en matière de
durabilité.
Déclaration relative à l’indépendance
Notre cabinet de révision et notre réseau n’ont pas effectué de missions incompatibles avec la mission d’assurance limitée
et notre cabinet est resté indépendant vis-à-vis du groupe au cours de notre mandat.
Signé à Zaventem.
Le commissaire
Deloitte Réviseurs d’Entreprises SRL
Représentée par Tom Renders
États financiers consolidés et statutaires
155
États financiers consolidés et statutaires
Exercice 2024
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
156
Sommaire
157
Sommaire
États financiers consolidés et comptes sociaux
159
État consolidé de la situation financière au 31 décembre
160
État consolidé du résultat global au 31 décembre
162
État consolidé des variations des capitaux propres
163
Tableau consolidé des flux de trésorerie
164
Notes aux états financiers consolidés
165
1.
Informations générales
165
2.
Principes et méthodes comptables
165
3.
Informations sectorielles
176
4.
Immobilisations corporelles
179
5.
Immeubles de placement
181
6.
Goodwill et immobilisations incorporelles
182
7.
Participations mises en équivalence
184
8.
Participations à la juste valeur via résultat
187
9.
Autres actifs courants et non-courants
189
10.
Impôts sur le résultat
190
11.
Stocks
191
12.
Clients et autres débiteurs
192
13.
Actifs financiers à la juste valeur via résultat
193
14.
Trésorerie et équivalents de trésorerie
194
15.
Capital et réserves
194
15 Bis. Participations ne donnant pas le contrôle
196
16.
Emprunts courants et non courants
197
17.
Provisions
198
18.
Fournisseurs et autres créditeurs
199
19.
Autres passifs
200
20.
Instruments financiers et gestion des risques
201
21.
Produits opérationnels
204
22.
Charges opérationnelles
205
23.
Résultat sur cessions
206
24.
Variations de juste valeur et dépréciations
207
25.
Résultat par action
208
26.
Contrats de location
209
27.
Paiements fondés sur des actions
210
28.
Informations relatives aux parties liées
211
29.
Engagements et droits
213
30.
Événements postérieurs à la clôture
213
31.
Liste des filiales
214
Rapport du Commissaire
215
Comptes sociaux – Normes belges
224
Bilan après répartition – Actif
224
Bilan après répartition – Passif
225
Compte de résultats – Charges
226
Compte de résultats – Produits
227
Annexes
228
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
158
États financiers consolidés et comptes sociaux
159
États financiers consolidés et comptes sociaux
au 31 décembre 2024
Présentés à l’Assemblée Générale du 23 avril 2025
 
 
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
160
État consolidé de la situation financière au 31 décembre
Actif
x € 1.000
Notes
2024
2023
Actifs non courants
527.151
617.218
Immobilisations corporelles
4
68.078
56.021
Immeubles de placement
5
11.751
11.757
Goodwill
6
11.003
11.003
Immobilisations incorporelles
6
25.339
24.289
Immobilisations incorporelles droit d’utilisation
26
59.516
53.163
Participations mises en équivalence
7
129.093
151.530
Participations à la juste valeur via résultat
8
136.446
216.739
Autres actifs
9
79.174
84.889
Actifs d’impôts différés
10
6.751
7.827
Actifs courants
196.876
175.672
Stocks
11
29.528
27.824
Clients et autres débiteurs
12
101.350
78.573
Actifs d’impôts exigibles
10
5.389
5.660
Actifs financiers à la juste valeur via résultat
13
9.675
11.454
Autres actifs
9
9.576
5.843
Trésorerie et équivalents de trésorerie
14
41.358
46.318
Actifs non courants détenus en vue de la vente
0
0
Total de l’actif
724.028
792.890
 
 
États financiers consolidés et comptes sociaux
161
Passif
x € 1.000
Notes
2024
2023
Capitaux propres
538.220
630.223
Capitaux propres du Groupe
505.529
597.070
Capital
15
154.297
154.297
Résultats non distribués
15
344.366
439.042
Réserves
15
6.866
3.731
Participations ne donnant pas le contrôle
15
32.691
33.153
Passifs
185.808
162.667
Passifs non-courants
94.342
76.405
Emprunts
16
34.332
22.979
Dettes liées aux contrats de location
26
54.017
48.345
Provisions
17
571
483
Passifs d’impôts différés
10
3.082
4.134
Autres passifs non courants
19
2.340
464
Passifs courants
91.466
86.262
Emprunts
16
15.964
17.501
Dettes liées aux contrats de location
26
11.290
9.307
Provisions
17
1.807
1.777
Fournisseurs et autres créditeurs
18
50.993
48.196
Passifs d’impôts exigibles
10
9.716
7.656
Autres passifs
19
1.696
1.825
Total du passif et capitaux propres
724.028
792.890
 
 
 
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
162
État consolidé du résultat global au 31 décembre
x € 1.000
Notes
2024
2023
Produits opérationnels
3, 21
323.897
303.506
Ventes
283.788
265.775
Intérêts et dividendes
17.865
18.304
Produits locatifs
704
636
Autres produits
21.540
18.791
Charges opérationnelles
22
-271.309
-253.867
Approvisionnements
-146.085
-133.410
Frais de personnel
-71.150
-69.454
Amortissements, pertes de valeur et provisions
-30.140
-26.408
Charges financières
-6.505
-7.783
Autres charges
-17.429
-16.812
Part dans le résultat des participations mises en équivalence
7
-2.476
-16.730
Résultat opérationnel avant cessions, variations de juste valeur et dépréciations
50.112
32.909
Résultat sur cessions
23
4.019
-1.000
Variations de juste valeur et dépréciations
24
-103.894
-44.086
Résultat avant impôts
-49.763
-12.177
Impôts sur le résultat
10
-13.326
-9.320
Résultat de l’exercice
-63.089
-21.497
Autres éléments du résultat global
2.443
-1.928
Éléments qui ne seront pas reclassés ultérieurement en résultat
0
0
Gains et (pertes) actuariels
Part des autres éléments du résultat global des participations mises en équivalence
0
0
Éléments qui seront reclassés ultérieurement en résultat
2.443
-1.928
Participations à la juste valeur via le résultat
Variations de juste valeur
0
Transferts en résultat suite à dépréciations
Transferts en résultat suite à cessions
0
Différences de change sur la conversion d’activités à l’étranger
2.443
-1.975
Part des autres éléments du résultat global des participations mises en équivalence
47
Résultat global de l’exercice
-60.646
-23.425
Résultat de l’exercice
-63.089
-21.497
Part du Groupe
-69.770
-27.842
Participations ne donnant pas le contrôle
6.681
6.345
Résultat global de l’exercice
-60.646
-23.425
Part du Groupe
-67.367
-29.747
Participations ne donnant pas le contrôle
6.721
6.322
Résultat de l’exercice par action au 31 décembre
€
Notes
2024
2023
De base
25
-42,71
-16,77
Dilué
25
-42,71
-16,77
 
 
 
États financiers consolidés et comptes sociaux
163
État consolidé des variations des capitaux propres
x € 1.000
Notes
Capital
Réserves
Résultats
non
distribués
Capitaux
propres du
Groupe
Participations
ne donnant
pas le
contrôle
Capitaux
propres
Capital
social
Primes
d’émission
Réserves
Actions
propres
Écart de
conversion
Solde au 1
er
 janvier 2023
84.411
69.886
-52
-5.100
7.121
486.289
642.555
30.912
673.467
Quote-part dans les réserves de
couverture et actuarielles des
participations mises en équivalence
7, 15
47
47
47
Variation du périmètre de
consolidation
7, 15
0
0
Variations des écarts de conversion
7, 15
-1.952
-1.952
-23
-1.975
Autres
15
Autres éléments du résultat
global
0
0
47
0
-1.952
0
-1.905
-23
-1.928
Résultat net de l’exercice
-27.842
-27.842
6.345
-21.497
Résultat global de l’exercice
0
0
47
0
-1.952
-27.842
-29.747
6.322
-23.425
Dividendes versés
15
-13.268
-13.268
-4.080
-17.348
Capital et Primes d’émission
15
0
Variation du périmètre de
consolidation
15, 31
0
0
Mouvements sur actions propres
(achats/annulation)
15
3.667
-6.295
-2.628
-2.628
Autres
15
158
158
-1
157
Solde au 31 décembre 2023
84.411
69.886
-5
-1.433
5.168
439.042
597.070
33.153
630.223
Solde au 1
er
 janvier 2024
84.411
69.886
-5
-1.433
5.168
439.042
597.070
33.153
630.223
Quote-part dans les réserves de
couverture et actuarielles des
participations mises en équivalence
7, 15
-10
-10
-10
Variation du périmètre de
consolidation
7, 15
0
0
Variations des écarts de conversion
7, 15
2.416
2.416
37
2.453
Autres
15
Autres éléments du résultat
global
0
0
-10
0
2.416
0
2.406
37
2.443
Résultat net de l’exercice
-69.771
-69.771
6.684
-63.087
Résultat global de l’exercice
0
0
-10
0
2.416
-69.771
-67.365
6.721
-60.644
Dividendes versés
15
-13.433
-13.433
-6.800
-20.233
Capital et Primes d’émission
15
0
Variation du périmètre de
consolidation
15, 31
0
0
Mouvements sur actions propres
(achats/annulation)
15
730
-10.262
-9.532
-9.532
Autres
15
-1.211
-1.211
-384
-1.595
Solde au 31 décembre 2024
84.411
69.886
-15
-703
7.584
344.366
505.529
32.690
538.220
 
 
 
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
164
Tableau consolidé des flux de trésorerie
x € 1.000
Notes
2024
2023
Résultat avant impôts
-49.763
-12.177
Ajustements
Résultat sur cessions
23
0
1.000
Variations de juste valeur et dépréciations
24
103.787
46.222
Part dans le résultat des participations mises en équivalence
7
2.476
16.730
Charges financières
22
6.504
7.783
Produits d’intérêts et de dividendes
21
-17.865
-18.302
Amortissements, pertes de valeur et provisions (hors IFRS 16)
6, 22
13.825
11.996
Amortissements des actifs droit d’utilisation (IFRS 16)
6, 22
16.315
14.412
Autres
-707
4.127
Variations du besoin en fonds de roulement
Éléments de l’actif courant
(1)
-29.304
-16.518
Éléments du passif courant
(2)
2.668
1.930
Intérêts payés
-6.504
-7.783
Intérêts encaissés
4.980
3.571
Dividendes encaissés
Participations mises en équivalence
7
2.488
477
Autres participations
21
11.687
10.533
Impôts payés
-10.971
-9.529
Flux de trésorerie des activités opérationnelles
49.616
54.472
(Acquisitions) / cessions de participations mises en équivalence
7
-5.971
-22.710
(Acquisitions) / cessions de participations détenues en vue de la vente
7
0
-464
(Acquisitions) / cessions de participations à la juste valeur via résultat
8
2.778
-17.199
(Acquisitions) / cessions d’autres instruments financiers
9
5.731
16.435
(Acquisitions) / cessions d’immeubles de placement
5
54
-36
(Acquisitions) / cessions d’immobilisations corporelles
4
-23.095
-19.385
(Acquisitions) / cessions d’immobilisations incorporelles
6
-4.213
-2.041
(Acquisitions) / cessions d’autres actifs non courant
4.603
649
Flux de trésorerie des activités d’investissement
-20.114
-44.751
Nouveaux emprunts (hors IFRS 16)
16
28.194
7.818
Remboursement d’emprunts (hors IFRS 16)
16
-18.378
-90.683
Remboursement de dettes liées aux contrat de locations
16
-15.013
-13.116
Augmentation / (réduction)de capital
15
0
0
Dividendes versés aux actionnaires du Groupe
-13.433
-13.268
Dividendes versés aux actionnaires minoritaires
-6.800
-4.080
Ventes (Achats) d’actions détenues en propres
-9.532
-2.628
Autres
500
-430
Flux de trésorerie des activités de financement
-34.462
-116.387
Flux de trésorerie net de l’exercice
-4.960
-106.666
Trésorerie et équivalents de trésorerie à l’ouverture de l’exercice
46.318
152.984
Effet de change sur la trésorerie et équivalents en devise
0
0
Flux de trésorerie net de l’exercice
41.358
46.318
(1) Variations du besoin en fonds de roulement relatifs aux stocks, clients
(2) Variations du besoin en fonds de roulement relatifs aux fournisseurs, créditeurs et autres passifs.
 
Notes aux états financiers consolidés
165
Notes aux états financiers consolidés
1.
Informations générales
Compagnie du Bois Sauvage SA (la « Compagnie » ou la
« Société ») est une société à caractère patrimonial de droit
belge cotée sur Euronext Brussels. Les principales activités de
la Compagnie et de ses filiales (le « Groupe ») sont décrites
dans la note 3 et dans le rapport de gestion consolidé.
Les états financiers consolidés clôturés le 31 décembre 2024
ont été arrêtés par le Conseil d’administration en date du
5 mars 2025. Les principes et méthodes comptables utilisés
pour l’établissement de ces états financiers sont identiques à
ceux adoptés au 31 décembre 2023.
2.
Principes et méthodes comptables
Déclaration de conformité et dispositions
applicables
Les états financiers consolidés de la Compagnie ont été pré-
parés conformément au référentiel IFRS tel qu’adopté dans
l’Union européenne.
Au cours de l’exercice, le Groupe a appliqué les nouvelles
normes et interprétations suivantes :
■
Amendements à IAS 1
Présentation des états financiers :
Classification de dettes parmi les éléments courants ou non-
courants et classifications des dettes non-courantes assorties
de covenants
■
Amendements à IFRS 16 
Contrats de location : Dettes de
location dans un contrat de cession-bail
■
Amendements à IAS 7
Tableau des flux de trésorerie et
IFRS 7 Instruments financiers : Informations à fournir :
Accords de financement de fournisseurs
Normes
Par ailleurs, le Groupe n’a pas anticipé l’application des nou-
velles normes et interprétations suivantes qui ont été émises
avant la date d’autorisation de publication des états financiers
consolidés mais dont la date d’entrée en vigueur est posté-
rieure au 31 décembre 2024 :
■
Amendements à IAS 21
Effets des variations des cours des
monnaies étrangères : Absence de Convertibilité
(applicables
pour les périodes annuelles ouvertes à compter du
1 janvier 2025)
■
IFRS 18
Présentation et informations à fournir dans les
états
financiers (applicable pour les périodes annuelles
ouvertes à compter du 1 janvier 2027 mais non encore
adoptée au niveau européen)
■
IFRS 19
Filiales n’ayant pas d’obligation d’information du
public : Informations à fournir
(applicable pour les périodes
annuelles ouvertes à compter du 1 janvier 2027 mais non
encore adoptée au niveau européen)
■
Amendements à IFRS 9 et IFRS 7
Classement et évaluation
des instruments financiers
(applicables pour les périodes
annuelles ouvertes à compter du 1 janvier 2026, mais
non encore adoptés au niveau européen)
■
Améliorations annuelles –
Volume 11
(applicables pour les
périodes annuelles ouvertes à compter du 1 janvier 2026,
mais non encore adoptés au niveau européen)
■
Amendements à IFRS 9 et IFRS 7 
Contrats faisant
référence à l’électricité dépendante de la nature
(applicables pour les périodes annuelles ouvertes à
compter du 1 janvier 2026, mais non encore adoptés au
niveau européen)
L’application de ces normes n’aura pas d’impact significatif sur
les états financiers consolidés du Groupe.
Principes de consolidation
Filiales
La Société a le contrôle lorsqu’elle :
■
détient le pouvoir sur l’entité émettrice ;
■
est exposée, ou a le droit, à des rendements variables, en
raison de ses liens avec l’entité émettrice ;
■
a la capacité d’exercer son pouvoir de manière à influer
sur le montant des rendements qu’elle obtient.
La Société doit réévaluer si elle contrôle l’entité émettrice
lorsque les faits et circonstances indiquent qu’un ou plusieurs
des trois éléments du contrôle énumérés ci-dessus ont changé.
Si la Société ne détient pas la majorité des droits de vote dans
une entité émettrice, elle peut cependant avoir des droits qui
sont suffisants pour lui conférer le pouvoir lorsqu’elle a la
capacité pratique de diriger unilatéralement les activités perti-
nentes de l’entité émettrice. La Société prend en considération
tous les faits et circonstances lorsqu’elle évalue si les droits de
vote qu’elle détient dans l’entité émettrice sont suffisants pour
lui conférer le pouvoir.
Les comptes des filiales sont repris dans les états financiers
consolidés à partir de la date à laquelle le contrôle par le
Groupe débute et jusqu’à la date à laquelle ce contrôle cesse.
L’ensemble des soldes et opérations intragroupe et des profits
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
166
latents sur des transactions entre sociétés du Groupe sont éli-
minés. Lorsque cela s’avère nécessaire, des ajustements sont
opérés aux états financiers des filiales de façon à aligner leurs
méthodes comptables sur celles du Groupe. Si la date de clô-
ture des états financiers d’une filiale ne correspond pas au
31 décembre, des ajustements sont effectués pour prendre
en compte les effets des transactions qui se sont produites
par rapport à la date du 31 décembre. Si la différence entre
les dates de clôture excède 3 mois, la filiale prépare des états
financiers au 31 décembre.
Les capitaux propres et le résultat net attribuables aux parti-
cipations ne conférant pas le contrôle (anciennement appelés
« intérêts minoritaires ») sont présentés séparément, respecti-
vement dans l’état de la situation financière et dans l’état du
résultat global.
La participation ne conférant pas le contrôle peut être évaluée
soit à la juste valeur, soit à la part proportionnelle de la parti-
cipation contrôlante dans l’actif net identifiable de l’entreprise
acquise. Le choix de la base d’évaluation est fait au cas par cas.
Après l’acquisition, la valeur comptable des participations ne
conférant pas le contrôle est le montant de ces participations
à la comptabilisation initiale, majoré de la part proportionnelle
de ces participations dans les variations ultérieures des capi-
taux propres. Le résultat global total est attribué aux participa-
tions ne conférant pas le contrôle même si cela se traduit par
un solde déficitaire pour ces participations.
Des modifications de la part d’intérêt de la Compagnie dans
une filiale qui n’aboutissent pas à une perte de contrôle sont
comptabilisées comme des transactions de capitaux propres.
Toute différence entre le montant de l’ajustement appliqué aux
participations ne conférant pas le contrôle et la juste valeur de
la contrepartie payée ou reçue doit être comptabilisée direc-
tement en capitaux propres et attribuée aux actionnaires de
la Compagnie.
Si le Groupe perd le contrôle d’une filiale, le profit ou la perte
de cession est calculé comme la différence entre (i) la somme
de la juste valeur de la contrepartie reçue et la juste valeur de
toute participation conservée et (ii) la valeur comptable anté-
rieure des actifs (y compris le goodwill) et passifs de la filiale et
de toute participation ne conférant pas le contrôle. En cas de
perte de contrôle, la participation est déconsolidée et les élé-
ments relatifs à cette participation précédemment comptabili-
sés en capitaux propres sont repris en résultat. La juste valeur
d’un investissement conservé dans l’ancienne filiale à la date de
la perte de contrôle doit être considérée comme étant la juste
valeur de la comptabilisation initiale d’un actif financier selon
IAS 39 –
Instruments financiers : Comptabilisation et évaluation
ou bien, le cas échéant, comme le coût, lors de la comptabi-
lisation initiale, d’un investissement dans une coentreprise ou
entreprise associée.
Le traitement du goodwill est décrit au paragraphe « goodwill
résultant d’un regroupement d’entreprises ».
Coentreprises et entreprises associées
Une coentreprise est un partenariat dans lequel les parties
qui exercent un contrôle conjoint sur une entreprise ont des
droits sur l’actif net de celle-ci. Le contrôle conjoint s’entend
du partage contractuellement convenu du contrôle exercé sur
une entreprise, qui n’existe que dans le cas où les décisions
concernant les activités pertinentes requièrent le consente-
ment unanime des parties partageant le contrôle.
Une entreprise associée est une entité sur laquelle le Groupe
exerce une influence notable en participant aux décisions de
politique financière et opérationnelle. Cette influence est pré-
sumée si le Groupe détient au moins 20 % des droits de vote.
Le résultat, les actifs et les passifs des coentreprises et des
entreprises associées sont incorporés dans les états financiers
suivant la méthode de la mise en équivalence et ce, à partir de
la date à laquelle le contrôle conjoint ou l’influence notable
débute jusqu’à ce que ce contrôle conjoint ou cette influence
notable cesse.
Il est à noter que:
■
les créances sur coentreprises et entreprises associées
sont présentées dans les autres actifs;
■
les revenus vis à vis d’une coentreprise ou entreprises
associées, comme les revenus d’intérêts sur créances,
ne sont pas éliminés dans les
comptes consolidés;
■
les augmentations de pourcentage d’intérêts
sans acquisition de nouvelles actions sont traitées
en application de IAS 28.32.
Lors de la perte d’un contrôle conjoint ou d’une influence
notable, la Compagnie évalue à la juste valeur tout investisse-
ment qu’elle conserve dans l’ancienne coentreprise ou entre-
prise associée. La Compagnie comptabilise en résultat toute
différence entre (i) la juste valeur de tout investissement
conservé et de tout produit lié à la sortie de la fraction de par-
ticipation dans la coentreprise ou l’entreprise associée et (ii) la
valeur comptable de l’investissement à la date de la perte du
contrôle conjoint ou de l’influence notable.
Lorsque la quote-part de la Compagnie dans les fonds propres
de la coentreprise ou de l’entreprise associée est ramenée à
zéro, les pertes supplémentaires font l’objet d’une provision,
et un passif est comptabilisé, seulement dans la mesure où la
Compagnie a encouru une obligation légale ou implicite ou a
effectué des paiements au nom de l’entreprise.
Lors de l’acquisition de la participation, toute différence entre
le coût de la participation et la quote-part de la Compagnie
dans la juste valeur nette des actifs et des passifs identifiables
Notes aux états financiers consolidés
167
de la coentreprise ou de l’entreprise associée est comptabilisée
comme goodwill. Le goodwill est inclus dans la valeur comp-
table de la participation et soumis à un test de dépréciation.
Lorsqu’une entreprise du Groupe réalise une transaction avec
une entité contrôlée conjointement ou une entreprise asso-
ciée, les pertes et profits non réalisés sont éliminés à hau-
teur de la quote-part du Groupe dans l’entité concernée, sauf
lorsque les pertes non réalisées donnent l’indication d’une
perte de valeur de l’actif transféré.
Lorsque cela s’avère nécessaire, des ajustements sont opérés
aux états financiers des coentreprises et des entreprises asso-
ciées de façon à aligner leurs méthodes comptables sur celles
du Groupe. Si la date de clôture des états financiers d’une
entité contrôlée conjointement ou d’une entreprise associée
ne correspond pas au 31 décembre, des ajustements sont
effectués pour prendre en compte les effets des transactions
qui se sont produites par rapport à la date du 31 décembre. Si
la différence entre les dates de clôture excède 3 mois, l’entité
contrôlée conjointement ou l’entreprise associée prépare des
états financiers au 31 décembre.
Regroupements d’entreprises
Les acquisitions d’entreprises (Business Combinations) sont
comptabilisées selon la méthode de l’acquisition. La contrepar-
tie transférée à l’occasion d’un regroupement d’entreprises est
évaluée à la juste valeur, qui est calculée comme étant la somme
des justes valeurs des actifs transférés, des passifs repris et des
parts de capitaux propres émises par le Groupe en échange du
contrôle sur l’entreprise acquise. Les coûts connexes à l’acqui-
sition sont comptabilisés en charges lorsqu’ils sont encourus.
Si applicable, la contrepartie transférée lors de l’acquisition
comprend tout actif ou passif résultant d’un accord de contre-
partie éventuelle, évalué à la juste valeur à la date d’acquisition.
Des variations ultérieures à la juste valeur sont comptabilisées
contre le coût d’acquisition lorsque ces variations répondent à
la définition d’ajustements de la période d’évaluation. Toutes
les autres variations de juste valeur de la contrepartie éven-
tuelle classée comme un actif ou un passif sont comptabili-
sées selon les principes comptables applicables. La contrepar-
tie éventuelle classée en capitaux propres n’est pas réévaluée.
Dans un regroupement d’entreprises réalisé par étapes, le
Groupe réévalue la participation qu’il détenait précédemment
dans l’entreprise acquise à la juste valeur à la date d’acquisi-
tion et comptabilise l’éventuel profit ou perte en résultat. Les
montants relatifs à la participation détenue précédemment qui
étaient comptabilisés en autres éléments du résultat global,
sont comptabilisés sur la même base que si le Groupe avait
directement sorti sa participation antérieure.
Les actifs identifiables acquis et les passifs repris sont évalués à
leur juste valeur à la date d’acquisition, à l’exception des impôts
différés, des avantages du personnel, des droits de paiement
fondés sur des actions et des actifs détenus en vue de la vente.
Si la comptabilisation initiale d’un regroupement d’entreprises
est inachevée à la fin de la période de reporting au cours de
laquelle le regroupement d’entreprises survient, le Groupe
mentionne les montants relatifs aux éléments pour lesquels la
comptabilisation est inachevée. Ces montants provisoires sont
ajustés pendant la période d’évaluation au cours de laquelle
des actifs ou des passifs additionnels sont comptabilisés afin de
refléter les informations nouvelles qui sont obtenues à propos
des faits et des circonstances qui prévalaient à la date d’acqui-
sition et qui, si elles avaient été connues, auraient abouti à la
comptabilisation de ces actifs et passifs à cette date.
La période d’évaluation prend fin dès que le Groupe reçoit
l’information qu’il recherchait à propos des faits et des cir-
constances qui prévalaient à la date d’acquisition ou dès qu’il
apprend qu’il est impossible d’obtenir des informations sup-
plémentaires. Cependant, la période d’évaluation ne doit pas
excéder un an à compter de la date d’acquisition.
Goodwill
Le goodwill résultant d’un regroupement d’entreprises est
comptabilisé en tant qu’actif à la date d’acquisition (c.-à-d. la
date à laquelle l’acquéreur obtient le contrôle de l’entreprise
acquise). Le goodwill est évalué comme étant l’excédent du
total de (i) la contrepartie transférée, (ii) le montant d’une par-
ticipation ne conférant pas le contrôle dans l’entreprise acquise
et (iii) la juste valeur de la participation précédemment détenue
par l’acquéreur dans l’entreprise acquise, par rapport au solde
net des montants, à la date d’acquisition, des actifs identifiables
acquis et des passifs repris.
Si après réexamen, la part du Groupe dans la juste valeur de
l’actif net identifiable acquis excède le total de (i) la contrepar-
tie transférée, (ii) le montant d’une participation ne conférant
pas le contrôle dans l’entreprise acquise et (iii) la juste valeur de
la participation précédemment détenue par l’acquéreur dans
l’entreprise acquise, cet excédent est comptabilisé directement
en résultat.
Après sa comptabilisation initiale, le goodwill est soumis à un
test de dépréciation. Pour la réalisation de ce test, le goodwill
est affecté à chaque unité génératrice de trésorerie du Groupe
qui bénéficiera des synergies du regroupement d’entreprises.
Les unités génératrices de trésorerie auxquelles le goodwill a
été affecté sont soumises à des tests de dépréciation sur une
base annuelle ou plus fréquemment lorsqu’il existe des indica-
tions de dépréciation de l’unité. Si la valeur comptable d’une
unité génératrice de trésorerie dépasse sa valeur recouvrable,
la perte de valeur qui en résulte est comptabilisée en résultat
et affectée en premier lieu en diminution de l’éventuel good-
will puis aux autres actifs de l’unité proportionnellement à
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
168
leur valeur comptable. Une dépréciation comptabilisée sur un
goodwill n’est pas reprise lors d’un exercice ultérieur.
Lors de la cession d’une filiale, le montant attribuable au good-
will est inclus dans la détermination du résultat de la cession.
Opérations en devises
Dans les états financiers de la Compagnie et de chaque filiale,
coentreprise ou entreprise associée, les transactions en mon-
naies étrangères sont enregistrées, lors de leur comptabilisa-
tion initiale, dans la devise fonctionnelle de la société concer-
née en appliquant le taux de change en vigueur à la date de la
transaction. À la clôture, les éléments monétaires en monnaies
étrangères sont convertis au taux en vigueur à la date de clô-
ture de l’exercice. Les écarts provenant de la réalisation ou
de la conversion d’éléments monétaires libellés en monnaies
étrangères sont enregistrés en résultats par la filiale dans la
période au cours de laquelle ils se produisent.
Lors de la consolidation, les résultats et la situation financière
des activités à l’étranger du Groupe sont convertis en euro
qui constitue la monnaie de présentation des états financiers
consolidés. Ainsi, les actifs et passifs sont convertis au taux en
vigueur à la date de clôture alors que les produits et charges
sont convertis au taux moyen de l’année. Les écarts de change
qui en résultent sont comptabilisés dans les autres éléments
du résultat global et sont cumulés avec les capitaux propres
sous la rubrique « écarts de conversion ». De tels écarts de
change sont comptabilisés en résultat lors de la cession de la
société concernée.
Immobilisations corporelles
Les immobilisations corporelles sont portées au bilan à leur
coût diminué du cumul des amortissements et des pertes de
valeurs éventuelles.
Les immobilisations corporelles sont amorties de façon linéaire
en fonction de leur durée d’utilité estimée. À chaque date de
clôture, la durée d’utilité est revue.
Les taux d’amortissement annuels sont les suivants :
■
Constructions :
3 %
(30 à 40 ans pour les bâtiments industriels)
■
Installations, machines et outillages :
6,66 % et 10 %
■
Améliorations à des propriétés louées :
16,67 %
■
Matériel roulant :
20 %
■
Agencements et accessoires :
25 %
■
Matériel informatique :
33 %
Les immobilisations corporelles sont soumises à un test
de dépréciation dès qu’il existe une indication que l’actif
puisse être déprécié (voir section sur la « Dépréciation d’ac-
tifs » ci-dessous).
Coûts d’emprunt
Les coûts d’emprunt attribuables à la construction ou la pro-
duction d’une immobilisation corporelle significative nécessi-
tant une longue période de préparation avant de pouvoir être
utilisée font partie du coût de cette immobilisation.
Subventions en capital
Les subventions relatives aux achats d’immobilisations corpo-
relles sont déduites du coût de ces immobilisations. Elles sont
comptabilisées au bilan à leur valeur attendue au moment de
l’approbation initiale de la subvention. Cette valeur peut faire
l’objet d’une correction après son approbation finale par les
autorités. La subvention est donc portée en résultat au même
rythme que l’amortissement des immobilisations auxquelles
elle se rapporte.
Immeubles de placement
Un immeuble de placement est un bien immobilier (terrain,
construction ou les deux) détenu pour en retirer des loyers
et/ou pour réaliser une plus-value et non pas pour la produc-
tion ou la fourniture de biens ou de services, à des fins adminis-
tratives ou pour le vendre dans le cadre de l’activité ordinaire.
Les immeubles de placement sont portés au bilan à leur juste
valeur à la date de clôture. Les variations de la juste valeur des
immeubles de placement sont directement comptabilisées dans
la rubrique appropriée du compte de résultats. La juste valeur
des immeubles de placement significatifs (plus d’EUR 1 million)
est évaluée périodiquement par un expert indépendant alors
que celle des autres immeubles est estimée par référence à
l’actualisation des loyers futurs.
Immeubles destinés à la vente
Les biens immeubles destinés à la vente sont évalués à leur
coût de revient, lequel comprend outre le prix d’acquisition
des terrains, les coûts directs et indirects liés à leur conception
et à leur réalisation et les charges financières relatives aux capi-
taux spécifiquement empruntés pour en financer la construc-
tion. Cette incorporation cesse dès que le bien est totale-
ment achevé.
Les ventes des biens immeubles sont actées au moment où
l’acquéreur est engagé légalement de façon irrévocable. Le
résultat des biens vendus sur plan ou en construction est acté
au fur et à mesure de l’accomplissement des obligations de la
société vis à vis de l’acquéreur. Le degré d’accomplissement des
obligations est déterminé par le rapport entre les coûts relatifs
à la période se terminant à la date de clôture de l’exercice et le
total du coût de revient prévisionnel.
Notes aux états financiers consolidés
169
Immobilisations incorporelles
Les immobilisations incorporelles sont comptabilisées s’il est
probable que des avantages économiques futurs attribuables
à l’actif iront à l’entité et si son coût peut être évalué de façon
fiable. Elles sont évaluées au coût diminué du cumul des amor-
tissements et pertes de valeur éventuels. Les immobilisations
incorporelles dont la durée d’utilité est déterminée sont amor-
ties selon la méthode linéaire sur base de la meilleure esti-
mation de leur durée d’utilité. Si la durée d’utilité est indéter-
minée, l’immobilisation incorporelle n’est pas amortie mais
soumise au moins annuellement à un test de dépréciation (voir
section sur la « Dépréciation d’actifs » ci-dessous).
La durée d’utilité des immobilisations incorporelles et, le cas
échéant, le fait que cette durée soit indéterminée sont revus à
chaque clôture.
Immobilisations incorporelles droit d’utilisation
(contrats de location)
Le Groupe en tant que preneur
Le Groupe dispose en location principalement de bâtiments
(magasins en propre loués par le Pôle chocolat) ainsi que de
véhicules. Les contrats de location pour les véhicules sont
généralement pris pour une période contractuelle de 5 ans
alors que ceux pour les bâtiments ont une durée comprise
entre 9 et 12 ans mais peuvent être étendus sur base d’un
accord mutuel entre le bailleur et le locataire. Les contrats
de location sont négociés de manière individuelle et peuvent
contenir différents termes ou conditions spécifiques. Ils n’im-
posent pas d’autres engagements que des dépôts de garanties
sur les biens loués, ces garanties étant détenues par le bailleur
durant la durée du bail.
À la date de passation d’un contrat, le Groupe apprécie si celui-ci
est ou contient un contrat de location. Le Groupe comptabi-
lise un actif au titre du droit d’utilisation et une obligation loca-
tive correspondante pour tous les contrats de location dans
lesquels il intervient en tant que preneur, sauf les contrats de
location à court terme (définis comme des contrats de location
dont la durée est de 12 mois ou moins) et les contrats de loca-
tion dont le bien sous-jacent est de faible valeur (tablettes et
ordinateurs personnels, petites pièces de mobilier de bureau et
téléphones). Pour ces types de contrats, le Groupe comptabi-
lise les paiements de loyers comme des charges d’exploitation
selon la méthode linéaire sur la durée du contrat de location à
moins qu’une autre méthode systématique soit plus représen-
tative de la façon dont les avantages économiques relatifs aux
biens loués s’échelonnent dans le temps.
L’obligation locative est évaluée initialement à la valeur actua-
lisée des paiements de loyers qui ne sont pas versés à la date
de début du contrat, calculée à l’aide du taux d’intérêt implicite
du contrat de location. Si ce taux ne peut pas être facilement
déterminé, ce qui est généralement le cas pour les contrats de
location du Groupe, le taux d’emprunt marginal utilisé est le
taux que le Groupe devrait payer pour emprunter les fonds
nécessaires à l’obtention d’un actif de valeur similaire à celle
de l’actif du droit d’utilisation, dans un environnement écono-
mique similaire avec des conditions et des garanties similaires.
Afin de déterminer le taux d’emprunt marginal, le Groupe a
utilisé une approche progressive en prenant comme valeur de
départ un taux d’intérêt sans risque, ajusté d’un spread de cré-
dit théorique appliqué par les établissements bancaires lors de
financements récents. À noter que le taux d’emprunt marginal
a également tenu compte de paramètres spécifiques aux baux
tels que la durée, le pays et la devise.
Les paiements de loyers pris en compte dans
l’évaluation de l’obligation locative comprennent :
■
les paiements de loyers fixes, y compris en substance,
déduction faite des avantages incitatifs à la location à
recevoir ;
■
les paiements de loyers variables qui sont fonction d’un
indice ou d’un taux, initialement évalués au moyen de
l’indice ou du taux en vigueur à la date de début ;
■
la somme que le preneur s’attend à devoir payer au
bailleur au titre de garanties de valeur résiduelle ;
■
le prix d’exercice des options d’achat que le preneur a
la certitude raisonnable d’exercer ;
■
les pénalités exigées en cas de résiliation du contrat
de location, si la durée du contrat de location reflète
l’exercice de l’option de résiliation du contrat de location.
L’obligation locative est présentée sous un poste distinct dans
l’état consolidé de la situation financière. Elle est ultérieure-
ment augmentée pour refléter les intérêts sur l’obligation loca-
tive (en utilisant la méthode du taux d’intérêt effectif) et dimi-
nuée pour refléter les paiements de loyers effectués.
Le Groupe réévalue l’obligation locative (et apporte
un ajustement correspondant à l’actif au titre du droit
d’utilisation connexe) :
■
lorsqu’il y a une modification de la durée du contrat de
location ou qu’il y a une modification de l’évaluation
concernant l’exercice d’une option d’achat résultant
d’un événement ou d’un changement de circonstances
important, auxquels cas l’obligation locative est réévaluée
en actualisant les paiements de loyers révisés au moyen
d’un taux d’actualisation révisé ;
■
lorsque les paiements de loyers changent en raison de
la variation d’un indice ou d’un taux ou d’un changement
des sommes qu’on s’attend à devoir payer au titre de la
garantie de valeur résiduelle, auxquels cas l’obligation
locative est réévaluée en actualisant les paiements de
loyers révisés au moyen d’un taux d’actualisation inchangé
(à moins que le changement dans les paiements de loyers
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
170
résulte de la fluctuation d’un taux d’intérêt variable,
auquel cas un taux d’actualisation révisé est appliqué) ;
■
lorsqu’un contrat de location est modifié et que la
modification n’est pas comptabilisée comme un contrat
de location distinct, auquel cas l’obligation locative est
réévaluée sur la base de la durée du contrat de location
modifié en actualisant la valeur des paiements de loyers
révisés au moyen d’un taux d’actualisation révisé à la date
d’entrée en vigueur de la modification.
Le Groupe n’a pas apporté de tels ajustements au cours des
périodes présentées.
L’actif au titre du droit d’utilisation comprend le montant ini-
tial de l’obligation locative correspondante et les paiements
de loyers effectués à la date de début du contrat ou avant
cette date, déduction faite des avantages incitatifs à la location
reçus et des coûts directs initiaux. Il est ensuite évalué au coût
diminué du cumul des amortissements et du cumul des pertes
de valeur.
Les actifs au titre de droits d’utilisation sont amortis sur la
période la plus courte de la durée du contrat de location et de
la durée d’utilité du bien sous-jacent. Si le contrat de location a
pour effet de transférer la propriété du bien sous-jacent ou si
le coût de l’actif au titre du droit d’utilisation prend en compte
l’exercice prévu d’une option d’achat par le Groupe, l’actif au
titre du droit d’utilisation connexe doit être amorti sur la durée
d’utilité du bien sous-jacent. L’amortissement commence à la
date de début du contrat de location.
Les actifs au titre de droits d’utilisation sont présentés sous un
poste distinct dans l’état consolidé de la situation financière.
Le Groupe applique IAS 36 pour déterminer si un actif au titre
du droit d’utilisation s’est déprécié et il comptabilise toute
perte de valeur de la manière décrite à la méthode relative aux
immobilisations corporelles.
Les loyers variables qui ne sont pas fonction d’un indice ou d’un
taux ne sont pas pris en compte dans l’évaluation de l’obliga-
tion locative et de l’actif au titre du droit d’utilisation. Les paie-
ments connexes sont comptabilisés en charges dans la période
au cours de laquelle se produit l’événement ou la situation qui
est à l’origine de ces paiements.
Par mesure de simplification, IFRS 16 offre au preneur le choix
de ne pas séparer les composantes locatives des composantes
non locatives, mais plutôt de comptabiliser chaque compo-
sante locative et les composantes non locatives qui s’y rat-
tachent comme une seule composante locative. Le Groupe n’a
pas appliqué cette mesure de simplification. Lorsqu’un contrat
contient une composante locative et une ou plusieurs autres
composantes locatives ou non locatives, le Groupe répar-
tit la contrepartie prévue au contrat entre toutes les compo-
santes locatives sur la base de leur prix distinct et l’ensemble
des composantes non locatives y relatives sur la base de leur
prix distinct.
Le Groupe en tant que bailleur
Le Groupe conclut des contrats de location dans lesquels il
intervient en tant que bailleur de certains de ses immeubles
de placement.
Le Groupe classe les contrats de location dans lesquels il inter-
vient en tant que bailleur comme des contrats de location-fi-
nancement ou des contrats de location simple. Les contrats
sont classés en tant que contrats de location-financement s’ils
transfèrent au preneur la quasi-totalité des risques et des avan-
tages inhérents à la propriété. Tous les autres contrats de loca-
tion sont classés en tant que contrats de location simple.
Si le Groupe est un bailleur intermédiaire, il doit comptabiliser
le contrat de location principal et le contrat de sous-location
comme deux contrats distincts. Le contrat de sous-location
est classé comme un contrat de location-financement ou un
contrat de location simple par rapport à l’actif au titre du droit
d’utilisation issu du contrat de location principal.
Les produits locatifs provenant des contrats de location simple
sont comptabilisés de façon linéaire sur la durée du contrat
de location. Les coûts directs initiaux engagés lors de la négo-
ciation et de la rédaction d’un contrat de location simple sont
ajoutés à la valeur comptable de l’actif loué et sont comptabili-
sés de façon linéaire sur la durée du contrat de location.
Les montants à recevoir des preneurs en vertu des contrats
de location-financement sont comptabilisés à titre de créances,
au montant correspondant à l’investissement net du Groupe
dans le contrat de location. Les produits tirés des contrats
de location-financement sont répartis entre les périodes de
façon à refléter un taux de rentabilité périodique constant sur
l’encours de l’investissement net du Groupe dans le contrat
de location.
Lorsqu’un contrat contient des composantes locatives et des
composantes non locatives, le Groupe applique les dispositions
d’IFRS 15 pour répartir la contrepartie prévue au contrat à
chaque composante.
Actifs financiers
Les actifs financiers sont répartis dans les catégories suivantes.
Actifs financiers à la juste valeur par le biais du compte
de résultats
Cette catégorie comporte principalement les participations
détenues à des fins de transactions (
trading
), les participa-
tions qui ne sont pas détenues à des fins de transactions (tra-
ding) et sur lesquelles le Groupe n’exerce pas une influence
Notes aux états financiers consolidés
171
notable (présumée à partir de 20 %) et les instruments déri-
vés représentant des actifs, notamment les options acquises
par le Groupe.
Ces actifs financiers sont évalués à la juste valeur avec compta-
bilisation des variations de la juste valeur directement dans le
compte de résultats. La juste valeur correspond au prix coté
sur un marché actif ou, en l’absence d’un tel marché, la juste
valeur est calculée en utilisant des modèles d’évaluation pre-
nant en compte les données actuelles du marché.
Actifs financiers au coût amorti
Il s’agit des actifs financiers qui rencontrent les deux conditions
suivantes prescrites par la norme IFRS 9 :
■
Les flux de trésorerie associés à ces actifs financiers
correspondent uniquement à des remboursements de
capital et à des versements d’intérêts sur le principal ; et
■
La détention de ces actifs financiers s’inscrit dans un
modèle économique dont l’objectif est de les détenir afin
d’en percevoir les flux de trésorerie contractuels.
Cette catégorie comporte principalement les créances, y com-
pris les créances commerciales, les prêts et la trésorerie.
Ces actifs financiers sont initialement évalués à la juste valeur
majorée des coûts de transaction directement attribuables.
Ils sont ultérieurement évalués au coût amorti qui correspond
au montant initialement comptabilisé, diminué des rembourse-
ments en principal et majoré ou diminué de l’amortissement
cumulé de toute différence éventuelle entre ce montant initial et
le montant à l’échéance en appliquant le taux d’intérêt effectif. Ils
font l’objet de perte de valeur sur base de la méthode des pertes
de crédit attendues selon les principes de la norme IFRS 9.
Le Groupe comptabilise une correction de valeur pour pertes
de crédit attendues sur les placements en instruments d’em-
prunt évalués au coût amorti, les créances locatives, les
créances clients. Le montant des pertes de crédit attendues
est mis à jour à chaque date de présentation de l’information
financière afin de rendre compte des variations du risque de
crédit qui ont eu lieu depuis la comptabilisation initiale de l’ins-
trument financier correspondant.
Le Groupe comptabilise toujours des pertes de crédit atten-
dues pour la durée de vie sur les créances clients et les créances
locatives. Les pertes de crédit attendues sur ces actifs finan-
ciers sont estimées au moyen d’une matrice de provisions fon-
dée sur l’historique des pertes de crédit du Groupe, après ajus-
tement pour tenir compte des facteurs propres aux débiteurs,
de l’état général de l’économie et d’une appréciation de l’évo-
lution aussi bien actuelle que prévue des conditions ayant cours
à la date de clôture, y compris la valeur temps de l’argent, s’il
y a lieu.
Pour tous les autres instruments financiers (y compris les prêts
sous forme d’obligations), le Groupe comptabilise des pertes
de crédit attendues pour la durée de vie lorsqu’il y a eu une
augmentation importante du risque de crédit depuis la comp-
tabilisation initiale. Si le risque de crédit que comporte l’instru-
ment financier n’a pas augmenté de façon importante depuis la
comptabilisation initiale, le Groupe doit évaluer la correction
de valeur pour pertes de cet instrument financier à un mon-
tant correspondant au montant des pertes de crédit attendues
pour les 12 mois à venir.
Les pertes de crédit attendues pour la durée de vie sont les
pertes de crédit attendues découlant de la totalité des cas de
défaillance dont un instrument financier peut faire l’objet au
cours de sa durée de vie attendue. Par comparaison, les pertes
de crédit attendues pour les 12 mois à venir s’entendent de la
portion des pertes de crédit attendues pour la durée de vie qui
représente les pertes de crédit attendues des cas de défaillance
dont un instrument financier peut faire l’objet dans les 12 mois
suivant la clôture.
i.
Le risque de crédit
Pour évaluer si le risque de crédit que comporte un instrument
financier a augmenté d’une façon importante depuis la compta-
bilisation initiale, le Groupe compare le risque de défaillance à
la date de clôture au risque de défaillance à la date de compta-
bilisation initiale de l’instrument financier. Pour faire cette éva-
luation, le Groupe tient compte des informations quantitatives
et qualitatives qui sont raisonnables et justifiables, y compris
l’expérience passée et les informations prospectives qu’il est
possible d’obtenir sans devoir engager des coûts ou des efforts
déraisonnables. Les informations prospectives prises en consi-
dération comprennent les perspectives d’avenir des secteurs
dans lesquels les débiteurs du Groupe exercent leurs activités
provenant de rapports rédigés par des experts en économie,
des analystes financiers, des organismes gouvernementaux, des
groupes de réflexion pertinents et autres organisations sem-
blables, ainsi que diverses sources externes d’informations et
de prévisions économiques en lien avec les activités de base
du Groupe.
Quel que soit le résultat de l’évaluation ci-dessus, le Groupe
suppose que le risque de crédit que comporte un actif finan-
cier a augmenté de façon importante depuis la comptabilisation
initiale lorsque les paiements contractuels sont en souffrance
depuis plus de 60 jours, à moins que le Groupe dispose d’in-
formations raisonnables et justifiables qui démontrent que le
risque de crédit n’a pas augmenté.
Cependant, le Groupe suppose que le risque de crédit que
comporte l’instrument financier n’a pas augmenté de façon
importante depuis la comptabilisation initiale s’il détermine que
ce risque est faible à la date de clôture. Le risque que comporte
un instrument financier est faible si, par exemple, le débiteur a
une solide capacité à remplir ses obligations au titre des flux de
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
172
trésorerie contractuels à court terme, ou si cette capacité ne
sera pas nécessairement diminuée par des changements défa-
vorables dans les conditions économiques et commerciales à
plus long terme, même si elle peut l’être.
Le Groupe fait régulièrement le suivi de l’efficacité des critères
utilisés pour déterminer s’il y a eu une augmentation impor-
tante du risque de crédit et les revoit s’il y a lieu pour s’as-
surer que les critères permettent d’identifier les augmenta-
tions importantes du risque de crédit avant que le montant ne
devienne en souffrance.
ii.
Définition de la défaillance
Le Groupe considère les éléments suivants comme une défail-
lance aux fins de la gestion interne du risque de crédit puisque
l’expérience passée indique que les actifs financiers qui rem-
plissent l’une ou l’autre des conditions suivantes ne sont géné-
ralement pas recouvrables :
■
le manquement à des clauses financières restrictives par
un débiteur ;
■
les informations établies en interne ou provenant de
sources externes indiquent qu’il est peu probable que
le débiteur rembourse intégralement ses créanciers, y
compris le Groupe, (sans tenir compte des garanties
détenues par le Groupe).
Nonobstant l’analyse ci-dessus, le Groupe considère qu’une
défaillance est survenue lorsqu’un actif financier est en souf-
france depuis plus de 180 jours, à moins que l’entité dispose
d’informations raisonnables et justifiables pour démontrer
qu’un critère de défaillance tardif convient davantage.
iii. Actifs financiers dépréciés
Un actif financier est déprécié lorsque se sont produits un ou
plusieurs événements qui ont un effet néfaste sur les flux de
trésorerie futurs estimés de cet actif financier. Les indications
de dépréciation d’un actif financier sont, par exemple, l’octroi,
par le ou les prêteur(s) à l’emprunteur, pour des raisons éco-
nomiques ou contractuelles liées aux difficultés financières de
l’emprunteur, d’une ou de plusieurs faveurs que le ou les prê-
teurs n’auraient pas envisagées dans d’autres circonstances, ou
la probabilité croissante de faillite ou de restructuration finan-
cière de l’emprunteur.
iv.
Politique liée aux réductions de valeur
Le Groupe réduit la valeur d’un actif financier lorsque des
informations indiquent que le débiteur éprouve de grandes dif-
ficultés financières et qu’il n’y a aucune perspective réaliste de
recouvrement, par exemple lorsque le débiteur est en situa-
tion de liquidation ou a entamé une procédure de faillite, ou,
dans le cas des créances clients, lorsque les montants sont en
souffrance depuis plus de deux ans, selon l’événement qui a
lieu en premier. Les actifs financiers sortis du bilan peuvent
encore faire l’objet de mesures aux termes des procédures de
recouvrement du Groupe, compte tenu de l’avis juridique le
cas échéant. Les montants recouvrés sont comptabilisés en
résultat net.
v.
Évaluation et comptabilisation
des pertes de crédit attendues
Dans le cas des actifs financiers, les pertes de crédit attendues
sont évaluées comme la différence entre le total des flux de tré-
sorerie contractuels qui sont dus au Groupe selon les termes
du contrat et le total des flux de trésorerie que le Groupe s’at-
tend à recevoir, actualisée au taux d’intérêt effectif initial. Dans
le cas d’une créance locative, les flux de trésorerie qu’on uti-
lise pour déterminer les pertes de crédit attendues devraient
correspondre aux flux de trésorerie utilisés pour évaluer la
créance locative selon IFRS 16.
Le Groupe comptabilise un gain ou une perte de valeur pour
tous les instruments financiers et un ajustement correspon-
dant de leur valeur comptable par le biais d’un compte de cor-
rection de valeur pour pertes (compte intitulé
Amortissements,
pertes de valeur et provisions
du compte de résultat).
Stocks
Les stocks sont évalués au montant le plus faible entre le coût
et la valeur nette de réalisation.
Le coût des stocks comprend les coûts d’acquisition et de
transformation ainsi que les autres coûts encourus pour ame-
ner les stocks à l’endroit et dans l’état où ils se trouvent, y
compris les coûts d’emprunt encourus sur des stocks nécessi-
tant une longue période de préparation avant de pouvoir être
vendus. Le coût est déterminé sur base de la méthode du coût
moyen pondéré.
La valeur nette de réalisation est le prix de vente estimé dans
le cours normal de l’activité, diminué des coûts estimés pour
l’achèvement et la réalisation de la vente. La dépréciation sur
stocks pour les ramener à leur valeur nette de réalisation est
comptabilisée en charge de l’exercice au cours duquel elle
se produit.
Trésorerie et équivalents de trésorerie
La trésorerie comprend les fonds en caisse et les dépôts à
vue. Les équivalents de trésorerie sont les placements à court
terme (inférieurs à 3 mois), très liquides, qui sont facilement
convertibles en trésorerie et qui sont soumis à un risque négli-
geable de changement de valeur.
Notes aux états financiers consolidés
173
Actifs non courants détenus en vue de la vente
Lorsque, à la date de clôture des états financiers, il est hau-
tement probable que des actifs non courants ou des groupes
d’actifs et passifs directement liés soient cédés, ils sont désignés
comme actifs (ou groupes destinés à être cédés) détenus en
vue de la vente. Leur cession est considérée comme hautement
probable si, à la date de clôture des états financiers, un plan
destiné à les mettre en vente à un prix raisonnable par rapport
à leur juste valeur a été engagé afin de trouver un acheteur et
réaliser leur vente dans un délai maximal d’un an.
Les actifs non courants (et les groupes destinés à être cédés)
détenus en vue de la vente sont évalués au montant le plus
faible entre leur valeur comptable et leur juste valeur dimi-
nuée des coûts de la vente. Ils sont présentés séparément dans
le bilan.
Dépréciation d’actifs autres que du goodwill
À chaque date de clôture, le Groupe vérifie la valeur comp-
table des immobilisations corporelles et incorporelles afin de
déterminer s’il existe une quelconque indication que ces actifs
aient subi une perte de valeur. Si une telle indication existe, l’ac-
tif fait l’objet d’un test de dépréciation consistant à comparer
sa valeur comptable à sa valeur recouvrable. S’il n’est pas pos-
sible d’estimer la valeur recouvrable de l’actif individuellement,
le test est effectué au niveau de l’unité génératrice de trésore-
rie (UGT) à laquelle cet actif appartient.
La valeur recouvrable d’un actif (UGT) correspond au mon-
tant le plus élevé entre sa juste valeur diminuée des coûts de
la vente et sa valeur d’utilité. La valeur d’utilité correspond aux
flux de trésorerie futurs estimés provenant de l’actif (UGT) qui
sont actualisés selon un taux avant impôt reflétant les apprécia-
tions actuelles du marché de la valeur-temps de l’argent et des
risques spécifiques à l’actif pour lesquels les estimations des
flux de trésorerie futurs n’ont pas été ajustées.
Si la valeur recouvrable d’un actif (UGT) est inférieure à sa
valeur comptable, une perte de valeur est comptabilisée en
résultat pour la différence.
Si la perte de valeur s’inverse ultérieurement, la valeur comp-
table de l’actif (UGT) est portée à sa valeur recouvrable révi-
sée à la hausse. Toutefois, la valeur comptable ainsi augmen-
tée n’excède pas celle qui aurait été déterminée si aucune
perte de valeur n’avait été enregistrée sur cet actif (UGT). La
reprise d’une perte de valeur est comptabilisée immédiate-
ment en résultat.
Capital social
En cas de rachat (ou cession) d’actions propres, le montant
de la contrepartie payée (ou reçue) est directement porté en
diminution (ou augmentation) des capitaux propres.
Passifs financiers
Emprunts non convertibles
Les emprunts se composent d’emprunts bancaires et d’em-
prunts obligataires. Ils sont initialement comptabilisés à la juste
valeur diminuée des coûts de transaction directement encou-
rus. Après leur comptabilisation initiale, ils sont évalués au coût
amorti à l’aide de la méthode du taux d’intérêt effectif.
Emprunts convertibles
Les obligations convertibles et les obligations assorties de
warrants constituent des instruments composés d’une partie
« dette » et d’une partie « capitaux propres ». À la date d’émis-
sion, la juste valeur de la composante « dette » est estimée en
utilisant le taux d’intérêt du marché pour des obligations simi-
laires non convertibles. La différence entre le produit de l’émis-
sion de l’obligation et la juste valeur ainsi attribuée à la com-
posante « dette », représentant la valeur du droit de convertir
l’obligation en actions (ou de souscrire à de nouvelles actions),
est directement comptabilisée dans les capitaux propres.
Les coûts de transaction sont répartis entre la composante
« dette » et la composante « capitaux propres » sur base de leur
valeur comptable relative à la date d’émission.
La charge d’intérêt sur la composante « dette » est calculée en
appliquant à l’instrument le taux d’intérêt du marché pour des
dettes similaires non convertibles. La différence entre ce mon-
tant et l’intérêt payé est ajoutée à la valeur comptable de la
composante « dette » en application de la méthode du taux
d’intérêt effectif.
Instruments dérivés
Les instruments dérivés qui constituent des passifs financiers
sont évalués à la juste valeur avec comptabilisation des varia-
tions de la juste valeur directement dans le compte de résul-
tats. La juste valeur correspond au prix coté sur un marché
actif ou, en l’absence d’un tel marché, est calculée en utili-
sant des modèles d’évaluation prenant en compte les données
actuelles du marché.
Fournisseurs et autres créditeurs
Les fournisseurs et autres créditeurs sont évalués au coût
amorti en appliquant la méthode du taux d’intérêt effectif, ce
qui correspond à la valeur nominale de ces dettes dans la plu-
part des cas.
Provisions
Les provisions sont comptabilisées quand le Groupe a une
obligation actuelle (juridique ou implicite) résultant d’un évé-
nement passé dont il est probable qu’elle résultera en une
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
174
sortie d’avantages économiques qui peuvent être estimés de
manière fiable.
Le montant comptabilisé en provisions correspond à la meil-
leure estimation de la dépense nécessaire à l’extinction de
l’obligation actuelle à la date de clôture. Si cela s’avère appro-
prié, les provisions sont déterminées sur une base actualisée.
Les provisions pour restructuration sont comptabilisées uni-
quement quand le Groupe a adopté un plan formel et détaillé
de restructuration qui a été annoncé aux parties concernées
avant la date de clôture.
Avantages du personnel
Plan de pension à cotisations définies
Les régimes à cotisations définies en Belgique sont légalement
soumis à des taux de rendement minimaux garantis. Ainsi,
strictement, ces plans répondent à la définition d’un régime
à prestations définies selon IAS 19 – Avantages du personnel.
En considérant les projections de salaires de fin de carrière
(méthode des unités de crédit projetées) sur une base indivi-
duelle, les avantages postérieurs à l’emploi sont évalués en appli-
quant une méthode qui se base sur des hypothèses en termes
de taux d’actualisation, d’espérance de vie, de rotation du per-
sonnel, de salaires, de revalorisation des rentes, de l’inflation
des coûts médicaux et de l’actualisation des montants à payer.
Les hypothèses propres à chaque régime tiennent compte des
contextes économiques et démographiques locaux.
Les montants comptabilisés au titre des engagements posté-
rieurs à l’emploi correspondent à la différence entre la valeur
actuelle des obligations futures et la juste valeur des actifs du
régime destinés à les couvrir. Lorsque le résultat de ce calcul est
en déficit, une obligation est constatée au passif du bilan. Dans
le cas contraire, un actif net limité au montant le plus faible
entre l’excédent du régime à prestations définies et la valeur
actuelle de tout remboursement futur du régime ou de toute
diminution des cotisations futures du régime est constaté.
Le coût des prestations définies se compose du coût des ser-
vices et des intérêts nets (basés sur le taux d’actualisation) sur
le passif net ou l’actif net, comptabilisés tous deux en résultat,
et des réévaluations du passif net ou de l’actif net, comptabili-
sés en autres éléments du résultat global.
Le coût des services se compose du coût des services actuels,
du coût des services passés résultant des amendements aux
régimes ou des pertes ou gains sur les réductions et liquidations.
Paiement fondé sur des actions
Les warrants accordés à certains membres du personnel
constituent des paiements fondés sur des actions réglés en
instruments de capitaux propres. Ils sont évalués à leur juste
valeur estimée selon le modèle de Black & Scholes à la date
d’attribution des instruments. Ce montant est comptabilisé en
charges du personnel en contrepartie des capitaux propres sur
la période d’acquisition des droits de façon linéaire sur base de
l’estimation des instruments qui seront finalement acquis.
Répartition bénéficiaire
Les dividendes versés par la Compagnie à ses actionnaires sont
repris en déduction des capitaux propres au moment de la
décision de l’Assemblée générale. Le bilan est donc établi avant
répartition bénéficiaire.
Les tantièmes versés aux administrateurs sont comptabilisés
en charges du personnel.
Impôts sur le résultat
Les impôts sur le résultat comportent les impôts courants et
les impôts différés.
L’impôt courant correspond à la charge d’impôts attendue sur
base du bénéfice comptable de l’exercice en cours ainsi que les
ajustements des impôts des exercices précédents.
Les impôts différés sont comptabilisés à l’aide de la méthode
du report variable (
liability method
) sur les différences tempo-
relles entre la valeur comptable des actifs et passifs dans les
états financiers et leur base fiscale. Les passifs d’impôts dif-
férés sont généralement comptabilisés pour toutes les diffé-
rences temporelles taxables et les actifs d’impôts différés sont
enregistrés dans la mesure où il est probable que des bénéfices
imposables, sur lesquels ces différences temporelles déduc-
tibles pourront être imputées, seront disponibles.
Les impôts différés ne sont pas enregistrés si la différence tem-
porelle porte sur le goodwill ou provient de la comptabilisa-
tion initiale (autre que dans un regroupement d’entreprises)
d’autres actifs et passifs dans une transaction qui n’affecte ni le
bénéfice imposable ni le bénéfice comptable.
Des passifs d’impôts différés sont comptabilisés sur des diffé-
rences temporelles émanant des participations dans les filiales,
les entreprises associées et les coentreprises, excepté lorsque
le Groupe est à même de contrôler le renversement de la dif-
férence temporelle et lorsqu’il est probable que la différence
temporelle ne s’inversera pas dans un avenir proche.
La valeur comptable des actifs d’impôts différés est revue à
chaque date de clôture et ajustée dans la mesure où il est pro-
bable qu’un bénéfice imposable suffisant sera disponible pour
recouvrer tout ou partie de l’actif.
L’impôt différé est calculé à l’aide du taux d’impôt dont l’ap-
plication sur les revenus taxables est attendue sur l’exercice
Notes aux états financiers consolidés
175
au cours duquel les différences temporelles seront réalisées
ou réglées. L’impôt différé est comptabilisé en charges ou en
produits, sauf lorsqu’il se rapporte à des éléments enregistrés
en capitaux propres, auquel cas l’impôt différé est également
porté dans les capitaux propres.
Les actifs et passifs d’impôts différés sont compensés quand ils
touchent à des impôts levés par la même autorité fiscale et que
le Groupe a l’intention de régler ses actifs et passifs d’impôts
courants sur une base nette.
Constatation des produits
Les produits des activités ordinaires (les produits de la vente
de biens) sont évalués en fonction de la contrepartie à laquelle
le Groupe s’attend à avoir droit dans un contrat conclu avec
un client, à l’exclusion des sommes perçues pour le compte de
tiers. Le Groupe comptabilise les produits des activités ordi-
naires lorsqu’il transfère le contrôle d’un produit ou d’un ser-
vice au client.
Les intérêts sur les instruments financiers au coût amorti ou
à la juste valeur via le compte de résultats sont comptabilisés
en fonction du temps écoulé selon la méthode du taux d’inté-
rêt effectif.
Les dividendes sont enregistrés lorsque le droit du Groupe
de percevoir le paiement est établi par
l’Assemblée générale
des actionnaires.
Les loyers perçus par le Groupe dans le cadre de contrats de
location simple sont portés en résultat sur une base linéaire
compte tenu de la durée du contrat. Les coûts directs initiaux
encourus pour négocier un contrat de location sont ajoutés à
la valeur comptable de l’actif et sont reconnus linéairement sur
la durée du bail.
Actifs et passifs éventuels
Les actifs éventuels ne sont pas comptabilisés dans les états
financiers mais sont présentés dans les notes lorsque l’entrée
d’avantages économiques devient probable. Les passifs éven-
tuels ne sont pas comptabilisés dans les états financiers, sauf
s’ils résultent d’un regroupement d’entreprises. Ils sont présen-
tés dans les notes sauf si la possibilité d’une perte est très faible.
Événements postérieurs à la date de clôture
Les événements survenant après la date de clôture mais avant la
date d’autorisation de publication des états financiers sont tra-
duits à la clôture uniquement s’ils fournissent des informations
supplémentaires sur la situation du Groupe à la date de clô-
ture. Les événements postérieurs à la clôture qui ne donnent
pas lieu à des ajustements sont présentés dans les notes lors-
qu’ils sont significatifs.
Estimations comptables significatives
Valorisation des actifs à la juste valeur via le résultat non coté
 :
Les participations à la juste valeur via le résultat et les parti-
cipations qui ne sont pas détenues à des fins de transactions
(trading), sur lesquelles le Groupe n’exerce pas une influence
notable (présumée à partir de 20 %), qui ne sont pas cotées
sur un marché actif et dont la juste valeur ne peut être évaluée
de manière fiable par une autre technique de valorisation sont
maintenues au coût. La banque Berenberg a fait l’objet d’une
évaluation sur base d’une moyenne entre (i) l’actif net majoré
d’un goodwill net du capital alloué au risque et (ii) l’actif net
réévalué via le « price-to-book ratio » moyen sur un groupe de
sociétés comparables. (voir note 8).
Valorisation des immeubles de placement
 : La juste valeur des
immeubles de placement significatifs est évaluée périodique-
ment par un expert indépendant alors que celle des autres
immeubles est estimée par référence à l’actualisation des
loyers futurs (voir note 5).
Risque lié au changement climatique :
le Groupe n’a pas identi-
fié d’incertitudes ou de risques liés au changement climatique
qui auraient un impact significatif sur ses états financiers au
31 décembre 2024. Une analyse est actuellement réalisée par
la Compagnie et les entités du Pôle chocolat afin d’identifier les
risques et opportunités liés au changement climatique ainsi que
les impacts potentiels que le changement climatique pourrait
avoir sur la réalisation de certaines estimations clés et sur l’éla-
boration des budgets et prévisions à plus long terme.
Jugements comptables significatifs
Impôt :
Les actifs d’impôts différés sont comptabilisés dans
la mesure où il est probable que des bénéfices imposables
futurs permettent aux pertes fiscales et crédits d’impôts
d’être utilisés.
Les participations mises en équivalence ont fait l’objet d’un test
de dépréciation conformément aux normes IFRS. Sur base de
ces tests, le Groupe a reconnu des dépréciations nécessaires.
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
176
3.
Informations sectorielles
En application de la norme IFRS 8 - Secteurs opérationnels,
les composantes du Groupe dont les résultats sont examinés
par la Direction afin de prendre des décisions quant à l’affecta-
tion des ressources et d’en évaluer les performances sont les
suivantes :
■
Le Pôle chocolat
■
L’Industrie et les services
■
Immobilier
■
Investissements en trésorerie
Afin d’aligner l’information sectorielle avec les différents seg-
ments stratégiques du Groupe conformément à IFRS 8 et faci-
liter la compréhension de la performance financière des dif-
férents segments d’activité, les secteurs ont été adaptés et se
répartissent désormais entre le Pôle chocolat, l’Industrie et
les services, l’immobilier et le Pôle trésorerie. La référence de
2023 a été adaptée en conséquence.
Les participations industrielles et immobilières sont des inves-
tissements à long terme et le portefeuille de trésorerie est
orienté sur des valeurs très liquides. La répartition entre ces
différents piliers n’est pas fixée et peut varier en fonction des
opportunités d’investissement ainsi que de l’environnement
macro-économique dans lequel évolue la Compagnie. Il n’y a
pas de règle stricte prédéfinie en matière de répartition géo-
graphique, sectorielle ou monétaire.
Les méthodes comptables pour les informations par secteur
opérationnel sont les mêmes que celles appliquées par le
Groupe et décrites dans la note 2.
Notes aux états financiers consolidés
177
Produits, résultats et actifs sectoriels
2024
Chocolat
Industrie et
Immobilier
Trésorerie
Total
x € 1.000
services
consolidé
Résultats (éléments)
Produits
Ventes
283.564
62
162
283.788
Dividendes reçus
11.001
686
11.687
Produits d’intérêts
635
209
5.128
207
6.179
Produits locatifs
704
704
Autres produits
20.722
735
60
23
21.540
Charges d’intérêts
-1.657
-3
-333
-1.993
Amortissements, pertes de valeur et provisions
-30.051
-42
-47
-30.140
Résultats sur cessions
-4
4.024
0
4.020
Variations de juste valeur et dépréciations
-400
-84.139
-17.575
-1.780
-103.894
Part dans le résultat des participations mises en équivalence
227
-3.332
629
-2.477
Résultat avant impôts
37.719
-71.518
-11.572
-4.390
-49.763
Actifs
294.371
164.688
208.139
56.829
724.027
dont participations à la juste valeur via résultat
863
111.118
24.465
136.446
dont participations mises en équivalence
2.273
40.501
86.318
129.093
dont investissements en immobilisations corporelles et
49.977
49.977
incorporelles de l’année
Passifs
156.982
2.704
3.737
22.384
185.807
2023
Chocolat
Industrie et
Immobilier
Trésorerie
Total
x € 1.000
services
consolidé
Résultats (éléments)
Produits
Ventes
265.064
0
539
172
265.775
Dividendes reçus
9.798
735
10.533
Produits d’intérêts
396
536
4.981
1.887
7.800
Produits locatifs
636
636
Autres produits
18.365
388
39
18.791
Charges d’intérêts
-3
-1.197
-1.397
-2.598
Amortissements, pertes de valeur et provisions
-26.314
0
-69
-25
-26.408
Résultats sur cessions
-551
-464
15
-1.000
Variations de juste valeur et dépréciations
-42.094
-3.961
1.969
-44.086
Part dans le résultat des participations mises en équivalence
-793
-3.975
-11.963
-16.731
Résultat avant impôts
34.278
-36.755
-9.974
274
-12.177
Actifs
254.564
246.184
230.149
61.993
792.890
dont participations à la juste valeur via résultat
480
185.626
30.633
216.739
dont participations mises en équivalence
1.919
48.142
101.469
151.530
dont investissements en immobilisations corporelles et
27.331
27.331
incorporelles de l’année
Passifs
134.748
3.071
2.915
21.934
162.667
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
178
Dans la mesure où le Groupe n’a pas effectué de transactions
entre secteurs opérationnels, les produits présentés ci-dessus
proviennent uniquement de transactions externes.
Le secteur Chocolat
Les Ventes concernent principalement le Pôle choco-
lat (Neuhaus, Jeff de Bruges, Corné Port Royal et Artista
Chocolates). L’amélioration du chiffre d’affaires est détaillée
dans la note 21. Il est à noter l’amélioration de 10 % du résultat
net pour l’ensemble du Pôle principalement conduite par l’aug-
mentation du volume et des prix.
Le secteur Industrie et services
La dégradation des résultats est principalement conduite
par l’impact des réductions de juste valeur et dépréciations
concernant principalement les variations de juste valeur
d’EUR -59,1 millions des actions Umicore et d’EUR -19,2 mil-
lions relatifs à la participation dans Berenberg (voir plus de
détails en note 24). En 2023, ces variations provenaient éga-
lement principalement d’Umicore (EUR -37,2 millions) et de
Berenberg (EUR -3,9 millions).
Les sociétés intégrées par la mise en équivalence ont généré
une perte d’EUR 3,3 millions en 2024 comparée à une perte
d’EUR -4,0 millions en 2023.
Le secteur Immobilier
La diminution des résultats avant impôt du secteur Immobilier
est principalement conduite par la perte de valeur enregistrée
sur le groupe Eaglestone pour EUR 16,6 millions (voir note 7).
En 2024, les résultats des participations immobilières mises en
équivalence ont généré une profit d’EUR 0,6 million, principa-
lement dû également à Eaglestone.
Le secteur Trésorerie
Les revenus de dividendes sont stables par rapport à 2023.
Les actifs d’investissements en Trésorerie sont principalement
des actifs financiers à la juste valeur via résultat (voir note 13).
Informations géographiques
Les ventes du Groupe sont principalement réalisées en
Belgique et en France (marchés domestiques de Neuhaus
et Jeff de Bruges). Les intérêts, dividendes, produits locatifs
et autres produits sont d’origine belge et dans une moindre
mesure européenne et américaine.
Le tableau ci-dessous présente les actifs non-courants (autres
que les participations à la juste valeur via le résultat, les autres
actifs et les actifs d’impôts différés) ainsi que les produits opé-
rationnels pour chacun de ces pays sur base de la localisation
de ces actifs.
Produits opérationnels
Actifs non courants
x € 1.000
2024
2023
2024
2023
Belgique
75.875
54.722
145.243
118.488
France
210.043
175.767
81.624
83.329
Luxembourg
0
0
52.365
73.557
USA
27.475
26.002
16.273
24.944
Autres pays
10.504
47.015
9.275
7.445
Total
323.897
303.506
304.780
307.763
Informations sur les principaux clients
Le Groupe n’a pas de client dont le produit génère plus de 10 % du total des produits. La majeure partie des ventes sont faites par le
Pôle chocolat via une clientèle diversifiée et de taille réduite par rapport à son chiffre d’affaires.
Notes aux états financiers consolidés
179
4.
Immobilisations corporelles
Terrains et
Installations,
Améliorations à
Agencements
Matériel
Total
constructions
machines et
des propriétés
et accessoires
roulant
x € 1.000
outillages
louées
Valeur d’acquisition
Au 1
er
 janvier 2023
28.651
49.806
72.339
11.131
716
162.643
Acquisitions
3.576
8.499
6.370
813
127
19.385
Acquisitions par voie de regroupement d’entreprises
0
Cessions et désaffectations
-11
-5.464
-958
-55
-6.488
Reclassification en actifs détenus en vue de la vente
0
Transferts
0
0
Variations de périmètre
0
Écarts de change
-102
-3
-105
Autres
-1
-1
Au 31 décembre 2023
32.226
58.294
73.143
10.983
788
175.434
Amortissements et dépréciations
Au 1
er
 janvier 2023
-15.832
-36.415
-53.053
-9.507
-650
-115.457
Amortissements de l’exercice
-833
-2.153
-6.426
-402
-30
-9.844
Amortissements par voie de regroupement
0
d’entreprises
Cessions et désaffectations
177
5.201
414
53
5.845
Dépréciations comptabilisées au cours de l’exercice
0
Reclassification en actifs détenus en vue de la vente
0
Transferts
0
0
Variations de périmètre
0
Écarts de change
39
3
42
Autres
1
0
1
Au 31 décembre 2023
-16.664
-38.391
-54.239
-9.492
-627
-119.413
Solde au 31 décembre 2023
15.562
19.903
18.904
1.491
161
56.021
Dépréciations comptabilisées au cours de l’exercice
32.226
58.294
73.143
10.983
788
175.434
Reclassification en actifs détenus en vue de la vente
-16.664
-38.391
-54.239
-9.492
-627
-119.413
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
180
Terrains et
Installations,
Améliorations à
Agencements
Matériel
Total
constructions
machines et
des propriétés
et accessoires
roulant
x € 1.000
outillages
louées
Valeur d’acquisition
Au 1
er
 janvier 2024
32.226
58.294
73.143
10.983
788
175.434
Acquisitions
458
16.070
5.043
1.472
52
23.095
Acquisitions par voie de regroupement d’entreprises
0
Cessions et désaffectations
-197
-771
-956
-269
-2.194
Reclassification en actifs détenus en vue de la vente
0
Transferts
0
Variations de périmètre
0
Écarts de change
1
197
5
202
Autres
0
Au 31 décembre 2024
32.488
73.593
77.426
12.191
840
196.538
Amortissements et dépréciations
Au 1
er
 janvier 2024
-16.664
-38.391
-54.239
-9.492
-627
-119.413
Amortissements de l’exercice
-775
-3.191
-5.857
-1.186
-49
-11.058
Amortissements par voie de regroupement
0
d’entreprises
Cessions et désaffectations
197
691
956
269
0
2.114
Dépréciations comptabilisées au cours de l’exercice
0
Reclassification en actifs détenus en vue de la vente
0
Transferts
0
Variations de périmètre
0
Écarts de change
0
-98
-5
-103
Autres
0
Au 31 décembre 2024
-17.242
-40.891
-59.237
-10.414
-676
-128.460
Solde au 31 décembre 2024
15.245
32.702
18.189
1.777
164
68.078
Valeur d’acquisition
32.488
73.593
77.426
12.191
840
196.538
Cumul des amortissements et dépréciations
-17.242
-40.891
-59.237
-10.414
-676
-128.460
En 2024, les investissements en « Installations, machines et
outillages » concernent principalement Neuhaus y inclus la
poursuite des investissements dans une nouvelle ligne de pro-
duction et d’emballage ainsi que dans l’automatisation de l’ou-
til de production.
Les « Améliorations à des propriétés louées » concernent les
magasins loués par Neuhaus et Jeff de Bruges et utilisés, par
eux, pour leurs activités de commerce de détail. Les inves-
tissements sont relatifs à la poursuite du réagencement et à
la modernisation de magasins nouveaux et existants. Les amé-
liorations et renouvellements de ces magasins se sont élevés à
EUR 5,0 millions en 2024.
Il n’y a pas de contrats de location inclus dans les immobilisa-
tions corporelles.
Les durées d’amortissements utilisées sont reprises dans la note
sur les principes et méthodes comptables.
Notes aux états financiers consolidés
181
5.
Immeubles de placement
x € 1.000
2024
2023
À la juste valeur
Solde au 1
er
 janvier
11.757
11.582
Acquisitions
36
102
Acquisitions par voie de regroupement d’entreprises
Cessions et désaffectations
-90
-51
Variations de juste valeur
48
124
Transferts
Variations de périmètre
Écarts de change
Autres
Solde au 31 décembre
11.751
11.757
Mouvements de l’année
Il n’y a pas eu d’« Acquisitions » ni de « Cessions et désaffec-
tations » significatives d’immeubles de placement en 2023
et 2024.
Le site du Bois Sauvage, situé à Bruxelles, a fait l’objet d’une
expertise en décembre 2024. La valorisation reste stable.
Restrictions à la vente
Il n’y a pas de restriction à la vente des immeubles de place-
ment à l’exception de quelques terres agricoles pour lesquelles
la législation sur le bail à ferme prévoit un droit de préemption
en faveur de l’exploitant.
Composition de l’investissement
x € 1.000
2024
2023
Catégorie IFRS 13
Site du Bois Sauvage (BE)
11.044
(1)
11.049
(1)
3
Luxembourg (LU)
607
(2)
607
(2)
3
Terrains & divers (BE)
101
(3)
101
(3)
3
Autres
Total au 31 décembre
11.751
11.757
(1) La juste valeur de l’immeuble de placement du site du Bois Sauvage (BE) au 31 décembre 2024 a été déterminée en fonction d’une évaluation effectuée en
décembre 2024 par Cushman & Wakefield, évaluateurs indépendants, qui ne sont pas liés au Groupe. L’évaluation est conforme aux Normes internationales
d’évaluation. La juste valeur a été déterminée en se basant principalement sur la méthode par le rendement (qui se calcule de manière globale sur base d’un
taux de capitalisation qui tient compte de la valeur locative du marché et/ou celle des prix unitaires (qui consiste à déterminer la valeur vénale sur base de
valeurs (hors frais d’acquisition) par mètre carré pour les superficies de terrains non-bâties et/ou les superficies des constructions éventuelles).
En ce qui a trait à l’estimation de la juste valeur des immeubles, l’utilisation actuelle des immeubles correspond à leur utilisation optimale.
Aucun changement n’a été apporté à la technique d’évaluation au cours de l’exercice.
(2) Valorisation est faite sur base de ventes de biens comparables dans la région proche.
(3) Valorisation au coût historique.
x € 1.000
2024
2023
Produits locatifs et récupération de charges
704
636
Charges locatives
0
-92
Les loyers encaissés en 2024 sont en légère augmentation par rapport à 2023 sur base de l’indexation.
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
182
6.
Goodwill et immobilisations incorporelles
Goodwill
Immobilisations
Total
x € 1.000
incorporelles
Solde au 31 décembre 2023
11.003
77.452
88.455
Solde au 31 décembre 2024
11.003
84.855
95.858
Immobilisations incorporelles
Total
Goodwill
Droits au bail
Logiciels
Divers
Droits
informatiques
d’utilisation
x € 1.000
IFRS 16
Valeur d’acquisition
Au 1
er
 janvier 2023
11.240
34.623
4.977
1.358
113.364
165.562
Acquisitions
1.459
582
5.906
7.947
Acquisitions par voie de regroupement
0
d’entreprises
Cessions et désaffectations
-869
-182
-1.051
Reclassification en actifs détenus en vue
0
de la vente
Transferts
0
Variations de périmètre
0
Écarts de change
-2
-2
Autres
0
Au 31 décembre 2023
11.240
35.213
5.557
1.176
119.270
172.456
Amortissements et dépréciations
Au 1
er
 janvier 2023
-237
-12.438
-3.391
-974
-51.695
-68.735
Amortissements de l’exercice
-1.148
-704
-54
-14.412
-16.318
Amortissements par voie de
0
regroupement d’entreprises
Cessions et désaffectations
869
182
1.051
Dépréciations comptabilisées au cours de
0
l’exercice
Reclassification en actifs détenus en vue
0
de la vente
Transferts
0
Variations de périmètre
0
Écarts de change
1
1
Autres
0
Au 31 décembre 2023
-237
-12.717
-4.094
-846
-66.107
-84.001
Solde au 31 décembre 2023
11.003
22.496
1.463
330
53.163
88.455
Valeur d’acquisition
11.240
35.213
5.557
1.176
119.270
172.456
Cumul des amortissements et
-237
-12.717
-4.094
-846
-66.107
-84.001
dépréciations
Notes aux états financiers consolidés
183
Immobilisations incorporelles
Total
Goodwill
Droits au bail
Logiciels
Divers
Droits d’utilisation
x € 1.000
informatiques
IFRS 16
Valeur d’acquisition
Au 1
er
 janvier 2024
11.240
35.213
5.557
1.176
119.270
172.456
Acquisitions
3.494
720
22.668
26.882
Acquisitions par voie de regroupement d’entreprises
0
Cessions et désaffectations
0
Reclassification en actifs détenus en vue de la vente
0
Transferts
864
864
Variations de périmètre
0
Écarts de change
9
9
Autres
0
Au 31 décembre 2024
11.240
39.570
6.286
1.176
141.938
200.210
Amortissements et dépréciations
Au 1
er
 janvier 2024
-237
-12.717
-4.094
-846
-66.107
-84.001
Amortissements de l’exercice
-2.057
-658
-52
-16.315
-19.083
Amortissements par voie de regroupement
0
d’entreprises
Cessions et désaffectations
0
Dépréciations comptabilisées au cours de l’exercice
-400
-400
Reclassification en actifs détenus en vue de la vente
0
Transferts
-864
-864
Variations de périmètre
0
Écarts de change
-5
-5
Autres
0
Au 31 décembre 2024
-237
-16.038
-4.757
-898
-82.422
-104.352
Solde au 31 décembre 2024
11.003
23.535
1.530
278
59.517
95.861
Valeur d’acquisition
11.240
39.572
6.287
1.176
141.938
200.213
Cumul des amortissements et dépréciations
-237
-16.038
-4.757
-898
-82.422
-104.352
La totalité du Goodwill au 31 décembre 2024 et 2023 concerne
l’acquisition de Neuhaus. Un test de dépréciation a été réalisé
à fin 2024 sur base de l’actualisation des cash-flows futurs hors
impact IFRS 16 et les multiples de sociétés comparables (multi-
pliés par la moyenne des comptes de résultat de la société sur
les deux dernières années). Les principales hypothèses utilisées
sont basées sur un business plan, un coût moyen pondéré du
capital proche de 7,52 % (coût des fonds propres de 8,65 % et
ratio fonds propres sur dettes à 80 %), un taux de croissance à
long terme de 2 % du flux de trésorerie est considéré à terme.
Ce taux de croissance est aligné sur le taux d’inflation à long
terme conformément aux prévisions du secteur. Une décote de
15 % est ensuite appliquée au résultat obtenu pour tenir compte
de l’illiquidité de cette participation. La valeur recouvrable de
Pôle chocolat est d’EUR 419,2 millions au 31 décembre 2024.
Une variation de ces hypothèses à la hausse ou à la baisse de
10 % ne modifierait pas la conclusion du test de dépréciation
réalisé sur le Goodwill. Pour 2023, un coût moyen pondéré du
capital de 7,51 % a été pris en compte y inclus 8,64 % de coût
des fonds propres. Un taux de croissance de 2 % a été consi-
déré pour le long terme ainsi qu’une décote d’illiquidité de 15 %.
Les Droits au Bail comportent les droits payés en France et
en Belgique pour l’accès à la location d’un espace commercial.
Dans la mesure où le droit au renouvellement du bail dont dis-
pose le locataire en France (« droit au bail ») ne connaît pas de
limite légale ou contractuelle, ces immobilisations incorporelles
à durée d’utilité indéterminée ne font pas l’objet d’amortisse-
ments mais sont soumises à un test de dépréciation au moins
chaque année. Les Droits au Bail pour les commerces situés en
Belgique disposent d’une durée d’utilisation liée au contrat de
location. Un amortissement est donc comptabilisé sur ceux-ci
en fonction de la durée du bail qui y est liée. La valeur comp-
table des Droits au Bail à durée d’utilité indéterminée s’élève à
EUR 23,5 millions au 31 décembre 2024.
Dans le cadre de la réalisation du test de dépréciation, le
Goodwill ainsi que les immobilisations incorporelles à durée
d’utilité indéterminée (Droits au Bail) ont été intégralement
affectés au Groupe d’unités génératrices de trésorerie repré-
sentant les filiales du Pôle chocolat.
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
184
7.
Participations mises en équivalence
Les sociétés qui ont été intégrées selon la méthode de mise en équivalence sont les suivantes :
Taux de détention
Droits de vote
Activité
(%)
(%)
principale
x € 1.000
2024
2023
2024
2023
Chmielna BPI
50,00
50,00
50,00
50,00
Immobilier
Corc, LLC, USA-Zebulon, 27597 NC
22,73
22,73
22,73
22,73
Immobilier
Eaglestone Group SARL, L-1637 Luxembourg
30,00
30,00
30,00
30,00
Immobilier
Ecuadorcolat, SA, Samborondon, Équateur
24,80
24,80
24,80
24,80
Industrie
Fidentia Belux Offices, SA, B-1000 Bruxelles, BE0768.689.366
34,14
34,14
34,14
34,14
Immobilier
Freerain, SRL, B-1200 Bruxelles, BE0877.455.664
50,00
50,00
50,00
50,00
Immobilier
Futerro
(1) (2)
, SA, B-7760 Celles, BE0892.199.070
21,73
21,48
21,73
21,48
Industrie
Futerro Holding SA, B-7760 Celles, BE0805.045.956
14,53
14,53
14,53
14,53
Industrie
Galactic
(1)
, SA, B-7760 Celles, BE0408.321.795
14,53
14,53
14,53
14,53
Industrie
Global Vine, LLC, USA-Zebulon 27597 NC
44,06
42,35
44,06
42,35
Industrie
Magritte Holding, SAS
(3)
, L-1528 Luxembourg / Vinvention
16,14
15,68
16,14
15,68
Industrie
Noël Group, LLC, USA - 501 Innovation way, Zebulon 27597 NC
28,66
28,16
28,66
28,16
Industrie
Oxygen Development, SA, B-1200 Bruxelles, BE0673.739.135
50,00
50,00
50,00
50,00
Immobilier
Plaine 17 Holding, SRL, B-1000, BE0781.418.637
64,92
64,92
64,92
64,92
Immobilier
Praça de Espanha I, SA, PT - Lisbon 1250-096
50,00
50,00
50,00
50,00
Immobilier
Praça de Espanha II, SA, PT - Lisbon 1250-096
50,00
50,00
50,00
50,00
Immobilier
Serendip, S.A., B-1070 Bruxelles, BE0466.354.026
32,29
32,29
32,29
32,29
Industrie
Zeb Land, LLC, USA - Raleigh, 27614 NC
29,83
29,83
29,83
29,83
Immobilier
(1) Participation qui est mise en équivalence dans les participations mises en équivalence chez Compagnie du Bois Sauvage
(2) En direct et indirect
(3) En direct et indirect via Global Vine et Noël Group
Valeur x € 1.000
Société
2024
2023
Eaglestone Group, SARL
49.167
63.497
Fidentia Belux Offices, SA
26.788
30.495
Noël Group, LLC
7.278
15.699
Autres
45.860
41.839
Total
129.093
151.530
La diminution des investissements comptabilisée selon la
méthode des mises en équivalence est principalement due à des
dépréciations comptabilisées à hauteur de EUR 23,5 millions
sur les participations Eaglestone, Noël Group et Vinventions.
■
Ainsi une dépréciation a été enregistrée pour le groupe
Eaglestone d’un montant d’EUR 16,6 millions sur base
la valeur recouvrable estimée en utilisant la méthode
des « Discounted Cash Flows ». Cette réduction
de valeur, qui contraste avec les résultats positifs
d’EUR +3,4 millions, tient compte de la persistance
d’une situation économique immobilière au ralenti,
tel que reflété dans plan d’affaires à 5 ans du groupe
Eaglestone. Le coût moyen pondéré du capital (WACC)
correspond à 10,5 % et une croissance de 2 % a été
prise en compte après 2030. Au vu de la variabilité de
la valorisation sur base de certains facteurs clés, des
analyses de sensibilité ont été réalisées.
■
Au niveau de Noël Group, la réduction de la valorisation
s’explique aussi principalement par le résultat d’une
dépréciation. Au vu du temps supplémentaire nécessaire
pour atteindre le niveau de rentabilité escompté au
Notes aux états financiers consolidés
185
niveau de la ligne de production Herc, le business plan a
été revu à la baisse et une réduction de la valorisation de
EUR 6,9 millions a été actée.
■
Une réduction de la valeur de la MEE a été enregistrée
sur Fidentia associée à la perte d’EUR 3,7 millions part
Groupe de cette année.
■
Au niveau de Noël Group, la réduction de la valorisation
s’explique aussi principalement par le résultat d’un
impairment. Au vu du temps supplémentaire nécessaire
pour atteindre le niveau de rentabililté escompté au
niveau de la ligne de production Herc, une approche
plus prudente a été adoptée et une réduction de
la valorisation de EUR 6,9 millions a été actée.
Toutes les participations mises en équivalence sont des « entre-
prises associées ». Il n’y a généralement pas de restrictions à
la remontée de cash ou distribution de dividendes dans ces
entreprises associées.
Informations résumées concernant les sociétés mises en équivalence :
x € 1.000
2024
2023
Solde au 1
er
 janvier
151.530
146.455
Acquisitions
5.971
22.710
Cessions
0
Résultat de la période
-2.476
-16.730
Distribution de la période
-2.488
-477
Variation des réserves de couverture
-10
47
Dépréciations / Pertes de valeur
-23.548
0
Reprise de dépréciation
0
0
Écarts de conversion
1.783
-749
Autres
-1.669
274
Solde au 31 décembre
129.093
151.530
Les « Acquisitions » concernent en 2024 principalement un
complément de prix dans le projet Chmielna BPI pour un mon-
tant de EUR 1,9 million conformément aux accords confirmant
ainsi la très bonne réalisation du plan d’affaires. La participa-
tion a aussi été augmentée dans Futerro pour EUR 3,1 millions.
Les « Résultats de la période » des sociétés mises en équiva-
lence ont été principalement influencés par Eaglestone pour
EUR +3,4 millions, Fidentia Belux Offices pour EUR -3,7 mil-
lions, Plaine 17 pour EUR +1,0 million, par Noël Group pour
EUR -2,1 millions, Vinventions pour EUR -2,1 millions et Corc
pour EUR 2,2 millions.
Les « Distributions de la période » sont constituées des divi-
dendes reçus principalement de Corc pour EUR 1,9 millions et
Zeb Land pour EUR 0,5 million. Les distributions pour Corc
et Zeb Land sont associées à la vente des batiments et des
terrains de l’ancienne usine de Vinventions qui a été déplacée
au Mexique.
Les écarts de conversion reflètent principalement les variations
du cours du dollar US par rapport à l’euro pour Noël Group.
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
186
Les informations financières résumées des entreprises associées du Groupe sont présentées ci-dessous :
2024
Dont
Dont Fidentia
2023
Dont
Dont Fidentia
x € 1.000
Eaglestone
Belux Offices
Eaglestone
Belux Offices
Actifs non-courants
523.590
269.888
161.981
803.671
291.291
167.758
Actifs courants
990.568
523.445
4.773
580.999
523.632
5.728
Total actifs
1.514.158
793.333
166.754
1.384.671
814.923
173.486
Passifs non-courants
671.223
223.932
82.556
541.801
353.273
81.672
Passifs courants
512.608
466.940
5.732
512.123
378.524
2.492
Total passifs
1.183.831
690.872
88.288
1.053.924
731.797
84.164
Total actif net
330.417
102.461
78.466
330.742
83.126
89.322
Quote-part du Groupe dans l’actif net des
129.093
30.738
26.789
151.529
24.938
30.495
entreprises associées
(1)
Total produits
24.195
11.327
5.619
541.223
223.756
5.106
Total résultat
-32.841
11.327
-10.859
-53.728
-21.707
-9.633
Quote-part dans le résultat des entreprises
-2.476
3.398
-3.707
-16.730
-6.512
-3.288
associées
(1) La différence entre la valeur des « Participations mises en équivalence » et la quote-part du Groupe dans l’actif net des entreprises associées correspond
principalement à la valeur des goodwills d’acquisition sur Eaglestone, Noël Group, Futerro ainsi que la dépréciation actée sur Vinventions.
Notes aux états financiers consolidés
187
8.
Participations à la juste valeur via résultat
Les principales participations à la juste valeur via résultat sont les suivantes :
Activité principale
Taux de détention
Niveau de
(%)
juste valeur
Société
2024
2023
Berenberg Bank, GmbH, D-20354 Hambourg
Banque
11,40
11,40
(3)
Esch 404, SARL, L-1637 Luxembourg
Immobilier
15,00
15,00
(3)
First Retail International 2, SA (FRI2), B-1702 Groot-Bijgaarden, BE0644.497.494
Immobilier
5,68
5,68
(3)
Gotham City Residential Partners II, L.P., USA - New York, 10020 NY
Immobilier
0
4,64
(3)
Matignon Technologies II, F-75116 Paris
Holding
6,29
6,29
(3)
Mitiska European Real Estate Partners 3 (MEREP3), B-1702 Groot-Bijgaarden,
Immobilier
8,50
11,91
(3)
BE0788.585.452
Sentinel National Urban RPI, L.P. USA - New York, 10020 NY
Immobilier
16,26
16,26
(3)
Umicore, SA, B-1000 Bruxelles, BE0401.574.852
Industriel
1,60
1,60
(1)
Ageas SA, B-1210 Bruxelles, BE 0451.406.524
Industriel
0,26
0,26
(1)
Valiance Life +Science Growth Investments, L-5365 Munsbach
Recherche médicale
3,73
3,73
(3)
Ynsect, SAS, F-91000 Evry-Courcouronnes
Industriel
3,74
3,74
(3)
Niveau de juste valeur (IFRS 13)
(1) Actifs cotés en bourse et valorisés au cours de bourse de clôture.
(2) Actifs non cotés pour lesquels il y a eu des transactions de marché et valorisés au prix des dernières transactions connues et significatives.
(3) Autres valorisations dont la méthode est explicitée ci-dessous pour les participations les plus importantes.
Il est à noter que le fonds Gotham City Residential Partners II a été liquidé à fin 2024.
Valeur x € 1.000
Société
2024
2023
Berenberg Bank, GmbH
42.959
62.137
First Retail International 2, SA (FRI2)
13.052
20.549
Gotham City Residential Partners II, L.P.
0
1.356
Sentinel National Urban RPI, L.P.
6.140
6.502
Umicore, SA
39.395
98.536
Ageas SA
22.971
19.254
Autres
11.929
8.405
Total
136.446
216.739
■
La banque Berenberg a fait l’objet d’une évaluation sur
base d’une moyenne entre (i) l’actif net majoré d’un
goodwill net du capital alloué au risque et (ii) l’actif net
réévalué via le « price-to-book ratio » moyen sur un
groupe de sociétés comparables, sur base d’une moyenne
du résultat des trois dernières années. Cette méthode
est comparable à la méthode utilisée en 2023.
La première méthode de valorisation utilise le « price/
earnings ratio » moyen de ce même groupe de sociétés
comparables pour évaluer le goodwill à partir des profits
générés par la banque. Une décote de 25 % est appliquée
au résultat final pour tenir compte de l’illiquidité de
la participation. À celle-ci s’ajoute une décote de 16 %
pour tenir compte de distributions statutaires en cas
de vente de cette participation. La valorisation ne se
basant pas sur des cash flows prévisionnels actualisés,
la mention d’un taux d’actualisation n’est pas relevante.
L’analyse de sensibilité faite en modifiant de 10 % à la
hausse ou à la baisse les profits montre une variation
de la valorisation de Berenberg Bank d’un montant
d’EUR 2,9 millions. L’analyse de sensibilité faite en
modifiant de 10 % à la hausse ou à la baisse les ratios de
Price/Earnings montre une variation de la valorisation
de Berenberg Bank d’un montant d’EUR 2,9 millions.
L’analyse de sensibilité faite en augmentant ou diminuant
de 5 % la décote montre une variation de la valorisation
de la banque Berenberg d’un montant d’EUR 1,3 million.
La valeur de marché de la participation dans la banque
Berenberg est d’EUR 42,9 millions au 31 décembre 2024
par rapport à EUR 62,1 millions au 31 décembre 2023.
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
188
La diminution de cette valeur est principalement associée
aux résultats exceptionnels enregistrés en 2021 qui ne
sont plus intégrés dans le modèle de valorisation et qui
ne se sont pas répétés à ce niveau au cours des trois
dernières années.
■
La diminution enregistrée sur le fonds FRI2 est due au
remboursement de capital et résultat pour un montant
total de EUR 7,5 millions.
■
Dans la catégorie « Autres », le montant est notamment
influencé par la variation de juste valeur d’Ageas
pour EUR 3,7 millions, la libération de capital de
EUR 3 millions chez MEREP 3, la souscription et
libération de capital dans Noosa et Maash pour un
montant de EUR 2,7 millions et la réduction de valeur de
EUR 3,3 millions dans Ynsect.
■
Le niveau 3 est composé de titres non cotés soumis
au risque de prix mais qui est amoindri par la diversité
des investissements effectués par la Compagnie du
Bois Sauvage.
Les mouvements dans la rubrique des participations à la juste valeur via le résultat peuvent se résumer
comme suit :
2024
dont niveau de
2023
dont niveau de
x € 1.000
juste valeur 3
juste valeur 3
Solde au 1
er
 janvier
216.739
98.349
243.692
107.278
Acquisitions
6.073
6.073
23.337
3.176
Cessions
-1.356
-8.732
-1.195
-1.195
Variation de la juste valeur
-78.017
-15.217
-48.315
-10.130
Dépréciations
0
0
0
0
Remboursements de capital
-7.496
-7.496
0
0
Écarts de conversion
502
601
-780
-780
Autres
0
0
0
0
Solde au 31 décembre
136.446
73.480
216.739
98.349
En 2024, les principales acquisitions concernent la libération
de capital dans Merep 3 pour EUR 3 millions ainsi que les libé-
rations de capital de Maash et Noosa pour respectivement
EUR 2,4 millions et EUR 0,3 million.
Au 31 décembre 2024, la « Variation de juste valeur » concerne
principalement Umicore EUR -59,1 millions et Berenberg pour
EUR -19,2 millions ainsi que l’augmentation enregistrée sur
Ageas pour EUR 3,7 millions (intégré en placement de trésore-
rie antérieurement). Il est à noter aussi la réduction de valeur
enregistrée pour Ynsect de EUR -3,3 millions.
Les « Écarts de conversion » sont relatifs aux investissements en
USD : Gotham City Residential Partner II et Sentinel National
Urban Partner I.
Notes aux états financiers consolidés
189
9.
Autres actifs courants et non-courants
Courants
Non-courants
x € 1.000
2024
2023
2024
2023
Avances et prêts non obligataires
627
Prêts sous forme d’obligations non convertibles
73.232
78.491
Prêts sous forme d’obligations convertibles
0
1.500
Cautionnements
3.968
3.552
Placements de trésorerie à terme de plus de 3 mois
1.347
1.347
Instruments de couverture
0
Charges reportées et produits acquis
9.576
5.843
0
Autres
0
Total
9.576
5.843
79.174
84.890
Les « Prêts sous forme d’obligations non convertibles »
se poursuivent notamment en 2024, le prêt à Eaglestone
d’EUR 26,9 millions (y inclus EUR 1,9 million de capitalisa-
tion d’intérêts) octroyé en 2022 dans la cadre de l’acquisi-
tion de Cardinal ainsi que le prêt obligataire
d’EUR 14,0 mil-
lions octroyé en 2016 à Fidentia Belux Offices qui accompagne
l’investissement en capital. Le reste est relatif aux prêts
d’EUR 12,4 millions à Ecuadorcolat, d’EUR 6,3 millions à Praça
de Espanha I, le prêt à Praça de Espanha II a quant à lui été
transféré à court terme pour un montant de EUR 13,7 millions.
Le prêt d’EUR 2,2 millions à Plaine 17 est toujours en cours.
Des tirages complémentaires ont eu lieu sur Futerro SA pour
un montant de EUR 2 millions et intérêts capitalisés. Un prêt
complémentaire de EUR 0,5 million a également été accordé à
Chmielna BPI (PL).
Les prêts convertibles et non-convertibles sont comptabilisés
au coût amorti. Voir note 28 pour plus de détails concernant
les prêts octroyés aux entreprises mises en équivalence.
Les taux et échéances de ces prêts sont indiqués en note 20. La
juste valeur des prêts courants et non courants n’est pas signi-
ficativement différente de leur valeur nominale.
Les cautionnements sont relatifs principalement aux garanties
données par le Pôle chocolat pour la location de magasins.
Les charges reportées et produits acquis sont majoritairement
comptabilisés dans le Pôle chocolat et relatifs à des charges
d’assurances, de contrats de maintenance, de droits d’entrées,
etc. L’augmentation est principalement associée à l’augmenta-
tion de l’activité.
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
190
10.
Impôts sur le résultat
x € 1.000
2024
2023
Impôts sur le résultat
- Charge (produit) d’impôts courants
12.763
11.558
- Charge (produit) d’impôts différés
563
-2.238
Total
13.326
9.320
x € 1.000
2024
2023
Rapprochement entre la charge (produit) d’impôts et le bénéfice comptable
- Résultat avant impôts
-49.761
-12.177
- Impôts calculés au taux de 25 %
-12.440
-3.044
- Effet de taux d’impôts différents utilisés dans d’autres pays en intégration globale
633
925
- Effet de l’immunisation des plus et moins-values de cession ou latentes
(1)
23.914
9.640
- Effet de l’immunisation des dividendes perçus
-1.328
-1.744
- Effet des intérêts notionnels et pertes antérieures récupérées
81
-137
- Effet des ajustements d’impôts relatifs aux exercices antérieurs
-4
249
- Effet des ajustements d’impôts différés relatifs aux exercices antérieurs
3.647
740
- Effet du résultat des sociétés mises en équivalence
(2)
276
3.212
- Effet de reprise (dotation) de provision taxée
-1
1
- Perte fiscale de l’exercice non reconnue
-1.573
-892
- Autres ajustements d’impôts (DNA, pertes récupérables, divers)
120
370
Charge ou (produit) d’impôts de l’exercice
13.326
9.320
Impôts différés par origine de différence temporelle
ACTIF
PASSIF
x € 1.000
2024
2023
2024
2023
Actifs et Passifs d’impôts différés
Immobilisations corporelles
Immeubles de placement
410
1.176
3.933
3.233
Contrats de change
Instruments financiers
1
630
Provision pour avantages du personnel
718
114
Autres
5.623
6.537
1.617
1.454
Pertes fiscales et crédits d’impôts non utilisés
2.469
1.183
Compensations d’impôts différés actifs/passifs
-2.469
-1.183
-2.469
-1.183
Impôts différés actifs et passifs résultant des différences temporelles
6.751
7.827
3.082
4.134
Pertes fiscales reportables inutilisées pour lesquelles aucun impôt différé actif n’est
153.927
138.619
reconnu
(1) Cette rubrique concerne les résultats sur actions ayant un régime fiscal spécifique en Belgique. (plus value et moins value sur cession + ajustement à la juste
valeur) voir notes 23 et 24.
(2) L’impact fiscal du résultat des sociétés mises en équivalence est globalisé dans la rubrique « Part dans le résultat des participations mises en équivalence » à
l’exception de Noël Group, LLC.
Les budgets de Compagnie du Bois Sauvage ne prévoyant
pas de base taxable pour les années à venir, les impôts diffé-
rés actifs relatifs aux pertes fiscales reportables n’ont pas été
reconnus. Ces pertes sont illimitées dans le temps.
Notes aux états financiers consolidés
191
11.
Stocks
Ventilation du stock
x € 1.000
2024
2023
Matières premières
1.758
2.091
Approvisionnements
4.318
4.662
En cours de fabrication
261
349
Produits finis et marchandises
23.175
20.696
Immeubles destinés à la vente
16
26
Total
29.528
27.824
Le stock est principalement celui détenu par le Pôle chocolat
pour son activité. Le coût des stocks a été évalué au plus bas du
coût (direct de production augmenté d’une allocation de coût
indirect de production) et de la valeur nette de réalisation. Les
réductions de valeur sur le stock d’emballages sont fonction de
leur utilisation future probable.
Le Groupe a acté de nouvelles provisions en 2024 pour un
montant d’EUR 0,5 million principalement associé à l’augmen-
tation du coût des matières premières. Le montant des provi-
sions sur stocks est d’EUR 3,1 millions au 31 décembre 2024.
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
192
12.
Clients et autres débiteurs
x € 1.000
2024
2023
Clients avant réductions de valeur
63.161
56.645
Réductions de valeur sur clients
-1.943
-2.177
Autres
40.132
24.105
Total
101.350
78.573
La rubrique « Clients » concerne principalement le Pôle cho-
colat. Le total des créances du Pôle chocolat à fin 2024 est
en augmentation par rapport à 2023 en raison d’une acti-
vité en croissance sur décembre 2024 par rapport à la même
période en 2023. Le nombre élevé de clients de taille réduite
limite le risque de défaut de paiement. Le Groupe est cepen-
dant attentif à la qualité de ses clients et, pour les plus impor-
tants, prend des informations via une société spécialisée. Le
Groupe évalue toujours la correction de valeur pour pertes
sur les créances clients au montant des pertes de crédit atten-
dues pour la durée de vie de la créance. Les pertes de cré-
dit attendues sur les créances clients sont estimées au moyen
d’une matrice de provisions établie selon l’expérience pas-
sée en matière de défaillance des débiteurs et une analyse de
leur situation financière actuelle. Elles sont ensuite ajustées en
fonction de facteurs propres au débiteur, de l’état général de
l’économie dans le secteur où le débiteur exerce ses activités
et d’une appréciation de l’orientation, aussi bien actuelle que
prévue, des conditions ayant cours à la date de clôture.
La ligne « Autres » reprend principalement la part de la
Compagnie dans le bénéfice de la banque Berenberg à rece-
voir pour EUR 6,3 millions en 2024 (avant impôts) contre
EUR 5,2 millions en 2023. La créance envers Esch a diminué de
EUR 2,4 millions pour atteindre un montant de EUR 12,4 mil-
lions. L’augmentation se justifie principalement par le transfert à
court terme du prêt à Praça de Espanha II de EUR 13,7 millions.
L’échéance des créances clients se résume comme suit :
x € 1.000
2024
2023
Non échus
55.646
48.837
Echus à moins de 60 jours
3.984
3.885
Echus entre 60 et 120 jours
1.456
1.994
Echus à plus de 120 jours
2.075
1.929
Total
63.161
56.645
Notes aux états financiers consolidés
193
13.
Actifs financiers à la juste valeur via résultat
x € 1.000
2024
2023
Actions et parts détenues à des fins de transactions
9.675
11.455
Titres autres que des actions
0
0
Instruments dérivés
0
0
Total
9.675
11.455
Les actifs financiers du Groupe classés dans la rubrique « Actifs
financiers à la juste valeur via résultat » concernent principale-
ment des actions belges et européennes cotées sur Euronext
et dont les ajustements à la juste valeur sont passés via le
compte de résultats.
Les titres autres que des actions sont relatifs à des place-
ments à court terme en « commercial papers » investis par
la Compagnie.
La variation de la juste valeur des actions et parts détenues à
des fins de transactions a été influencée principalement par la
fluctuation du cours de BNP Paribas Fortis (de 41,6 à 31 Euro)
et de Syensqo (de 94,2 à 70,6 Euro).
x € 1.000
2024
2023
Catégorie
Syensqo
3.175
4.242
(1)
Solvay
1.402
1.248
(1)
BNPParibas-Fortis
2.184
2.931
(1)
Engie
1.837
1.910
(1)
Orange Belgium
594
540
(1)
AB Inbev
483
584
(1)
Total
9.675
11.455
Catégorie IFRS 13
(1) Actifs et passifs identiques cotés sur des marchés actifs et valorisés au cours de clôture.
(2) Actifs et passifs non cotés pour lesquels il y a eu des transactions de marché et valorisés au prix des dernières transactions connues et significatives. La juste
valeur a été déterminée en actualisant les cash flows futurs sur base des taux d’intérêts de marché pour les emprunts à taux fixe et les produits dérivés et
n’a pas été considérée différente de l’évaluation au coût amorti pour les autres actifs/passifs et emprunts à taux variable en raison de l’évolution des taux
d’intérêts.
(3) Autres valorisations qui ne sont pas basées sur des données observables de marché.
Il n’y a pas eu de transfert entre la catégorie 1 et 2 durant l’année.
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
194
14.
Trésorerie et équivalents de trésorerie
x € 1.000
2024
2023
Valeurs disponibles
28.116
40.441
Placements à moins de trois mois
13.241
5.877
Total
41.357
46.318
Les « Valeur disponibles » comprennent les liquidités utilisables immédiatement ou disponibles à moins de trois mois. Elles sont en
compte dans des banques europénnes et aux États-Unis (pour Surongo America) ayant un « investment grade ».
15.
Capital et réserves
Capital
A. Capital émis
Nombre
Capital social
Primes
(EUR)
d’actions
d’émission
Solde au 31 décembre 2022
1.677.346
84.410.825
69.886.294
Dont actions détenues par la société elle-même
15.220
Réduction de capital
Exercice de warrants et de droits de souscription
Annulation d’actions propres
-18.837
Reclassification par transfert des réserves 'primes d’émission'
Solde au 31 décembre 2023
1.658.509
84.410.825
69.886.294
Dont actions détenues par la société elle-même
5.219
Réduction de capital
Exercice de warrants et de droits de souscription
Annulation d’actions propres
-39.516
Reclassification par transfert des réserves 'primes d’émission'
Solde au 31 décembre 2024
1.618.993
84.410.825
69.886.294
Dont actions détenues par la société elle-même
3.186
Au 31 décembre 2024, similaire au 31 décembre 2023, le capi-
tal social entièrement libéré s’élève à EUR 84.410.825. Il est
représenté par 1.618.993 parts sociales sans désignation de
valeur nominale, au 31 décembre 2024.
La forme des titres est, depuis la décision de
l’Assemblée
générale extraordinaire du 24 avril 2013, soit dématérialisée
soit nominative.
B. Capital autorisé
L’autorisation d’augmenter le capital social de la Société pour
le porter à un montant maximum d’EUR 231.618.968 donnée
par
l’Assemblée générale extraordinaire du 23 avril 2008 a
été supprimée lors de l’Assemblée générale extraordinaire du
25 avril 2012. Depuis lors, le capital autorisé n’a plus fait l’objet
d’un renouvellement.
Notes aux états financiers consolidés
195
C. Capital potentiel
Il n’y a, au 31 décembre 2024, aucun plan d’options en cours
pour le personnel, ni de warrants en circulation.
D. Actions Compagnie du Bois Sauvage détenues par
la Société
L’Assemblée générale extraordinaire du 28 avril 2010 a donné
au Conseil d’administration l’autorisation d’acquérir confor-
mément aux articles 7:215 et 7:221 du Code des Sociétés et
des Associations, directement ou par l’intermédiaire de socié-
tés contrôlées agissant pour le compte de Compagnie du Bois
Sauvage, pendant une période de trois ans, un nombre d’ac-
tions propres, entièrement libérées, à concurrence de maxi-
mum dix pour cent des parts sociales émises, à un prix unitaire
qui ne pourra être inférieur à un euro, ni supérieur de plus de
vingt pour cent au cours de clôture le plus élevé des vingt der-
niers jours de cotation précédant l’acquisition. Cette autori-
sation a été renouvelée pour une période de trois ans lors
de l’Assemblée générale du 24 avril 2013 et pour une période
de 5 ans lors des assemblées générales du 27 avril 2016 et du
28 avril 2021.
Le Conseil d’administration de Compagnie du Bois Sauvage du
7 mars 2022 a décidé de réactiver le programme de rachat
d’actions propres. Le détail des rachats d’actions propres se
trouve sur le site web de la Société. Les actions Compagnie du
Bois Sauvage détenues en propre n’ont pas droit au dividende.
En date du 31 décembre 2024, la Société détient 3.186 actions
propres. Ces dernières n’ont pas encore été annulées.
E. Droit de vote
Chaque action Compagnie du Bois Sauvage donne droit à une
voix aux assemblées générales. Ce droit de vote est suspendu
pour les actions qui sont détenues en propre par la Société.
Résultats non distribués
Le Conseil d’administration proposera à l’Assemblée Générale
Ordinaire du 23 avril 2025 l’attribution d’un dividende brut
d’EUR 8,40 par action.
Réserves
Au 31 décembre 2024, les Réserves sont principalement rela-
tives aux écarts de conversion sur les USD de la filiale aux
États-Unis ainsi qu’aux actions propres (voir aussi
l’État
Consolidé des Variations des Capitaux Propres).
Le 4 mai 2024, le dividende relatif à l’exercice 2023 d’EUR 8,20
brut par action a été payé soit un total d’EUR 13.432.698,80.
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
196
15 Bis. Participations ne donnant pas le contrôle
Le poste « Participations ne donnant pas le contrôle » (ancien-
nement appelé « Minoritaires ») concerne quasi-exclusivement
la part non contrôlée dans Jeff de Bruges (34 %) et dans Artista
Chocolates (24 %).
Concernant Artista Chocolates, le Groupe fournit un support
financier temporaire et ne peut pas disposer des actifs et passifs
des entreprises sans l’accord des actionnaires qui détiennent
les participations ne donnant pas le contrôle. Il est à noter que
le total des actifs pour Artista s’élève à EUR 3,2 millions.
Les informations résumées concernant Jeff de Bruges SAS sont
présentées ci-dessous avant les éliminations intercompagnies.
Voir aussi la note 31 pour plus d’informations.
2024
2023
Jeff de
Jeff de Bruges
x € 1.000
Bruges
Actifs non courants
102.817
97.276
Actifs courants
83.096
90.887
Passifs non-courants
33.638
36.252
Passifs courants
53.150
53.301
Capitaux propres du Groupe
65.580
65.081
Participations ne donnant pas le contrôle
33.545
33.527
Total chiffre d’affaires
169.271
162.641
2024
2023
Jeff de
Jeff de Bruges
x € 1.000
Bruges
Résultat de l’exercice
19.876
18.742
Autres éléments du résultat global
0
0
Résultat global de l’exercice
19.876
18.742
Résultat de l’exercice
Part du Groupe Compagnie du Bois Sauvage
13.129
12.370
Participations ne donnant pas le contrôle
6.747
6.372
Résultat global de l’exercice
Part du Groupe Compagnie du Bois Sauvage
13.092
12.393
Participations ne donnant pas le contrôle
6.784
6.349
Dividende payé aux participations ne donnant pas le contrôle
-6.800
-4.080
Notes aux états financiers consolidés
197
16.
Emprunts courants et non courants
Courant
Non-courant
x € 1.000
2024
2023
2024
2023
Emprunts obligataires
0
0
0
0
Emprunts bancaires
15.964
17.501
34.332
22.980
Contrats de location financement IFRS 16
11.290
9.307
54.017
48.344
Total
27.254
26.808
88.349
71.324
Au 31 décembre 2024, la Compagnie n’a pas contracté de nou-
veaux emprunts. L’augmentation des emprunts non-courants
est liée aux nouveaux prêts contractés chez Neuhaus dans le
cadre du plan industriel.
Au 31 décembre 2024, la Compagnie satisfait à ses obligations
en terme de ratios vis à vis des banques.
En 2024, les emprunts courants et non-courants liés aux
contrats de location (IFRS 16) s’élèvent respectivement à
EUR 11,3 millions et EUR 54,0 millions (voir aussi note 26).
L’échéancier des dettes courantes et non courantes au 31 décembre se compose comme suit :
x € 1.000
2024
2023
Échéant dans l’année
27.254
26.808
Échéant entre la 2
e
 et la 5
e
 année
76.977
63.706
Échéant au-delà de la 5
e
 année
11.372
7.619
Total
115.603
98.133
Détail de l’endettement financier du Groupe au 31 décembre (hors IFRS 16)
x € 1.000
Échéance
Taux
(1)
Montant 2024
(2)
Montant 2023
(2)
Emprunts bancaires du Groupe
hors Pôle chocolat
Emprunt bancaire 2019-2026
5/04/26
1,53 %
20.000
20.000
Crédit de caisse Surongo Deutschland
Variable (Euribor)
1.340
1.068
21.340
21.068
Emprunts bancaires du Pôle
chocolat
Emprunts bancaires taux fixe
de 2025 à 2029
de 0,4 % à 4,5 %
1.282
4.599
Emprunts bancaires taux variable
Variable
27.674
14.816
(Euribor + marge)
28.956
19.415
50.296
40.483
(1) Le taux est le taux fixe ou pour les taux variables, le taux couvert via IRS ou équivalent plus la marge si le taux est couvert. La « comptabilité de couverture »
n’est pas appliquée pour les IRS.
(2) Le montant est égal au coût amorti. Plus de détails se trouvent dans les principes et méthodes comptables, rubrique des passifs financiers.
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
198
Évolution des dettes financières (hors IFRS 16)
x € 1.000
2024
2023
Dettes financières au 1
er
 janvier
40.480
123.348
Nouveaux emprunts
28.194
7.818
Remboursement d’emprunts
-18.378
-90.686
Variation du périmètre de consolidation (acquisitions)
0
0
Variation du périmètre de consolidation (Cessions)
0
0
Effets taux de change
0
0
Autres
634
Dettes financières au 31 décembre
50.296
40.480
17.
Provisions
Courants
Non-courants
x € 1.000
2024
2023
2024
2023
Litiges
187
200
Avantages du personnel
244
248
Autres
1.807
1.777
138
35
Total
1.807
1.777
569
483
Les provisions pour litiges ont été constituées principalement
pour couvrir les risques liés, dans le Pôle chocolat, à des sorties
de personnel ou à des litiges avec des clients.
Les provisions « Autres » comprennent notamment des garan-
ties données lors de ventes d’actifs.
En Belgique, le Groupe a des plans de pension à contribu-
tions définies. Ces plans étaient jusqu’au 31/12/2015 léga-
lement sujet à un rendement minimum de 3,25 % pour les
cotisations employeurs et de 3,75 % pour les cotisations des
employés sur une base moyenne de la durée de la carrière.
Au 31/12/2023 et au 31/12/2024, le Groupe n’a pas dû comp-
tabiliser de montant pour compenser une différence entre le
taux minimum garanti et les réserves accumulées. Le Groupe a
contribué durant 2024 pour un montant d’EUR 1,5 million en
tant qu’employeur et les employés ont contribué pour un mon-
tant d’EUR 0,8 million. Depuis le 1
er
 janvier 2016, le taux mini-
mum légal est fixé à 1,75 % pour tous les nouveaux versements
employeurs et employés.
Notes aux états financiers consolidés
199
Litiges
Avantages du
Autres
x € 1.000
personnel
Solde au 1
er
 janvier 2023
191
254
1.711
Provisions supplémentaires constituées au cours de la période
9
121
Montants utilisés au cours de la période
0
-6
-20
Montants repris au cours de la période
Modification du périmètre de consolidation
Effets de change
Autres mouvements
Solde au 31 décembre 2023
200
248
1.812
Litiges
Avantages du
Autres
x € 1.000
personnel
Solde au 1
er
 janvier 2024
200
248
1.812
Provisions supplémentaires constituées au cours de la période
-13
218
Montants utilisés au cours de la période
0
-4
-30
Montants repris au cours de la période
-56
Modification du périmètre de consolidation
Effets de change
Autres mouvements
Solde au 31 décembre 2024
187
244
1.944
18.
Fournisseurs et autres créditeurs
x € 1.000
2024
2023
Fournisseurs
35.082
30.327
Autres créditeurs
15.911
17.869
Total
50.993
48.196
Les dettes commerciales (fournisseurs) concernent principale-
ment le Pôle chocolat. La politique du Groupe est de payer ses
factures à l’échéance ou anticipativement si l’escompte fournis-
seur est plus important que son taux de financement moyen.
L’augmentation enregistrée sur 2024 est liée au développement
de l’activité.
Les autres créditeurs reprennent pour partie les dettes sala-
riales et sociales du Groupe (principalement le Pôle chocolat)
ainsi que des dettes diverses.
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
200
19.
Autres passifs
Courants
Non-courants
x € 1.000
2024
2023
2024
2023
Instruments dérivés
6
4
459
454
Autres
1.690
1.821
1.881
9
Total
1.696
1.825
2.340
463
Les instruments dérivés courants et non courants concernent quasi exclusivement la valorisation à la juste valeur des couvertures de
taux d’intérêts prises par le Groupe. Le lecteur trouvera des informations chiffrées concernant ces instruments dans la note 20 de
ce rapport annuel.
Le poste « Autres » concerne des charges à imputer y inclus principalement Chmielna pour un complément de prix d’EUR 1,8 million.
Notes aux états financiers consolidés
201
20.
Instruments financiers et gestion des risques
Actifs et passifs financiers au 31 décembre
Note
2024
2023
Valeur
Juste
Niveau
Catégorie
Valeur
Juste
Niveau
Catégorie
comptable
valeur
de juste
IFRS 9
comptable
valeur
de juste
IFRS 9
x € 1.000
valeur
valeur
Actifs financiers
Participations à la juste valeur via résultat
(*)
8
62.366
62.366
1
Juste valeur par
118.697
118.697
1
Juste valeur par
le résultat
le résultat
Participations à la juste valeur via résultat
(*)
8
0
0
2
Juste valeur par
0
0
2
Juste valeur par
le résultat
le résultat
Participations à la juste valeur via résultat
(*)
8
74.080
74.080
3
Juste valeur par
98.042
98.042
3
Juste valeur par
le résultat
le résultat
Autres actifs non courants
9
73.232
73.232
2
Cout amorti
78.491
75.791
2
Cout amorti
Autres actifs non courants
9
5.942
5.942
3
Cout amorti
6.399
6.399
3
Cout amorti
Actifs financiers à la juste valeur via
13
9.675
9.675
1
Juste valeur par
11.455
11.455
1
Juste valeur par
résultat
le résultat
le résultat
Autres actifs courants
9
0
0
2
Cout amorti
0
0
2
Cout amorti
225.295
225.295
313.084
310.384
Passifs financiers
Emprunts non courants
16
34.332
34.332
2
Cout amorti
22.980
24.181
2
Cout amorti
Dettes de location non courants
16
54.017
54.017
2
Cout amorti
48.344
48.344
2
Cout amorti
Autres passifs non courants
19
0
0
2
Cout amorti
7
7
2
Cout amorti
Emprunts courants
16
15.964
15.964
2
Cout amorti
17.501
17.501
2
Cout amorti
Dettes de location courants
16
11.290
11.290
2
Cout amorti
9.307
9.307
2
Cout amorti
Instruments dérivés
19
0
0
2
Juste valeur par
6
6
2
Juste valeur par
le résultat
le résultat
Autres passifs courants
19
0
0
2
Cout amorti
0
0
2
Cout amorti
115.603
116.804
98.145
99.346
(*) Anciennement appelée Participations disponibles à la vente
Catégorie IFRS 13
(1) Actifs et passifs identiques cotés sur des marchés actifs et valorisés au cours de clôture.
(2) Actifs et passifs non cotés pour lesquels il y a eu des transactions de marché et valorisés au prix des dernières transactions connues et significatives. La juste
valeur a été déterminée en actualisant les cash flows futurs sur base des taux d’intérêts de marché pour les emprunts à taux fixe et les produits dérivés et
n’a pas été considérée différente de l’évaluation au coût amorti pour les autres actifs/passifs et emprunts à taux variable en raison de l’évolution des taux
d’intérêts.
(2) Autres valorisations qui ne sont pas basées sur des données observables de marché.
Les Participations à la juste valeur via le résultat de niveau de
juste valeur 3 concernent principalement la banque Berenberg.
La note 8 détaille la méthode de valorisation ainsi que les ana-
lyses de sensibilité qui ont été réalisées.
Il n’y a pas eu de transfert entre le niveau de juste valeur 1 et
2 durant l’année.
Risque de prix
La Société dispose d’un portefeuille d’investissements compre-
nant principalement des actions belges et européennes cotées
et non cotées. La nature de ce portefeuille fait que la Société
est exposée au risque de variation de prix.
La gestion de ce portefeuille repose sur une diversification du
risque. La Société s’est également fixée des limites en terme de
montant et de durée et a adapté ses systèmes de back-office et
de contrôle à la taille de l’activité.
Analyse de sensibilité
L’analyse de sensibilité dans le tableau ci-dessous tient compte
d’une fluctuation de 5 % du prix des actions sans tenir compte
d’un effet temps.
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
202
2024
2023
Impact sur
Impact sur
Impact sur
Impact sur
le résultat
le résultat
le résultat
le résultat
net après
global
net après
global
x € 1.000
impôts
impôts
Actions à la juste valeur via résultat
6.822
10.837
Actions de trésorerie
484
573
Options de trésorerie
Analyse de sensibilité
L’analyse de sensibilité ci-dessous tient compte de l’exposition
aux fluctuations des taux d’intérêts des instruments financiers
dérivés et non dérivés à la date de clôture. L’analyse suppose
que les montants à la clôture de l’année restent identiques
durant celle-ci. L’analyse de sensibilité dans le tableau ci-des-
sous tient compte d’une fluctuation de 50 points de base des
taux d’intérêts.
2024
2023
Impact
Impact sur
Impact
Impact sur
sur les
le résultat
sur les
le résultat
réserves
net après
réserves
net après
x € 1.000
impôts
impôts
Prêts obligataires convertibles et non convertibles
366
400
Emprunts à taux fixe au coût amorti
0
0
Emprunts à taux variables au coût amorti
135
79
Instruments financiers dérivés.
0
0
Risque de change
L’exposition au risque de change de la Compagnie est limitée au
dollar américain et au zloty (depuis 2023). Le risque en devise
représente ± 6 % des actifs totaux. Les actifs en devises sont
considérés comme actifs industriels à long terme. Il n’y a pas de
couverture en USD au 31 décembre 2024 hormis celle liée à
l’activité courante du Pôle chocolat. Les actifs libellés en USD
s’élèvent à EUR 32,3 millions au 31 décembre 2024.
2024
2023
x € 1.000
Actifs
Passifs
Actifs
Passifs
Exposition en dollars américains
32.304
4.963
41.693
7.437
Exposition en zlotys polonais
8.898
8.898
Total
41.202
4.963
50.591
7.437
Analyse de sensibilité
L’analyse de sensibilité ci-dessous tient compte de l’exposition aux fluctuations des taux de change de 10 % du dollar américain (USD).
2024
2023
Impact
Impact sur
Impact
Impact sur
sur les
le résultat
sur les
le résultat
réserves
net après
réserves
net après
x € 1.000
impôts
impôts
Sensibilité nette en dollars américains
2.734
862
3.426
642
Notes aux états financiers consolidés
203
Risque de crédit
Le Groupe se protège d’un risque de défaut de crédit d’une
contrepartie par l’analyse et la sélection rigoureuse de celle-ci.
Cette sélection est basée sur une notation d’agences indépen-
dantes ou d’informations financières disponibles. Les « Valeurs
disponibles » sont en compte dans des banques européennes
et américaines.
Le nombre élevé de clients de taille réduite limite le risque de
crédit du Pôle chocolat. Il est cependant attentif à la qualité de
ses clients et pour les plus importants clients à l’exportation,
prend des informations via une société spécialisée (voir
note 12).
Le Groupe ne s’attend pas à avoir d’autres pertes de crédit sur
ses actifs.
Risque de liquidité
Le Groupe a une politique active dans la gestion de ses liquidi-
tés et dans la flexibilité financière afin d’assurer ses besoins en
terme de liquidité. Le Groupe suit ses besoins et sources de
financement en fonction des échéances (voir note 16).
x € 1.000
2024
2023
Facilité de crédit
Lignes de crédit confirmées
67.195
67.195
Utilisation
0
0
Total net
67.195
67.195
Analyse des échéances des instruments financiers
Le tableau ci-dessous présente les échéances en capital des dettes du Groupe. Les échéances prises sont celles qui correspondent à
la première échéance possible (voir aussi note 16).
Taux d’intérêt moyen
Échéant dans
Échéant entre
Échéant après
Total
x € 1.000
pondéré
l’année
un et cinq ans
cinq ans
2024
Dettes à taux fixe
1,71 %
3.142
19.838
0
22.980
Dettes à taux variable
entre 3,6 % et 4,6 %
12.822
14.494
0
27.316
Instruments financiers
(1)
Charge d’intérêts jusqu’à échéance
1.590
80
0
1.670
x € 1.000
Taux d’intérêt moyen
Échéant dans
Échéant entre
Échéant après
Total
pondéré
l’année
un et cinq ans
cinq ans
2023
Dettes à taux fixe
1,37 %
3.316
21.282
0
24.598
Dettes à taux variable
entre 0,6 % et 1 %
14.184
1.700
0
15.884
Instruments financiers
(1)
0,00 %
Charge d’intérêts jusqu’à échéance
927
394
0
1.321
(1) Engagements nominaux des IRS (taux moyen et montant notionnel selon les échéances)
Analyse des prêts obligataires et non obligataires (voir aussi note 9)
Taux d’intérêt
Échéant dans
Échéant entre
Échéant après
Total
x € 1.000
moyen pondéré
l’année
un et cinq ans
cinq ans
2024
5,5 %
0
68.143
5.606
73.749
2023
5,7 %
14.790
72.858
5.606
93.254
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
204
21.
Produits opérationnels
x € 1.000
2024
2023
Ventes
278.387
261.054
Autres ventes
5.401
4.722
Ventes
283.788
265.776
Dividendes sur participation à la juste valeur via résultat
11.001
9.798
Dividendes sur titres détenus à des fins de transaction
686
735
Intérêts sur participation à la juste valeur via résultat
610
415
Intérêts sur participations mises en équivalence
4.370
4.573
Intérêts divers
1.200
2.783
Dividendes et intérêts
17.866
18.304
Revenus locatifs
704
636
Récupérations locatives
0
0
Revenus locatifs
704
636
Autres produits
21.540
18.791
Total
323.898
303.507
Les ventes concernent exclusivement le Pôle chocolat. Il s’agit
principalement de chocolats, de glaces et de confiseries.
Afin d’améliorer la compréhension de la répartition des diffé-
rents produits opérationnels, les différentes catégories de pro-
duits ont été adaptées depuis 2024 afin d’isoler le chiffre d’af-
faires relatif exclusivement aux ventes de chocolats et produits
associés. Ainsi dans la catégorie « Ventes » sont intégrés exlusi-
vement les ventes de chocolats et produits associés.
La rubrique « Autres Ventes » enregistre les autres produits
d’exploitation relatifs à la refacturation aux franchisés de mobi-
lier, de redevances ou de frais de formation divers.
Les refacturations associées aux coûts de transport, des
charges de loyers et de publicité ou marketing sont enregistrés
sous la rubrique « Autres produits ».
Le chiffre d’affaires relatif à la vente de chocolat et produits
associés est ainsi en augmentation de 6,8 % par rapport à 2023
grâce à l’augmentation du volume et des prix.
De manière consistante, les chiffres de 2023 ont également été
adaptés sur base de cette répartition sans impact sur le résul-
tat opérationnel.
Le niveau des dividendes procurés par les participations à la
juste valeur via résultat en 2024 est en légère augmentation par
rapport à 2023 principalement impacté par Berenberg.
Les revenus locatifs 2024 sont en légère augmentation par rap-
port à ceux de 2023 en raison d’un nouveau bail à partir de
juin 2023.
Les « Autres produits » concernent, en plus des éléments
décrits ci-dessus, des revenus perçus par le Groupe pour
les fonctions d’administrateur exercées dans ses participa-
tions, des différences de change sur le dollar américain et
d’autres revenus.
22. Charges opérationnelles
x € 1.000
2024
2023
Approvisionnements
-146.085
-133.410
Rémunérations
-45.843
-45.019
Cotisations sociales
-15.877
-15.640
Primes patronales assurances extra-légales
-2.686
-2.732
Autres frais de personnel
-6.744
-6.063
Frais de personnel
-71.150
-69.454
Amortissements (hors IFRS 16)
-13.906
-11.751
Amortissements des actifs au titre de droit d’utilisation
-16.315
-14.411
Pertes de valeur
33
-175
Provisions
34
-3
Autres
15
-68
Amortissements, pertes de valeur et provisions
-30.140
-26.408
Intérêts emprunts bancaires
-1.986
-2.187
Intérêts obligataires
-6
-411
Autres charges financières
-4.512
-5.185
Charges financières
-6.504
-7.783
Autres charges opérationnelles
-17.429
-16.812
Total
-271.308
-253.867
Approvisionnements
Les approvisionnements concernent principalement le Pôle
chocolat. Il s’agit de chocolats, de marchandises, d’emballages
ainsi que des charges d’entretien et réparation. Comme indiqué
dans la note 21, afin d’améliorer la compréhension du compte
de résultats, les produits et les charges relatives aux activités
directement liées au chocolat et à ses produits associés sont
désormais rapportés séparemment. Ainsi, les approvisionne-
ments intégrent quasi exclusivement les activités liées au cho-
colat, les coûts d’approvisionnement associés aux activités
annexes sont rapportés en autres charges opérationnelles. Les
charges d’approvisionnement pour 2023 ont été mises à jour
en conséquence ce qui en justifie la diminution. De manière
conséquente, les autres charges opérationnelles ont augmenté
suite à l’intégration des charges liées au transport, aux diffé-
rentes redevances marketing et aux loyers en particulier.
Frais de personnel
Les frais de personnel concernent principalement le personnel
du Pôle chocolat. Ces charges ont été principalement impac-
tées par l’indexation des salaires en Belgique de 1,48 %.
x € 1.000
2024
2023
Employés
381
379
Ouvriers
767
786
Total
1.148
1.165
Amortissements, pertes de valeur et provisions
Les amortissements concernent principalement les amélio-
rations aux locaux commerciaux loués, aux bâtiments et aux
outils de production (voir aussi les notes 4 et 6).
Charges financières
La diminution des intérêts sur emprunts bancaires est principa-
lement relative au remboursement des emprunts bancaires à la
e
fin du 3
 trimestre 2023 (voir note 16).
Notes aux états financiers consolidés
205
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
206
Les autres charges financières sont principalement relatives à
des frais bancaires, à des différences de change et à la charge
sur les locations reconnues avec la mise en place d’IFRS 16.
Les autres charges opérationnelles comprennent principa-
lement des précomptes immobiliers et taxes de bureaux.
Comme indiqué précédemment, ces charges intégrent égale-
ment les charges liées au transport, aux différentes redeve-
vances, à la publicité et aux loyers en particulier.
23.
Résultat sur cessions
x € 1.000
2024
2023
Pertes sur cessions
Immeubles de placement
Participations détenues en vue de la vente
-534
Sur titres détenus à des fins de transactions et produits dérivés
-454
Autres
-97
Total
0
-1.085
Gains sur cessions
Immeubles de placement
15
Participations détenues en vue de la vente
70
Sur titres détenus à des fins de transactions et produits dérivés
Autres
4.019
0
Total
4.019
85
Total général
4.019
-1.000
Le gain de EUR 4,0 millions enregistré en « Autres » est lié au complément de prix relatif à la vente de la participation dans Ogeda
en 2017 à la suite de la réalisation du dernier milestone.
Notes aux états financiers consolidés
207
24.
Variations de juste valeur et dépréciations
x € 1.000
2024
2023
Variations de juste valeur
Immeubles de placement
-42
124
Participations à la juste valeur via résultat
-78.124
-46.179
Actions et parts détenues à des fins de transactions et produits dérivés
-1.780
1.969
Total
-79.946
-44.086
Dépréciations
Sociétés mises en équivalence
-23.548
0
Autres
-400
0
Total
-23.948
0
Total général
-103.894
-44.086
Variations de juste valeur
La variation de juste valeur des Immeubles de placement
concerne les surfaces de bureaux et de logements détenues
par la Compagnie à Bruxelles, la valorisation reste stable.
La variation de juste valeur des participations à la juste valeur
via le résultat en 2024 se compose principalement d’un
montant d’EUR -59,1 millions relatif aux actions Umicore,
EUR -19,2 millions liés à la participation dans Berenberg ainsi
que de EUR -3,3 millions associés à Ynsect. Ces diminutions
sont partiellement compensées par l’augmentation enre-
gistrée chez Ageas pour EUR 3,7 millions et Valiance pour
EUR 0,7 million.
En 2024, la variation enregistrée pour les actions et parts
détenues est principalement liée à la diminution enregis-
trée chez Syensqo pour EUR 1,1 million et BNP Paribas pour
EUR 0,7 million partiellement compensée par l’augmentation
enregistrée chez Solvay pour EUR 0,2 million.
Dépréciations
Les dépréciations des sociétés mises en équivalence sont
constituées principalement de la dépréciation d’Eaglestone
pour EUR 16,6 millions et de Noël Group pour EUR 6,9 mil-
lions (voir note 7).
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
208
25.
Résultat par action
x € 1.000
2024
2023
Résultat de l’exercice de Base par action
Résultat net part du Groupe (x € 1.000)
-69.770
-27.842
Nombre moyen pondéré d’actions
(1)
1.633.532
1.660.318
Résultat de l’exercice de Base par action (€)
-42,71
-16,77
Résultat de l’exercice Dilué par action
Résultat net part du Groupe avec effet dilutif (x € 1.000)
-69.770
-27.842
Nombre moyen pondére dilué d’actions
(2)
1.633.532
1.660.318
Résultat dilué par action (€)
-42,71
-16,77
x € 1.000
2024
2023
Réconciliation du nombre moyen dilué d’actions
Nombre moyen d’actions
(1)
1.633.532
1.660.318
Warrants en circulation
(3)
0
0
Plan d’options réservé au personnel
(4)(5)
0
0
Nombre moyen dilué d’actions
1.633.532
1.660.318
(1) Le nombre moyen pondéré d’actions (calcul de base) est le nombre d’actions en circulation au début de la période, déduction faite des actions propres, ajusté
du nombre d’actions remboursées ou émises au cours de la période, multiplié par un facteur de pondération en fonction du temps.
(2) Le nombre moyen pondéré dilué d’actions (calcul dilué) est le nombre moyen pondéré d’actions augmenté du nombre moyen d’actions dilutives potentielles
sur base du cours moyen de l’action durant l’année 2024 ou 2023.
(3) Depuis la fin de 2015 il n’y a plus de warrant en circulation.
(4) Les options éventuelles dont le prix d’exercice est supérieur au cours de bourse moyen ne sont pas reprises dans le calcul.
(5) Il n’y a plus de droit de souscription (option) réservé au personnel en circulation au 31 décembre 2024.
Notes aux états financiers consolidés
209
26. Contrats de location
Le Groupe en tant que preneur
Immobilisations incorporelles droits d’utilisation
x € 1.000
2024
2023
Bâtiments
58.185
52.986
Machines et outillages
-
-
Voitures
1.331
178
Autres
-
-
Total
59.516
53.163
Dettes liées aux contrats de location
Courants
11.290
9.307
Non-courants
54.017
48.344
Total
65.307
57.651
Les montants listés en tant qu’immobilisations incorporelles
droits d’utilisation et dettes liées aux contrats de location sont
uniquement relatifs au Pôle chocolat.
En tenant compte des nouvelles acquisitions et des amor-
tissements réalisés pendant l’année 2024, la valeur comp-
table des droits d’utilisation (actif) s’élève à EUR 59,5 millions
et celle des dettes liées aux contrats de location (passif) à
EUR 65,3 millions au 31 décembre 2024. L’augmentation des
droits d’utilisation (actif) par rapport à 2023 s’explique par
l’impact de nouvelles acquisitions, en ligne avec les principes et
méthodes comptables.
Charge d’amortissement et d’intérêt des actifs en location
x € 1.000
2024
2023
Bâtiments
-16.120
-14.280
Machines et outillages
-
-
Voitures
-196
-176
Autres
-
-
Total
-16.315
-14.456
Charges d’intérêts sur les passifs locatifs
-3.270
-2.526
Charges se rapportant aux contrats de location à court terme
0
0
Charges se rapportant aux contrats de location dont l’actif sous-jacent est de
0
0
faible valeur et qui ne sont pas incluses dans les charges de contrats de location à
court terme
Charges se rapportant aux paiements de loyers variables non pris en compte
-73
-419
dans l’évaluation des passifs locatifs
Total général
-19.659
-17.402
Au 31 décembre 2024, le taux d’emprunt marginal utilisé afin d’actualiser la valeur des loyers futurs est compris entre 3,49 % et
5,02 %, dépendant des facteurs mentionnés dans les principes et méthodes comptables.
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
210
Le Groupe en tant que bailleur
Ventilation des paiements minimaux futurs à recevoir
x € 1.000
2024
2023
À moins d’un an
504
452
Entre 1 et 2 ans
478
357
Entre 2 et 3 ans
454
344
Entre 3 et 4 ans
432
330
Entre 4 et 5 ans
425
319
À plus de cinq ans
820
787
Total
3.114
2.589
Les revenus locatifs futurs à recevoir concernent principalement les bâtiments détenus par le Groupe en Belgique. La fluctuation des
paiements minimaux de loyers à recevoir est due au cycle des renouvellements des baux.
27.
Paiements fondés sur des actions
La Compagnie n’ayant plus de plan d’attribution de droits de souscription pour le personnel, il n’y a pas eu d’attribution ni de droits
exercés en 2024.
Notes aux états financiers consolidés
211
28.
Informations relatives aux parties liées
Lors du Conseil d’administration du 2 décembre 2016, le
Conseil a instauré, pour améliorer et clarifier la structure de
gouvernance d’entreprise, la fonction de Directeur Général
pour assurer, sous sa direction, le management exécutif tant
en interne qu’en externe. Cette fonction est effective depuis
er
er
le 1
 janvier 2017. À dater du 1
 décembre 2017, le Conseil
a délégué la gestion journalière de la Société au Directeur
Général qui en assure la responsabilité vis-à-vis du Conseil.
Les sociétés Fingaren et Entreprises et Chemins de Fer en
Chine louent des surfaces de bureaux appartenant à la Société.
Ces locations se font au prix du marché. Les prestations de
services faites par Compagnie du Bois Sauvage ou une de ses
filiales à Fingaren et Entreprises et Chemins de Fer en Chine
lui sont refacturées.
Au 31 décembre 2024, le Groupe a prêté les montants suivants aux entreprises mises en équivalence :
x € 1.000
Échéance
Montant
Chmielna BPI Varsovie
2026
4.538
Eaglestone France
2027
26.944
Plaine 17 Holding
2031
2.150
Fidentia Belux Offices
2029
3.456
Fidentia Belux Offices
2026
10.588
Praça de Espanha I
2025
6.295
Ecuadorcolat
2028
12.400
Futerro
2025
3.676
Au 31 décembre 2023, le Groupe a prêté les montants suivants aux entreprises mises en équivalence :
x € 1.000
Échéance
Montant
Chmielna BPI Varsovie
2026
4.033
Eaglestone France
2027
26.000
Plaine 17 Holding
2031
2.150
Fidentia Belux Offices
2029
3.456
Fidentia Belux Offices
2026
10.588
Praça de Espanha I et II
2025
20.019
Ecuadorcolat
2025
12.218
Futerro
2025
1.527
Voir note 9 pour la liste des emprunts souscrits par le Groupe au 31 décembre 2024. Le montant des intérêts perçus sur ces prêts
est rapporté à la note 21 Produits opérationnels.
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
212
Rémunération brute payée en 2024 aux administrateurs sur base individuelle (coût total entreprise)
Conseil d’administration
Comité d’audit et de
Comité de
Total
gestion des risques
nomination et de
rémunération
Présence
Jetons de
Fixe
Présence
Fixe et
Présence
Fixe et
présence
jetons
jetons
(EUR)
(2024)
(2024)
(2024)
(2024)
(2024)
(2024)
(2024)
Perçu en 2024
Administrateurs
Pierre-Alexis Hocke
8/8
12.000
17.000
4/4
6.000
35.000
Frédéric Van Gansberghe
(1)
3/8
4.500
5.310
9.810
Isabelle Hamburger
(2)
8/8
12.000
17.000
5/5
4.750
33.750
Hubert Olivier
(3)
8/8
24.000
34.000
58.000
Valérie Paquot
8/8
12.000
17.000
5/5
4.750
33.750
Karen Dumery
(4)
8/8
12.000
17.000
4/4
9.000
38.000
Marie-Noël Paquot
(5)
8/8
12.000
17.000
29.000
Thibault Van Craen
8/8
12.000
17.000
4/4
6.000
35.000
Nils van Dam
8/8
12.000
17.000
5/5
7.125
36.125
Christophe Mignot
5/8
7.500
11.690
19.190
Total
120.000
170.000
21.000
16.625
327.625
(1) Représentant d’European Company of Stake SA
(2) Représentante de HLW BVBA
(3) Représentant de Tigrane SAS
(4) Représentante de GoAct BV
(5) Représentante de Blacercel SA
Mandats exercés dans les filiales
(EUR)
du Groupe en 2024
Administrateurs
P.-A. Hocke
20.000
Valérie Paquot
43.000
Total
63.000
Rémunérations brutes (coût total entreprise) allouées au sein du Groupe au Directeur Général en 2024
(EUR)
Rémunération
Total
Fixe
Variable
Pension
Autres
Benoit Deckers
416.593
116.281
9.759
6.443
549.076
Total
416.593
116.281
9.759
6.443
549.076
Rémunérations brutes (coût total entreprise) allouées au sein du Groupe au Directeur Général en 2023
(EUR)
Rémunération
Total
Fixe
Variable
Pension
Autres
Benoit Deckers
379.950
122.462
9.612
7.227
519.251
Total
379.950
122.462
9.612
7.227
519.251
Notes aux états financiers consolidés
213
29.
Engagements et droits
x € 1.000
2024
2023
Pour l’acquisition d’immobilisations corporelles
Pour l’achat d’approvisionnements
20.665
12.027
Capital souscrit dans des participations mais pas encore appelé
17.363
19.881
Pour l’achat de devises
0
0
Garanties réelles constituées ou irrévocablement promises dans la consolidation
14.723
67.230
sur les actifs propres
Autres engagements contractuels
7.482
11.194
Total
60.233
110.332
Les engagements pour l’achat d’approvisionnements et de
devises concernent le Pôle chocolat pour couvrir l’achat de ses
matières premières et fournitures.
La rubrique « Capital souscrit dans des participations mais pas
encore appelé » concerne principalement les engagements
envers Mitiska European Real Estate Partners 3.
Compagnie du Bois Sauvage a constitué ou irrévocablement
promis des garanties réelles sur des actions Umicore pour un
montant d’EUR 14,723 millions. Les garanties varient en fonc-
tion du cours d’Umicore en fin d’exercice et ont été données
à BNP Paribas Fortis dans le cadre d’un crédit souscrit en 2019
pour EUR 20,0 millions.
Les « Autres engagements contractuels » sont principalement
relatifs aux garanties de EUR 3,1 millions pour Praça.
30.
Événements postérieurs à la clôture
Depuis le 31 décembre 2024, il n’y a pas eu d’événements post
clôture à rapporter.
Il n’existe à ce jour pas de dossier d’investissement en voie de
réalisation. Compagnie du Bois Sauvage continue à être atten-
tive à tout dossier qui pourrait renforcer ses axes stratégiques.
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
214
31.
Liste des filiales
Les sociétés suivantes ont fait l’objet d’une consolidation selon la méthode « Globale » :
Pourcentage de détention
(directe et indirecte)
Société
2024
2023
Compagnie du Bois Sauvage, SA, B-1000 Bruxelles, BE0402.964.823
Société consolidante
Imolina, SA, L-1840 Luxembourg
100,00
100,00
Jeff de Bruges, SAS (et filiales), F- 77614 Marne La Vallée
66,00
66,00
Neuhaus, SA (et filiales hors Artista Choc.), B-1602 Vlezenbeek, BE0406.774.844
100,00
100,00
Artista Chocolates, SA, B-1300 Wavre, BE0832.817.749
75,81
75,81
Parfina, SA, B-1000 Bruxelles, BE0442.910.215
100,00
100,00
Surongo America, Inc., USA - Carson City 89 NV
99,99
99,99
Surongo Deutschland, GmbH, D-20354 Hamburg
100,00
100,00
Toutes les sociétés clôturent leurs comptes annuels au
31 décembre à l’exception de Jeff de Bruges qui clôture
au 30 juin. Jeff de Bruges prépare des comptes IFRS au
31 décembre 2024 pour les besoins des comptes consolidés de
Bois Sauvage. Le pourcentage de détention est égal au pour-
centage de droit de vote pour toutes les sociétés.
Jeff de Bruges, SAS détient trois filiales à 100 % ayant leur siège
social à la même adresse que celle de leur maison mère ainsi
qu’une filiale crée en 2013, Jeff de Bruges Canada, Inc., détenue
à 100 % (voir aussi note 7).
Neuhaus SA détient trois filiales dont Corné Port Royal
Chocolatier, SA.
Les informations financières concernant les filiales significa-
tives dans lesquelles il y a des participations ne donnant pas le
contrôle concernent principalement Jeff de Bruges, ses filiales
et Artista Chocolates (voir note 15bis) et se résument comme
suit :
x € 1.000
2024
2023
Résultat net attribué aux détenteurs de participations ne donnant pas le contrôle
6.747
6.345
Dividendes versés aux détenteurs de participations ne donnant pas le contrôle
-6.800
-4.080
Rapport du Commissaire
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Rapport du Commissaire
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
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Deloitte Bedrijfsrevisoren / Reviseurs d’Entreprises
Compagnie du Bois Sauvage SA
Rapport du commissaire à l’assemblée générale
pour l’exercice clos le
31
décembre 2024 - Comptes consolidés
Rapport du Commissaire
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31 décembre 2024
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Rapport du commissaire à l’assemblée générale de
Compagnie du Bois Sauvage SA pour l’exercice clos le 31 décembre 2024 -
Comptes consolidés
Dans le cadre du contrôle légal des comptes consolidés de Compagnie du Bois Sauvage SA (« la société ») et
de ses filiales (conjointement « le groupe »), nous vous présentons notre rapport du commissaire. Celui-ci
inclut notre rapport sur les comptes consolidés ainsi que les autres obligations légales et réglementaires. Le
tout constitue un ensemble et est inséparable.
Nous avons été nommés en tant que commissaire par l’assemblée générale du 26 avril 2023, conformément
à la proposition de l’organe d’administration émise sur recommandation du comité d’audit. Notre mandat de
commissaire vient à échéance à la date de l’assemblée générale délibérant sur les comptes annuels clôturés
au 31 décembre 2025. Nous avons exercé le contrôle légal des comptes consolidés de
Compagnie du Bois Sauvage SA durant 18 exercices consécutifs.
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Nous avons procédé au contrôle légal des comptes consolidés du groupe, comprenant l’état de la situation
financière consolidé au 31 décembre 2024, ainsi que l’état consolidé du résultat global, l’état consolidé des
variations des capitaux propres et un tableau consolidé des flux de trésorerie de l’exercice clos à cette date,
ainsi que les annexes, contenant un résumé des principales méthodes comptables et d’autres informations
explicatives, dont le total de l’état de la situation financière consolidé s’élève à 724 028 (000) EUR et dont
l’état consolidé du résultat global, part du groupe, se solde par une perte de l’exercice de 69 770 (000) EUR.
A notre avis, les comptes consolidés donnent une image fidèle du patrimoine et de la situation financière du
groupe au 31 décembre 2024, ainsi que de ses résultats consolidés et de ses flux de trésorerie consolidés
pour l’exercice clos à cette date, conformément aux normes internationales d’information financière (IFRS)
telles qu’adoptées par l’Union Européenne et aux dispositions légales et réglementaires applicables en
Belgique.
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Nous avons effectué notre audit selon les Normes internationales d’audit (ISA), telles qu’applicables en
Belgique. Par ailleurs, nous avons appliqué les normes internationales d’audit approuvées par l’IAASB
applicables à la présente clôture et non encore approuvées au niveau national. Les responsabilités qui nous
incombent en vertu de ces normes sont plus amplement décrites dans la section « Responsabilités du
commissaire relatives à l’audit des comptes consolidés » du présent rapport. Nous nous sommes conformés
à toutes les exigences déontologiques qui s’appliquent à l’audit des comptes consolidés en Belgique, en ce
compris celles concernant l’indépendance.
Nous avons obtenu de l’organe d’administration et des préposés de la société, les explications et
informations requises pour notre audit.
Nous estimons que les éléments probants que nous avons recueillis sont suffisants et appropriés pour fonder
notre opinion.
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
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Les points clés de l’audit sont les points qui, selon notre jugement professionnel, ont été les plus importants
lors de l’audit des comptes consolidés de la période en cours. Ces points ont été traités dans le contexte de
notre audit des comptes consolidés pris dans leur ensemble et lors de la formation de notre opinion sur
ceux-ci. Nous n’exprimons pas une opinion distincte sur ces points.
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Comme indiqué dans les notes aux états financiers,
Compagnie du Bois Sauvage détient une participation
de 11,4% dans Berenberg Bank (« Berenberg »)
reprise pour un montant net de 42 959 (000) EUR
dans le bilan consolidé de la société.
En conformité avec IFRS 9, cet actif financier est
comptabilisé à la juste valeur en « actifs financiers à la
juste valeur via résultat ».
La détermination de la juste valeur de cette
participation non cotée, pour laquelle peu de données
publiques observables sont disponibles, dépend
d’estimations ou de jugements significatifs de la part
de la direction au niveau de la méthode et des
paramètres de valorisation utilisés.
Dans le cadre de notre audit, nous avons identifié la
détermination des hypothèses sous-jacentes à la
valorisation de cette participation comme étant un
élément clé de l’audit, principalement pour les raisons
suivantes :
- Les jugements importants retenus par la
direction dans la détermination des paramètres de
valorisation;
- Le montant matériel de la participation.
Les principales hypothèses sous-jacentes à la
valorisation de la participation Berenberg sont :
- Le choix des sociétés comparables pour
déterminer :
- Le “price earning” ratio,
- Le “price-to-book” ratio,
- La décote d’illiquidité
Nous avons revu les processus de détermination des
hypothèses sous
-jacentes à la valorisation de la
participation
, ce qui nous a permis d'identifier les
contrôles pertinents.
Nous avons évalué et challengé le caractère
raisonnable des hypothèses retenue
s dans la
valorisation de la participation Berenberg. Nos experts
en valorisation ont été impliqués.
Nous avons vérifié que le contenu des annexes du
rapport annuel relatives aux analyses de sensibilité sur
les hypothèses reprises dans le modèle de valorisation
respectai
ent le prescrit des normes IFRS s’y
rapportant.
Les procédures mentionnées ci
-dessus ont permis
d’obtenir suffisamment d’évidence pour adresser
l’élément clé de l’audit relatif à la valorisation de la
participation Berenberg Bank.
Rapport du Commissaire
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Comme indiqué dans la note 7 aux états financiers,
Compagnie du Bois Sauvage détient une participation
de 30% dans Eaglestone reprise pour un montant net
de 49.167 (000) EUR dans le bilan consolidé de la
société.
En conformité avec IAS 28/IAS 36, cette participation
a fait l’objet d’un test d’impairment suite à
l’identification d’indicateurs de dépréciation.
La détermination de la valeur recouvrable de cette
participation se base sur la méthode de Discounted
Cash flows.
Dans le cadre de notre audit, nous avons identifié les
hypothèses sous-jacentes à la valorisation de cette
participation comme étant un élément clé de l’audit,
principalement pour les raisons suivantes :
•
Les incertitudes liées à la reprise du secteur
de l’immobilier
•
Les jugements importants retenus par la
direction dans l’estimation des projections de
cash flows futurs ;
•
Les jugements importants dans les
hypothèses de valorisation comme le WACC
et le taux de croissance long terme
•
Le montant matériel du montant du goodwill
repris dans la valeur de la participation
L
es procédures suivantes ont été effectuées :
-
Revue du modèle de valorisation, y inclus
l’exactitude mathématique ;
-
Revue du business plan et des hypothèses de
valorisation ;
-
Revue des informations publiées dans le
rapport annuel et évaluation de leur
conformité avec le référentiel IFRS.
Nous avons impliqué nos experts en valorisation.
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L’organe d’administration est responsable de l'établissement des comptes consolidés donnant une image
fidèle conformément aux normes internationales d’information financière (IFRS) telles qu’adoptées par
l’Union Européenne et aux dispositions légales et réglementaires applicables en Belgique, ainsi que du
contrôle interne qu’il estime nécessaire à l’établissement de comptes consolidés ne comportant pas
d’anomalies significatives, que celles-ci proviennent de fraudes ou résultent d’erreurs.
Lors de l’établissement des comptes consolidés, il incombe à l’organe d’administration d’évaluer la capacité
du groupe à poursuivre son exploitation, de fournir, le cas échéant, des informations relatives à la continuité
d’exploitation et d’appliquer le principe comptable de continuité d’exploitation, sauf si l’organe
d’administration a l’intention de mettre le groupe en liquidation ou de cesser ses activités ou s’il ne peut
envisager une autre solution alternative réaliste.
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Nos objectifs sont d’obtenir l’assurance raisonnable que les comptes consolidés pris dans leur ensemble ne
comportent pas d’anomalies significatives, que celles-ci proviennent de fraudes ou résultent d’erreurs, et
d’émettre un rapport du commissaire contenant notre opinion. L’assurance raisonnable correspond à un
niveau élevé d’assurance, qui ne garantit toutefois pas qu’un audit réalisé conformément aux normes ISA
permettra de toujours détecter toute anomalie significative existante. Les anomalies peuvent provenir de
fraudes ou résulter d’erreurs et sont considérées comme significatives lorsque l‘on peut raisonnablement
s’attendre à ce qu’elles puissent, prises individuellement ou en cumulé, influencer les décisions
économiques que les utilisateurs des comptes consolidés prennent en se fondant sur ceux-ci.
Lors de l’exécution de notre contrôle, nous respectons le cadre légal, réglementaire et normatif qui
s’applique à l’audit des comptes consolidés en Belgique. L’étendue du contrôle légal des comptes ne
comprend pas d’assurance quant à la viabilité future de la société ni quant à l’efficience ou l’efficacité avec
laquelle l’organe d’administration a mené ou mènera les affaires de la société.
Dans le cadre d’un audit réalisé conformément aux normes ISA et tout au long de celui-ci, nous exerçons
notre jugement professionnel et faisons preuve d’esprit critique. En outre :
•
nous identifions et évaluons les risques que les comptes consolidés comportent des anomalies
significatives, que celles-ci proviennent de fraudes ou résultent d'erreurs, définissons et mettons en
œuvre des procédures d'audit en réponse à ces risques, et recueillons des éléments probants suffisants
et appropriés pour fonder notre opinion. Le risque de non-détection d'une anomalie significative
provenant d'une fraude est plus élevé que celui d'une anomalie significative résultant d'une erreur, car la
fraude peut impliquer la collusion, la falsification, les omissions volontaires, les fausses déclarations ou le
contournement du contrôle interne ;
•
nous prenons connaissance du contrôle interne pertinent pour l'audit afin de définir des procédures
d'audit appropriées en la circonstance, mais non dans le but d'exprimer une opinion sur l'efficacité du
contrôle interne du groupe ;
•
nous apprécions le caractère approprié des méthodes comptables retenues et le caractère raisonnable
des estimations comptables faites par l'organe d’administration, de même que des informations les
concernant fournies par ce dernier ;
•
nous concluons quant au caractère approprié de l'application par l'organe d’administration du principe
comptable de continuité d'exploitation et, selon les éléments probants recueillis, quant à l'existence ou
non d'une incertitude significative liée à des événements ou situations susceptibles de jeter un doute
important sur la capacité du groupe à poursuivre son exploitation. Si nous concluons à l'existence d'une
incertitude significative, nous sommes tenus d'attirer l'attention des lecteurs de notre rapport du
commissaire sur les informations fournies dans les comptes consolidés au sujet de cette incertitude ou, si
ces informations ne sont pas adéquates, d'exprimer une opinion modifiée. Nos conclusions s'appuient sur
les éléments probants recueillis jusqu'à la date de notre rapport du commissaire. Cependant, des
situations ou événements futurs pourraient conduire le groupe à cesser son exploitation ;
•
nous apprécions la présentation d'ensemble, la structure et le contenu des comptes consolidés et
évaluons si les comptes consolidés reflètent les opérations et événements sous-jacents d'une manière
telle qu'ils en donnent une image fidèle ;
•
nous recueillons des éléments probants suffisants et appropriés concernant les informations financières
des entités ou activités du groupe pour exprimer une opinion sur les comptes consolidés. Nous sommes
responsables de la direction, de la supervision et de la réalisation de l'audit au niveau du groupe. Nous
assumons l'entière responsabilité de l'opinion d'audit.
Nous communiquons au comité d'audit notamment l'étendue des travaux d'audit et le calendrier de
réalisation prévus, ainsi que les observations importantes découlant de notre audit, y compris toute faiblesse
significative dans le contrôle interne.
Rapport du Commissaire
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Nous fournissons également au comité d'audit une déclaration précisant que nous nous sommes conformés
aux règles déontologiques pertinentes concernant l'indépendance, et leur communiquons, le cas échéant,
toutes les relations et les autres facteurs qui peuvent raisonnablement être considérés comme susceptibles
d'avoir une incidence sur notre indépendance ainsi que les éventuelles mesures de sauvegarde y relatives.
Parmi les points communiqués au comité d'audit, nous déterminons les points qui ont été les plus
importants lors de l'audit des comptes consolidés de la période en cours, qui sont de ce fait les points clés de
l'audit. Nous décrivons ces points dans notre rapport du commissaire, sauf si la loi ou la réglementation en
interdit la publication.
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L’organe d’administration est responsable de la préparation et du contenu du rapport de gestion sur les
comptes consolidés, de la déclaration non financière annexée à celui-ci et des autres informations contenues
dans le rapport annuel sur les comptes consolidés.
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Dans le cadre de notre mandat et conformément à la norme belge complémentaire aux normes
internationales d’audit (ISA) telles qu’applicables en Belgique, notre responsabilité est de vérifier, dans leurs
aspects significatifs, le rapport de gestion sur les comptes consolidés, la déclaration non financière annexée à
celui-ci et les autres informations contenues dans le rapport annuel sur les comptes consolidés, ainsi que de
faire rapport sur ces éléments.
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Le rapport de gestion sur les comptes consolidés contient l’information consolidée en matière de durabilité
qui fait l'objet de notre rapport distinct relatif à l’assurance limitée de cette information en matière de
durabilité. Cette section ne concerne pas l'assurance de l’information consolidée en matière de durabilité
incluse dans le rapport de gestion. Pour cette partie du rapport de gestion sur les comptes consolidés, nous
faisons référence à notre rapport y relatif.
A l’issue des vérifications spécifiques sur le rapport de gestion sur les comptes consolidés, nous sommes
d’avis que celui-ci concorde avec les comptes consolidés pour le même exercice et a été établi
conformément à l’article 3:32 du Code des sociétés et des associations.
Dans le cadre de notre audit des comptes consolidés, nous devons également apprécier, en particulier sur la
base de notre connaissance acquise lors de l’audit, si le rapport de gestion sur les comptes consolidés et les
autres informations contenues dans le rapport annuel sur les comptes consolidés comportent une anomalie
significative, à savoir une information incorrectement formulée ou autrement trompeuse. Sur base de ces
travaux, nous n’avons pas d’anomalie significative à vous communiquer.
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•
Notre cabinet de révision et notre réseau n’ont pas effectué de missions incompatibles avec le contrôle
légal des comptes consolidés et notre cabinet de révision est resté indépendant vis-à-vis du groupe au
cours de notre mandat.
•
Les honoraires relatifs aux missions complémentaires compatibles avec le contrôle légal visées à l’article
3:65 du Code des sociétés et des associations ont correctement été valorisés et ventilés dans l’annexe
aux comptes consolidés.
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
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Nous avons également procédé, conformément au projet de norme relative au contrôle de la conformité des
états financiers avec le format électronique unique européen (« ESEF »), au contrôle du respect du format
ESEF et du balisage avec les normes techniques de réglementation définies par le Règlement européen
délégué n° 2019/815 du 17 décembre 2018 (« Règlement délégué »).
L’organe d'administration est responsable de l’établissement, conformément aux exigences ESEF, des états
financiers consolidés sous forme de fichier électronique au format ESEF (« états financiers consolidés
numériques ») inclus dans le rapport financier annuel.
Notre responsabilité est d’obtenir des éléments suffisants et appropriés afin de conclure sur le fait que le
format et le balisage des états financiers consolidés numériques respectent, dans tous leurs aspects
significatifs, les exigences ESEF en vertu du Règlement délégué.
Sur la base de nos travaux, nous sommes d’avis que le format et le balisage d’informations dans la version
officielle française des états financiers consolidés numériques repris dans le rapport financier annuel de
Compagnie du Bois Sauvage SA au 31 décembre 2023 sont, dans tous leurs aspects significatifs, établis en
conformité avec les exigences ESEF en vertu du Règlement délégué.
Rapport du Commissaire
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Deloitte Bedrijfsrevisoren/Réviseurs d’Entreprises BV/SRL
Registered Office: Gateway building, Luchthaven Brussel Nationaal 1 J, B-1930 Zaventem
VAT BE 0429.053.863 - RPR Brussel/RPM Bruxelles - IBAN BE90 4350 2974 5132 - BIC KREDBEBB
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Le présent rapport est conforme au contenu de notre rapport complémentaire destiné au comité d'audit
visé à l'article 11 du règlement (UE) n° 537/2014.
Signé à Zaventem.
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Représentée par Corine Magnin
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
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Bilan après répartition – Actif
x € 1.000
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2023
Frais d’établissement
-
-
Actifs immobilisés
689.793
797.885
II. Immobilisations incorporelles
20
6
III. Immobilisations corporelles
3.853
4.046
A. Terrains et constructions
646
664
B. Installations
70
88
C. Mobilier et matériel roulant
164
179
E. Autres immobilisations corporelles
2.973
3.115
F. Immobilisations en cours
-
-
IV. Immobilisations financières
685.920
793.834
A. Entreprises liées
492.496
532.007
1. Participations
476.541
520.584
2. Créances
15.955
11.423
B. Autres entreprises avec lien
118.882
124.605
1. Participations
56.821
52.673
2. Créances
62.061
71.932
C. Autres immobilisations financières
74.542
137.222
1. Actions et parts
74.542
137.221
2. Créances & cautionnements
0
1
Actifs circulants
48.307
36.544
V. Créances à plus d’un an
-
-
A. Créances commerciales
-
-
B. Autres créances
-
-
VI. Stocks & commandes en cours
53
53
A. Stocks
53
53
4. Marchandises
3
3
5. Immeubles destinés à la vente
50
50
VII. Créances à un an au plus
25.217
16.732
A. Créances commerciales
241
17
B. Autres créances
24.977
16.715
VIII. Placements de trésorerie
14.489
12.250
A. Actions propres
702
1.433
B. Autres placements
13.786
10.817
IX. Valeurs disponibles
4.747
3.929
X. Comptes de régularisation
3.802
3.580
TOTAL DE
L’ACTIF
738.100
834.429
Comptes sociaux – Normes belges
Avertissement
En vertu de l’article 3:17 du Code des Sociétés et des
Associations, les annexes aux comptes sociaux reprises
ci-après sont une version abrégée des comptes annuels, dans
laquelle ne figure pas l’ensemble des annexes requises par la loi
ni le Rapport du Commissaire, lequel a certifié ces comptes
annuels sans réserve.
La version intégrale sera déposée à la Banque Nationale de
Belgique et est également disponible au siège de la société.
Comptes sociaux – Normes belges
225
Bilan après répartition – Passif
x € 1.000
2024
2023
Capitaux propres
690.771
788.401
I. Capital
84.411
84.411
A. Capital souscrit
84.411
84.411
II. Primes d’émission
69.886
69.886
IV. Réserves
12.579
13.310
A. Réserve légale
11.877
11.877
B. Réserves indisponibles
702
1.433
1. Pour actions propres
702
1.433
C. Réserves immunisées
D. Réserves disponibles
-
-
V. Bénéfice reporté
523.895
620.794
Provisions et impôts différés
1.365
1.367
VIII. A. Provisions pour risques et charges
1.365
1.367
1. Pensions - Obligations similaires
2. Charges fiscales
3. Grosses réparations et entretiens
-
-
4. Autres risques et charges
1.365
1.367
Dettes
45.965
44.661
IX. Dettes à plus d’un an
29.291
29.059
A. Dettes financières
27.416
29.055
1. Emprunts subordonnés
-
-
2. Emprunts obligataires non subordonnés
-
-
3. Dettes location-financement - Assimilées
-
-
4. Établissements de crédit
20.000
20.000
5. Autres emprunts
7.416
9.055
D. Autres dettes
1.876
4
X. Dettes à un an au plus
15.347
14.953
A. Dettes à plus d’un an échéant dans l’année
-
-
B. Dettes financières
-
-
1. Établissements de crédit
-
-
2. Autres emprunts
-
-
C. Dettes commerciales
559
161
1. Fournisseurs
559
161
E. Dettes fiscales, salariales et sociales
246
184
1. Impôts
80
57
2. Rémunérations et charges sociales
166
127
F. Autres dettes
14.542
14.608
XI. Comptes de régularisation
1.327
649
TOTAL DU PASSIF
738.100
834.429
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
226
Compte de résultats – Charges
x € 1.000
2024
2023
A. Charges des dettes
699
4.128
B. Autres charges financières
80
555
C. Services et biens divers
1.697
1.386
D. Rémunérations, charges sociales et pensions
1.451
1.335
E. Charges diverses courantes
222
452
F. Amortissements et réductions de valeur sur frais d’établissement,
immobilisations incorporelles et corporelles et créances
270
343
G. Réductions de valeur
108.655
37.121
1. Sur immobilisations financières
107.734
36.971
2. Sur actifs circulants
921
150
3. Sur créances
-
-
H. Provisions pour risques et charges
-
1
I. Moins-values sur réalisation
-
534
1. D’immobilisations corporelles
2. D’immobilisations financières
-
534
3. D’actifs circulants et produits de marché
-
-
J. Charges non récurrentes
-
-
K. Impôts
404
46
L. Bénéfice de l’exercice
TOTAL DES CHARGES
113.477
45.901
M. Transfert aux réserves immunisées
N. Bénéfice de l’exercice à affecter
-
Comptes sociaux – Normes belges
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Compte de résultats – Produits
x € 1.000
2024
2023
A. Produits des immobilisations financières
31.126
24.502
1. Dividendes
25.958
19.520
2. Intérêts
5.169
4.982
B. Produits des actifs circulants
922
2.618
C. Autres produits financiers
8
1
D. Produits des services prestés
162
671
E. Autres produits courants
682
644
G. Reprises de réductions de valeur
2.634
3.277
1. Sur immobilisations financières
2.580
2.055
2. Sur actifs circulants
54
1.222
3. Sur créances
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-
H. Utilisations et reprises de provisions pour risques et charges
2
-
I. Plus-values sur réalisation
4.024
70
1. D’immobilisations incorporelles et corporelles
-
-
2. D’immobilisations financières
4.024
70
3. D’actifs circulants et produits dérivés
-
-
J. Produits non récurrents
K. Régularisation d’impôts
L. Perte de l’exercice
73.918
14.118
TOTAL DES PRODUITS
113.477
45.901
M. Prélèvement sur les réserves immunisées
N. Perte de l’exercice à affecter
73.918
14.118
Affectations et prélèvements
x € 1.000
2024
2023
A. Résultat à affecter
542.875
637.032
1. Résultat de l’exercice à affecter
-73.918
-14.118
2. Bénéfice reporté de l’exercice précédent
620.794
651.150
B. Prélèvements sur capitaux propres
9.532
2.627
C. Affectation aux capitaux propres
9.532
2.627
1. À la réserve légale
3. Aux autres réserves
-9.532
-2.627
D. Résultat à reporter
-523.895
-620.794
1. Bénéfice à reporter
523.895
620.794
F. Bénéfice à distribuer
-13.448
-13.610
1. Rémunération du capital
13.448
13.528
2. Administrateurs et autres allocataires
-
82
3. Annulation d’actions propres
-
-
COMPAGNIE DU BOIS SAUVAGE
228
État du capital
Montant
x € 1.000
Nombre
d’actions
A. Capital social
1. Capital souscrit
Au terme de l’exercice précédent
84.411
1.658.509
Réduction de capital
0
0
Exercice de warrants et de droits de souscription
0
0
Annulation d’actions propres
0
-39.516
Reclassification par transfert des réserves « primes d’émission »
0
0
Au terme de l’exercice
84.411
1.618.993
2. Représentation du capital
- p.s. ordinaires s.d.v.n.
84.411
1.618.993
dont actions propres
-
B. Engagement d’émission d’actions
- Obligations convertibles
-
-
- Warrants
-
-
- Stock option plan
-
-
Structure de l’actionnariat
Déclarations de participations au 31 décembre 2024
Date
Nombre
d’actions
(a)
%
actualisé
Nombre
d’obligations
convertibles
(b)
Nombre de
warrants et
options
(c)
Total
(a)+(b)+(c)
%
potentiel
actualisé
liée à
ENTREPRISES ET CHEMINS DE FER EN CHINE SA
(1)
27/11/24
747.269
(2)
46,16 %
0
0
747.269
46,16 %
1
FINGAREN SRL
(1)
27/11/24
91.987
5,68 %
0
0
91.987
5,68 %
1
Mme Guy Paquot (née Nicole Thys)
27/11/24
1.720
0,11 %
0
0
1.720
0,11 %
1
Total
840.976
51,95 %
0
0
840.976
51,95 %
(1) La famille Paquot contrôle la société Fingaren SRL. Fingaren SRL contrôle la société Entreprises et Chemins de Fer en Chine SA.
(2) Les actionnaires principaux de Compagnie du Bois Sauvage SA, lui ont adressé, le 27 novembre 2024, une mise à jour de la notification reprenant les actions
détenues au 08 mars 2024.
Au 31 décembre 2024, aucune autre notification n’a été reçue bien qu’Entreprises et Chemins de Fer en Chine ait procédé à un achat de 911 actions
Compagnie du Bois Sauvage.
Résumé des règles d’évaluation
Les règles d’évaluation des comptes sociaux sont reprises pour
l’essentiel dans celles définies dans les comptes consolidés.
Rapport de gestion
Le Rapport de Gestion sur les comptes sociaux de Compagnie
du Bois Sauvage est présenté dans le présent Rapport Annuel
2024 sous forme d’un Rapport de Gestion Combiné. L’activité
de « holding » de Compagnie du Bois Sauvage est en effet tota-
lement liée à la présentation consolidée du Groupe (voir index
du Rapport de Gestion Combiné en page 6).
Annexes
229
Rapport de gestion statutaire exercice 2024
Les comptes sociaux de l’exercice 2024 se clôturent par un perte
net d’EUR -73,9 millions contre une perte d’EUR -14,1 millions
en 2023.
Ce résultat comprend notamment :
■
les dividendes encaissés des participations pour
EUR 25,95 millions dont principalement :
•
EUR 13,2 millions de Jeff de Bruges, EUR 4 millions
de Neuhaus, EUR 1,6 million AGEAS et
EUR 3,2 millions d’Umicore ;
•
les corrections de valeurs enregistrées en fin d’année
principalement sur Umicore (EUR -59,1 millions),
sur Surongo Deutschland (EUR -16,7 millions), sur
Imolina (EUR -13,5 millions), Surongo America
(EUR -10,7 millions) et en fonction des règles
d’évaluation adoptées ;
■
les réductions de valeur sont principalement associées à
Umicore pour EUR -59,1 millions, Surongo Deutschland
pour EUR -16,7 millions, Imolina pour EUR -13,8 millions
et Surongo America pour EUR -10,6 millions ;
■
Compagnie du Bois Sauvage a encaissé un complément
de prix d’EUR 4 millions relatif à la vente de sa
participation dans Ogeda en 2017 à la suite de la
réalisation du dernier milestone ;
■
les frais généraux en hausse, qui reprennent des
dépenses non récurrentes d’honoraires d’experts
(notamment relatif à la réglementation CSRD
(KEUR 250) ;
■
les charges de dettes d’EUR 0,7 million contre
EUR 4,1 millions l’an dernier, en diminution suite au
remboursement d’emprunts bancaires et obligataires fin
2023 et la diminution des taux euribor sur dette Parfina.
Le lecteur se référera au rapport de gestion consolidé de
l’exercice 2024 repris en page 4 et suivantes pour les autres
points décrits aux articles 3:7 et 3:8 du Code des Sociétés et
des Associations.
Autres informations
■
indications relatives aux activités en matière de recherche
et de développement : néant
■
indications relatives à l’existence de succursales de la
société : néant.
Le compte de résultat statutaire de la Cie du Bois Sauvage SA
se clôture par 2 années consécutives en perte.
Au vu du faible niveau d’endettement, des prévisions de tré-
sorerie très positives ainsi que des résultats reportés très
significatifs, les règles comptables de continuité ont été appli-
quées, conformément aux articles 3:4-2
e
 alinéa et 3:6-6
e
 ali-
néa du CSA.
+32 (0)2 227 54 50
www.bois-sauvage.be
rue du Bois Sauvage, 17
B-1000 Bruxelles