Le marché de l’investissement en immobilier d’entreprise
CONTEXTE GENERAL
Une deuxième partie d’année en forme de reprise
Les conséquences de la crise sanitaire ont touché le marché de l’investissement en immobilier d’entreprise
au cours du 1er semestre 2021, après avoir impacté le marché utilisateurs en 2020. Le 2ème semestre marque
toutefois un rebond des deals sur toutes les classes d’actifs : les 3ème et 4ème trimestres témoignent une
activité proche de celle enregistrée en 2020 à la même période, avec un volume investi de 10,5 milliards
d’euros sur la seule fin d’année (données provisoires). Malgré cette reprise, 2021 se termine sur un montant
total de 25 milliards d’euros transactés, en retrait pour l’instant de 11% sur un an, un niveau qui restera loin
des montants établis sur les 5 dernières années (en moyenne 31 milliards d’euros).
Les segments supérieurs à 100 millions d’euros à la peine
Le nombre de transactions affiche quant à lui un recul plus limité de 3,6% (770 transactions en 2021 pour
799 en 2020). Ce sont surtout les cessions d’un montant unitaire supérieur à 200 millions d’euros qui sont
venues à manquer : 22 au total depuis le début de l’année, soit 7 milliards d’euros, à comparer à 32 à date en
2020, pour 10,6 milliards d’euros). Les 10 très grandes transactions de ce dernier trimestre ont porté sur 2
portefeuilles logistique (VANTAGE et EAGLE), la vente d’une participation dans un portefeuille
commerces en région (ALTAREA à CA ASSURANCES) et 7 deals unitaires sur des immeubles de bureaux
situés en Ile-de-France. Les deals compris entre 100 et 200 millions d’euros ont aussi été moins présents,
avec une trentaine de signatures, à comparer à une moyenne de 50 deals les années passées. Dans ce contexte,
le segment de 50 à 100 millions d’euros est le seul à afficher une progression (83 transactions, 5,8 milliards
investis).
L’Île-de-France toujours recherchée, malgré une belle progression des régions
Les bureaux restent la classe d’actif la plus prisée, avec 15,3 milliards d’euros de transactions sur l’année,
mais ont subi le contrecoup du plongeon des marchés utilisateurs en 2020. L’immobilier logistique, qui a
trouvé un nouveau statut d’immobilier stratégique avec la crise sanitaire, devient la 2ème classe d’actif, avec
4,9 milliards d’euros investis. Tandis que le commerce, fortement impacté par les confinements et les
restrictions liées à la pandémie, finit l’année avec un montant investi de 3,1 milliards d’euros, encore en
régression de 30% par rapport à l’année 2020.
Cette nouvelle ventilation par type d’actifs porte les volumes investis sur les régions à 5,7 milliards d’euros.
Le marché francilien, davantage dépendant des bureaux (qui totalisent 12 milliards d’euros, soit plus de 87%
du montants engagés) et où l’offre logistique se fait rare, recule à 13,7 milliards d’euros. Les cessions de
portefeuilles d’actifs (5,6 milliards d’euros) sont majoritairement dominées par les entrepôts logistiques
(53%) tandis que les commerces représentent un quart du volume investi. Les bureaux se contractent très
fortement et n’atteignent que 5% de ces investissements.
BUREAUX - ILE-DE-FRANCE
Un 4ème trimestre augurant d’une reprise
L’année 2021 avait démarré assez timidement sur le marché de l’investissement en bureaux franciliens, avec
4,3 milliards d’euros engagés au 1er semestre, et le 3ème trimestre n’annonçait pas encore la reprise tant
espérée (2,7 milliards d’euros transactés). Certes, la fin de l’année enregistre bien un volume investi de près
de 5 milliards d’euros (données provisoires), augurant d’une reprise du marché pour 2022. Mais l’activité
reste loin des 7 à 8,5 milliards comptabilisés entre 2015 et 2020 sur un 4ème trimestre. Au final, 2021 se
termine sur un volume de 12 milliards d’euros (en recul de 28% à date), à comparer aux 15,5 milliards
enregistrés en moyenne sur les dix dernières années.
Rapport Financier Annuel Foncière Volta au 31 décembre 2021
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